Les entreprises de la zone euro ont continué en juillet à se ruer auprès des banques pour lever des fonds afin de faire face aux effets de la crise du coronavirus, selon les données publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). La croissance des prêts aux entreprises non financières de l’union monétaire a très marginalement ralenti, à 7% sur un an contre 7,1% en juin, et reste proche de son plus haut niveau en 11 ans. La croissance des prêts aux ménages s’est maintenue pour sa part à 3% sur un an pour le quatrième mois consécutif.
Digitalisé, fluidifié, accéléré, le crédit a beaucoup évolué et poursuit sa transformation grâce à l’accès à des masses de données permettant une meilleure évaluation du risque.
Sevrés d'opérations ces dernières semaines, les investisseurs se sont rués hier sur les 2 milliards d'euros de dette hybride émis hier par le groupe britannique.
Sura Investment Management a finalisé l’acquisition de la société de gestion colombienne Gestion Fiduciaria après avoir reçu le feu vert de l’autoritéde marché locale. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, avait été annoncée l’an dernier. Sura IM étend ainsi sa présence dans son pays d’origine. Le gestionnaire latino-américain avait établi une Sicav luxembourgeoise en juin dernier pour conquérir le marché européen.
milliards d’euros, c’est, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), le montant de la dette mondiale risquant de basculer en catégorie spéculative. Le gendarme boursier, dans la présentation de sa cartographie des risques le 2 juillet, a mis en garde contre les « excès de dette », exacerbés par le coronavirus. Entrées dans la crise avec des niveaux élevés d’endettement, confrontées à une récession et à une chute de leurs revenus, les sociétés non financières devraient avoir du mal à faire face aux échéances. « La sinistralité devrait s’accroître significativement sur le marché du crédit », résume l’AMF, qui remarque pourtant que « ce phénomène ne semble pas (…) pleinement intégré dans les prix des actifs ». Elle appelle à remplacer « le financement peu différencié par de la dette à coût globalement très bas » par « un financement plus équilibré avec des fonds propres ».
Hiatus. Pas de vague verte sur le marché des obligations : c’est, en substance, la leçon que tire Deutsche Bank dans une note d’analyse consacrée aux green bonds. Leurs émissions ont progressé rapidement ces dernières années. Mais les volumes émis depuis janvier représentent à peine le tiers des volumes émis en 2019. Les émissions se sont en effet arrêtées aux Etats-Unis, entre décembre et mars, suite aux craintes liées au Covid. Elles ont toutefois repris depuis, tandis qu’en Europe, elles n’ont pas cessé. Bref, Deutsche Bank juge que, rapporté à la croissance du secteur depuis sept ans, ce hiatus ne constitue « qu’un petit accident de parcours sur une trajectoire très positive ». Et, autre motif de satisfaction, la performance des green bonds a suivi celle des indices de référence. « Les investisseurs ont été aussi à l’aise avec les paramètres financiers des obligations vertes qu’avec ceux des obligations non vertes », conclut la banque.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management a annoncé lundi le lancement d’une nouvelle plate-forme d’origination de crédit, Apollo Strategic Origination Partners. Celle-ci visera l’octroi de 12 milliards de dollars de crédits sur 3 ans, en se concentrant sur des transactions de grande taille, d’un montant unitaire d’environ 1 milliard de dollars, explique un communiqué du géant du private equity. La nouvelle plate-forme s’appuiera sur le fonds souverain d’Abu Dhabi Mubadala. Apollo revendique déjà le rang de numéro un mondial des prêteurs alternatifs, avec 216 milliards de dollars d’encours sous gestion dans le crédit.
La première vague des dégradations de notes dans le crédit corporate est terminée mais une deuxième s’annonce, qui pourrait se solder par plusieurs centaines de révisions à la baisse, prédit Fitch Ratings lundi. L’agence a recensé plus de 400 révisions de notation à la baisse sur un total de 1.136 décisions prises entre début mars et fin juin, plus 260 placements sous surveillance en vue d’une possible dégradation. Les décisions négatives liées à l’impact de la pandémie sur les marchés et l’activité des entreprises ont touché en premier lieu les loisirs et le tourisme, les transports, le pétrole et le gaz ainsi que l’industrie manufacturière.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management a annoncé lundi le lancement d’une nouvelle plate-forme d’origination de crédit, Apollo Strategic Origination Partners. Celle-ci visera l’octroi de 12 milliards de dollars de crédits sur 3 ans, en se concentrant sur des transactions de grande taille, d’un montant unitaire d’environ 1 milliard de dollars, explique un communiqué du géant du private equity. La nouvelle plate-forme s’appuiera sur le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala.
