ANNIVERSAIRE La Banque de France célébrait il y a quelques jours les 30 ans de la lutte contre le surendettement et organisait un séminaire pour rappeler comment le cadre réglementaire et la mise en œuvre des commissions de surendettement au sein de son propre réseau ont contribué à réduire ce fléau. Véronique Neiertz, auteur de la première loi encadrant le crédit renouvelable, a pu raconter les circonstances de l’époque soulignant la difficulté à faire converger les établissements financiers et les associations de consommateurs. Ensuite, les lois Borloo (liquidation judiciaire), Lagarde (restrictions sur le crédit renouvelable), Hamon (transparence sur le coût du crédit) ont rendu ce cadre plus efficace, si bien que le surendettement a commencé à reculer en 2010. En 2019, 143.000 dossiers ont été déposés dont 81.000 pour la première fois. Et la structure de l’endettement a changé : moins de crédits à la consommation, qui représentent encore 36,8 % du total, une stabilisation des crédits immobiliers autour de 36 % et le reste constitué de dettes de charges courantes. Des progrès ciblés restent à faire dans la procédure et dans les mesures de traitement du surendettement, mais la prise en charge a su évoluer régulièrement. En 2019, par exemple, 1.600 travailleurs indépendants ont été accompagnés alors que leurs dossiers étaient auparavant rejetés.