RBS, encore détenue à plus de 70% par l’Etat britannique, a publié une perte trimestrielle nette de 469 millions de livres sterling (523 millions d’euros), à comparer à un bénéfice de 952 millions un an plus tôt. Cette perte deux fois supérieure aux attentes fait peser un doute sur le calendrier de la poursuite par le gouvernement de son désengagement de la banque. Celle-ci a en outre indiqué qu’elle ne parviendrait pas à vendre sa filiale Williams & Glyn avant fin 2017. Cette cession lui avait été imposée dans le cadre du plan de renflouement de 2008, d’un montant total de 45,5 milliards de livres. La banque n’a pas dégagé le moindre bénéfice annuel depuis 2007 et l’investissement de l’Etat dans son capital se solde pour l’instant par une perte latente de 25 milliards.
UBS a réalisé au troisième trimestre un bénéfice net de 827 millions de francs suisses (763 millions d’euros), contre 2,1 milliards sur la période correspondante de l’an dernier qui incluait un gain fiscal de 1,3 milliard de francs. Son bénéfice avant impôts sur le trimestre écoulé a augmenté de 11% à 877 millions de francs en raison notamment de bonnes performances sur le marché suisse et de réductions de coûts.
BNP Paribas a dépassé les attentes tant en termes de revenus que de résultats au troisième trimestre. Malgré des taux bas qui pèsent sur les activités de détail, la banque a enregistré un produit net bancaire (PNB) de 10,6 milliards d’euros, en hausse de 2,4% alors que les analystes anticipaient une baisse à 10,2 milliards. Outre l’accélération du trading obligataire, BNP Paribas a aussi bénéficié de la hausse de 3,9% des revenus des services financiers internationaux (SFI). Le résultat net du groupe s’est pour sa part apprécié de 3,3%, à 1,9 milliard d’euros, alors que les analystes tablaient sur un chiffre de 1,7 milliard.
La banque française a enregistré un bénéfice net de près de 1,9 milliard d’euros au troisième trimestre, en hausse de 3,3%, grâce à l'ensemble de ses métiers
La première banque allemande a publié hier un bénéfice trimestriel surprise. L’issue de son litige aux Etats-Unis et de sa restructuration restent en suspens.
Lazard a annoncé pour le troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 71,8%, à 113 millions de dollars. Mais la banque franco-américaine, qui a vu ses dépenses salariales augmenter de 11%, avait bénéficié d’un gain fiscal de 421 millions l’an dernier. Ses revenus ont progressé de 3%, à 611 millions de dollars, grâce notamment au doublement des commissions de restructuration financière (à 51 millions). Les encours de la division gestion ont crû de 12%, à 205 milliards de dollars ; la collecte nette a atteint environ 3 milliards.
Après le Crédit Agricole hier, la Société Générale a annoncé hier qu’elle va arrêter de financer les activités liées au charbon dans le cadre des engagements pris en décembre 2015 lors de la conférence de Paris sur le climat (Cop 21). A quelques jours de l’ouverture de la Cop 22, elle cessera à partir du 1er janvier tous nouveaux financements de projets de centrales thermiques au charbon ou des infrastructures associées dans le monde. «Désormais clairement isolée, BNP Paribas est la dernière grande banque française à toujours autoriser les soutiens directs aux centrales à charbon», a notamment réagi l’ONG Les Amis de la Terre.
La deuxième banque espagnole BBVA a fait état d’un bénéfice net de 965 millions d’euros au troisième trimestre (+23% en données ajustées), soutenu par ses activités au Mexique, l’un de ses principaux relais de croissance. Le troisième trimestre de l’an dernier s'était soldé par une perte de 1,1 milliard après des charges de dépréciations de 1,8 milliard en Turquie.
UK Financial Investments (UKFI), structure qui gère les participations de l’Etat britannique dans Lloyds et RBS, a réduit ses parts dans Lloyds juste en dessous de 9% (8,99905%) a déclaré le groupe bancaire. Le 7 octobre, le gouvernement britannique avait déclaré qu’il renonçait à l’idée de vendre sa participation de 9,1% dans Lloyds à prix réduit à des petits porteurs, à cause de « la volatilité des marchés ». Il envisage de céder graduellement le solde à des investisseurs institutionnels, d’ici à un an.
La filiale de métiers titres mise sur des départs naturels. Son plan est resté dans l'ombre des coupes sans précédent annoncées au printemps dans la BFI du groupe.
La banque Lazard a annoncé pour le troisième trimestre clos un bénéfice net part du groupe en baisse de 71,8%, à 113 millions de dollars (103 millions d’euros) contre 399 millions un an auparavant. Le bénéfice par action ressort à 85 cents, contre 2,99 dollars il y a un an. Le groupe franco-américain, qui a vu ses dépenses salariales (compensation) augmenter de 11%, avait surtout bénéficié d’un gain fiscal exceptionnel de 421 millions de dollars l’an dernier.
Barclays a publié ce matin un bénéfice imposable trimestriel en hausse de 20%, à 1,7 milliard de livres sterling (1,9 milliard d’euros), bien supérieur aux attentes des analystes (1,3 milliard de livres). Le groupe britannique a profité du dynamisme de ses activités de banque d’investissement (BFI), dont les profits ont bondi de 40% sur un an, grâce notamment à l’amélioration de la rentabilité du trading. Barclays, qui réalise majeure partie de ses activités de BFI aux Etats-Unis, a profité de l’appréciation du dollar face à la livre depuis le référendum britannique du 23 juin sur le Brexit.
Deutsche Bank a annoncé ce matin un bénéfice net trimestriel inattendu de 278 millions d’euros, grâce notamment à une hausse de 14% de son activité de courtage obligataire. Moins forte que chez ses concurrentes, cette progression a été favorisée par la volatilité ayant entouré le vote sur le Brexit.
BBVA, la deuxième banque espagnole, a fait état ce matin d’un bénéfice net trimestriel de 965 millions d’euros, supérieur aux attentes des analystes et soutenu par la croissance des activités au Mexique, l’un des principaux relais de croissance du groupe. Le troisième trimestre de l’an dernier s'était soldé pour BBVA par une perte de 1,1 milliard d’euros après des charges de dépréciations de 1,8 milliard en Turquie. En données ajustées, le bénéfice net du troisième trimestre de cette année est en hausse de 23% sur un an.
Après le Crédit Agricole hier, la Société Générale a annoncé ce matin qu’elle va arrêter de financer les activités liées au charbon dans le cadre des engagements pris en décembre dernier lors de la conférence de Paris sur le climat (Cop 21). A quelques jours de l’ouverture de la Cop 22, elle précise qu’elle cessera à partir du 1er janvier prochain tous les nouveaux financements de projets de centrales thermiques au charbon ou des infrastructures associées, partout dans le monde. L’an dernier, elle s'était seulement engagée à le faire dans les pays les plus riches.
UK Financial Investments (UKFI), la structure qui gère les participations de l’Etat britannique dans Lloyds et Royal Bank of Scotland, a ramené ses parts dans Lloyds juste en dessous de 9%, à 8,99905% a déclaré le groupe bancaire ce matin dans un communiqué. La vente a été effectuée hier pour un prix non communiqué.