Les employés de Deutsche Bank, dont certains ont été licenciés dès lundi à Londres et en Asie, pouvaient faire grise mine dimanche soir à l’annonce du plan de restructuration sans précédent du groupe. Ses concurrents, en revanche, ont dû sabrer le champagne. En annonçant son retrait pur et simple des métiers actions, à l’exception du primaire actions (ECM), la première banque allemande, déjà en perte de vitesse, va libérer des parts de marché au profit des ténors de Wall Street et de quelques banques d’investissement européennes comme Barclays. Elle est certes avant tout un leader mondial des taux et changes, mais elle se classe entre les septième et neuvième rangs mondiaux du cash actions et des services prime, selon le classement de Coalition.