La première vague des dégradations de notes dans le crédit corporate est terminée mais une deuxième s’annonce qui pourrait se solder par plusieurs centaines de révisions à la baisse, prédit Fitch Ratings dans une étude publiée lundi. L’agence a recensé plus de 400 révisions de notation à la baisse sur un total de 1.136 décisions prises entre début mars et fin juin, un chiffre auquel s’ajoutent 260 placements sous surveillance en vue d’une possible dégradation.
Recommandations. Symboles de la crise financière de 2008, Fannie Mae et Freddie Mac se préparent à sortir de la tutelle du gouvernement fédéral. Cependant, le marché immobilier américain représente toujours « un risque pour les contribuables et la stabilité du système financier. Le stress financier sur nos marchés hypothécaires causé par la crise du Covid-19 n’est que le dernier exemple », a déclaré Mark Calabria, directeur de la Federal Housing Finance Agency (FHFA), le régulateur de Fannie Mae et Freddie Mac, à l’occasion de la publication du rapport annuel au Congrès.
Tournant. Les chiffres de l’Association française des sociétés financières (ASF) pour le mois d’avril sont inédits depuis la création de ses séries statistiques en 2006 : la production de nouveaux crédits à la consommation par les établissements spécialisés s’est effondrée de 68 % en avril. Pour les quatre premiers mois de l’année, le recul est de 22,5 %. Tous les types de crédit conso sont touchés. Les financements automobiles, en particulier, ont été quasiment stoppés : la production a perdu 90 % par rapport à avril 2019. Les véhicules en location avec option d’achat (LOA) font -89 %, les autres matériels en LOA -60 %. Les prêts personnels sont en baisse de 67 % et les nouvelles utilisations de crédits renouvelables de 58 %. « Le choc est moins brutal pour les financements affectés à l’amélioration de l’habitat et aux biens d’équipement du foyer », note l’ASF, tout en soulignant une réduction d’activité « historique » de 31,1 %.
La quatrième série des opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO 3.4) de la Banque centrale européenne (BCE) a, comme prévu, rencontré le succès attendu avec 1.308 milliards d’euros levés par 742 banques européennes pour trois ans à compter du 24 juin. Un montant supérieur aux prévisions moyennes, qui se situaient plutôt entre 1.000 et 1.200 milliards selon les sources de marché.
Franklin Templeton a nommé Jed Plafker executive vice president Global Alliances and New Business Strategies. Il est rattaché à Jenny Johnson, CEO, et siège au comité exécutif de la société de gestion. À ce poste nouvellement créé, Jed Plafker sera responsable du développement de la technologie financière liée à la gestion de patrimoine et à la distribution numérique. Il supervisera également les investissements stratégiques et les acquisitions en cours de l’entreprise dans le domaine du patrimoine numérique. En outre, Jed Plafker et Jenny Johnson travailleront en étroite collaboration pour mener à bien l’acquisition de Legg Mason et de ses boutiques indépendantes «afin de maximiser la coordination et la connectivité opérationnelle dans tous les domaines de l’entreprise», selon un communiqué. Jed Plafker travaille chez Franklin Templeton depuis 1994. Depuis 2017, il supervise les efforts de distribution mondiale de Franklin Templeton, y compris la vente aux particuliers et aux institutionnels, ainsi que la stratégie produits. Auparavant, il était responsable de la distribution internationale de la société depuis 2006.
Les dirigeants de PME américaines qui vendent des produits en ligne sur Amazon seront bientôt sollicités par Goldman Sachs qui leur proposera des lignes de crédit revolving pouvant atteindre un million de dollars (878.000 euros), rapportait hier CNBC de sources proches du dossier. Le taux d’intérêt annuel sera compris entre 6,99 et 20,99%. Ce partenariat conclu entre le distributeur en ligne et la banque américaine permettra à cette dernière de conquérir de nouveaux clients. C’est la première fois qu’Amazon permet à un établissement bancaire de financer des entreprises clientes de sa plate-forme.
Sur l’ensemble du mois d’avril, la Médiation du crédit a traité trois fois plus de demandes que sur toute l’année 2019, avec 3.429 entreprises éligibles. «Les entreprises concernées sont très largement des TPE (de moins de 11 salariés) – à 86%, pour des demandes de crédits inférieures à 50.000 euros dans la moitié des cas, précise le service de la Banque de France. Très touchés par le confinement, les commerces et l’hôtellerie-restauration sont les secteurs les plus concernés, avec respectivement 25% et 19% des saisines. Les montants cumulés des demandes de prêts des entreprises concernées représentent 614 millions d’euros.