La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dit «très inquiète», dans un entretien publié vendredi au quotidien Les Echos, de la faisabilité d’ici à fin 2020 de la signature d’un accord commercial après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), prévue le 31 janvier. «Il ne s’agit pas seulement de négocier un accord de libre-échange, mais de nombreux autres sujets (…), a déclaré la dirigeante allemande. Je crois qu’il serait raisonnable de faire le point en milieu d’année et, si nécessaire, de s’entendre sur une extension de la période de transition.» En début de semaine, le négociateur européen du Brexit, Michel Barnier, avait concédé que ratifier une relation post-Brexit dans le délai de onze mois que demande le Premier ministre britannique serait «un immense défi». Alors que Boris Johnson souhaite accord commercial «ambitieux», «sans alignement sur les règles de l’UE», les analystes confirment que la seule voie vers un accord rapide sera justement de viser un minimum de règles communes.