A l’avenir, la rémunération de certains contrats d’assurance vie pourrait dépendre de la durée d’investissement des épargnants, a fait valoir la Fédération française de l’assurance (FFA) dans sa réponse à la consultation organisée par Bercy en vue du prochain projet de loi sur les entreprises (Pacte), rapporte le quotidien Les Echos. Afin d’orienter l'épargne des Français vers « les placements longs et productifs », Bercy a soumis à discussion l’idée de moduler en fonction de la durée de détention « la garantie des nouveaux contrats d’assurance vie en fonds euros ».Le mécanisme évoqué par les pouvoirs publics dans la consultation reposerait notamment sur une garantie « bonifiée » en cas de détention longue, « autour d’une durée pivot de 8 à 10 ans ».
Spécialiste de l’épargne en ligne,Assurancevie.com vient d’annoncer le lancement d’une gestion pilotée dans le cadre de son contrat d’assurance vie Puissance Avenir et de son contrat de capitalisation Puissance Avenir Capitalisation. Les deux placements sont assurés par Suravenir. Cette gestion pilotée qui s’appuie sur les 500 unités de compte que référencent les contrats est confiée à Fidelity International. Accessible dès 1 000 euros, elle est composée de quatre profils distincts, du moins risqué « Profil Modéré », au plus risqué « Profil Audacieux » :
L’assurance vie, l’un des placements les plus populaires en France avec près de 1.700 milliards d’euros d’encours, a vu sa collecte nette, différence entre dépôts et retraits réalisés par les clients, atteindre 7,2 milliards l’an dernier contre 17 milliards en 2016, année déjà marquée par un net recul. «C’est une année en demi-teinte dans une moyenne plutôt basse, mais avec un second semestre plus dynamique», a résumé Bernard Spitz, président de la FFA, auprès de l’AFP, soulignant que la période électorale avait poussé les épargnants à l’attentisme lors des premiers mois de l’année. L’année est aussi marquée par un déclin sans précédent des fonds en euros: ces placements, qui garantissent à l'épargnant de ne pas perdre son capital, n’ont représenté que 72% des dépôts, un niveau historiquement bas. De fait, la collecte nette en unités de compte a représenté 20 milliards d’euros en 2017, tandis que les fonds en euros sont tombés dans le rouge avec une décollecte de 12,8 milliards.
Karine Gineste, partner assurance chez Fincley Consulting livre son analyse. Elle évoque les fonds en euros où la garantie est limitée mais aussi ceux qui imposent des conditions minimales d’investissement en unités de compte (UC). Il est aussi question de la formule des fonds euros bonifiés actuellement en réflexion dans le cadre du projet gouvernemental Pacte
La France s’est souvent distinguée par sa faculté à faire de l’exception. A commencer par l’exception orthographique ou l’exception culturelle. Il ne faudrait toutefois pas oublier qu’elle a également su en créer une dans l’univers des placements financiers. On pense naturellement à l’assurance vie, ce produit sans équivalent tant sur le plan fiscal que successoral, en dépit des multiples entailles réalisées par nos gouvernants au cours des 25 dernières années. Dès lors, entreprendre une «normalisation» équivalant à un détricotage d’une partie du produit, dont le succès repose justement sur ses caractéristiques hors normes, se révèle pour le moins périlleux. C’est sans doute ce que doivent penser les techniciens de Bercy, dont la mission est de faire perdre à l’assurance vie son étiquette de placement «bon à tout faire». L’enjeu est de taille puisque concomitamment, cette entreprise doit encourager les assurés à réorienter une partie de leur capital vers des produits d’épargne retraite. Rude tâche d’autant que la très récente flat tax, en supprimant toute distinction en matière de durée de détention sur un contrat, vient de donner un atout supplémentaire à l’assurance vie à un grand nombre d’assurés. C’est donc au moyen d’une garantie en capital modulée favorisant l’investissement que l’on tente de remettre de «l’ordre». Certes, il ne s’agit là que de pistes et de propositions. Il n’empêche. Même si rien n’est gravé dans le marbre, la tendance qui se dessine est nette. Beaucoup plus que la position des assureurs, qui font état d’avis très tranchés et très différents sur le sujet...
C’est le Conseil des prélèvements obligatoires, une émanation de la Cour des comptes qui le dit. Ce qui tombe bien pour l’exécutif qui s’intéresse à l’assurance vie dans son projet Pacte
Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), rattaché à la Cour des comptes, vient de publier son rapport sur la cohérence du système des prélèvements obligatoires sur le capital des ménages. , Dans ses conclusions, le CPO étrille le système existant dont il remet en cause la logique et l’efficacité économique. Le Conseil va jusqu’à préconiser l’abolition du régime fiscal dérogatoire de l’assurance vie. Un projet partiellement réalisé par l’adoption de la flat tax.
La filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa annonce le lancement de Navig’Options, son nouveau contrat d’assurance-vie grand public destiné aux réseaux bancaires du groupe, et distribué auxclients des agences des trois fédérations du groupe : Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif-Central.
Les fonds en euros des contrats d’assurance vie ACMN VIE commercialisés par le CMNE voient leurs taux de rendements se stabiliser ou légèrement progresser.
La mutuelle des professionnels de santé MACSF, qui a maintenu un taux de 2,40% pour son fonds euros en 2017, s’oppose à l’idée de moduler la garantie du fonds en euros, évoquée dans les discussions sur les fonds euros bonifiésdu projet de loi Pacte. Le fonds euros « reste un produit extrêmement intéressant pour les épargnants et je suis inquiet des annonces du gouvernement sur la fin de la garantie du fonds euros, a déclaré aujourd’hui Stéphane Dessirier, directeur général de la MACSF, à l’occasion d’une rencontre organisée par l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja). Cela serait très contrariant et très inutile. Les assureurs se distinguent des gestionnaires d’actifs avec cette garantie. On risque de banaliser l’assurance vie et ce sera au détriment des assureurs ». En revanche, le dirigeant est favorable à l’idée de moduler le rendement en fonction de la détention.
Le projet de l’exécutif présenté ces derniers jours s’inscrit dans le prolongement de la réflexion des assureurs lancée dès cet été. Des divergences apparaissent sur la méthode. Pas un mot en revanche sur la dépendance.
La collecte nette de l’assurance-vie a été négative en novembre, à hauteur de 500 millions d’euros, selon les données rendues publiques par la FFA. Il ne faut pas voir là une tendance qui se dessine pour ce placement. Ce résultat est exceptionnel, il est largement dû à des rachats sensiblement supérieurs à la moyenne – ils ont atteint 11,3 milliards d’euros. Des rachats décidés par un très petit nombre d’épargnants : les héritiers de Liliane Bettencourt ont en effet décidé de solder une bonne partie de l’assurance-vie que la propriétaire de L’Oréal détenait en portefeuille, affirme un assureur. La somme retirée aurait dépassé le milliard d’euros, faisant passer les « prestations » de 10 milliards d’euros en octobre à plus de 11 milliards en novembre.
La mutuelle des professionnels de santé MACSF a annoncé hier la création de trois nouveaux fonds en 2018, et notamment d’un fonds spécialisé dans les biotechnologies. «Nos clients-sociétaires […] savent mieux que quiconque à quel point la technologie et la recherche en santé occupent et occuperont une place toujours plus grande dans leur quotidien», explique Roger Caniard, directeur financier de la MACSF, dans un communiqué. Elle a par ailleurs lancé un fonds ISR et un fonds de valeurs moyennes européennes.