Le président de la Réserve fédérale de Dallas, Robert Kaplan, a déclaré hier que si «beaucoup» de ses contacts dans le milieu des affaires s'étaient plaints des difficultés à l’embauche dues aux aides supplémentaires en faveur des chômeurs, les chiffres n’indiquent pas que le marché du travail en a été pénalisé. Il a en outre déclaré être en désaccord avec son homologue de Minneapolis, Neel Kashkari, qui a fait savoir ce week-end qu’il pensait que les Etats-Unis devraient se reconfiner pendant quatre à six semaines pour endiguer la propagation du coronavirus. Robert Kaplan préconise le port général du masque sans un confinement généralisé.
L’activité manufacturière a continué de s’améliorer en juillet en zone euro grâce au rebond de la demande consécutif au déconfinement. L’indice PMI du secteur renoue avec la croissance pour la première fois depuis janvier 2019. A 51,8, il ressort supérieur à une première estimation (flash) de 51,1. Il était à 47,4 en juin. L’indice bondit également en Allemagne, ce qui lui permet de repasser aussi en zone de croissance à 51 pour la première fois depuis décembre 2018. Pour les économistes d’Oxford Economics, ces indicateurs confirment que l’activité reprend. Ce qui est aussi le cas en Espagne et en Italie où les indices PMI manufacturier sont repassés dans la zone d’expansion. «Toutefois, le rythme de la reprise a significativement ralenti, confortant l’idée qu’elle sera très progressive dans l’industrie», estime Oxford Economics. En France, où les nouvelles commandes ne décollent pas, l’indice marque le pas à 52,4. En Allemagne, la demande reste sous les niveaux d’avant la crise du Covid.
Alors que l’aide supplémentaire apportée aux chômeurs américains a pris fin vendredi dernier, démocrates et républicains au Congrès n’ont pas encore trouvé d’accord sur un nouveau plan de soutien qui doit permettre aux ménages et entreprises de survivre à la crise provoquée par le nouveau coronavirus qui a ravagé l'économie. L’urgence de la situation n’aura pas suffi à mettre d’accord les deux camps, qui se rejettent désormais la faute de cet échec, à moins de 100 jours de l'élection présidentielle. Les démocrates veulent conserver les actuels 600 dollars hebdomadaires d’allocations chômage jusqu’en janvier 2021 au moins. Les républicains veulent réduire ce montant, craignant que cela nuise au retour des chômeurs sur le marché du travail, puisque beaucoup touchent ainsi plus que lorsqu’ils travaillaient. «Nous pensons que nous trouverons un accord, mais nous n’y sommes pas encore», a déclaré lors d’une conférence de presse la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en juillet pour le cinquième mois consécutif, à un rythme plus rapide et supérieur au consensus, en dépit des perturbations provoquées par des inondations et une résurgence des cas de coronavirus dans le monde, montrent des données officielles publiées vendredi. L’indice PMI manufacturier a progressé à 51,1 en juillet contre 50,9 le mois précédent, au plus haut depuis mars, alors que les analystes anticipaient un ralentissement de l’activité avec un indice à 50,7. Une enquête officielle distincte publiée le même jour montre en revanche que l’activité du secteur des services a légèrement ralenti en juillet, avec un indice PMI de 54,2 contre 54,4 en juin.
Les dépenses des consommateurs américains, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des États-Unis, ont augmenté de 5,6% en juin après une hausse record de 8,5% en mai suivant la réouverture des commerces, montrent les données publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse des dépenses de consommation de 5,5% pour juin outre-Atlantique.
Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a chuté de 12,1% par rapport au premier trimestre, soit sa plus forte baisse depuis le début de la statistique en 1995, selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Par rapport au deuxième trimestre de l’an dernier, il a reculé de 15%. Les économistes tablaient une contraction de 12,0% d’un trimestre à l’autre et de 14,5% sur un an. L’Insee a de son côté annoncé une contraction historique de 13,8% de l'économie française au cours d’un deuxième trimestre marqué par un mois et demi de quasi-paralysie de l’activité sous l’effet du confinement.
