Finance, nom féminin*. Silvine Laguillaumie Landon (photo g.) et Valérie Vitter Mouradian (photo d.), coprésident Financi’Elles. Cette fédération des réseaux dédiés à la promotion de la mixité dans les entreprises du secteur de la banque, de l’assurance et de la finance, a fêté ses 10 ans le 16 novembre. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de la Diversité et de l’Egalité des chances, mais aussi Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne et marraine de Financi’Elles, étaient présents. Pour l’occasion, l’institut MRCC a conduit une étude auprès de 1.815 étudiants en master dans 18 universités ou grandes écoles françaises.
Mutumutu est une assurtech qui propose un contrat de prévoyance pour protéger les revenus des indépendants en France et récompense ses clients qui créent de bonnes habitudes. La start-up entend réinventer la prévoyance pour les 3,5 millions de travailleurs indépendants français qui ne disposent pas automatiquement de ce type de couverture. Avec le soutien de Société Générale Assurances, elle propose une protection complète et des garanties transparentes. Elle offre aussi la possibilité de profiter d’une remise sur la cotisation d’assurance, jusqu'à 30%, grâce un programme de récompense fonctionnant avec une application mobile.
Le Groupe Matmut a annoncé lundi son adhésion à la Net-Zero Insurance Alliance (NZIA) et sa signature des «Principes pour une assurance responsable». Cet engagement est le prolongement de la politique volontariste du Groupe Matmut en faveur de l’environnement, via son activité assurantielle, ses investissements financiers et ses propres modes de fonctionnement. La Net-Zero Insurance Alliance (NZIA), sous égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, rassemble des assureurs et réassureurs mondiaux engagés en faveur d’une accélération du rôle du secteur dans la transition écologique et avec un objectif zéro carbone. Au titre de cet engagement, le Groupe Matmut fixera des objectifs intermédiaires, régulièrement mesurables (tous les 5 ans) et rendra publiques chaque année ses avancées en faveur de la transition écologique, aussi bien à travers son activité d’assureur que dans son rôle d’investisseur institutionnel.
L’assureur britannique Aviva, mis sous pression par le fonds activiste Cevian, a déclaré jeudi qu’il était sur la bonne voie pour distribuer au moins 4 milliards de livres (5,41 milliards de dollars) à ses actionnaires. Cevian a pris une participation de 5% au capital d’Aviva cette année et souhaite que l’assureur restitue 5 milliards de livres de capital aux actionnaires d’ici à la fin de 2022, dans le sillage d’une série de cessions à l’international. Aviva a précisé avoir réalisé 450 millions de livres de rachats d’actions dans le cadre d’un programme global de 750 millions et être en bonne voie pour atteindre un objectif d'économies de 300 millions de livres en 2022. «Nous nous attendons à ce que la bonne dynamique commerciale se poursuive au quatrième trimestre, et nous restons en bonne voie pour atteindre ou dépasser nos objectifs en matière de trésorerie et de réduction des coûts», a indiqué dans un communiqué la directrice générale, Amanda Blanc.
Le numéro un de l’assurance en Italie, Generali, a publié jeudi un bénéfice net de 73,6% sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,25 milliards d’euros, reflet d’une reprise sensible de son activité et à des gains réalisés lors de transactions immobilières. Ce résultat dépasse les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur 2,13 milliards. Le ratio économique de solvabilité du troisième assureur européen en termes de capitalisation boursière s’est élevé à 233% fin septembre, contre 224% un an auparavant. Le groupe a confirmé les prévisions de son plan stratégique en cours, à savoir une hausse du bénéfice par action de 6 à 8% par an.
Zurich Insurance a annoncé jeudi avoir enregistré des primes brutes de 31,2 milliards de dollars (27,1 milliards d’euros) dans l’assurance dommages entre janvier et septembre 2021, en hausse de 14% sur un an. Dans l’assurance vie, ses primes ont progressé de 7% à 2,8 milliards. Ses activités aux Etats-Unis avec le partenaire Farmers Exchanges ont engrangé des primes brutes en hausse de 19% à 18,2 milliards. S’il a confirmé ses objectifs pour 2022, les catastrophes naturelles pèseront sur sa rentabilité cette année. Hormis les coûts, déjà dévoilés, de 150 à 200 millions de dollars en Europe et de 350 millions liés à la tempête hivernale Uri en Amérique du Nord, le groupe devra faire face à 450 millions de dédommagements supplémentaires pour l’ouragan Ida qui a frappé la côte est des Etats-Unis en août.
Vigilance. Le coût que pourraient atteindre les sinistres dus aux événements climatiques en France pourrait atteindre 143 milliards d’euros en cumulé entre 2020 et 2050, selon les estimations de la Fédération française des assurances (FFA). Ce montant traduirait un quasi-doublement (+93 %) par rapport à la période 1989-2019. Si cet accroissement s’explique principalement par l’enrichissement global du pays (53 %), le changement climatique y contribue à hauteur de 35 %. Le montant des sinistres liés à la sécheresse pourrait notamment tripler et atteindre 43 milliards d’euros à horizon 2050. Le coût des tempêtes risque par ailleurs d’augmenter de 46 %, à 46 milliards d’euros, tandis que celui des inondations grimperait de 81 %, à 50 milliards d’euros, avertit la FFA. Les submersions marines conduiraient à une augmentation de 4 milliards d’euros des sinistres cumulés d’ici à 2050.
