Le gestionnaire d’actifs espagnol Imantia a reçu l’agrément du gendarme financier local CNMV pour son fonds Imantia Sandbox, considéré comme le premier hedge fund espagnol à investir dans les protocoles de finance décentralisée (DeFi). Ce fonds, qui demeure en phase de test, a été crééavec l’aide du dépositaire Onyze dans le cadre d’un bac-à-sable réglementaire établi par la CNMV. Le fonds s’appuiera sur une stratégie de prêt de crypto-actifs à travers des tokens (actifs digitalisés) collatéralisés. Afin de minimiser les risques de contrepartie et de marché, Imantia établira un process de sélection divisé en trois couches (blockchain, protocoles et stablecoins). Les tests opérationnels seront menés exclusivement dans le cadre du bac-à-sable réglementaire. Les opérations seront limitées aux promoteurs de la stratégie (Imantia et Onyze) et leurs employés.
Le hedge fund suédois Hilbert Capital, coté à la Bourse de Stockholm et focalisé sur les cryptomonnaies, a annoncé, mardi, l’arrivée de Richard Murray en qualité de directeur général. Richard Murray était précédemment directeur des relations investisseurs au sein du hedge fund activiste Cevian Capital. Il avait auparavant travaillé chez Finisterre et Brevan Howard, dont il a développé les activités en Asie et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Il amène avec lui des membres de l'équipe de développement de Brevan Howard qui auront pour mission d’attirer des clients institutionnels d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient. Une nouvelle stratégie du hedge fund à destination des institutionnels doit être lancée dans les deux prochains mois.
Le gestionnaire d’actifs numériques au niveau européen a annoncé avoir définitivement acquis le 4 juillet la société la société Napoleon AM. Comme annoncé en novembre 2021, le montant s’élève à 14,5 millions d’euros pour acquérir le champion tricolore de l’investissement en crypto-actifs.
L’interopérabilité entre les ‘blockchains’ est un enjeu majeur pour l’écosystème crypto. Mais les infrastructures la permettant, comme les ‘bridges’, sont des cibles de choix pour les hackers.
Three Arrows Capital a fait faillite vendredi soir aux Etats-Unis, se plaçant sous le régime du Chapitre 15 du droit des faillites, rapporte le Financial Times. Cela est intervenu quelques jours après que le fonds de crypto ait été mis en liquidation sur les îles Vierges britanniques, alors qu’il n’aurait pas honoré sa dette de 80 millions de dollars à Deribit. La société devrait faire face à des réclamations de la part d’un nombre important de créanciers, selon des documents officiels.
La société de gestion américaine Grayscale Investments a annoncé mercredi qu’elle avait porté plainte contre la Securities and Exchange Commission (SEC) après que cette dernière a rejeté sa proposition de transformer un trust en ETF bitcoin. La SEC a estimé que la proposition de Grayscale, société de gestion spécialisée dans les cryptoactifs, de coter l’ETF en Bourse ne répondait pas aux règles destinées à prévenir les pratiques frauduleuses et protéger les investisseurs. «Nous sommes profondément déçus par sa décisions et nous ne sommes pas d’accord avec elle », a commenté Grayscale dans une déclaration publiée sur son site Internet. «Si les régulateurs sont à l’aise avec des ETF qui détiennent des dérivés d’un actif donné, ils devraient logiquement être à l’aise avec des ETF qui détiennent ce même actif», estime Grayscale, qui dénonce un traitement discriminatoire, la SEC ayant approuvé plusieurs ETF sur des futures de bitcoin. Grayscale souhaite convertir son GBTC, un trust, en ETF Bitcoin, et le faire coter sur le NYSE Arca aux Etats-Unis. «La conversion du GBTC en un ETF bitcoin spot aurait permis au plus grand fonds bitcoin au monde d’entrer davantage dans le périmètre réglementaire américain et d’offrir aux investisseurs américains un accès au bitcoin grâce aux protections familières d’un ETF. Au 29 juin 2022, les parts du GBTC se négociaient avec une décote d’environ 30 % par rapport à la valeur liquidative, ce qui représente environ 8 milliards de dollars de valeur non réalisée pour les souscripteurs. Nous restons convaincus que la conversion du GBTC en un ETF bitcoin spot reste la meilleure option pour les investisseurs (...) », explique Grayscale. Face à ce refus, Grayscale porte l’affaire devant les tribunaux. «Ce sont les actions arbitraires et capricieuses de la SEC et le traitement discriminatoire des émetteurs qui nécessitent de porter cette affaire devant les tribunaux dans le meilleur intérêt de GBTC et de nos investisseurs», martèle la société de gestion.
Le fonds qui connaît de graves problèmes financiers depuis le krach Terra-Luna, a été placé en liquidation par un tribunal des Îles Vierges britanniques.
Un temps pressenti pour voler au secours de la plateforme de prêt en cryptomonnaie à la situation financière très délicate, la plateforme FTX fondée par Samuel Bankman-Fried, qui joue les rôles d’arbitre de l’écosystème crypto depuis plusieurs semaines, aurait finalement renoncé selon The Block,qui cite deux sources proches du dossier. La deuxième plateforme en termes de part de marché aurait analysé les comptes de Celsius Network et constaté un trou dans la caisse s’élevant à 2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros). Depuis la chute de Terra-Luna, l’entreprise dirigée par Alex Mashinsky lutte pour sa survie en cherchant des solutions pour résoudre la crise de liquidité à laquelle elle fait officiellement face depuis le 13 juin et l’annonce du gel des retraits, échanges et transferts des comptes de ses clients.
