2,9 millions de clients de la banque canadienne Desjardins ont été victimes d’un vol de données portant sur leur identité personnelle, a annoncé ce jeudi cette entreprise, affirmant que le piratage avait été mené par un employé. Première banque coopérative du Canada, et cinquième du monde, avec 304 milliards de dollars canadiens (204 milliards d’euros) d’actifs pour 7 millions de clients, Desjardins a constaté une intrusion suspecte dans ses réseaux en décembre, mais ce n’est que vendredi dernier qu’elle a été informée par la police de ce vol massif, a affirmé son PDG Guy Cormier. En particulier, le piratage portait sur le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro d’assurance sociale, l’adresse, le numéro de téléphone, le courriel et les «produits» bancaires détenus par les clients chez Desjardins.
Deutsche Bank s’attend à continuer de faire l’objet de restrictions aux Etats-Unis, même si elle réussit les tests de résistance annuels (stress tests), selon Reuters, qui cite trois sources au fait du dossier. Des responsables de la banque espèrent que les améliorations apportées à sa gestion du risque et à ses procédures de distribution du capital lui permettront d’avoir un satisfecit sous condition cette année. Mais la Fed n’a pas encore fait connaître sa décision et un quatrième échec en cinq ans est encore possible. Même si Deutsche Bank réussit son bilan de santé, ses responsables s’attendent à ce que la Fed lui interdise d’effectuer des versements à sa maison mère allemande sans son autorisation.
Le cours de l’action Natixis a chuté de 11,76% à 3,48 euros jeudi, signant la plus forte baisse du SBF 120, au lendemain de la suspension par Morningstar de la note du fonds H2O Allegro qui était jusqu’ici «Bronze». « Cette décision fait suite aux interrogations de l'équipe de recherche quant au caractère approprié et à la liquidité de certaines obligations privées détenues dans l’une des poches du fonds », a expliqué Morningstar. Chez H2O Allegro, l’exposition aux obligations privées représentait 7,35% des actifs à fin février 2019, et au sein de cette poche, 4,2% des actifs sont investis dans des obligations illiquides liées au financier allemand Lars Windhorst,
CONCURRENCE Facebook a présenté sa future cryptomonnaie le 18 juin. Plusieurs caractéristiques avaient été savamment diffusées auparavant. On savait déjà que Mark Zuckerberg a convaincu des grands noms d’investir dans son projet, chacun apportant 10 millions de dollars pour exploiter l’un des « noeuds » du futur réseau sur lequel les transactions en Libra, le token Facebook, seront validées. Parmi eux, Visa et Mastercard, mais aussi Paypal, Uber et même Iliad, le groupe de Xavier Niel. La gestion de la cryptomonnaie serait confiée à une fondation basée en Suisse. Il s’agirait de créer une monnaie électronique échangeable sur Facebook et ses applications comme WhatsApp ou Messenger, pour les transactions entre particuliers mais aussi dans le monde réel pour les paiements auprès des marchands. Facebook prévoit aussi de proposer des bornes afin que les consommateurs puissent acheter ses tokens. La valorisation de Libra sera indexée sur un panier de valeurs afin d’assurer sa stabilité.
La banque néerlandaise a annoncé mercredi un remaniement de sa direction en France. Frédéric Niel, 41 ans, devient le nouveau directeur dela banque en ligne, en remplacement d’Olivier Luquet, parti prendre la direction des opérations de Lexis Nexis. Véronique Nejman, 53 ans, ancienne de BNP Paribas Fortis en Belgique, est nommée directrice des systèmes d’information et des opérations. Philippe Scimeca, 38 ans, est de son côté le nouveau directeur de la transformation. Le comité de direction d’ING en France reste chapeauté par Karien van Gennip, la présidente directrice générale du groupe en France.
Le fonds d’investissement américain Apollo Management a soumis un projet de plan de sauvetage de la banque italienne Banca Carige, selon Reuters, qui cite trois sources proches du dossier. De leur côté, les autres banques italiennes s’interrogent sur l’opportunité d’intervenir dans ce projet, a dit dans la journée le dirigeant d’un fonds de garantie des dépôts qui réunit tout le secteur. Carige, placée depuis janvier sous administration spéciale de la Banque centrale européenne (BCE), pâtit d’un manque de fonds propres de 630 millions d’euros. Les administrateurs de l'établissement ont dû repartir de zéro après le retrait d’un projet de montage, début mai, de BlackRock, le numéro un mondial de la gestion d’actifs. Deux des sources ont dit qu’Apollo, qui détient déjà les divisions assurance de Carige, avait présenté son offre de sauvetage via le courtier italien Equita.
L'un des éléments de cette refonte est la mise en place d'un centre de service centralisant les demandes clients pour mieux les orienter et assurer une réponse rapide.
