La Commission européenne a accusé jeudi Anheuser-Busch InBev, premier brasseur mondial, de bloquer les importations de bières moins chères en Belgique, de ses marques Jupiler et Leffe, depuis la France et les Pays-Bas. L’autorité antitrust européenne a précisé lui avoir envoyé une communication des griefs et qu’elle pensait à priori que la société avait abusé de sa position dominante en Belgique.
Le Bureau de la Concurrence canadien a autorisé le projet de rapprochemententre Essilor et Luxottica. Le Canada est l’une des cinq juridictions où l’approbation par l’autorité de la concurrence est une condition suspensive à la réalisation de l’opération. La Commission européenne a repris le 7 novembre la procédure d’enquête approfondie, après l’avoir brièvement suspendue le 25 octobre reprochant aux deux groupes de ne pas lui avoir apporté les informations demandées. Le rapprochement a été autorisé jusqu’à présent dans dix autres pays : Australie, Colombie, Inde, Japon, Maroc, Nouvelle Zélande, Russie, Afrique du Sud, Corée du Sud et Taiwan.
L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera sur la distribution des médicaments, la régulation de leur prix et les opportunités de développement des pharmaciens. L’Autorité s’interrogera en particulier sur le rôle des intermédiaires dans la fixation des prix de vente, mais aussi sur la pertinence du développement de la vente au détail des médicaments et de la création de chaînes de pharmacies, ou encore sur la publicité.
Gros chantier. L’Autorité de la concurrence lance une vaste enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans le secteur du médicament et de la biologie médicale. Elle se penchera notamment sur la distribution des médicaments, sur la régulation de leur prix, qu’ils soient remboursables ou non, et sur les opportunités de développement de l’activité des pharmaciens.
Safran a soumis à la Commission européenne son projet de rachat de l'équipementier aéronautique Zodiac Aerospace et l’exécutif européen a précisé hier qu’il rendra sa décision d’ici au 21 décembre. L'équipementier aéronautique compte boucler le rachat de Zodiac Aerospace début 2018. Ce rapprochement paraît d’autant plus crucial qu’une autre grande fusion est en cours dans le secteur entre Rockwell Collins et United Technologies.
La Commission européenne (CE) pourrait se prononcer en 2018 sur le projet de rachat de NXP Semiconductors par Qualcomm, une opération à 38 milliards de dollars (32 milliards d’euros), a déclaré aujourd’hui la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, lors d’un voyage à Pékin. Des sources proches du dossier ont rapporté en octobre à Reuters que Qualcomm avait proposé de racheter NXP sans certains de ses brevets afin d’obtenir le feu vert des autorités européennes. Cette fusion ferait de Qualcomm le premier fournisseur mondial de puces électroniques pour le secteur automobile. Le rachat a été autorisé sans condition en avril aux Etats-Unis.
Fiat Chrysler réclame des dommages et intérêts à des armateurs d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud qui ont reconnu s'être entendus durant une vingtaine d’années sur les prix de transport de véhicules, selon des documents rendus publics hier. Le constructeur automobile a saisi la Commission maritime fédérale des Etats-Unis le 17 octobre et lui demande qu’elle ordonne aux armateurs Wallenius Wilhelmsen Logistics, ainsi que sa société-soeur EUKOR Car Carriers, Nippon Yusen Kabushiki Kaisha, Mitsui O.S.K. Lines, Compania Sud Americana de Vapores, Hoegh Autoliners et affiliés, de lui verser un dédommagement. Tous les armateurs poursuivis avaient plaidé coupable, à l’exception d’un seul, au terme d’une enquête du département de la Justice américain ouverte en 2012. Hoeg a accepté en septembre de plaider coupable lui aussi et de payer une amende au pénal de 21 millions de dollars (17,8 millions d’euros).
Les autorités européennes de la concurrence ont élargi aujourd’hui leur enquête sur des soupçons de cartel entre constructeurs automobiles allemands, des perquisitions ayant cette fois visé Daimler et Volkswagen. Daimler a revendiqué la semaine dernière le statut de « lanceur d’alerte » dans l’espoir d'éviter une amende. Le groupe de Stuttgart a néanmoins déclaré ce lundi que des représentants de l’exécutif européen fouillaient ses locaux.
L'amende de 302 millions d’euros, dont 165 millions pour Tarkett, est la première transaction pour un cartel. Et la première sanction sur la communication environnementale.