L’inflation a continué son mouvement d’accélération dans la zone euro en juillet, confortant ainsi la Banque centrale européenne (BCE) qui exclut un scénario déflationniste malgré les effets de la crise liée au coronavirus. Les prix à la consommation dans les 19 pays qui partagent l’euro ont progressé en juillet de 0,4% selon les normes harmonisées européennes (IPCH), après +0,3% en juin et +0,1% en mai, montre une première estimation publiée vendredi par Eurostat. Les économistes attendaient pour juillet une inflation à 0,2%. En excluant les éléments volatils que sont les produits alimentaires frais et l'énergie, l’inflation dans la zone euro a progressé de 1,3% en juillet, après +1,1% le mois précédent.
L'économie française fera «peut-être un peu mieux» en 2020 que la récession de 10% du produit intérieur brut (PIB) actuellement prévue par la Banque de France et elle peut espérer retrouver début 2022 son niveau d’activité antérieur à la crise du coronavirus, a déclaré François Villeroy de Galhau dans une interview publiée hier par Paris Match. Le gouverneur de la Banque de France juge en outre que la relance de l'économie française ne doit pas reposer sur les seules épaules de l’Etat, qu’il invite à «dépenser efficacement».
Les prix à la consommation calculés aux normes européennes (IPCH) ont reculé de 0,5% sur un mois en juillet en Allemagne, alors que les économistes attendaient un repli de 0,2%, montre une première estimation publiée hier par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Sur un an, l’inflation dans la première économie d’Europe a été stable en juillet, toujours en données IPCH, alors que le consensus prévoyait une hausse des prix de 0,4%.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont légèrement augmenté la semaine dernière aux Etats-Unis, ce qui illustre les difficultés causées par la résurgence de l'épidémie sur la reprise du marché du travail américain. Les nouvelles inscriptions ont atteint 1,434 million sur la semaine au 25 juillet après 1,422 million enregistrés la semaine précédente (révisé de 1,416 million), montrent les données publiées hier par le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une hausse plus marquée atteignant 1,450 million. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un indicateur plus fiable de la tendance de fond du marché du travail, a progressé à 1.368.500 contre 1.362.000 (révisé) la semaine précédente.
La confiance des ménages a connu une baisse inattendue en France en juillet, leurs inquiétudes concernant l'évolution du chômage et de la situation économique restant élevées, selon les données publiées hier par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a cédé deux points en juillet pour s'établir à 94, alors que le consensus des économistes s’attendait à le voir progresser, avec une prévision moyenne à 99. Ce recul a notamment été alimenté par une forte baisse, pour le troisième mois consécutif, de la proportion de ménages estimant que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Brasilia, Todd Chapman, a menacé le Brésil de «conséquences» s’il permettait l’implantation de la technologie mobile 5G du groupe chinois Huawei, dans un entretien publié hier par le quotidien O Globo. Les «conséquences» pourraient être d’ordre économique, a expliqué l’ambassadeur américain. Il a ajouté que les Etats-Unis seraient prêts à proposer des financements pour l’implantation de la 5G à travers l’International Development Finance Corporation (IDFC), une institution de financement américaine, «pour ceux qui achètent des produits auprès de fournisseurs fiables». Le gouvernement brésilien devait lancer cette année son appel d’offres pour la 5G sur l’immense marché de 212 millions d’habitants, mais le calendrier a été repoussé à 2021 par la crise du coronavirus.
La confiance des ménages américains a fléchi davantage que prévu en juillet, alors que le regain de cas de coronavirus dans le pays inquiète les consommateurs, selon l'étude mensuelle du Conference Board publiée hier. L’indice de confiance des ménages de l’institut a reculé à 92,6 ce mois-ci, après son rebond à 98,3 en juin. Le consensus des économistes prévoyait un indice plus élevé ce mois-ci, à 94,3. Parmi les deux composantes de l’enquête, le sous-indice des conditions actuelles, qui mesure l'évaluation de la conjoncture par les ménages, a augmenté en juillet, à 94,2 contre 86,7 en juin. Le sous-indice des perspectives, qui évalue les attentes des ménages notamment en matière d’emploi et de revenus, a chuté à 91,5 en juillet, contre 106,1 en juin.
