Evoluant dans le giron de Permira depuis son rachat pour 1,3 milliard d’euros en 2018, Exclusive Networks prépare l’après-LBO (leveraged buy-out). Le distributeur français de solutions de cybersécurité a déposé son document d’enregistrement auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), en vue d’une cotation sur Euronext Paris. Pour ses premiers pas en Bourse, l’ETI tricolore espère lever 260 millions d’euros. Elle pèse aujourd’hui 2,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, grâce à une présence physique dans 40 pays et un réseau de plus de 240 fournisseurs. Dans le monde, le marché de la cybersécurité s’est fortement développé, jusqu’à représenter 58 milliards d’euros.
La multitude de fonds frappant à la porte de la Bourse n’entame en rien la volonté de leurs participations de suivre cette même trajectoire. Evoluant dans le giron de Permira depuis son rachat pour 1,3 milliard d’euros en 2018, Exclusive Networks prépare l’après LBO. Le distributeur français de solutions de cybersécurité a déposé son document d’enregistrement auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), en vue d’une cotation sur Euronext Paris.
Quatorze ans après sa création, la société de gestion créée par Alain Rauscher et Mark Crosbie prépare une IPO devant lui permettre de lever 350 millions d’euros.
Antin Infrastructure Partners a annoncé ce vendredi matin dans un communiqué avoir passé la première étape de son projet d’introduction en Bourse sur le marché réglementé d’Euronext à Paris avec l’approbation de son document d’enregistrement par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
L’équipe de gestion Eres, employée jusqu’ici par la plateforme Edmond de Rothschild Private Equity, va désormais agir en tant que société indépendante, ont annoncé les deux parties ce 1er septembre. Pour ce faire, une nouvelle structure, dénommée Elyan Partners, a été créée. Elle agira comme conseiller en investissement exclusif des fonds Eres III, Eres IV et conseil du fonds Privilege 2018. Ce changement permet à Edmond de Rothschild d’unifier son modèle organisationnel, puisque l’ensemble des autres équipes de gestion de la plateforme de private equity fonctionne ainsi. Pour les dirigeants d’Elyan Partners, cela permet d’aligner leurs intérêts avec ceux de leurs limited partners, nous a précisé Jean-François Félix, le président de la nouvelle société. Les actionnaires ont opté pour la structure de société par actions simplifiée, avec une équipe dirigeante majoritaire, et le groupe Edmond de Rothschild comme minoritaire. La direction générale a été confiée à Jérémie Melin, tandis que trois collaborateurs ont été promus au rang de partners. Il s’agit de Laure Lamm-Coutard, Vincent Manes et Maxence de Vienne. L’équipe compte embaucher prochainement deux ou trois nouveaux collaborateurs juniors pour les remplacer aux postes de principals, a précisé Jean-François Félix. Edmond de Rothschild Private Equity a par ailleurs annoncé le premier closing du fonds Eres IV, avec près de 300 millions d’euros de collecte. La cible finale s’élève à 450 millions d’euros, avec un hard cap à 500 millions. Le fonds investira dans des entreprises de taille moyenne jugées comme présentant un fort potentiel de développement en Europe et aux États-Unis, notamment dans les secteurs de l’e-commerce, des services financiers, des nouveaux modes de consommation et des services aux biotechs. Cette première collecte porte par ailleurs les encours de la plateforme de la maison à trois milliards d’euros.
En levant 500 millions de dollars (408 millions d’euros) en mai auprès d’investisseurs du calibre de Softbank, Contentsquare avait clairement détaillé son intention de grandir par croissance externe. Depuis, la pépite française créée par Jonathan Cherki s’est offerte Upstride, une deeptech spécialisée dans l’amélioration des performances d’outils de machine learning. Une acquisition intervenue en juillet aujourd’hui suivie par le rachat de Hotjar. Ce faisant, le nouvel ensemble compte plus de mille collaborateurs.
L’avenir du fabricant d’équipements pour les industries de la boulangerie, de la santé et de l’agroalimentaire va être confié à une banque d’affaires d’ici l’automne.
