La production de crédit a comme prévu poursuivi son rebond en juin en Chine alors que la deuxième économie mondiale cherche à relancer l’activité après la forte contraction liée à la crise du coronavirus. Les banques chinoises ont octroyé 1.810 milliards de yuans (258 milliards de dollars) de nouveaux prêts sur la période, soit 22,3% de plus qu’en mai (et 9% de plus qu’il y a un an), selon les données publiées ce matin par la banque centrale (PBoC). Au premier semestre, la production de crédit bancaire atteint un pic de 12.090 milliards de yuans (précédent record de 9.670 milliards au premier semestre 2019). Le gouverneur de la PBoC, Yi Gang, avait affirmé le mois dernier que les nouveaux prêts pourraient atteindre cette année 20.000 milliards. Les autorités locales veulent maintenir un niveau de liquidité important au second semestre. Par ailleurs, les financement social (total social financing), une mesure plus large du crédit et de la liquidité en Chine, a augmenté de 12,8% en juin sur un an (+12,5% en mai), à 3.430 milliards.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont diminué plus qu’attendu lors de la semaine au 4 juillet, à 1,314 million contre 1,413 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Ce chiffre reste toutefois nettement supérieur à sa moyenne de long terme, alors que les Etats-Unis connaissent une recrudescence des nouveaux cas d’infection par le coronavirus qui pourrait remettre en cause le scénario d’une reprise économique rapide. Les économistes attendaient en moyenne 1,375 million de nouvelles demandes d’indemnisation après le chiffre de 1,427 million annoncé initialement pour la semaine au 27 juin.
Joe Biden a promis hier d’injecter 700 milliards de dollars (620 milliards d’euros) pour relancer la production américaine après la crise du coronavirus, un plan qui l’oppose au programme économique de Donald Trump, son adversaire à la présidentielle de novembre. Ce programme ambitieux, qui prévoit la création de plus de 5 millions d’emplois, mêle investissements dans l’industrie nationale et dans la recherche, une indépendance face aux fournisseurs étrangers, une aide aux petites entreprises et une plus grande liberté pour les salariés d’adhérer à un syndicat.
Les défaillances d’entreprises en France ont atteint un niveau historiquement bas au deuxième trimestre grâce aux mesures de soutien mises en place par les pouvoirs publics, mais cette résistance apparente s’accompagne d’une fragilisation des PME et ETI, selon une étude publiée hier par Altares. Entre avril et juin, 5.766 entreprises ont été placées en redressement ou liquidation judiciaires ou mises sous procédure de sauvegarde, un plongeon global de 53,3% par rapport au printemps 2019. Mais le niveau de défaillance des entreprises de plus de 50 salariés a augmenté de 15,7% et le nombre d’emplois menacés a progressé de 2.400 pour atteindre 43.400, alimenté par les procédures ouvertes au cours des dernières semaines pour plusieurs ETI du secteur de l’habillement.
Les exportations allemandes ont augmenté de 9% en données ajustées des variations saisonnières après la chute de 24% enregistrée en avril, selon les données publiées hier par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Les économistes projetaient une hausse plus prononcée, de 13,8%. Les importations ressortent également en-deçà des attentes, en progression de 3,5% contre une baisse de 16,6% le mois précédent mais un rebond anticipé à 12%. Au total, l’Allemagne a dégagé un excédent commercial en mai de 7,6 milliards d’euros contre 3,4 milliards (révisé) en avril et 5,2 milliards anticipés par les économistes.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont diminué plus qu’attendu lors de la semaine au 4 juillet, à 1,314 million contre 1,413 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Ce chiffre reste toutefois nettement supérieur à sa moyenne de long terme alors que les Etats-Unis connaissent une recrudescence des nouveaux cas d’infection par le coronavirus qui pourrait remettre en cause le scénario d’une reprise économique rapide.
Les exportations allemandes ont rebondi en mai, la levée des mesures de confinement ayant relancé la demande, mais la reprise n’est pas aussi forte qu’anticipé.
Le nombre de défaillances d’entreprises en France a atteint un niveau historiquement bas au deuxième trimestre grâce aux mesures de soutien mises en place par les pouvoirs publics face à la crise sanitaire, mais cette résistance apparente s’accompagne d’une fragilisation préoccupante des PME et ETI, selon une étude publiée jeudi par le cabinet d'études Altares.
