Renouveau. C’est une Organisation mondiale du commerce (OMC) affaiblie par le blocage des Etats-Unis, contestée dans sa gouvernance et confrontée à la montée des protectionnismes qui va devoir se trouver un nouveau directeur général à compter du 1er septembre prochain. En effet, le Brésilien Roberto Azevêdo (photo), qui occupait ce poste depuis 7 ans, a officialisé son départ le 14 mai dernier, à l’occasion d’un conseil général convoqué à cet effet. Invoquant des motivations purement familiales, le directeur général sortant a dressé un bilan flatteur des accomplissements de l’organisation. Le processus de sélection de son remplaçant s’annonce périlleux. Certains membres ont déjà fait savoir que des candidats américains ou chinois étaient exclus d’avance, en raison du conflit entre les deux géants. Quant aux Etats-Unis, dont le Sénat va examiner un projet de retrait de l’OMC, leur réaction ne manquera pas d’être scrutée à la loupe.
Le président américain a déclaré lundi qu’il s’opposait à une renégociation de l’accord commercial de «phase 1» signé en janvier avec la Chine. Le Global Times, tabloïd adossé au Parti communiste chinois, a rapporté lundi que des conseillers de Pékin auraient évoqué la possibilité d’invalider l’accord commercial et d’en négocier un nouveau afin de faire pencher davantage la balance du côté chinois. Donald Trump, qui avait lui-même émis par le passé l’hypothèse de se retirer de l’accord, a indiqué qu’il souhaitait désormais voir si Pékin allait respecter ses engagements en achetant massivement des produits américains. Cet entretien est survenu dans un climat de tensions accrues avec la crise sanitaire.
Le président américain a déclaré lundi qu’il s’opposait à une renégociation de l’accord commercial de «phase 1» signé en janvier avec la Chine. Le Global Times, tabloïd en langue anglaise adossé au Parti communiste chinois (PCC), a rapporté lundi que des conseillers de Pékin auraient évoqué la possibilité d’invalider l’accord commercial et d’en négocier un nouveau afin de faire pencher davantage la balance du côté chinois.
Les exportations chinoises ont progressé en avril pour la première fois de l’année, de 3,5% en rythme annuel, contre toute attente malgré la crise sanitaire liée au coronavirus qui a pesé sur la demande et perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une contraction de 15,7% sur un an, après un déclin de 6,6% en mars.
La croissance économique asiatique devrait rester bloquée à 0% en 2020, pour la première fois en 60 ans, écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié jeudi. Bien que l’Asie semble mieux s’en sortir que d’autres régions souffrant de contractions économiques, les prévisions pour 2020 sont mauvaises, y compris par rapport à la crise grande financière mondiale de 2008 (la croissance avait chuté à +4,7%) et la crise financière asiatique de 1998 (+1,3%), note le FMI. La croissance chinoise est maintenant attendue à +1,2 % pour 2020, contre les +6% prévus en janvier. Le FMI estime que la deuxième économie mondiale devrait connaître une reprise de l’activité dans le courant de l’année et la croissance devrait rebondir à +9,2 % l’an prochain.
La croissance économique asiatique devrait rester bloquée à 0% en 2020, pour la première fois en 60 ans, écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié jeudi. Bien que l’Asie semble mieux s’en sortir que d’autres régions souffrant de contractions économiques, les prévisions pour 2020 sont mauvaises, y compris par rapport à la crise grande financière mondiale de 2008 (la croissance avait chuté à +4,7%) et la crise financière asiatique de 1998 (+1,3%), note le FMI.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé mercredi qu’elle abaissait à nouveau son taux de référence (taux de facilité de crédit à moyen terme à un an, MLF) de 20 points de base (pb) à 2,95%, à son plus bas depuis septembre 2014. La PBoC a également de nouveau réduit son taux de réserves obligatoires (RRR) des banques commerciales, comme c’était prévu depuis le 3 avril, au moins pour les petites et moyennes banques. Cette réduction devait s’effectuer en deux étapes : 50 pb le 15 avril et 50 pb le 15 mai, ce qui libérerait 400 milliards de yuans (57 milliards de dollars) de liquidités à injecter dans l’économie. Le taux de rémunération des réserves excédentaires a été abaissé de 0,72% à 0,35% le 7 avril.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé mercredi qu’elle abaissait à nouveau son taux de référence (taux de facilité de crédit à moyen terme à un an, MLF) de 20 points de base (pb) à 2,95%, son plus bas niveau depuis l’introduction de cet instrument en septembre 2014, toujours afin de limiter les effets du coronavirus sur la deuxième économie du monde. Après février un baisse de 10 pb en février, ce mouvement était déjà induit par la baisse, le 30 marsaprès l’annonce d’un plan de relance budgétaire, de 20 pb sur son taux de «reverse repo» à 7 jours, dans le but d’aplanir ainsi la courbe des taux. Les observateurs s’attendent désormais à ce qu’elle annonce le 20 avril une baisse du taux préférentiel de prêt (LPR), son autre taux de référence.
