L’ONG Reclaim Finance s’en est prise lundi à la Banque centrale européenne (BCE), qu’elle accuse de financer les entreprises polluantes au travers de son programme d’achats d’actifs. Dans un rapport intitulé «Quantitative easing et climat : le sale secret de la BCE», qui étudie la liste des actifs détenus au titre des achats d’actifs d’entreprises, elle montre que le quantitative easing a profité à 38 entreprises des énergies fossiles, dont 10 entreprises sont liées au secteur du charbon. Le champ est large, puisqu’il comprend aussi des producteurs de gaz.
L’ouverture par l’Union européenne (UE) d’une procédure contre l’Allemagne après le jugement de la Cour constitutionnelle allemande sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) «affaiblirait ou menacerait» l’UE elle-même, a déclaré l’un des juges de Karlsruhe, Peter Huber, cité par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Une procédure d’infraction constituerait une escalade considérable, qui plongerait l’Allemagne et d’autres Etats membres dans un conflit constitutionnel difficile à résoudre», a estimé le magistrat. Une telle procédure n’est, selon lui, «en aucun cas inévitable».
Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, a déclaré jeudi que l’institution devait rendre compte aux institutions et aux tribunaux de l’Union européenne, plutôt que répondre aux lois nationales. Il réagissait ainsi à la décision de justice allemande sur le programme d’achat d’obligations de la BCE.
Gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge. La zone euro pourrait faire sienne cette maxime à la lecture du verdict de la Cour constitutionnelle allemande. La haute juridiction a rendu le 5 mai une décision qui menace de lier les mains de la Banque centrale européenne au moment où celle-ci en a le moins besoin.
La Commission européenne, par l’intermédiaire de son commissaire à l’Economie, a insisté mercredi «sur la primauté du droit» et «des décisions de la Cour justice de l’Union européenne (CJUE) sur les juridictions nationales» au lendemain de l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande. Mardi, cette dernière a donné trois mois à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier les achats d’obligations d’Etat réalisés pour son compte par la Bundesbank, sous peine de voir celle-ci cesser de participer au QE. «Nous avons toujours respecté et nous soutenons pleinement l’indépendance de la BCE dans la mise en oeuvre de la politique monétaire», a ajouté Paolo Gentiloni.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO. Les PELTRO seront plutôt destinées aux banques et contreparties qui se concentrent sur les prêts aux secteurs non éligibles aux TLTRO, a précisé Philip Lane, l’économiste membre du Conseil exécutif, dans une note. Jeudi, la président de la BCE, Christine Lagarde, n’a pas exclu que ce programme puisse ensuite être ouvert à des acteurs non bancaires.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO, ce qui pouvait laisser dubitatif sur leur attractivité.
Dans son jugement rendu mardi suite à plusieurs plaintes dirigées contre le Programme d’achat dans le secteur public (PSPP) de la Banque centrale européenne (BCE), la Cour constitutionnelle allemande a conclu que le gouvernement fédéral et le Bundestag ont violé les droits de la constitution allemande en omettant de contester que la BCE, dans ses décisions sur l’adoption et la mise en œuvre du PSPP, n’a ni évalué ni démontré que les mesures prévues dans ces décisions satisfont au principe de proportionnalité.
Plus de la moitié des gérants de hedge funds (53 %) utilisent des informations non conventionnelles comme les comportements d’achat des consommateurs, les tendances des réseaux sociaux, les conditions météorologiques ou les images satellites, révèle une nouvelle étude de l’Alternative Investment Management Association (AIMA). Cette étude a été réalisée auprès de 100 gérants de hedge funds dans le monde représentant 720 milliards de dollars d’actifs.
La Banque centrale européenne (BCE) a donc laissé ses taux d’intérêt et le montant de ses achats d’actifs inchangés jeudi, après l’adoption de nombreuses mesures en mars face à la crise «sans précédent» du coronavirus. Mais sa présidente, Christine Lagarde, a confirmé que l’institution restait ouverte à toutes les possibilités, avec une «grande flexibilité» pour continuer à soutenir l’économie, et a annoncé deux nouveautés.
Raphaël Thuin, le responsable obligataire de Tobam, a quitté la société fin mars, selon les informations de Citywire Selector. L’intéressé a été remplacé par Axel Cabrol, qui était responsable adjoint du pôle obligataire jusqu’à présent.
Les émissions nettes des pays de la zone euro pourraient atteindre 1.000 milliards d'euros cette année. Un défi pour la BCE, et plus encore pour les teneurs de marché.