Les taux bas, les défis et enjeux pour la viabilité et l’attractivité de l’épargne de demainpar Appolinaire Tena, consultant chez Square«(...) Les taux bas sont nécessaires, et vont durer (...), nous devrons ensemble nous y adapter», ainsi clôturait François Vilheroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France lors de son discours àla FFA du 25 octobre dernier à l’occasionde la 11èmeconférence internationale de l’assurance. Il affirmaitensuite «La nouveauté n’est donc pas les taux bas, ni même les taux négatifs: elle est que ces taux bas doivent durer, compte tenu du refroidissement économique mondial».Ce contextea des conséquences notables sur le marché de l’assurance, et notamment les branches longues telles que l’épargne-retraite. La gestion de ces branches dans un contexte de taux bas soumet les distributeurs d’assurance à de nouveaux enjeux: opérer un partage de risque progressif entre assureurs et épargnants,tout en proposant des perspectives d’investissements préservant l’attractivité du marché de l’épargne.
L’ex-directeur général du pétrolier Rosneft, le russe Sergey Bogdanchikov, vient de déposer plainte devant la Cour suprême de New York, et réclame 100millions de dollars à Edmondde Rothschild, a appris Paperjam de la part du plaignant. L’homme d’affaires, qui a déjà entamé des contentieux devant la justice luxembourgeoise en 2017, et qui n’a toujours pas obtenu de jugement, estime avoir fait les frais d’un système opaque de rétrocommissions. En 2016, alors client de la banque depuis 2001, il découvre que son compte n’affichait que 65 millions de dollars, dont 3 millions en cash. Le dernier relevé bancaire reçu de la part du vice-président de la banque privée Carlo Thewes, indiquait pourtant qu’il était garni de 122 millions de dollars, dont 104 millions en cash. En enquêtant, il découvre que la firme aurait réalisé pour plus d’un milliard de dollars de transactions depuis son compte, des opérations dont il dit ne pas avoir été au courant. Ce montage impliquerait deux sociétés de gestion de fortune américaines, Fontanelle Capital et OIMCapita, raison pour laquelle il a déposé plainte outre-Atlantique, ainsi que le célèbre cabinet panaméen Mosseck Fonseca, impliqué dans un scandale d'évasion fiscale. L’homme, qui s’est vu interdire l’accès à la banque par la directrice générale Ariane de Rothschild, selon le journal luxembourgeois, a trouvé refuge à la BIL, et a réussi à récupérer l’an dernier 40 millions d’euros et des titres obligataires et de fonds alternatifs. De son côté, Edmond de Rothschild, qui n’a pas commenté l’affaire, a accumulé 2 sanctions pécuniaires de la part du régulateur luxembourgeois ces dernières années pour des manquements. L’ancien CEO de la filiale locale, Marc Ambroisien, impliqué dans le scandale 1MDB, s’est même vu interdire la pratique du métier cet été.
Face à la baisse des taux d’intérêt, les assureurs ont revu fortement en baisse le rendement offert sur des contrats d’assurance-vie et de capitalisation entre 2018 et 2019, selon une étude de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) publiée mardi. Déjà en 2019, les assureurs ont été confrontés à une nouvelle baisse des taux d’intérêt, qui les a incités à répercuter ce phénomène sur les assurés. De quoi conforter les craintes d’un nouveau recul des rendements offerts aux épargnants en 2020. Pour dresser son constat, l’ACPR s’est penchée sur les fonds euros: leur rendement moyen était de 1,46% en 2019 contre 1,83% un an plus tôt. La chute «concerne la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie et de capitalisation», insiste l’ACPR.
Un an après la cession de sa gestion d’actifs au CM-CIC, la banque rebaptisée Milleis (ex-Barclays France) est en négociations finales pour revendre des activités d’assurance vie, avec deux candidats acquéreurs, la Société Générale, via sa filiale d’assurances Sogécap, et le fonds d’investissement américain Blackstone, selonLes Échos, qui citent des sources concordantes.
A force d’annoncer la mort du contrat d’assurance-vie en euros, les cassandres finiront bien par avoir raison. 2019 avait déjà sonné comme une prise de conscience générale dans la profession. De grands acteurs promettaient enfin de ne plus verser des rendements déconnectés de la réalité des marchés, afin de sauvegarder une solvabilité que les compagnies les plus fragiles se voyaient contraintes de restaurer en toute hâte. On n’avait encore rien vu : avec 2020, une « tempête parfaite » s’est abattue sur le secteur. Les achats massifs des banques centrales dépriment, et pour longtemps, les niveaux des rendements obligataires ; même une remontée de l’inflation, toujours annoncée et jamais vérifiée depuis dix ans, ne vaut plus garantie de resserrement monétaire. Le placement financier préféré des Français a perdu de sa superbe au profit de l’épargne la plus liquide, et enregistrait des retraits nets avant même que le confinement ne porte un coup d’arrêt à sa commercialisation.
Les rendements des fonds en euros devraient nettement reculer pour la deuxième année consécutive. Les assureurs misent sur les unités de compte dans un marché en décollecte et touché par l'affaire H2O.
Dans une famille, il est fréquent aujourd’hui que tant les grands-parents que les parents disposent d’un patrimoine conséquent. La première transmission va générer des droits de succession. Ultérieurement, ce patrimoine sera transmis aux petits-enfants, et subira une nouvelle fois des droits de succession conséquents.
Les ETF et ETP ont enregistré des entrées nettes de 6,76 milliards de dollars en juillet, rapporte ETFGI, ce qui porte la collecte nette depuis le début de l’année à un niveau record de 38,78 milliards de dollars. Ce montant est nettement supérieur aux 12,37 milliards de dollars enregistrés à la même époque l’année dernière et aux 26,71 milliards de dollars attirés sur l’ensemble de l’année 2019. Les ETF/ETP domiciliés en Europe représentent 51,6 % de l’ensemble des actifs, suivis par les produits domiciliés aux États-Unis (40,1 %). Le secteur mondial des ETF/ETP comptait 393 ETF/ETP, avec 1.077 produits cotés pour des encours de 101 milliards de dollars, provenant de 92 fournisseurs sur 31 bourses dans 25 pays. Entre le mois de juin et de juillet, les encours ont progressé de plus de 14%. Les 20 premiers ETF/ETP ont collectivement recueilli 4,04 milliards de dollars à la fin du mois de juillet, selon ETFGI.
Continuité. L’assurance-vie a enregistré son cinquième mois consécutif de décollecte nette en juillet (-500 millions d’euros). Selon la Fédération française de l’assurance (FFA), ces retraits atteignent ainsi 5,2 milliards d’euros sur les sept premiers mois de l’année (contre une collecte de 17,3 milliards sur la même période en 2019). « Le choc du confinement fait encore sentir ses effets sur les choix d’épargne des Français qui ont préféré se tourner vers des produits plus liquides », estime la FFA. Dans ce contexte, « nous revoyons à la baisse le niveau de collecte nette anticipé pour 2020, à environ 3,5 milliards d’euros (contre plus de 26 milliards en 2019, un record de dix ans) », annonce le bureau d’études Octo Finances, ajoutant qu’il s’agirait alors du plus faible chiffre de collecte nette depuis 2012.