Deutsche Bank souhaite placer sa directrice financière, Christiana Riley, à la tête de ses activités américaines, pour remplacer Tom Patrick, en place depuis 2017. Mais il pourrait se heurter aux réticences des autorités de régulation, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Une porte-parole de Deutsche Bank n’a pas souhaité commenter. Le groupe bancaire allemand, qui prévoit d’engager une importante restructuration de ses activités de banque d’investissement à New York, a informé la Réserve fédérale américaine. Mais elle s’est montrée réservée au sujet de ce remaniement, redoutant une forme d’instabilité managériale dans une période compliquée pour la banque aux Etats-Unis.
Six mois après s’être engagées auprès du Président de la République à la mise en place de mesures en faveur des populations en situation de fragilité financière, les banques ont assuré mercredi à Bruno Le Maire, lors d’une rencontre à Bercy, la tenue de leurs engagements, à savoir le gel des hausses de tarifs de services bancaires, et un plafonnement des frais d’incidents de paiement pour les personnes en fragilité financière. Sur un autre registre, elles se sont engagées à faire des offres de financement à des conditions préférentielles sur des équipements de la maison moins énergivores (chaudières…) ou un véhicule propre neuf ou d’occasion, souligne la Fédération Bancaire Française dans un communiqué.
La filiale locale d’Apollo Global Management a remporté les enchères pour acquérir Abanka, la troisième banque slovène, affirmant l’incursion du fonds de capital investissement américain sur le marché bancaire local. Slovenian Sovereign Holding prévoit de vendre la banque à la filiale d’Apollo, Nova Kreditna Banka Maribor, selon un communiqué publié mercredi. Une fois l’accord signé, la banque devrait fusionner avec NKMB, qu’Apollo avait rachetée avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour 250 millions d’euros en 2015, afin de créer la seconde banque du pays derrière Nova Ljubljanska Banka. La Slovénie a dépensé en tout 781 millions d’euros pour recapitaliser Abanka.
Deutsche Bank souhaite placer sa directrice financière, Christiana Riley, à la tête de ses activités américaines, mais pourrait se heurter aux réticences des autorités de régulation, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Une porte-parole de Deutsche Bank n’a pas souhaité commenter ces «rumeurs».
La banque néerlandaise a annoncé mercredi un remaniement de sa direction en France. Frédéric Niel, 41 ans, devient le nouveau directeur dela banque en ligne, en remplacement d’Olivier Luquet, parti il y a quelques semaines prendre la direction des opérations de Lexis Nexis. Véronique Nejman, 53 ans, ancienne de BNP Paribas Fortis en Belgique, est nommée au poste de directrice des systèmes d’information et des opérations. Philippe Scimeca, 38 ans, est de son côté le nouveau directeur de la transformation.
Le directeur général de Deutsche Bank, Christian Sewing, prévoit de procéder à plusieurs nominations à la tête de la banque, en remplaçant notamment le directeur financier, James von Moltke, et le responsable de la banque d’investissement, Garth Ritchie, a rapporté mardi l’agence Bloomberg en citant des sources anonymes. La banque devrait prendre une décision sur le sujet d’ici quelques semaines et Christian Sewing pourrait reprendre les rênes de la banque d’investissement à titre provisoire, jusqu'à ce que le successeur de James von Moltke soit désigné, avance l’agence de presse. Deutsche Bank n’a pas commenté. La banque allemande prépare une vaste réorganisation de ses activités de courtage avec la mise sur pied d’une structure de défaisance (bad bank), qui détiendra des dizaines de milliards d’euros d’actifs, et la réduction voire la fermeture de ses activités de trading situées hors d’Europe.
Contestée pour sa gouvernance par les grandes agences de conseil en vote ISS et Glass-Lewis, Nomura a en partie répondu mardi aux critiques. La banque japonaise a renoncé à proposer au vote de ses actionnaires, le 24 juin, la reconduction de son président Nobuyuki Koga à la tête de son comité des rémunérations et des nominations. Nomura a aussi annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant maximal de 150 milliards de yens (1,25 milliard d’euros), soit jusqu'à 9% de son capital. La banque financera ce programme en s’allégeant au capital de Nomura Research Institute, un centre de recherche qui s’est trouvé récemment au centre d’un scandale.
Le patron de la dixième banque italienne, qui a présenté un nouveau plan 2023 ambitieux, n’exclut pas à terme de négocier un rapprochement avec un autre acteur.
Wells Fargo a été renvoyé comme prévenu dans des poursuites judiciaires entamées par les villes de Philadelphia et de Baltimore, qui l’accusaient d’avoir fait augmenter les taux d’intérêt d’obligations à taux d’intérêt variable (VRDO). Le renvoi intervient après que Wells Fargo a démontré qu’il n’avait pas renégocié les titres. Philadelphia a dit qu’elle avait délivré plus de 1,6 milliard de dollars de VRDO, et Baltimore 261 millions. Elle estiment que la collusion a permis aux banques de collecter des centaines de millions de dollars de commissions. Goldman Sachs Group Inc et JPMorgan Chase avaient auparavant été écartés de l’affaire.