C’est dit. Et étayé. « La finance reste un univers machiste et sexiste. » Gunter Capelle-Blancard, Jézabel Couppey-Soubeyran et Antoine Rebérioux ont commis une tribune dans Le Monde du 15 juillet pour assurer une plus grande visibilité à leur revue de 200 études comparant femmes et hommes dans le secteur banque-finance. Si certains écarts de salaire, de traitement et de considération se resserreront avec une plus grande parité, estiment ces chercheurs, les comportements et pratiques « pourraient autant s’accroître que diminuer ». Car, minoritaires à certains postes, les femmes épousent les codes masculins, mais surtout sont, « dans leur immense majorité, blanches, issues de classes sociales privilégiées et plutôt du genre consensuel ». Conclusion : « Les différences en tout genre valent mieux que les différences de genre. »