UBS, le numéro un mondial de la gestion de fortune, a fait état mardi d’un bénéfice net de 707 millions de francs suisses (642 millions d’euros) au premier trimestre, un chiffre en baisse de 64% par rapport au résultat de 1,98 milliard enregistré un an plus tôt. Dans son communiqué, UBS explique la faiblesse de ses résultats par l’aversion au risque et une activité transactionnelle (introductions en Bourse, fusions-acquisitions...) anormalement basse, durant une période marquée par la chute des marchés financiers.
BNP Paribas a annoncé ce matin un bénéfice net de 1,81 milliard d’euros au premier trimestre, en hausse de 10,1% sur un an et supérieur aux attentes des analystes. Hors éléments exceptionnels, il progresse encore de 4%. La forte baisse du coût du risque a contribué à ces résultats : les provisions sur les portefeuilles de prêts ont baissé de 27% sur un an à 757 millions d’euros, grâce notamment au mouvement de reprise de l'économie en Europe. La banque s’est adjugé la plus forte progression du CAC 40 en début de séance (+2,89% 50 minutes après l’ouverture) et le titre restait en hausse de 0,9% à midi.
Alors que la Justice a temporairement suspendu le transfert de créances vers la bad bank, le gouvernement cherche toujours une issue pour sa part au capital de la banque.
Le gouvernement portugais étudie toutes les possibilités concernant la banque Novo Banco, y compris celle de renoncer à vendre la part du capital détenue par l’Etat, a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat au Trésor, Ricardo Mourinho Felix. Ses déclarations, pendant un débat parlementaire, interviennent au lendemain de la suspension par un tribunal portugais de la décision de la banque centrale nationale de transférer une partie de la dette obligataire de Novo Banco à la structure de défaisance BES. Une décision judiciaire qui pourrait compliquer la privatisation de l'établissement. «Toutes les options sont ouvertes concernant la vente de Novo Banco (...) Nous devons prendre acte du fait que sa vente pourrait avoir un coût, mais la conserver dans le secteur public pourrait aussi avoir un coût. Nous devons donc comparer les deux scénarios et déterminer lequel implique le coût le plus faible pour le contribuable à moyen et long termes », a dit Ricardo Mourinho Felix.
Le fonds bancaire italien Atlante a levé 4,25 milliards d’euros auprès de 67 institutions italiennes ou étrangères, moins que les 5 milliards initialement visés. UniCredit et Intesa Sanpaolo, les deux plus grosses banques italiennes, sont les deux principaux sponsors avec 1 milliard d’euros chacune. Les fonds d’Atlante seront investis jusqu'à 70% dans les augmentations de capital que seront amenées à lancer les banques italiennes pour restaurer leur bilan. Il pourrait acheter jusqu'à 75% d’une émission, voire aller plus haut si nécessaire afin d’assurer la réussite de l’augmentation de capital. Atlante sera mis en action dans le cadre de l’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros de Banca Popolare di Vicenza. Le fonds pourra également acheter des portefeuilles de créances douteuses auprès des banques.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé ce matin avoir creusé ses pertes au premier trimestre et s’est montré circonspect quant au calendrier de reprise du dividende au vu de la baisse de ses revenus, du coût toujours très lourd de sa restructuration et de la lenteur de ses cessions d’actifs. La banque écossaise, contrôlée à 73% par l’Etat britannique, n’a pas dégagé de bénéfice annuel depuis 2007.
Les banques espagnoles BBVA et Caixabank ont annoncé hier des ratios de fonds propres CET1 meilleurs au premier trimestre, mais leur produit net d’intérêts a diminué par rapport aux trois mois précédents. Le ratio CET1 de BBVA est ressorti à 10,54% fin mars contre 10,33% fin décembre, tandis que celui de Caixabank s’est établi à 11,64% contre 11,55%. BBVA, très internationale, et Caixabank, centrée sur l’Espagne, ont des stratégies divergentes, mais à l’instar d’autres banques, elles peinent à faire du profit à partir des crédits dans un environnement de taux d’intérêt ultra-bas.
Un tribunal de Lisbonne a suspendu la décision de la banque centrale de transférer des obligations de la banque Novo Banco à Banco Espirito Santo (BES), ont rapporté hier deux médias locaux. La radio TSF explique que le tribunal avait émis une injonction à l’encontre de la décision prise en décembre par la Banque du Portugal, qui avait suscité la colère de nombreux investisseurs, BES étant une structure de défaisance regroupant des actifs toxiques voués à la liquidation. Le quotidien Diario de Noticias indique que le transfert de 1,985 milliard d’euros d’obligations, censé renforcer le bilan de Novo Banco, sera suspendu jusqu'à ce que la banque centrale ait répondu au tribunal saisi du dossier. Deux sources financières ont estimé que la décision de justice conduirait probablement la banque centrale à invoquer une clause dite d’intérêt public, qui a suffi dans le passé à faire annuler des jugements similaires.
A rebours des attentes des analystes, Deutsche Bank est parvenue à rester dans le vert au premier trimestre. Dans un contexte de marché particulièrement difficile pour les BFI en janvier et février, la banque allemande a enregistré une baisse de 58% de son bénéfice net, à 236 millions d’euros, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une perte de 249 millions.
Le fonds britannique est en négociations exclusives avec le groupe bancaire pour le rachat de ses activités françaises de détail et de gestion, non rentables.
Intesa SanPaolo est en discussions avancées avec plusieurs repreneurs pour vendre sa filiale de paiement Setefi, indiquait hier Reuters de plusieurs sources. Celle-ci serait valorisée plus de 1 milliard d’euros, soit environ 10 fois son Ebitda. Ses concurrents italiens, ICBPI et SIA, auraient tous les deux soumis des offres. Des fonds de private equity ont regardé le dossier mais auraient depuis renoncé à faire une offre, indique Reuters. La décision finale pourrait être prise la semaine prochaine. Le processus de cession est dirigé par Intesa et UBS. Setefi gère les transactions d’environ 15 millions de cartes de crédit, essentiellement émises par des clients d’Intesa.
Nomura a annoncé mercredi sa première perte trimestrielle depuis 2011. Dans un contexte difficile pour la banque de financement et d’investissement, la banque japonaise a enregistré au quatrième trimestre de son exercice 2015-2016 (clos fin mars) une perte de 19,2 milliards de yens (152,4 millions d’euros). Les revenus engrangés par sa banque de gros entre janvier et mars ont plongé de 41% sur un an, à 136,2 milliards de yens. La fin de l’exercice a également été difficile pour la banque de détail, dont les revenus ont baissé de 31% à 85 milliards de yens.
En suspens depuis plusieurs années, le sort de Barclays France semble enfin scellé. Le groupe Barclays a annoncé ce matin son entrée en négociations exclusives avec le fonds britannique AnaCap Financial Partners pour lui céder ses activités de banque de détail et gestion d’actifs en France, « avec l’intégralité des employés dédiés à ce périmètre », précise le communiqué. La transaction concerne 1.100 collaborateurs et 74 points de vente.
En suspens depuis plusieurs années, le sort de Barclays France semble enfin scellé. Le groupe Barclays a annoncé ce matin son entrée en négociations exclusives avec le fonds britannique AnaCap Financial Partners pour lui céder ses activités de banque de détail et gestion d’actifs en France, « avec l’intégralité des employés dédiés à ce périmètre », précise le communiqué. Le périmètre compte 1.100 collaborateurs et 74 points de vente. Les parties prenantes ne communiquent pas les détails financiers de l’opération, qui ne concerne pas les activités françaises de Barclays Corporate & Investment Banking. Ces dernières demeurent dans le giron de Barclays.