La Banque populaire de Chine (PBoC) a annoncé vendredi une réduction des réserves obligatoires imposées à certaines banques afin de libérer l'équivalent de 70 milliards d’euros (550 milliards de yuans) de liquidités pour soutenir l'économie, affaiblie par l'épidémie de coronavirus. Le taux de réserves obligatoires (RRR) sera réduit de 50 à 100 points de base (pb) selon les banques concernées à partir de lundi. La réduction sera fondée sur un passage en revue des prêts aux petites entreprises réalisés en 2019. Certains établissements bénéficieront d’une réduction de 100 pb supplémentaires.
Incitation. La mesure des émissions nationales de gaz à effet de serre n’intègre pas l’impact des échanges commerciaux. Or les émissions liées aux échanges (environ 8 milliards de tonnes de CO2 en 2015) représentent un quart des émissions mondiales totales (à peu près 32 milliards), selon un article publié par la Banque de France. Une part non négligeable des émissions d’un pays tel que la Chine vise à produire des biens et des services destinés à l’exportation, son empreinte carbone (environ 8 milliards de tonnes de CO2) est inférieure à ses émissions totales (9,1 milliards). « Les chaînes de valeur mondiales permettent de fragmenter la production à l’échelle mondiale en profitant des avantages comparatifs de chaque pays. Cette organisation de la production augmente les échanges internationaux et par conséquent les émissions contenues dans ces échanges. Avec les bonnes incitations au niveau mondial, les chaînes de valeur peuvent permettre une amélioration des émissions au niveau mondial si les entreprises choisissaient de produire là où l’impact environnemental est le moins important », explique Rafael Cezar, économiste à la Banque de France. Rapportées à la population, les émissions ainsi recalculées donnent aussi une image plus juste de la contribution des pays au réchauffement climatique (voir le graphique). Dans ce palmarès carboné, l’Allemagne occupe la première place.
Les réceptions de l’ambassadeur sont toujours un succès. En ces temps d’annulation en série de réunions publiques, la Fondation Concorde joue au grand timonier. Avec la « participation exceptionnelle de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Chine en France », Lu Shaye, le think tank, pardon, le groupe de réflexion, organise le 25 mars un petit-déjeuner « la Chine au présent ». Cela afin de nous « offrir l’opportunité de mieux connaître la Chine, puissance politique et industrielle ». Une opportunité bienvenue à l’heure de la propagation mondiale d’un trop fameux virus « made in China ». Il en coûtera 10 euros aux non-adhérents. Ou une boîte de Ferrero Rocher. En espérant que la réunion soit maintenue, faute de quoi Monsieur l’ambassadeur serait chocolat.
Certaines industries-clés de la ville chinoise de Wuhan, où est apparu en décembre le coronavirus, vont reprendre leur activité, ont annoncé mercredi les autorités de la province de Hubei, dans le centre du pays. Cette décision survient au lendemain de la visite du président Xi Jinping dans la ville, une première depuis l’apparition de l'épidémie.
Alors que l’expansion rapide de l'épidémie de coronavirus continuait à paniquer les marchés jeudi, en Corée du Sud, où au moins 13 victimes ont été dénombrées sur désormais plus de 1.700 cas de contamination, la banque centrale (BOK) a surpris les marchés en maintenant son taux d’intérêt directeur stable, à 1,25%, alors que 80% des analystes anticipaient une baisse de 25 points de base mercredi. En Chine, les autorités craignent désormais davantage les possibles sources d’infection en provenance de l'étranger. La Banque populaire de Chine (PBoC) a en outre déclaré qu’elle assurerait une liquidité suffisante grâce à des baisses du ratio de réserves obligatoires (RRR) en temps voulu.
La Chine a annoncé un vaste plan de soutien aux PME asphyxiées par les blocages liés au coronavirus, encourageant les banques à leur octroyer des prêts préférentiels. Les PME, qui représentent environ 60% du PIB, ont redémarré leur activité pour seulement un petit tiers d’entre elles en raison de chaînes d’approvisionnement perturbées, d’un manque d’employés disponibles ou de l’absence de clients. Pékin exige désormais des banques commerciales qu’elles accroissent d’au moins 30% sur un an leur volume de prêts aux PME au premier semestre, tout en abaissant leurs taux d’intérêt. Dans un communiqué, il a également annoncé qu’il élargirait de 500 milliards de yuans (65 milliards d’euros) le montant des opérations de réescompte et reconductions de prêts que peuvent réaliser les banques au profit de PME.
La Chine a annoncé un vaste plan de soutien aux PME asphyxiées par les blocages liés au coronavirus, encourageant les banques à leur octroyer des prêts préférentiels, avant d’autres coups de pouce éventuels. L'économie chinoise reste paralysée par les mesures de quarantaine et restrictions de circulation adoptées pour endiguer l'épidémie. Les PME, qui représentent environ 60% du PIB, ont redémarré leur activité pour seulement un petit tiers d’entre elles en raison de chaînes d’approvisionnement perturbées, d’un manque d’employés disponibles ou de l’absence de clients.