L’activité manufacturière dans plusieurs Etats de la façade atlantique américaine a connu une reprise plus soutenue que prévu en juillet, selon les chiffres publiés hier par la Réserve fédérale (Fed) de Richmond. L’indice composite de l’antenne régionale de la Fed s'établit à 10 en juillet contre 0 en juin. Les économistes tablaient en moyenne sur une reprise moins soutenue dans la région « Mid-Atlantic », avec un indice de 3. L’activité manufacturière dans la région donne des signes de stabilisation depuis la contraction record observée en avril avec un indice de -53. L’indice est revenu en juillet en territoire positif pour la première fois depuis mars.
Le Parti républicain a lancé les premières discussions sur son projet à 1.000 milliards de dollars. Un consensus avec les démocrates va être difficile à trouver.
La pandémie de Covid-19 a détruit plus d’un million d’emplois en Espagne au deuxième trimestre, en grande majorité dans les services et l’industrie touristique, selon les chiffres publiés hier par l’Institut national de la statistique (INE). Le taux de chômage a grimpé à 15,3% au deuxième trimestre contre 14,4% au premier, portant le nombre de chômeurs à 3,37 millions. Mais ce chiffre, qui représente une hausse de 55.000 chômeurs par rapport au trimestre précédent, est très nettement sous-évalué, car environ 1,1 million de personnes ont été classées «inactives», reconnaît l’INE. En outre, le nombre officiel de chômeurs n’inclut pas le nombre massif de personnes ayant été au chômage partiel ou technique durant ce deuxième trimestre. Le nombre de postes de travail a reculé d’un million, dont plus de 800.000 dans les services, secteur où le tourisme joue un rôle majeur. Le nombre d’heures travaillées a de son côté connu «une baisse sans précédent» de près de 23% par rapport au premier trimestre.
Le moral des exportateurs allemands s’est amélioré en juillet, en augmentant de 6,9 points après un repli de 2,2 points le mois précédent, à la faveur de la reprise économique dans de nombreux pays, a annoncé hier l’institut Ifo. «Un optimisme prudent se répand au sein des exportateurs allemands», écrit l’Ifo, ajoutant que le secteur automobile, qui a traversé des mois très difficiles, est l’un des principaux bénéficiaires de ce regain d’optimisme.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en juin en France (hors Mayotte), la reprise de l’activité sur fond de poursuite de la levée progressive des restrictions leur ayant permis de retrouver une activité réduite, mais les effectifs cumulés des inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C ont atteint un pic historique, à 6,157 millions. Selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 4,6% le mois dernier, soit 204.700 personnes de moins par rapport au mois de mai. Cette deuxième baisse mensuelle (après -3,3% en mai), la plus forte enregistrée sur un mois depuis le début de cette série statistique en 1996, n’a cependant pas permis d’effacer l’explosion du chômage enregistrée au cours des deux mois précédents sur fond de confinement généralisé en France (+7,1% en mars, +22,6% en avril) et le nombre d’inscrits en catégorie A reste très élevé, à 4,421 millions.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 7,3% en juin par rapport au mois précédent, à 206,9 milliards de dollars en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département américain du Commerce. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 5,4% par rapport à mai. Les commandes de biens d'équipement hors défense et aéronautique, considérées comme un indicateur des dépenses d’investissement des entreprises, se sont pour leur part inscrites en progression de 3,3% sur un mois en juin. En mai, les commandes de biens durables avaient progressé de 15,1% par rapport à avril, en données révisées, contre une augmentation précédemment estimée à 15,8%.
Le climat des affaires en Allemagne s’est encore amélioré en juillet après la progression record du mois précédent, suggérant que les entrepreneurs s’attendent à ce que la première économie d’Europe se remette du choc provoqué par le coronavirus si une deuxième vague d’infections est évitée. L’indice Ifo du climat des affaires, publié hier, est remonté à 90,5 ce mois-ci contre 86,3 (révisé) en juin. Les économistes attendaient une hausse de l’indice moins marquée, à 89,3. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur la situation actuelle a augmenté à 84,5 après 81,3 en juin et celui des anticipations à 97,0 contre 91,6.