La formule evergreen (sans limite de durée) de Geneo Capital Entrepreneur continue de faire des émules. Après un closing à 160 millions d’euros réalisé fin 2019, la société d’investissement créée il y a un an par Fanny Letier et François Rivolier vient de se voir confier 40 millions d’euros de plus. Une marque de confiance de la part des investisseurs, ici représentés par 110 family offices, entrepreneurs et investisseurs institutionnels. La famille de Spoelberch – soutien historique de Cobepa et de Verlinvest - a réinvesti, contrairement à la Société Générale (maison historique du cofondateur de Geneo, François Rivolier).
Ouverture. « Dans cette phase de crise, les PME sont conscientes qu’elles ont des opportunités de croissance externe à saisir, qu’il leur faudra faire évoluer leur ‘business model’ et qu’elles vont avoir besoin pour cela de renforcer leurs fonds propres », synthétise Dominique Gaillard, président de France Invest (association des investisseurs pour la croissance), à l’occasion du lancement d’un baromètre trimestriel réalisé avec PwC. Selon un sondage mené en mai, 50 % des dirigeants de PME anticipent des opportunités de rachat, contre 32 % pour le reste des sociétés. Ce pourcentage s’établit à 40 % dans l’industrie, contre 34 % dans les services. Par ailleurs, 40 % des PME envisagent d’ouvrir leur capital à un partenaire financier, contre 27 % des ETI et grands groupes. Au sein des entreprises, les évolutions perçues comme nécessaires portent avant tout sur la gestion du personnel et la digitalisation (voir le graphique).
... c’est, en milliards de dollars, le montant levé par Ardian pour sa plate-forme secondaire de huitième génération dont la société de gestion vient d’annoncer le closing final. Ardian a ainsi battu son propre record dans ce secteur d’investissement, après celui établi à 14 milliards de dollars en 2016. Sur ces 19 milliards collectés auprès de 275 investisseurs, les engagements de co-investissements atteignent 5 milliards. L’activité fonds de fonds d’Ardian représente désormais 53 milliards de dollars sous gestion, exposés à plus de 1.600 fonds et près de 10.000 sociétés sous-jacentes. Cette levée géante confirme le succès des transactions secondaires en private equity, dont le marché affiche l’une des plus fortes croissances de l’industrie du non-coté.
La société d’investissement suédoise EQT a annoncé ce mercredi l’ouverture d’un bureau à Paris afin de « renforcer son empreinte locale ». « La France est l’un des principaux marchés pour les investissements dans le non-coté en Europe » et « l’ouverture du bureau de Paris (…) s’inscrit dans notre approche de proximité avec une présence locale dans les pays et régions où EQT investit », explique dans un communiqué Christian Sinding, directeur général d’EQT.
Le fonds américain de capital-investissement Brynwood Partners et Nestlé ont conclu un accord sur la vente de sa marque de pâtes Buitoni en Amérique du Nord, alors que le groupe agroalimentaire suisse se recentre sur des marques plus performantes dans le domaine des produits surgelés. L’opération valorise l’activité de Buitoni en Amérique du Nord à 115 millions de dollars, selon Reuters, qui cite une source proche du dossier. Cette activité sera renommée Buitoni Food Company après la réalisation de l’opération, qui comprend les droits sur la marque aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes. Nestlé continuera d’exploiter la marque Buitoni sur certains marchés hors Amérique du Nord, notamment en Europe.
Chaque pic du marché du capital-investissement a sa transaction emblématique des excès du moment. Le rachat de la division d’ascenseurs de ThyssenKrupp par les fonds Advent et Cinven est bien placé pour jouer ce rôle en 2020, en raison de son prix et du niveau de dette manifestement excessif qu’il comportait. Personne n’avait vu venir la pandémie et l’ampleur du choc récessif, mais chacun était prévenu du virage dangereux que prenait depuis plusieurs trimestres le monde du private equity. Valorisations soufflées, leviers trop élevés dans les gros LBO (leveraged buy-out), prêteurs peu regardants, indicateurs de gestion biaisés, comme ce fameux « Ebitda ajusté » que Warren Buffett et son vieux complice Charlie Munger couvrent d’opprobre… : la liste est longue des feux passés à l’orange ou au rouge vif. Pour certaines équipes, l’heure du retrait de permis a sonné.