Le leader mondial des services de communications par satellite Marlink ne sera bientôt plus détenu par Apax. A la suite de l’enchère animée par Goldman Sachs et BNP Paribas, le fonds tricolore présidé par Eddie Misrahi est entré en négociations exclusives avec son homologue britannique Providence Equity Partners. La valorisation de Marlink se situerait au-dessus du milliard d’euros, contre un peu plus de 400 millions d’euros quand Apax l’avait racheté à Airbus en 2016. Dans ce processus, Providence s’est imposé face à des fonds du calibre de PAI Partners. Marlink est le premier fournisseur indépendant de services et solutions de transmission pour les grandes entreprises des secteurs maritime et terrestre. Il conçoit, installe et opère des solutions de réseaux combinant de la connectivité hybride avec des liens par satellite et terrestres. Une technologie permettant de continuer à suivre les navires et véhicules, même dans des zones non couvertes par les réseaux traditionnels.
Le fonds de pension britannique Nest (23 milliards d’euros d’actifs sous gestion) lance un appel au marché pour construire un portefeuille de 1,5 milliard de livres (1,75 milliard d’euros) dans le private equity pour les trois prochaines années. L’allocation en private equity doit ainsi atteindre 5% de ses encours d’ici à 2024. Le fonds de pension est déjà présent dans le non-coté à travers les infrastructures et la dette mais fait ses premiers pas dans le capital-investissement traditionnel afin de soutenir les entreprises innovantes et en croissance. «Au cours des vingt prochaines années, nous espérons investir environ 80 milliards de livres (93 milliards d’euros) pour le compte de nos membres. Nous souhaitons que le ‘private equity’ joue un rôle important dans le portefeuille, offrant des revenus élevés et de la diversification», explique Stephen O’Neill, responsable des capitaux privés chez Nest.
Les exigences des investisseurs d’une finance plus responsable ne sacrifient pas la recherche du rendement, qu’on se rassure. Ainsi, le cours de Bridgepoint, le fonds de capital-investissement qui s’est coté à Londres fin juillet, a gagné 25 % le premier jour de sa cotation, puis a régulièrement progressé. Pourtant, les investisseurs attentifs pouvaient lire dans son prospectus que les administrateurs indépendants avaient reçu des commissions de bienvenue de 3,25 millions de livres, en plus de la rémunération pour leur rôle d’administrateur, entre 75.000 et 200.000 livres par an, selon le Financial Times. Certes, des gérants ont considéré ces cadeaux comme « irréguliers » car les sommes en question ont été investies dans Bridgepoint, en dépit de l’indépendance proclamée. Mais qu’importe, le groupe a levé plus de 900 millions d’euros et il n’a pas été question de changer les pratiques de gouvernance.
L’hôtellerie de plein air commence à attirer les grands investisseurs et gestionnaires d’actifs, qui parient sur la montée en gamme et la consolidation du secteur.
TPG a engagé JPMorgan et Goldman Sachs pour piloter son projet d’introduction en Bourse, selon plusieurs médias dont le Wall Street Journal. Ce dernier avait rapporté en juin que le fonds d’investissement américain commençait à étudier une mise en Bourse susceptible de le valoriser à environ 10 milliards de dollars. TPG, qui envisageait à l'époque une introduction en Bourse classique ou bien une fusion avec un véhicule d’investissement coté (Spac), s’orienterait vers la première solution et préparerait un dossier qu’elle prévoit de déposer de manière confidentielle auprès des régulateurs dans les semaines à venir. La société pourrait ainsi faire ses débuts en Bourse d’ici à la fin de l’année. TPG est l’un des derniers grands fonds de capital investissement américains à ne pas être coté en Bourse. Blackstone, KKR, Apollo, Carlyle ou bien encore Ares sont tous cotés à la Bourse de New York. Un phénomène également visible en Europe, comme l’illustre la récente introduction en Bourse de Bridgepoint.