Bancassurance. Confirmant sa foi dans le modèle de la bancassurance, la filiale bancaire de La Poste va intégrer à 100 % CNP Assurances. Déjà détentrice de 62 % de l’assureur, La Banque Postale compte racheter les 16 % détenus par BPCE et lancer une offre auprès des minoritaires. Le prix par action proposé atteint 21,90 euros, comprenant une prime de 36 % par rapport au cours précédant l’annonce. L’opération, qui attend le feu vert de l’Autorité des marchés financiers, représenterait un investissement total de 5,7 milliards d’euros pour la banque publique.
Instit Invest rediffuse les débats organisés par L'Agefi dans le cadre de la conférence "Les nouveaux défis des assureurs, entre crise et opportunités".
Covéa et Exor auraient repris leurs discussions sur un éventuel rachat par la mutuelle du réassureur PartnerRe, propriété de la holding de la famille Agnelli, indiquait le journal Il Sole 24 Ore samedi. Les deux groupes discuteraient sur la base d’une valorisation du réassureur « proche » de celle convenue dans le cadre de leur accord initial de 2020, a déclaré l’une des sources du journal italien. Covéa et Exor s’étaient mis d’accord début 2020 pour réaliser la transaction à un prix de 7,3 milliards d’euros mais la crise du Covid-19 a fait capoter l’opération en mai 2020. Un partenariat avait finalement été conclu, Covéa choisissant d’investir 750 millions d’euros sur une période de cinq ans dans des véhicules d’investissement dédiés ayant pour actifs sous-jacents les activités de réassurance du groupe Partner Re. Covéa n’a pas répondu aux sollicitations de L’Agefi. Exor n’a pas fait de commentaire.
Le conseil d’administration de la Maif a validé une stratégie de sortie des énergies fossiles. La mutuelle promet l’arrêt immédiat du financement de nouveaux projets de production de pétrole et de gaz, par l’exclusion de toutes les entreprises qui mènent ce type de projets, de son portefeuille géré en direct et des fonds dédiés au groupe. Deuxième étape, elle exclura d’ici à 2030 les producteurs d’énergies fossiles non conventionnelles au-delà d’un seuil de 5% de leur production. Enfin, la Maif sera totalement sortie avant 2040 du secteur du pétrole conventionnel (y compris la production d’électricité à partir de pétrole) pour toutes les entreprises dont cette activité dépasse 5% du chiffre d’affaires. La Maif s’est déjà engagée sur une sortie totale du charbon d’ici à 2030.
La Commission européenne a donné son feu vert aux groupes Siaci Saint Honoré et Burrus (comprenant les courtiers Diot et LSN) dans le cadre de l’opération de rapprochement annoncée le 2 juillet, a appris L’Agefi. Une fois les dernières autorisations obtenues hors périmètre de la Commission, le closing devrait être effectif mi-novembre. Le nouveau groupe, Diot Siaci, sera présidé par Pierre Donnersberg et dirigé par Christian Burrus. Il rassemblera près de 5.000 collaborateurs dans plus de 40 pays pour un chiffre d’affaires cumulé autour de 665 millions d’euros réalisé l’an dernier (465 millions pour Siaci Saint Honoré et 200 millions pour le groupe Burrus). Il déploiera son offre en France et à l’international, et s’appuiera sur ses nouveaux actionnaires, le fonds de pension canadien Ontario Teachers’ Pension Plan, aux côtés duquel investissent également Bpifrance, Cathay Capital et d’autres investisseurs minoritaires. Charterhouse Capital Partners, principal actionnaire depuis 2018 de Siaci Saint Honoré, cédera sa participation majoritaire.
Dans une pleine page de publicité dans le Financial Times, un collectif d’ONG composé de Reclaim Finance, Greenpeace France, SumOfUs et Insure Our Future a appelé jeudi Axa à mettre un terme à ses couvertures d’assurance à tous nouveaux projets pétroliers et gaziers. En plus de cette publicité, elles ont publié une lettre ouverte au directeur général de l’assureur Thomas Buberl, et une pétition ayant recueilli 62.000 signatures. Cette campagne de communication intervient quelques jours avant le Climate Finance Day du 26 octobre à Paris, un événement qui mobilise l’industrie financière mondiale pour qu’elle prenne de nouveaux engagements dans la lutte contre le changement climatique.
La Commission européenne a donné son feu vert aux groupes Siaci Saint Honoré et Burrus (comprenant les courtiers Diot et LSN) dans le cadre de l’opération de rapprochement annoncée le 2 juillet, a appris L’Agefi. Une fois les dernières autorisations obtenues hors périmètre de la Commission, le closing devrait être effectif mi-novembre.