Urgence. L’approche de la COP 26 a peut-être décidé de sa date de parution. Le plan d’action pour que décroissent, à partir de 2030, les émissions de CO2 chinoises a été rendu public la semaine dernière. Le document est vaste mais quelques éléments sont saillants. Le pays va ainsi imposer une limite à la consommation de carburant fossile : la consommation de charbon devrait décroître à partir de 2025, ainsi que la production et la consommation de brut. La Chine a représenté 42 % de la croissance de la demande en pétrole les vingt dernières années ; si les plans se concrétisent, la demande en pétrole pourrait donc baisser de manière significative d’ici à 2030. En parallèle, la quantité d’énergie issue de sources renouvelables devrait doubler d’ici à la fin de la décennie, à 1.200 GW, et les véhicules électriques ou utilisant du gaz naturel ou de l’hydrogène représenter 40 % des nouveaux véhicules produits en 2030. Les nouvelles routes de la Soie (Belt and Road initiative) prendront aussi une coloration verte, Pékin se proposant de transférer des technologies vertes ou d’aider les parties prenantes dans leur transition énergétique. Enfin, le rapport ouvre la voie à la mise en place d’un programme de prêts verts par la banque centrale, et dont les critères seront déterminés par le gouvernement. L’initiative évoque le programme de crédits PSL (Pledged Supplementary Lending), qui avait permis de rénover une partie importante du parc urbain chinois en prêtant plus de 530 milliards de dollars.