Un temps pressenti pour voler au secours de la plateforme de prêt en crypto-monnaie à la situation financière très délicate, la plateforme FTX fondée par Samuel Bankman-Fried, qui joue les rôles d’arbitre de l’écosystème crypto depuis plusieurs semaines, aurait finalement renoncé selon The Block,qui cite deux sources proches du dossier.
Fondée en 2014, la start-up française continue son développement avec ce cycle de financement de série B, mené par le fonds d’investissement Eight Roads. Elle est spécialisée dans la fourniture de données du marché des crypto-monnaies, et veut devenir la référence pour les institutionnels et les entreprises. Actuellement, l’entreprise dispose de bureaux à Paris, Singapour, Londres ou encore New York. Elle revendique des partenariats avec des acteurs importants de la finance comme Bloomberg, ICE Global Network ou Deutsche Börse.
Le spécialiste des cartes panini en NFT, Sorare, a annoncé l’arrivée du joueur français de football Kylian Mbappé en tant qu’ambassadeur de la société. Sur Linkedin, le directeur général et co-fondateur de Sorare, Nicolas Julia, précise que le champion du monde 2018 devient «un ambassadeur de long terme» et un «investisseur majeur». En septembre dernier, Sorare avait levé 680 millions de dollars, valorisant l’entreprise 4,3 milliards de dollars.
Le stablecoin leader du marché a vu sa capitalisation baisser d’environ 15 milliards de dollars depuis la chute du stablecoin de Terra-Luna. Pour le moment, il n’a jamais été mis en défaut.
Les cryptos-actifs font maintenant partie intégrante de l’univers d’investissement des épargnants Français. Mais cette classe d’actifs reste complexe à apprivoiser et souffre encore d’un déficit d’image. Alors est-il pertinent de l’intégrer au sein d’une allocation patrimoniale ?
Fondée en 2014, la start-up française continue son développement avec ce cycle de financement de série B, mené par le fonds d’investissement Eight Roads. Elle est spécialisée dans la fourniture de données du marché des crypto-monnaies, et veut devenir la référence pour les institutionnels et les entreprises.
Caceis va se lancer dans la conservation de crypto-actifs. La filiale spécialisée du Crédit Agricole SA a annoncé avoir signé un partenariat avec la fintech suisse Taurus, créée par des anciens banquiers de Lombard Odier. Cet accord lui permettra d’intégrer les solutions techniques de Taurus dans sa propre infrastructure. Cela fait déjà quelques temps que Caceis cherchait un partenaire en matière de crypto-actifs. Elle n’a pas développé cette solution en interne car « la technologie blockchain requiert une expertise de pointe dont nous ne disposons pas en interne. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers une solution technique externe », expliqueArnaud Misset, Chief Digital Officer de Caceis. Le choix de Caceis s’est porté sur Taurus car cette dernière travaille déjà avec d’autres banques comme Delubac en France (qui a obtenu en avril sa certification de prestataire de services sur actifs numériques - PSAN) ou encore Vontobel en Suisse. «Taurus a été créé par des anciens banquiers qui connaissent notre secteur d’activité et nos obligations réglementaires. C’est un atout supplémentaire qui a conforté notre choix », précise Arnaud Misset. La start-up travaille aussi sur des titres tokenisés (monétaires, obligataires, actions, parts de fonds, etc) - outre les monnaies digitales - . Ce sont ces types de titres qui intéressent Caceis car le groupe ne peut pas encore travailler sur les monnaies digitales, n’étant pas certifié PSAN. Une offre jugée solide de coffres forts digitaux (hardware security) était aussi une condition nécessaire. Caceis espère voir son projet opérationnel d’ici la fin de l’année. Il sera d’abord testé sur une petit nombre de clients demandeurs. Il doit permettre concrètement de tokeniser des actifs numériques et les émettre sur les blockchains via l’offre Taurus-Capital. L’accord prévoit également une conservation sécurisée des actifs via l’offre Taurus-Protect et enfin, la connectivité à une dizaine de blockchains via Taurus-Explorer. «Une fois que le projet sera opérationnel nos clients auront alors une vue consolidée de leurs actifs traditionnels et de leurs actifs digitaux en conservation », indique Arnaud Misset. L'établissement, né en 2005 du rapprochement des métiers titres du Crédit Agricole et du groupe Natixis (totalement sorti du capital en 2017), a déjà une petite expertise sur les crypto-actifs. Il s’occupe ainsi de l’administration, de la tenue et du contrôle de positions du fonds bitcoin de la société de gestion Tobam lancé en 2017 et devenu Tobam Bitcoin Co2Offset fund.
Le directeur scientifique Paolo Ardoino de la société émettrice du stablecoin USDT, leader du marché, a affirmé que certains fonds spéculatifs avaient tenté de créer une pression «de plusieurs milliards» pour nuire à la liquidité de Tether. Pendant le crash de Terra-Luna, le stablecoin avait été obligé de sortir près de 10% de ses actifs numériques pour faire face à la demande. Ce stress test subi par un stablecoin à la réputation sulfureuse avait montré sa capacité à sortir une quantité importante de liquidité. A ce moment, Paolo Ardoino s’était félicité en déclarant : «Nous avons racheté 7 milliards en 48 heures, sans cligner des yeux. Combien d’institutions peuvent faire de même ?».
A la faveur de la crise, Sam Bankman-Fried accentue son influence en gagnant des parts de marché. Mais il soutient aussi les acteurs crypto pour contenir la chute.