Rabobank a publié une baisse de 9% de son résultat net en 2016, à 2,02 milliards d’euros, en raison d’une baisse de ses revenus et de provisions dans le dossier des swaps de taux vendus à des PME néerlandaises. Ces écritures comptables ont totalisé l’an dernier 514 millions d’euros, contre 150 millions en 2015. La marge d’intérêts a quant à elle baissé de 4% à 8,74 milliards d’euros, tandis que les frais et commissions ont progressé de 1% à 1,91 milliard.
A contre-courant de ses concurrentes, la filiale de banque de détail a amélioré ses performances au dernier trimestre. Mais CASA a déprécié sa valeur dans ses comptes.
La première banque néerlandaise ABN Amro a réalisé un bénéfice net de 333 millions d’euros au quatrième trimestre, selon ses résultats publiés hier. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice de 279 millions d’euros, contre 272 millions un an plus tôt. ABN Amro a vu ses pertes sur prêts reculer à 35 millions d’euros contre 124 millions au quatrième trimestre de 2015. La marge nette d’intérêt est passée de 1,47% à 1,53%. Le ratio de fonds propres Tier 1 s’est établi à 17,0% à fin 2016, contre 16,6% à la fin du troisième trimestre et 15,5% fin 2015. La banque propose au titre de 2016 un dividende de 0,84 euro, en hausse de trois centimes.
Crédit Agricole SA (CASA) a gagné jusqu'à 5,7% ce matin à la Bourse de Paris et progressait encore de plus de 4% à 13h, après l’annonce de ses résultats annuels. Le véhicule coté du groupe Crédit Agricole a annoncé ce matin un résultat net part du groupe (RNPG) de 291 millions d’euros au quatrième trimestre 2016, contre 882 millions d’euros un an plus tôt. Cette baisse de 67% sur un an est liée à des charges exceptionnelles. La dépréciation de l’écart d’acquisition de LCL annoncée le mois dernier a un impact négatif de 491 millions d’euros. Au total, CASA subit 612 millions d’euros d’«éléments spécifiques» au dernier trimestre.
Près de dix ans après les faits, Natixis a annoncé ce matin avoir été mis en examen dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte en 2010 et visant deux communiqués diffusés au second semestre 2007, au moment de la crise des crédits «subprime». Cette mise en examen par le pôle financier découle d’une plainte pénale déposée en 2009 et coordonnée par l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), dévoile à L’Agefi Colette Neuville, la présidente de l’association. L’Adam, qui dit représenter un millier de petits porteurs, a porté plainte contre la banque au sujet de sa communication financière de 2006 à 2009, durant l’ensemble de la crise des «subprime», pour les motifs d’informations trompeuses, de comptes inexacts et de distribution de dividendes fictifs. Une autre source proche du dossier confirme le lien entre l’annonce de Natixis ce matin et la plainte de l’Adam, mentionnée dans le document de référence de la banque.
La première banque néerlandaise ABN Amro a réalisé un bénéfice net de 333 millions d’euros au quatrième trimestre, selon ses résultats publiés aujourd’hui. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice de 279 millions d’euros, contre 272 millions un an plus tôt. « La rentabilité s’est améliorée grâce à la croissance du portefeuille de prêts - crédits immobiliers, PME et prêts aux entreprises - et à une baisse significative des pertes sur prêts », a expliqué Kees van Dijkhuizen, le nouveau directeur général du groupe qui a remplacé Gerrit Zalm le 1er janvier. L'économie néerlandaise a progressé de 2,1% en 2016 et la croissance devrait s’accélérer en 2017.
CASA publie un résultat net part du groupe de 291 millions d’euros au quatrième trimestre 2016, contre 882 millions d’euros un an plus tôt, en raison de charges exceptionnelles.
Annoncée à l'automne 2015, l'introduction en Bourse de la branche suisse semble moins nécessaire aujourd'hui pour renforcer les fonds propres du groupe.
