La société de gestion néerlandaise Robeco a annoncé avoir obtenu, ce 27 septembre, l’autorisation du régulateur chinois pour créer et commercialiser des fonds. Robeco Private Fund Management (Shanghai) Co., LTD, la filiale chinoise à capitaux 100% étrangers («WFOE», Wholly Foreign Owned Enterprise) de Robeco, vient d’obtenir la licence de gestion de fonds privés (Private Fund Management - PFM) auprès de l’Association chinoise de gestion d’actifs (AMAC). Cette licence permettra Robeco de concevoir et distribuer des fonds investissant dans des actions et des obligations onshore en Chine aux investisseurs institutionnels et clients fortunés locaux. Robeco a commencé à investir dans les actions chinoises en 1990. Selon Jin Mei, responsable de Robeco pour le marché chinois, «la licence PFM marque une autre étape importante de notre parcours en Chine, après l'établissement réussi de notre filialeen Chine en 2015 et notre autorisation en tant queQualified Domestic Limited Partner (QDLP) en 2018.» Robeco comptait 200 milliards d’euros d’encours sous gestion, dont 177 milliards d’euros dédiés à l’intégration ESG.
China Evergrande, a annoncé mercredi qu’il prévoyait de vendre une participation de 10 milliards de yuans (1,55 milliard de dollars) dans Shengjing Bank à une société publique de gestion d’actifs, détenue par le gouvernement local de Shenyang. Le promoteur immobilier en difficulté s’active pour rassembler des fonds afin de rembourser ses dettes tandis que Pékin cherche à limiter les risque de contagion au secteur financier d’un défaut d’Evergrande.
La pénurie d'électricité, conséquence d’un approvisionnement en charbon insuffisant et du durcissement de la réglementation anti-pollution, pèse déjà sur l’activité industrielle dans plusieurs régions de la Chine, et des analystes estiment qu’elle freine la croissance économique du pays. Outre l’engagement pris par Pékin pour réduire son intensité énergétique d’environ 3% cette année, les autorités provinciales ont durci la mise en oeuvre des mesures de limitation des émissions de gaz à effet de serre ces derniers mois. Dans le même temps, la hausse des prix du gaz et du charbon pèse sur les approvisionnements, la diminution des importations de charbon en provenance d’Australie, l’un des principaux fournisseurs de la Chine, pays avec lequel elle est en conflit.
La dette du promoteur immobilier Evergrande n’est pas le seul problème de la Chine. La pénurie d'électricité, conséquence d’un approvisionnement en charbon insuffisant et du durcissement de la réglementation anti-pollution, pèse déjà sur l’activité industrielle dans plusieurs régions et des analystes estiment qu’elle freine la croissance économique de l’ensemble du pays.
China Evergrande n’a pas payé jeudi le coupon sur une de ses obligations en dollar. Le promoteur immobilier chinois, en grande difficulté,n’a pour le moment pas communiqué au marché d’information mais des détenteurs de ces obligations ont déclaré ne pas avoir reçu les intérêts dus, rapporte Reuters.
La banque centrale chinoise (PBoC) reste au chevet du système financier chinois. Elle a poursuivi vendredi ses injections de liquidités alors que le risque d’une défaillance du groupe immobilier China Evergrande se précise.
Les régulateurs chinois ont demandé à China Evergrande d'éviter un défaut de paiement à court terme sur ses obligations en dollars le jour où le promoteur immobilier en difficulté doit effectuer un paiement d’intérêts très attendu sur sa dette offshore, rapporte jeudi Bloomberg citant une personne proche du dossier.
Ce n’est pas parce que les températures y sont négatives la moitié de l’année que la Mongolie échappe à la surchauffe. L’indice action MSE 20, qui concentre les plus grosses entreprises du pays, affiche un rendement de 130 % depuis janvier – il faut aussi reconnaître qu’avec une capitalisation ne dépassant pas quelques milliards, un intérêt plus marqué de la part des investisseurs a un effet disproportionné. Oulan-Bator deviendra-t-il le nouveau GameStop ? Les arguments en faveur de l’économie mongole (minage et production d’alcool pour l’essentiel) ne convainquent pas tous les investisseurs, dont certains rappellent que l’index avait grimpé de 400 % en 2007 et 138 % en 2010. Entre deux périodes de glaciation.
