Postbank, filiale de banque de détail de Deutsche Bank, pense que son bénéfice imposable annuel diminuera de 100 millions d’euros au moins cette année en raison notamment des coûts induits par la séparation avec sa société-mère. Le bénéfice imposable de Postbank a augmenté de 9,6%, à 522 millions d’euros, en 2015. Son ratio de fonds propres durs Tier 1 a augmenté à 11,4% contre 10,5% en 2014, et le rendement des fonds propres avant impôt a progressé à 8,8% contre 6,9%. Deutsche Bank compte vendre ou introduire en Bourse Postbank d’ici à la fin 2017.
La Caisse d’Epargne Ile de France, la première banque régionale du groupe BPCE, a annoncé mercredi vouloir investir 3 milliards d’euros supplémentaires dans des projets du Grand Paris. Etalée sur trois ans, cette somme sera engagée à 80% sous forme de prêts bancaires classiques ou structurés et à 20% via des injections de fonds propres. « Nous allons renforcer notre intervention dans le financement des infrastructures et des transports où nous sommes déjà très actifs », a souligné Didier Patault, le président du directoire de la caisse régionale. La Caisse d’Epargne Ile de France rappelle qu’elle a déjà contribué à des projets structurants comme le financement de rames de tramway pour le Stif, la création de l’Hôtel logistique multimodal de Chapelle International à Paris, ou l’opération ZAC Maison Blanche Neuilly-sur-Marne.
Royal Bank of Scotland (RBS) a versé 1,2 milliard de livres (1,3 milliard d’euros) au Trésor britannique pour mettre fin à l’arrangement qui accordait un droit préférentiel à dividende à l’Etat depuis la nationalisation de la banque en 2009. La fin de cet accord pourrait être un argument de poids pour convaincre de nouveau investisseurs à acheter des titres de la banque britannique, encore détenue à 73% par l’Etat. RBS ne devrait toutefois pas verser de dividende cette année, a averti son directeur général Ross McEwan. Le groupe a enregistré l’an dernier une perte annuelle de 1,98 milliard de livres, la huitième consécutive.
Banco Popolare et Banca Popolare di Milano (BPM) sont près de répondre aux conditions posées par la BCE pour une fusion, a déclaré Pier Francesco Saviotti, l’administrateur délégué de Banco Popolare, sans exclure une augmentation de capital. Après des mois de négociations, les conseils d’administration des deux banques coopératives italiennes se réunissent demain pour prendre une décision. Banco Popolare et BPM, qui créeraient par leur fusion la troisième banque d’Italie, ont publié vendredi un communiqué notant que la BCE exigerait de la banque issue de leur rapprochement qu’elle ait «dès le départ, une position forte en termes de capital et de qualité de l’actif», en prenant en particulier «toute disposition sur le capital». Banco Popolare ne vendra pas sa filiale de gestion Aletti ni sa participation de 39% dans Agos Ducato, sa coentreprise avec Crédit Agricole, a précisé Pier Francesco Saviotti.
Les banques françaises ont réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices dans des pays à fiscalité avantageuse en 2014, soit un tiers de leurs profits internationaux, selon un étude dévoilée ce matin par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France. A lui seul, BNP Paribas aurait tiré 2,4 milliards d’euros de résultats de ses «paradis fiscaux», mais la plus grande partie (1,3 milliard d’euros) provient de la Belgique où il possède la banque de détail Fortis. Suivent la Société Générale (1,3 milliard) et le Crédit Agricole (700 millions).
La Société Générale pourrait accélérer ses baisse des coûts, notamment dans la banque de financement et d’investissement, face aux pressions réglementaires, a déclaré hier son directeur général Frédéric Oudéa. «Nous pourrions même accélérer ou augmenter le montant des économies» dans la division Global banking & investor solutions, a précisé le dirigeant lors d’une conférence organisée par Morgan Stanley à Londres. Ce pôle, qui inclut la BFI, les métiers titres, la gestion d’actifs et la banque privée, concentre 38% des 850 millions d’euros d'économies attendues d’ici à 2017.
La Société Générale pourrait passer la vitesse supérieure dans ses plans de baisse des coûts, notamment dans la banque de financement et d’investissement, face aux pressions réglementaires, a déclaré ce matin son directeur général Frédéric Oudéa. « Nous pourrions même accélérer ou augmenter le montant des économies » dans la division Global banking & investor solutions, a précisé le dirigeant lors au cours d’une conférence investisseurs organisée par Morgan Stanley à Londres. Ce pôle, qui inclut la BFI, les métiers titres, la gestion d’actifs et la banque privée, concentre 38% des 850 millions d’euros d'économies attendues d’ici à 2017.
Les banques françaises ont réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices dans des pays à fiscalité avantageuse en 2014, soit un tiers de leurs profits internationaux, selon un étude dévoilée ce matin par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France. A lui seul, BNP Paribas aurait tiré 2,4 milliards d’euros de résultats de ses « paradis fiscaux », mais la plus grande partie (1,3 milliard d’euros) provient de la Belgique où il possède la banque de détail Fortis. Suivent la Société Générale (1,3 milliard) et le Crédit Agricole (700 millions). Le Crédit Mutuel-CIC remporte la palme de l’optimisation avec 44% de ses profits totaux enregistrés dans des paradis fiscaux, contre 35% chez BNP Paribas.
Deutsche Bank pourrait essuyer une perte annuelle en 2016, alors que le groupe allemand est en pleine restructuration. « Nous avons dit que cette année ne sera pas une année profitable. Nous pourrions faire un petit bénéfice, nous pourrions faire une petite perte, nous ne savons pas », a déclaré ce mercredi son co-directeur général John Cryan, au cours d’une conférence à Londres, avant d’ajouter : « Il y a beaucoup de choses que nous devons faire cette année, donc cette année nous ne serons pas profitables ». Deutsche Bank a connu un début d’année très chahuté sur les marchés après une perte nette record de perte 6,8 milliards d’euros en 2015 et des inquiétudes sur sa dette hybride.
Une grève a eu lieu hier à l’appel des cinq syndicats de la Société Générale pour protester contre les 550 suppressions de postes annoncées la semaine dernière dans les services administratifs. Après la suppression annoncée en décembre de 2.000 emplois d’ici 2020 dans son réseau d’agences, la banque va fermer six de ses vingt pôles services client (PSC), dédiés à la gestion administrative (gestion des successions, des prêts immobiliers, vérification des dossiers).
Le Crédit Coopératif a enregistré l’an dernier une baisse de 31,2% de son résultat net, à 37,8 millions d’euros. Malgré une activité commerciale plutôt bien orientée, la banque a notamment pâti de plusieurs éléments exceptionnels, dont une provision de 6,1 millions d’euros pour un redressement fiscal, lié à un versement excessif d’intérêts d'épargne réglementée en 2012. La baisse de 1,4% de la marge d’intérêts, atténuée par une hausse de 10,7% de la production de crédits, a en outre été plus que compensée par la hausse de 9% des commissions. La banque coopérative a par ailleurs enregistré une hausse de 3,4% de sa base de clientèle, à 337.100 clients, tandis que l’encours de collecte d’épargne a grimpé de 6,3%.