L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, anticipe un fort rebond au deuxième semestre du produit intérieur brut (PIB) de la France. Il s'était contracté de 5,3% sur les trois premiers mois de l’année, et devrait avoir chuté de 17% au deuxième trimestre, indique l’Insee, qui s’attend ensuite à un rebond d’environ 19% du PIB au troisième trimestre, avant une progression de 3% au quatrième trimestre. La perte d’activité en juin s'établirait à environ 12% par rapport à une situation normale (contre -22% en mai et -30% en avril), selon l’Insee, confirmant les estimations de la Banque de France (BdF). Cette dernière a estimé lundi que le PIB avait plongé de 14% au cours du deuxième trimestre et devrait connaître un rebond de même ampleur au cours du troisième trimestre.
L’Insee se veut plus optimiste sur l’économie française. L’institut statistique, qui a publié ce matin sa dernière note de conjoncture, anticipe un fort rebond au deuxième semestre après le creux sans précédent enregistré sur la première moitié de l’année du fait du confinement mis en place pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus.
La production industrielle allemande s’est inscrite en hausse de 7,8% en mai par rapport au mois précédent en données corrigées, après un repli de 17,5% en avril, en données révisées, montrent les données de Destatis, l’agence fédérale de la statistique. Les économistes tablaient ssur une hausse de 10% pour mai. Par rapport à mai 2019, la production industrielle allemande s’est inscrite en repli de 19,3%, en tenant compte de l’inflation et des effets calendaires, après avoir fléchi de 25% sur un an en avril, en données révisées.
La Commission européenne prévoit désormais pour la zone euro une récession plus marquée en 2020 et un rebond moins fort que prévu l’an prochain. Elle s’attend cette année à une contraction record de 8,7% du Produit intérieur brut (PIB), avant un rebond de 6,1% en 2021. En mai, ses prévisions étaient respectivement de -7,7% et +6,3%. La Commission dit avoir corrigé ses perspectives de croissance en raison d’une levée moins rapide que prévu des mesures de confinement. Elle a revu en nette baisse ses prévisions pour la France (-10,6%), l’Italie (-11,2%) et l’Espagne (-10,9%), les trois pays de la zone euro les plus durement touchés par la pandémie. En Allemagne, la contraction attendue cette année est passée de -6,5% à -6,3%.
D’après les statistiques gouvernementales, les dépenses des ménages japonais ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. C’est un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%), après une baisse de 11,1% en avril. Les consommateurs ont en effet suivi les appels au confinement. Ces données accentuent la pression sur le gouvernement nippon pour qu’il mette en œuvre des mesures supplémentaires de soutien à l'économie afin de rétablir la confiance des entreprises et des consommateurs.
La production industrielle allemande s’est inscrite en hausse de 7,8% en mai par rapport au mois précédent, en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires, après un repli de 17,5% en avril, en données révisées, montrent les données publiées ce matin par Destatis, l’agence fédérale de la statistique. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 10% pour mai. Par rapport à mai 2019, la production industrielle allemande s’est inscrite en repli de 19,3%, en tenant compte de l’inflation et des effets calendaires, après avoir fléchi de 25% sur un an en avril, en données révisées.
D’après les statistiques gouvernementales publiées ce matin, les dépenses des ménages japonais ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. Il s’agit d’un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%) après une baisse de 11,1% en avril. Les consommateurs ont en effet suivi les appels au confinement formulés par les autorités dans le but de lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus.
Une récession plus marquée en 2020 et un rebond moins fort que prévu l’an prochain, telles sont les nouvelles prévisions publiées ce matin par la Commission européenne pour la zone euro.
La levée progressive des mesures de confinement a permis aux consommateurs de retourner dans les magasins et s’est traduite par une forte reprise des ventes au détail en zone euro en mai, de +17,8% par rapport à avril, selon les estimations Eurostat. La reprise est loin d'être complète avec des ventes en baisse de -5,1% par rapport à mai 2019 : le rebond des ventes en mai a partiellement compensé les baisses record enregistrées au cours des deux mois précédents de -12,1% en avril et de -10,6% en mars. Les ventes dans l’habillement, secteur le plus touché durant la pandémie, ont enregistré une hausse de +147% en mai par rapport à avril, mais accusent une chute de -50,5% sur un an.
Le moral des investisseurs de la zone euro continue de s’améliorer mais ils anticipent un essoufflement de la reprise économique. L’indice Sentix pour la zone euro a augmenté pour le troisième mois consécutif en juillet à -18,2 contre -24,8 en juin. Le consensus Reuters anticipait un indice en amélioration plus nette à -10,9. Si l’indice de la situation actuelle augmente également, pour un deuxième mois consécutif, passant de -61,5 en juin à -49,5, l’indice des attentes recule à 19,5 contre 21,8. Les investisseurs ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce qu’environ 60% seulement des pertes économiques liées aux coronavirus soient récupérées d’ici un an dans la zone euro.