BBVA va proposer à son assemblée générale de valider une nouvelle politique de rémunération de ses dirigeants pour les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans un document réglementaire, la banque espagnole explique qu’elle entend augmenter de 3 à 5 ans la période pendant laquelle la rémunération variable sera différée pour la direction et les conseillers exécutifs. La part de la rémunération variable dans la rémunération totale doit par ailleurs être portée de 50% à 60%. Au titre de 2016, la rémunération du président Francisco Gonzalez qui doit être approuvée par les actionnaires a par ailleurs baissé de 12%, à 4,92 millions d’euros. Celle du directeur général Carlos Torres a en revanche augmenté de 16% à 4,43 millions d’euros.
La banque singapourienne Oversea-Chinese Banking Corporation (OCBC) a fait état hier d’un bond de 42% sur un an de ses prêts non performants au quatrième trimestre à 2,89 milliards de dollars singapouriens, son président Samuel Tsien précisant qu’ils incluaient des créances de sociétés pétrolières. Presque 10% des prêts au secteur pétrolier de 13,4 milliards de dollars singapouriens (8,9 milliards d’euros) sont non performants, contre 6,4% un an plus tôt. Les provisions pour créances douteuses ont grimpé de 57% au quatrième trimestre à 305 millions, faisant baisser le résultat net de la banque de 18% à 789 millions, contre 864 millions attendus en moyenne par les analystes.
L’Italie discute avec les autorités européennes au sujet d’une aide publique à deux banques de Vénétie en difficulté pour un montant qui pourrait atteindre 5 milliards d’euros, indiquait hier Reuters de deux sources informées de ces pourparlers. Ces discussions n’en sont qu'à un stade embryonnaire et le montant définitif du manque cumulé de fonds propres de ces deux banques, Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, n’a pas encore été arrêté, a dit l’une des sources. L’opération consisterait en une recapitalisation préventive des deux établissements, ce qui permet d’injecter de l’argent public sans enfreindre les règles européennes en matière d’aide d’Etat.
Credit Suisse gagnait plus de 3% ce matin à la Bourse de Zurich malgré l’annonce d’une perte nette plus élevée qu’attendu, à 2,35 milliards de francs au dernier trimestre 2016. La deuxième banque suisse a surpris les investisseurs avec un ratio de fonds propres durs supérieur aux attentes à 11,6% à fin décembre, après avoir enregistré une provision pour litiges de 2,2 milliards de francs pour régler son contentieux avec les Etats-Unis sur la vente de titres adossés à des crédits subprimes. Credit Suisse a aussi annoncé un dividende de 0,7 francs par action, conforme aux attentes, et de nouvelles suppressions de postes massives portant sur 5.500 postes cette année, après 7.250 licenciements en 2016.
BBVA va proposer à son assemblée générale de valider une nouvelle politique de rémunération de ses dirigeants pour les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans un document réglementaire, la banque espagnole explique qu’elle entend augmenter de 3 à 5 ans la période pendant laquelle la rémunération variable sera différée pour la direction et les conseillers exécutifs. La part de la rémunération variable dans la rémunération totale doit par ailleurs être portée de 50% à 60%. La part des attributions d’actions dans la rémunération variable passera elle de 50% à 60%.
La filiale russe de Deutsche Bank a indiqué hier coopérer avec les autorités fiscales russes au sujet de ses opérations standards effectuées par le passé, réagissant ainsi à un article du quotidien RBC affirmant que la banque allemande pouvait se voir infliger plus de 10 milliards de roubles (162 millions d’euros) d’impôts sur les bénéfices supplémentaires. «Dans le cadre d’un audit de routine, Deutsche Bank travaille avec les autorités fiscales russes sur des questions liées aux opérations standard conformes aux pratiques normales du secteur», précise la banque dans un communiqué.
La banque captive de l’alliance Renault-Nissan a multiplié ces derniers mois les initiatives dans l’autopartage et l’optimisation de la gestion de flottes.