Le secteur privé aux Etats-Unis a créé seulement 67.000 emplois en novembre, le chiffre le plus faible depuis mai, selon le cabinet ADP. Le consensus Reuters en prévoyait 140.000. Cet indicateur économique est très suivi aux Etats-Unis : le président de la Fed Jerome Powell a reconnu mi-novembre que les révisions de cet été par le Bureau of Labor Statistics, qui avait revu ses chiffres de 500.000 créations à la baisse sur la période de 12 mois à fin mars (soit une moyenne plutôt de 170.000), avaient mis en évidence «une économie moins dynamique».
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé seulement 67.000 emplois en novembre, un chiffre nettement inférieur aux attentes et le plus faible depuis mai, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 140.000 créations de postes, après que les créations ont déjà été révisées en baisse en octobre, à 121.000 au lieu de 125.000, et en septembre, à 93.000 contre 135.000.
A Londres et à New York, les banques assouplissent leurs codes vestimentaires afin de séduire les « millenials », tentés par les ambiances de travail plus décontractées des Gafa et des start-up.
Alors que la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées se tient du 18 au 24 novembre, les industries de la gestion d’actifs et du post-marché annoncent que la campagne de recrutement pour 2020 de HandiFormaFinance va bientôt démarrer. Cette formation créée il y a huit ans permet à des personnes en situation de handicap, bac + 2 minimum, d’accéder à ces métiers techniques qui demandent un niveau de formation élevée. Une préformation de six semaines leur permet d’acquérir les notions de bases, puis elles intègrent une licence professionnelle en alternance axée sur les métiers du middle et back office en gestion d’actifs à l’université de Paris Descartes. « Plus de 40 candidats ont déjà pu bénéficier de ce dispositif », précise l’Association française de la gestion. Ils ont pu rejoindre des entreprises partenaires comme BNP Paribas Securities Services, Amundi, Caceis, Crédit Agricole CIB, Candriam et Mazars.
Avec 19 % des comités exécutifs et 15 % des conseils d’administration (CA) « entièrement ‘trustés’ par des hommes », « il reste encore beaucoup de chemin à parcourir » pour l’accès des femmes à des postes de top management dans les services financiers à l’échelle mondiale, constate Oliver Wyman dans la troisième édition de son rapport « Woman in financial services ». La part des femmes au sein des « comex » au niveau mondial est passée de 16 % à 20 % tandis qu’elle a crû de 19 % à 23 % au sein des CA. Par pays, les disparités sont fortes, souligne le rapport. Israël compte 38 % de membres féminins dans ses « comex », suivi par l’Australie, la Suède et la Finlande. L’Arabie saoudite affiche « le taux de parité le plus bas au monde ». Quant à la France, elle est dans la moyenne mondiale avec un taux de 20 %, comme le Royaume-Uni et Hong Kong. L’Allemagne n’est qu’à 15 % alors que les Etats-Unis ont 26 % de femmes dans leurs comités exécutifs.
Le chiffre va réjouir les recruteurs du secteur financier : la branche « numérique, ingénierie, études et conseil » du Syntec devrait créer quelque 7.500 emplois nets dans la data science et l’intelligence artificielle (IA) d’ici cinq ans (2019-2023), selon une étude réalisée par l’Observatoire paritaire de la branche des métiers de l’informatique, de l’ingénierie, et des études et conseils, de mars à octobre 2019. Le phénomène sera variable selon les métiers, indique le Syntec Numérique, avec une hausse constante pour les data scientists, ingénieurs machine learning et data analysts, encore davantage pour les data engineers et développeurs IA, une stabilisation des data miners, et une intégration progressive des spécialités « vision artificielle » et « traitement du langage naturel » dans le métier d’ingénieur machine learning. Autre bonne nouvelle : 400 formations initiales et professionnelles réalisées en France ont été recensées par l’étude.
Emma n’est pas en grande forme : dos voûté, varices, ventre bedonnant, yeux secs et rouges, poignets et chevilles enflées, rougeurs au bras, eczéma, nez gonflé… La cause de tous ces problèmes ? « Un environnement de travail inadapté », alerte la société Fellowes qui a fabriqué Emma (photo), un modèle grandeur nature afin d’illustrer les changements physiques qui vont affecter les employés de bureau d’ici 2040 si les postes de travail ne se modernisent pas. Pour créer Emma, la société américaine spécialisée dans les espaces de travail s’est basée sur les conclusions d’un rapport, « Le collègue du futur »*, qu’elle a commandé à un panel d’experts. « Sur le long terme, rester assis à un bureau toute la journée a un effet indéniable sur la santé physique et psychologique des salariés. Dans les années à venir, la sédentarité va devenir un fléau de plus en plus important », avertit Fabienne Broucaret, experte en bien-être au travail, qui a pris part à l’étude. A voir le mannequin Emma, on a en effet de quoi s’inquiéter...
Les outils d’intelligence artificielle conçus par des fintech automatisent certaines tâches. L’objectif est de seconder l’humain dans ses décisions d’investissement, non de le supprimer.