La Réserve fédérale (Fed) devrait «adopter une direction plus restrictive» lors de ses prochaines réunions afin de se préparer au scénario d’une inflation durable, a déclaré mardi sur Bloomberg Television le président de l’antenne de Saint-Louis de la banque centrale américaine. James Bullard, qui prendra part au vote sur la politique monétaire de la Fed l’an prochain, a réitéré son souhait d’un relèvement au moins par deux fois des taux de l’institution en 2022. «Le taux d’inflation est assez élevé. Il appartient au comité d’aller dans une direction plus restrictive lors des deux prochaines réunions afin que nous gérions le risque d’inflation de manière appropriée», a t-il souligné. Selon lui, cela pourrait passer par une réduction de 30 milliards de dollars par mois des achats d’actifs de la Fed, contre une réduction de 15 milliards actuellement, et l’arrêt du programme d’achats en mars plutôt qu’en juin. La Fed pourrait aussi réduire la taille de son bilan en ne réinvestissant pas dans les titres arrivant à maturité après l’arrêt du programme d’achats d’actifs.
La devise turque n’en finit pas de chuter. Après avoir dépassé lundi la barre de 10 pour un dollar, la livre turque s’échangeait à 10,34 après avoir atteint un plus bas historique de 10,40 face au dollar mardi. La communication des autorités monétaires ces derniers mois a érodé la confiance des investisseurs étrangers comme domestiques, relèvent les analystes de Tellimer. La devise avait atteint un point haut de 7 en février avant que Recep Tayyip Erdogan, le président turc, ne limoge une nouvelle fois le gouverneur de la banque centrale. Depuis lors, le nouveau gouverneur, après s’être engagé à maintenir les taux directeurs au-dessus de l’inflation, a commencé à les réduire malgré une inflation de 20%.
La devise turque n’en finit pas de chuter. Après avoir dépassé lundi la barre de 10 pour un dollar, elle poursuit sa chute mardi avant une nouvelle réunion de la banque centrale. La livre turque s’échange à 10,34 après avoir atteint un plus bas historique de 10,40 face au dollar mardi.
La Banque du Japon (BoJ) va modifier un programme visant à revitaliser les banques régionales et révisera ses règles de manière à éviter une augmentation excessive des paiements aux banques.
La Réserve fédérale (Fed) devrait «adopter une direction plus restrictive» lors de ses prochaines réunions afin de se préparer au scénario d’une inflation durable, a déclaré mardi James Bullard, le président de l’antenne de Saint-Louis de la banque centrale américaine. «Si l’inflation devait ralentir, nous sommes bien préparés pour cela. Si l’inflation ne ralentit pas aussi rapidement que beaucoup le prévoient actuellement, il appartiendra au (Federal Open Market Committee, FOMC) de maintenir l’inflation sous contrôle», a-t-il dit sur Bloomberg Television.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a laissé entendre de nouveau lundi qu’elle n’anticipait pas de hausse des taux l’an prochain bien que l’actuelle poussée de l’inflation devrait prendre plus longtemps à se dissiper que ne l’avait anticipé l’institution. «En ce qui concerne les taux d’intérêt directeurs, nous avons clairement énoncé dans nos indications prospectives les trois conditions qui doivent être remplies avant que les taux ne commencent à augmenter», a déclaré Christine Lagarde dans un discours prononcé devant le Parlement européen. «Malgré la poussée actuelle de l’inflation, les perspectives d’inflation à moyen terme restent modérées et il est donc très peu probable que ces trois conditions soient remplies l’année prochaine», a souligné la responsable.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a laissé entendre de nouveau lundi qu’elle n’anticipait pas de hausse des taux l’an prochain bien que l’actuelle poussée de l’inflation devrait prendre plus longtemps à se dissiper que ne l’avait anticipé l’institution.
Les économistes britanniques seraient devenus plus «bellicistes» et s’attendraient maintenant à ce que la Banque d’Angleterre (BOE) augmente son taux directeur à 0,25% en décembre alors que les inquiétudes concernant l’inflation s’intensifient : selon le sondage réalisé par Bloomberg le 12 octobre, ces derniers estimaient que la BOE maintiendrait son taux de référence au niveau actuel de 0,10% jusqu’en mai ; les mêmes économistes interrogés entre le 8 et le 12 novembre s’attendent désormais à une augmentation à 0,25% dès le mois prochain.
L’erreur de politique monétaire hante les banques centrales. Remonter les taux trop tôt ou trop tard, chasser le fantôme de l’inflation alors qu’une crise financière bien réelle frappe à la porte… Une décision erronée met toujours les marchés obligataires à la merci d’un krach. En annonçant la réduction de son programme de rachats d’actifs, le tapering, la Réserve fédérale américaine savait qu’elle avançait sur un fil. Elle s’est remarquablement tirée du piège, évitant de rééditer un taper tantrum comme il y a huit ans.
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, et la gouverneure Lael Brainard ont rencontré le président des Etats-Unis, Joe Biden, jeudi à la Maison-Blanche, selon le Wall Street Journal. Joe Biden n’a pas encore pris de décision définitive sur le prochain président de la banque centrale américaine, mais il devrait bientôt le faire. Le mandat de Jerome Powell à la tête de la banque centrale américaine doit prendre fin en février prochain. La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, qui a elle-même présidé la Fed, a salué le travail accompli par Jerome Powell. Les présidents américains nomment généralement le président de la Fed en octobre ou au tout début du mois de novembre afin d’accorder le temps nécessaire au Sénat pour ratifier leur choix.
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, et la gouverneure Lael Brainard ont rencontré le président des Etats-Unis, Joe Biden, jeudi à la Maison-Blanche, selon le Wall Street Journal qui cite des personnes proches du dossier.
En repoussant sa première hausse des taux, la Banque d'Angleterre a pris le marché à revers. Et rappelé l'importance de la communication dans la période actuelle.
La Banque d’Angleterre (BOE) n’a finalement pas sauté le pas. Malgré les anticipations grandissantes du marché, elle a laissé son taux directeur inchangé jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire, mais a prévenu qu’une hausse des taux serait nécessaire « dans les mois qui viennent » afin de ramener durablement l’inflation vers son objectif de 2%.