Le fonds Large Venture de Bpifrance, qui investit dans les fleurons de la tech française, maintient son rythme d’investissement malgré la crise, explique sa directrice.
Détenteur du record du plus grand fonds secondaire depuis la levée de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) en 2016, Ardian remet le couvert. Le gérant de la place Vendôme a officialisé hier le closing final de sa plate-forme secondaire de huitième génération, en décrochant pas moins de 19 milliards de dollars. Le programme, qui comprend 5 milliards de dollars d’engagements de co-investissements, a attiré 275 investisseurs (LPs) de près de quarante pays. L’activité fonds de fonds d’Ardian totalise désormais 53 milliards de dollars d’actifs gérés et est exposée à plus de 1.600 fonds, répertoriant près de 10.000 sociétés en portefeuille.
Détenteur du record du plus grand fonds secondaire depuis la levée de 14 milliards de dollars en 2016, Ardian remet le couvert. Le gérant de la place Vendôme a officialisé aujourd’hui le closing final de sa plateforme secondaire de huitième génération, en décrochant pas moins de 19 milliards de dollars. Il y a deux mois, Bloomberg avait évoqué un montant de 18 milliards de dollars, sachant que ledit véhicule s’attendait à recevoir de nouveaux tickets d’investisseurs institutionnels.
Le spécialiste breton de la biosécurité et de la sécurité alimentaire vient de bouclser l’acquisition de son homologue britannique Holchem. Ce dernier avait été racheté par Ecolab en 2018, mais l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni, la Competition & Markets Authority, s’y était opposée un an plus tard en raison des risques que faisait encourir un tel rapprochement sur le marché britannique. Une décision le contraignant à revendre Holchem. Dans le giron d’Ardian depuis quatre ans, le groupe tricolore absorbe un périmètre de 55 millions de chiffre d’affaires et devient le numéro deux européen de la sécurité alimentaire. Le groupe emploie désormais près de 1.500 collaborateurs et génère plus de 300 millions d’euros de revenus.
Cerea et le management de l’entreprise ont bouclé l’acquisition de Pagès Group, un spécialiste des systèmes d’automatisme de haute performance (assemblage, triage, etc.), dont les clients sont majoritairement dans le secteur agroalimentaire. Le montant de l’opération n’est pas communiqué. Fondé dans le Jura et employant 160 salariés répartis sur 5 sites, Pagès réalise un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros, dont plus des deux tiers à l’international. Cerea sera majoritaire par le biais du fonds Cerea Capital 2, aux côtés des actionnaires historiques, InnovaFonds et BNP Paribas Développement, qui réinvestissent.
Kersia renforce sa stature européenne. Le spécialiste breton de la biosécurité et de la sécurité alimentaire vient de finaliser l’acquisition de son homologue britannique Holchem. Ce dernier avait été racheté par Ecolab en 2018, mais l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni, la Competition & Markets Authority, s’y était opposée un an plus tard en raison des risques que faisait encourir un tel rapprochement sur le marché britannique. Une décision le contraignant à revendre Holchem, au plus grand bonheur de Kersia.
Cerea et le management de l’entreprise ont finalisé l’acquisition de Pagès Group, un spécialiste des systèmes d’automatisme de haute performance (assemblage, triage, etc.), dont les clients sont majoritairement dans le secteur agroalimentaire. Le montant de l’opération n’est pas communiqué.