L’Autorité de la concurrence a lourdement sanctionné le cartel des revêtements de sols à hauteur de 302 millions d’euros. La septième plus importante sanction prononcée par le gendarme de la rue de l’Echelle. Tarkett écope d’une amende de 165 millions, Forbo de 75 millions, Gerflor de 62 millions et le syndicat professionnel, SFEC, de 300.000 euros. L’Autorité a été particulièrement sévère au regard de la durée de l’entente, de 10 à 20 ans, et de son envergure, le dossier concernant les trois premiers acteurs français du secteur. Toutefois Forbo et Tarkett ont bénéficié d’une remise de peine au titre de la clémence, ayant accepté de collaborer avec l’Autorité. De plus, les quatre mis en cause ont accepté de transiger – la première transaction pour un cartel – bénéficiant ainsi d’une diminution de la sanction.
Le consultant britannique Europe Economics vient de remporter un appel d’offres de la Commission européenne, a appris L’Agefi. Il s’agit d'étudier le marché des syndicated loans, et de détecter des éventuels problèmes en termes de concurrence ou de position dominante. L'étude, commanditée par la Direction générale chargée de la concurrence, pourrait donner lieu à des enquêtes formelles de la Commission.
La Commission européenne a validé vendredi sous conditions l’acquisition par Valeo du spécialiste allemand des technologies de transmission FTE Automotive. Pour pouvoir réaliser l’opération, l'équipementier automobile s’est engagé à céder son activité d’actionneurs hydrauliques passifs, à l’exception de sa filiale coréenne, au fournisseur de pièces détachées italien Raicam. Valeo avait annoncé l’année dernière avoir conclu un accord avec Bain Capital Private Equity pour lui racheter FTE pour une valeur d’entreprise de 819,3 millions d’euros.
La Commission européenne a validé vendredi sous conditions l’acquisition par Valeo du spécialiste allemand des technologies de transmission FTE Automotive. Pour pouvoir réaliser l’opération, l'équipementier automobile s’est engagé à céder son activité d’actionneurs hydrauliques passifs, à l’exception de sa filiale coréenne, au fournisseur de pièces détachées italien Raicam. Le régulateur européen de la concurrence a estimé que les mesures proposées assureraient un maintien du nombre d’acteurs présents sur les marchés concernés.
Le fabricant de puces pour smartphones a soumis aux autorités de la concurrence européennes un certain nombre de concessions visant à faciliter le rachat pour 38 milliards de dollars (28 milliards d’euros) de son concurrent d’origine néerlandaise NXP Semiconductors. Qualcomm, dont les puces équipent les smartphones sous Android et les appareils d’Apple, a soumis ses propositions le 5 octobre, selon un document publié aujourd’hui sur le site de la Commission européenne, qui ne donne pas de détails.
La Commission grecque de la concurrence a infligé une amende de près de 19 millions d’euros pour entente sur les prix à plusieurs groupes de cosmétiques. La commission qualifie d’«anticoncurrentiels» des accords visant à fixer indirectement les prix de cosmétiques de luxe via des rabais uniformisés. Estée Lauder reçoit une amende de 5,4 millions d’euros, L’Oréal de 2,6 millions et Parfums Christian Dior de 1,8 million. Trois sociétés grecques ont également été sanctionnées, Sarantis (1,9 million d’euros), Notos (4 millions) et Gerolymatos Cosmetics (3 millions).
Bruxelles ouvre la procédure judiciaire. LaCommissioneuropéenne a décidé d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union Europénne (CJUE) pour non-récupération des 13 milliards d’euros d’aide d'État perçus illégalement par Apple. En effet, la décision de la Commission du 30 août 2016 concluait que les bénéfices fiscaux accordés à Apple par l’Irlande étaient illégaux au regard des règles de l’UE en matière d’aides d'État, car ils permettaient à Apple de payer sensiblement moins d’impôts que les autres entreprises. Conformément aux procédures ordinaires, l’Irlande disposait d’un délai de quatre mois pour récupérer cette aide, soit jusqu’au 3 janvier 2017. Or, « tant que l’aide illégale n’est pas récupérée, l’entreprise en question continue de bénéficier d’un avantage indu, ce qui explique pourquoi la récupération doit avoir lieu le plus rapidement possible », précise Bruxelles.
La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle se prononcerait d’ici au 26 octobre sur le rachat de l’aciérie publique italienne Ilva par un consortium emmené par ArcelorMittal. Le numéro un mondial de l’acier a sollicité le verdict de la Commission le 21 septembre. L’exécutif européen peut approuver l’opération avec ou sans conditions ou encore ouvrir une enquête approfondie s’il anticipe des problèmes de concurrence.