Le grand moment est arrivé. Evergrande amorce la purge des excès du secteur immobilier en Chine, que les cassandres prédisaient depuis plus d’une décennie sans jamais la voir. La débâcle du promoteur aux 300 milliards de dollars de dette et aux activités tentaculaires, qui n’avait d’abord suscité que l’indifférence, fait désormais passer un frisson d’angoisse sur les marchés boursiers mondiaux à mesure que Pékin laisse le groupe s’enfoncer dans la crise.
Après avoir négocié sur sa dette en yuan, le promoteur immobilier fait face à une échéance sur ses obligations en dollar ce jeudi. Son échéancier est chargé d’ici décembre.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, est mise en cause dans une enquête sur son poste de directrice générale à la Banque mondiale, jusqu’en 2019. En 2017, elle aurait fait pression pour modifier la méthodologie et les conclusions du rapport «Doing Business 2018» afin d’y ménager la place de la Chine (78ème), potentiellement à la demande du président Jim Yong Kim. Face à ces révélations, la Banque mondiale, dont le chef économiste Paul Romer avait démissionné pour dénoncer des modifications «arbitraires», a annoncé arrêter la publication de ce rapport annuel sur le climat des affaires et des investissements, une décision saluée notamment par Oxfam International.
La chute des actions de China Evergrande (-6,4% à un plus bas depuis 2011) s’est poursuivie jeudi à la Bourse de Hong-Kong, tandis que les transactions sur des obligations ont de nouveau été suspendues suite à une nouvelle dégradation de notation. Le promoteur immobilier chinois, le plus endetté au monde, est proche d’une crise de liquidité et d’une restructuration. Cette situation commence à avoir des répercussions sur les autres valeurs du secteur. L’indice Hang Seng a perdu 1,5%, sa quatrième baisse consécutive, à un plus bas de 10 mois, plombé par le secteur immobilier. Sunac China a chuté de 11% tandis que Country Garden, le plus important promoteur chinois en termes de chiffre d’affaires, a abandonné 8%. A elles seules, ces deux valeurs ont dégringolé de 20% cette semaine. Le secteur financier était également en fort recul ce jeudi à la Bourse de Shanghai.
La chute des actions de China Evergrande (-6,4% à un plus bas depuis 2011) s’est poursuivie jeudi à la Bourse de Hong-Kong tandis que les transactions sur des obligations ont de nouveau été suspendues suite à une nouvelle dégradation de notation.
Maîtrise. Le gouvernement chinois veut dégonfler la bulle immobilière sans la faire éclater. Le pari est risqué. Certes, la dette des ménages, qui représente 70 % du PIB, est essentiellement constituée de crédit immobiliers. Et la spéculation effrénée a fait de la casse : 6,2 milliards de dollars d’obligations high yield liées au secteur ont déjà fait défaut depuis janvier, un volume supérieur à la somme des défaillances des douze dernières années.
Les autorités de Pékin ont averti plusieurs grandes banques du pays que China Evergrande ne pourrait pas honorer les intérêts dus le 20 septembre sur un emprunt, rapporte Bloomberg, ajoutant ainsi aux craintes d’une crise de liquidité du numéro deux chinois de l’immobilier. Le groupe poursuit ses négociations avec ses banques sur la possibilité d'étaler ses remboursements ou de prolonger la durée de certains de ses emprunts. Le ministère du Logement allait organiser une réunion avec les banques cette semaine. Le promoteur chinois, le plus endetté au monde avec un passif d’environ 1.970 milliards de yuans (303 milliards de dollars), a indiqué mardi avoir mandaté des conseils pour évaluer sa situation financière, renforçant les craintes d’une restructuration prochaine de sa dette.
Le ralentissement de la croissance se confirme en Chine. Le pays a publié mercredi des données économiques inférieures aux attentes en août. «Les données d’activité pour le mois d’août surprennent de nouveau nettement à la baisse», relèvent les économistes de Société Générale CIB, avec une chute significative de la croissance de la consommation.
Les autorités de Pékin ont averti plusieurs grandes banques du pays que China Evergrande ne pourrait pas honorer les intérêts dus le 20 septembre sur un emprunt, rapporte Bloomberg, ajoutant ainsi aux craintes d’une crise de liquidité du numéro deux chinois de l’immobilier.