La France s’est souvent distinguée par sa faculté à faire de l’exception. A commencer par l’exception orthographique ou l’exception culturelle. Il ne faudrait toutefois pas oublier qu’elle a également su en créer une dans l’univers des placements financiers. On pense naturellement à l’assurance vie, ce produit sans équivalent tant sur le plan fiscal que successoral, en dépit des multiples entailles réalisées par nos gouvernants au cours des 25 dernières années. Dès lors, entreprendre une «normalisation» équivalant à un détricotage d’une partie du produit, dont le succès repose justement sur ses caractéristiques hors normes, se révèle pour le moins périlleux. C’est sans doute ce que doivent penser les techniciens de Bercy, dont la mission est de faire perdre à l’assurance vie son étiquette de placement «bon à tout faire». L’enjeu est de taille puisque concomitamment, cette entreprise doit encourager les assurés à réorienter une partie de leur capital vers des produits d’épargne retraite. Rude tâche d’autant que la très récente flat tax, en supprimant toute distinction en matière de durée de détention sur un contrat, vient de donner un atout supplémentaire à l’assurance vie à un grand nombre d’assurés. C’est donc au moyen d’une garantie en capital modulée favorisant l’investissement que l’on tente de remettre de «l’ordre». Certes, il ne s’agit là que de pistes et de propositions. Il n’empêche. Même si rien n’est gravé dans le marbre, la tendance qui se dessine est nette. Beaucoup plus que la position des assureurs, qui font état d’avis très tranchés et très différents sur le sujet...
C’est le Conseil des prélèvements obligatoires, une émanation de la Cour des comptes qui le dit. Ce qui tombe bien pour l’exécutif qui s’intéresse à l’assurance vie dans son projet Pacte
Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), rattaché à la Cour des comptes, vient de publier son rapport sur la cohérence du système des prélèvements obligatoires sur le capital des ménages. , Dans ses conclusions, le CPO étrille le système existant dont il remet en cause la logique et l’efficacité économique. Le Conseil va jusqu’à préconiser l’abolition du régime fiscal dérogatoire de l’assurance vie. Un projet partiellement réalisé par l’adoption de la flat tax.
La filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa annonce le lancement de Navig’Options, son nouveau contrat d’assurance-vie grand public destiné aux réseaux bancaires du groupe, et distribué auxclients des agences des trois fédérations du groupe : Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif-Central.
Les fonds en euros des contrats d’assurance vie ACMN VIE commercialisés par le CMNE voient leurs taux de rendements se stabiliser ou légèrement progresser.
La mutuelle des professionnels de santé MACSF, qui a maintenu un taux de 2,40% pour son fonds euros en 2017, s’oppose à l’idée de moduler la garantie du fonds en euros, évoquée dans les discussions sur les fonds euros bonifiésdu projet de loi Pacte. Le fonds euros « reste un produit extrêmement intéressant pour les épargnants et je suis inquiet des annonces du gouvernement sur la fin de la garantie du fonds euros, a déclaré aujourd’hui Stéphane Dessirier, directeur général de la MACSF, à l’occasion d’une rencontre organisée par l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja). Cela serait très contrariant et très inutile. Les assureurs se distinguent des gestionnaires d’actifs avec cette garantie. On risque de banaliser l’assurance vie et ce sera au détriment des assureurs ». En revanche, le dirigeant est favorable à l’idée de moduler le rendement en fonction de la détention.
Le projet de l’exécutif présenté ces derniers jours s’inscrit dans le prolongement de la réflexion des assureurs lancée dès cet été. Des divergences apparaissent sur la méthode. Pas un mot en revanche sur la dépendance.
La collecte nette de l’assurance-vie a été négative en novembre, à hauteur de 500 millions d’euros, selon les données rendues publiques par la FFA. Il ne faut pas voir là une tendance qui se dessine pour ce placement. Ce résultat est exceptionnel, il est largement dû à des rachats sensiblement supérieurs à la moyenne – ils ont atteint 11,3 milliards d’euros. Des rachats décidés par un très petit nombre d’épargnants : les héritiers de Liliane Bettencourt ont en effet décidé de solder une bonne partie de l’assurance-vie que la propriétaire de L’Oréal détenait en portefeuille, affirme un assureur. La somme retirée aurait dépassé le milliard d’euros, faisant passer les « prestations » de 10 milliards d’euros en octobre à plus de 11 milliards en novembre.
La mutuelle des professionnels de santé MACSF a annoncé hier la création de trois nouveaux fonds en 2018, et notamment d’un fonds spécialisé dans les biotechnologies. «Nos clients-sociétaires […] savent mieux que quiconque à quel point la technologie et la recherche en santé occupent et occuperont une place toujours plus grande dans leur quotidien», explique Roger Caniard, directeur financier de la MACSF, dans un communiqué. Elle a par ailleurs lancé un fonds ISR et un fonds de valeurs moyennes européennes.
La mutuelle des professionnels de santé MACSF a annoncé aujourd’hui la création de trois nouveaux fonds en 2018, et notamment d’un fonds spécialisé dans les biotechnologies. « Nos clients-sociétaires […] savent mieux que quiconque à quel point la technologie et la recherche en santé occupent et occuperont une place toujours plus grande dans leur quotidien », explique Roger Caniard, directeur financier de la MACSF, dans un communiqué. « Notre très bonne réputation nous permet d’avoir accès aux fonds les plus prisés dans le domaine de la biotechnologie ».
Les associations d’épargnants Afer et Gaipare s'opposent sur l’éventuelle modulation de la garantie des fonds en euros, dans le cadre de la future loi Pacte.
L’Afer a annoncé servir un taux de rendement 2,40 % en 2017 (contre 2,65 % en 2016). Un niveau de collecte de 2,5 milliards d’euros a été atteint l’an passé, contre 2,6 milliards en 2016 selon l’association, quiindique avoir placé près de 107 millions d’euros en réserve en PPB (soit 0,25 % de l’encours), pour une réserve globale de PPB s’élevant à 355 millions d’euros.
L’association Gaipare a communiqué le taux de rendement 2017 de son fonds en euros, qui affiche 2,65 % (contre 2,90 % en 2016). Un taux identique pour tous ses contrats: Livret Gaipare Gaipare II, Gaipare Selection, Gaipare Select F et Gaipare Selectissimo. «Avec une dotation supplémentaire de 14 millions d’euros,on a quasiment doublé la PPE, celle-ci est légèrement supérieure à 1 % de l’encours», a expliqué Jean Berthon, président de l’association.
L’association Gaipare a annoncé aujourd’hui un taux de rendement net de 2,65% (net après frais de gestion, hors CRDS, CSG et prélèvements sociaux) pour son fonds en euros en 2017, soit une baisse de 25 centimes. La collecte nette négative sur l’année permet à Allianz, partenaire de Gaipare, de ne «réinvestir que les flux qui arrivent à échéance, a souligné en conférence de presse Thomas Le Bigot, gérant de portefeuille. C’est la très grande force du portefeuille Gaipare. Nous n’avons pas de nouveaux flux à réinvestir à des taux bas». L’encours global de ce fonds euros est resté stable à 3,4 milliards d’euros.
Au titre de l’année 2017, le fonds en euros Sécurité Target Euro (STE) a affiché une performance de +4,05 %, indique Primonial. Lancé fin 2015, ce «support en euro innovant» vise à «bénéficier de la performance des marchés financiers via une gestion multiclasses d’actifs, systématiquement ajustée grâce à un moteur fondé sur les technologies financières les plus pointues», explique un communiqué.