La banque portugaise Novo Banco, contrôlée par le fonds de private equity Lone Star a signé un accord pour vendre un portefeuille de prêts non performants (NPL) d’une valeur comptable de 487,8 millions d’euros au fonds Cerberus Capital Management. Le portefeuille contient 195 propriétés industrielles, commerciales et résidentielles. La branche espagnole de Novo Banco cède aussi, dans une opération distincte, un portefeuille de NPL de 308 millions d’euros à Waterfall Asset Management. Les créances douteuses de la banque, née des ruines de Banco Espirito Santo, sont tombées de 7,9 milliards à 4,9 milliards d’euros fin juin.
Malgré des résultats trimestriels en hausse, la banque a écarté John Flint pour que le groupe surmonte les conditions d'activité et les événements mondiaux.
La Société Générale a publié des résultats en baisse mais légèrement supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, dans un contexte de reprise poussive de ses activités de marché. La banque française a vu son résultat net reculer de 14% au trimestre écoulé, à 1,05 milliard d’euros. Ce montant intègre une provision de 227 millions d’euros concernant la restructuration de sa banque d’investissement annoncée au printemps. Le résultat net sous-jacent, qui exclut les éléments exceptionnels, s’inscrit en baisse de 6,4%, à 1,25 milliard d’euros.
Le titre a bondi jusqu'à 3,1% mercredi grâce à un résultat net en hausse au deuxième trimestre, tiré par la BFI et les services financiers internationaux.
La contribution de la Banque Postale au résultat d’exploitation de La Poste a plongé de près de 10% sur un an au premier semestre, à 492 millions d’euros. La maîtrise des charges (-0,6%) n’a pas compensé l’impact sur les revenus des taux bas, auxquels la banque publique est très sensible en raison de sa sur-liquidité. Le produit net bancaire du groupe s’est replié de 2,6% sur un an à 2,85 milliards d’euros. La baisse est de 4,6% hors provision épargne logement dans la banque de détail, avec un plongeon de 6% de la marge nette d’intérêt retraitée. Alors que le PNB de la gestion d’actifs est stable, celui de l’assurance a bondi de 24,2% à 180 millions d’euros, grâce à la poursuite du déploiement de l’offre du groupe. D’où l’importance pour La Banque Postale de devenir un bancassureur de plein exercice grâce à la reprise de CNP Assurances. Le résultat du groupe La Poste a lui fondu d’un tiers, à 572 millions d’euros, et les normes IFRS 16 ont fait gonfler la dette de 2,5 milliards.
Pénalisée comme ses compatriotes Caixa Bank et Sabadell par la persistance des taux bas et par le revirement de la BCE, la banque espagnole Bankia a annoncé lundi qu’elle renonçait à son objectif de résultat 2020. Dans son plan stratégique présenté l’an dernier, le groupe bancaire s'était fixé pour la fin de l’an prochain un bénéfice net de 1,3 milliard d’euros. Bankia communiquera ses nouveaux objectifs prochainement.
La Commission et les autorités européennes de surveillance entendent suivre la situation dans le pays tiers après l'adoption de la décision d'équivalence, afin de s'assurer que celui-ci continue de respecter les objectifs de l'UE et de préserver la stabilité financière, la protection des investisseurs, l'intégrité du marché et des conditions de concurrence équitables dans l'UE.
Les gérants de fonds britanniques sont plus enclins à voter contre les rémunérations excessives au sein des sociétés britanniques que leurs homologues américains, explique un article du Financial Times se basant sur l'étude de Suren Gomtsian, professeur à l'école de droit de l’Université de Leeds. L’analyse porte sur les habitudes de vote des sociétés de gestion qui sont les plus gros actionnaires des sociétés du FTSE entre 2013 et 2017. Elle montre que l’engagement de ces sociétés a augmenté sur cette période. Ainsi, le vote à l’encontre de la recommandation du management des entreprises est passé de 1,7 % en 2013 à 3 % en 2017. Une augmentation qui peut paraître anodine mais qui est «substantielle au regard de la nature triviale de la plupart des propositions de vote», expliqueSuren Gomtsian. Le vote à l’encontre de la rémunération du management s'établit même à 8 % des cas. L'étude montre cependant un écart important entre les sociétés de gestion américaines et britanniques. Les américaines votent contre la rémunération des dirigeants dans seulement 4 % dans cas, contre 12 % pour leurs homologues britanniques. «La raison la plus probable est que les américains sont plus habitués à des salaires très élevés et s’intéressent aux questions de rémunération uniquement lorsque ces dernières ne sont pas alignées avec les performances», détailleSuren Gomtsian. Des résultats d’autant plus importants que les sociétés de gestion sont des acteurs incontournables de l’actionnariat des grandes entreprises. BlackRock fait ainsi parti du top 10 des actionnaires de 90 % des firmes du FTSE 100 et est même le plus important dans la moitié d’entre elles.Legal & General Investment Management, la plus grosse société de gestion britannique, est elle dans le top 10 des plus gros actionnaires dans près de 250 des 350 entreprises du FTSE 350.