A l’occasion du meeting annuel de sa société de gestion Berkshire Hathaway, l’investisseur américain Warren Buffett a déclaré que les « sociétés chèques en blanc » (special purpose acquisition company ou Spac en anglais)étaient « des tueuses »tandis qu’il s’exprimait sur leur influence vis-à-vis de la capacité de Berkshire Hathaway à trouver des titres à acheter.Pour Warren Buffett, les Spac «ne dureront pas indéfiniment mais c’est là où va l’argent en ce moment et Wall Street va où se trouve l’argent.» Le groupe de Warren Buffett a vu ses réserves de cash rebondir pour atteindre 145,4milliards de dollars. Berkshire Hathaway a bien 70 à 80milliards de dollars qu’il aimerait «mettre au travail». «L’envie de spéculer est très forte dans le monde entier et, de temps en temps, elle reçoit une énorme poussée et on en arrive à ce moment où il y a plus de gens qui entrent dans le casino que de gens qui en sortent chaque jour», a-t-il averti. Son associé Charlie Munger a estimé «honteux»que des professionnels de l’investissement puissent tirer profit des paris des investisseurs particuliers.
Redémarrage. La reprise de l’économie chinoise s’est accélérée au premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 18,3 % d’une année sur l’autre, sur les trois premiers mois de 2021. Certes, l’effet de base est flatteur – le PIB chinois avait chuté de 6,8 % au premier trimestre 2020 – mais la demande intérieure est également repartie à la hausse – les ventes de détail ont grimpé de 34,2 % sur un an. Le pays n’est pas encore sorti de l’épidémie : des mesures de restriction avaient été mises en place en début d’année, avant le Nouvel An chinois, afin d’éviter une nouvelle vague épidémique. Résultat, le niveau d’activité a peu progressé entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre de cette année : +0,6 % contre +3,2 % sur les trois derniers mois de 2020 par rapport au trimestre précédent. La croissance de la production industrielle a diminué à 14 %, en deçà des attentes, et celles des investissements, tirés par les infrastructures ferroviaires et le numérique, à 19,4 % sur un an, après 35 % dans les deux cas entre janvier et février. La fin des effets de base devrait ramener la croissance du PIB à son niveau d’avant-crise : l’objectif de croissance du gouvernement a été établi à un peu plus de 6 %. D’autant que de nombreuses incertitudes continuent de peser : l’environnement extérieur, des relations aux Etats-Unis à la pénurie de semi-conducteurs, et les craintes liées aux niveaux élevés de crédits incitent à la prudence.
L'Empire du Milieu vise la neutralité carbone d’ici 2060. Une mutation profonde qui devra s’appuyer sur le nouveau système d’échange de quotas d'émissions.
Passoire ou prison ? Bloomberg se penche sur le sport national chinois : contourner les restrictions drastiques d’investissements à l’étranger. L’achat de cryptomonnaies est ainsi devenu la nouvelle échappatoire à la mode pour faire sortir de l’argent de Chine. A l’inverse, le subterfuge plus traditionnel de l’achat d’actifs à un prix trop élevé, revendus ensuite moins cher à un partenaire qui transfère la différence sur un compte local, a souffert du durcissement réglementaire. Les trous de la Grande Muraille ne sont pas près d’être comblés : au-delà du rendement, avoir de l’argent à l’étranger permet aux familles les plus riches échaudées par l’exemple de Jack Ma de se rassurer sur les conséquences d’une éventuelle disgrâce…
La croissance de la production industrielle en Chine s’est accélérée lors des deux premiers mois de l’année, de +35,1% par rapport à la même période l’an dernier, après une progression de +7,3% en rythme annuel en décembre. Même s’il s’agit d’un rebond technique lié à un fort effet de base, les analystes anticipaient plutôt une hausse de +30%. La production industrielle arrive d’ailleurs en hausse de +16,9% par rapport aux deux premiers mois de 2019, donc bien avant la crise du coronavirus. Les ventes au détail ont progressé de +33,8% en rythme annuel sur janvier-février (après + 4,6% en décembre, et -20,5% en janvier-février 2020), sous l’effet d’une accélération de la demande intérieure.
La croissance de la production industrielle en Chine s’est accélérée lors des deux premiers mois de l’année, dépassant les attentes, alors que l’économie a consolidé son rétablissement après l’impact de la crise du coronavirus. D’après les statistiques officielles publiées lundi, la production industrielle a augmenté de +35,1% en janvier-février par rapport à la même période l’an dernier, après une progression de +7,3% en rythme annuel en décembre. Même s’il s’agit d’un rebond technique lié à un fort effet de base, les analystes anticipaient plutôt une hausse de +30%. La production industrielle arrive d’ailleurs en hausse de +16,9% par rapport aux deux premiers mois de 2019, donc bien avant la crise du coronavirus.
Les exportations chinoises ont bondi en janvier et en février et la croissance des importations a été plus rapide qu’escomptée après les niveaux de 2020, montrent des statistiques des douanes chinoises. Les exportations ont progressé de +60,6% en rythme annuel, bien plus que prévu après une croissance de +18,1% en décembre. En parallèle, durant les deux mois, les importations ont augmenté de +22,2% sur un an. L’excédent commercial de la Chine en janvier et en février ressort à 103,2 milliards de dollars, contre 78,2 milliards de dollars en décembre. Les autorités douanières chinoises ont commencé à combiner les données de janvier et de février en 2020 afin d’atténuer les distorsions causées par le Nouvel An lunaire.
Les exportations chinoises ont bondi en janvier et en février et la croissance des importations a été plus rapide qu’escomptée après les niveaux de 2020, montrent des données publiées dimanche. D’après les statistiques des douanes chinoises, les exportations ont progressé de +60,6% en rythme annuel, bien plus que prévu après une croissance de +18,1% en décembre. En parallèle, durant les deux mois, les importations ont augmenté de +22,2% sur un an, un rythme plus important qu’en décembre où elles avaient affiché une progression de 6,5%.
Lors de l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée populaire de Chine, le Premier ministre, Li Keqiang, a fixé un objectif de croissance économique pour 2021, contrairement aux attentes. « La Chine s’est fixé un objectif général de taux de croissance à plus de 6% pour cette année », a-t-il déclaré à l’occasion de la présentation de son rapport de travail pour 2021. Cet objectif est une surprise. De nombreux observateurs s’attendaient à ce que le gouvernement chinois fasse l’impasse comme l’an dernier en pleine crise sanitaire, en raison cette année de l’incertitude pesant toujours sur l’économie. L’an dernier la Chine a été la seule grande économie à avoir affiché une croissance de son PIB, de 2,3% (la plus faible en 44 ans).