Placé en redressement judiciaire le 24 avril, Novares peut d’ores et déjà souffler. Ce 28 mai, le tribunal de commerce de Nanterre a approuvé l’accord trouvé entre l’équipementier automobile et une large majorité de ses créanciers. Ce faisant, le groupe de 12.000 collaborateurs se voit remettre une enveloppe de 146 millions d’euros, composée d’un prêt garanti par l’Etat de 71 millions d’euros, ainsi que d’un prêt de 45 millions et d’une injection de fonds propres de 30 millions provenant des actionnaires, Equistone Partners Europe et Bpifrance. Les banques vont quant à elles convertir 260 millions de dettes (sur un total de 330 millions porté par la holding) en capital, leur permettant de détenir in fine une participation de 25 %. Mais Equistone conservera la majorité des titres. En parallèle, une recherche de repreneurs potentiels avait été menée, aboutissant à la réception de sept offres de reprises. Un processus où les fonds américains Apollo et Atlas étaient sortis du lot, sans pour autant parvenir à un accord dans ce laps de temps.
Placé en redressement judiciaire le 24 avril, Novares peut d’ores et déjà souffler. Ce 28 mai, le tribunal de commerce de Nanterre a approuvé l’accord trouvé entre l’équipementier automobile et une large majorité de ses créanciers. Ce faisant, le groupe de 12 000 collaborateurs se voit remettre une enveloppe de 146 millions d’euros, composée d’un prêt garanti par l’Etat de 71 millions d’euros, ainsi que d’un prêt de 45 millions et d’une injection de fonds propres de 30 millions provenant des actionnaires, Equistone Partners Europe et Bpifrance. Les banques vont quant à elles convertir 260 millions de dettes (sur un total de 330 millions porté par la holding) en capital, leur permettant de détenir in fine une participation de 25 %. Mais Equistone conservera la majorité des titres.
Nouveau rebondissement dans l’affaire Advent International contre ForeScout Technologies. Le fonds d’investissement, qui a annoncé mi-mai renoncer à l’acquisition du groupe de cybersécurité, devra s’en expliquer devant les tribunaux début juin, selon Bloomberg. La vente avait été conclue en février pour 1,9 milliard de dollars. « Advent s’appuie sur des excuses infondées pour justifier sa décision », attaque ForeScout Technologies, ajoutant qu’en dépit de la crise, toutes les conditions de l’accord sont remplies et qu’Advent doit « honorer ses engagements et immédiatement finaliser l’acquisition en cours ». En cas de réalisation de l’opération, les relations de la société avec son actionnaire s’annoncent tendues.
L’ex-Capzanine va recruter une équipe dédiée à l’investissement en fonds propres, pour le compte de l’assureur, dans des entreprises familiales régionales.
SearchLight Capital s’apprête à boucler sa troisième génération de fonds. La société de gestion new-yorkaise a déjà réuni 3 milliards de dollars pour ce véhicule d’investissement, selon un document de la SEC. SearchLight Capital III a attiré près de 150 investisseurs institutionnels et prend la suite de SearchLight Capital II – lequel avait levé 1,9 milliard de dollars en décembre 2015. L’année dernière, le gérant s’était fait connaître en France en menant l’offre publique d’achat sur l’équipementier aéronautique Latécoère, alors valorisé 365 millions d’euros. Avec son nouveau véhicule, le gérant compte injecter entre 100 et 200 millions de dollars par deal, aux Etats-Unis ou en Europe.
SearchLight Capital s’apprête à boucler sa troisième génération de fonds. Une étape majeure pour la société de gestion new-yorkaise, qui a déjà réuni 3 milliards de dollars pour ce véhicule d’investissement, selon un document de la SEC. Sobrement baptisé SearchLight Capital III, ce dernier s’est attiré les faveurs de près de 150 investisseurs institutionnels et prend la suite de SearchLight Capital II – lequel avait levé 1,9 milliard de dollars en décembre 2015. Tout comme son prédécesseur, il est en mesure d’intervenir dans des opérations de spin-off, de P-to-P ou bien encore dans des cas de restructurations.