Le groupe américain Halliburton va encore supprimer 5.000 emplois, soit 8% de ses effectifs, en réponse à la baisse des cours du brut, a annoncé hier une porte-parole en confirmant une information de la chaîne CNN. Halliburton a déjà réduit ses effectifs d’un quart depuis 2014 en supprimant près de 22.000 emplois. Le numéro deux mondial des services pétroliers a annoncé en 2014 un projet de fusion avec Baker Hughes, le numéro trois, toujours en attente d’agrément.
Deutsche Telekom a annoncé hier un bénéfice supérieur aux attentes au quatrième trimestre, notamment grâce à l’Allemagne. Le chiffre d’affaires de l’activité de téléphonie mobile en Allemagne a reculé de 0,4% à 1,7 milliard d’euros alors que le marché dans son ensemble s’est contracté de 1%. Deutsche Telekom y a augmenté sa part du marché du mobile et a accéléré le développement de son réseau de fibre optique. Il a également publié un excédent brut d’exploitation (EBE, Ebitda) en hausse de 16% à 5,14 milliards d’euros, au-delà du consensus Reuters. Le premier opérateur allemand s’attend à une augmentation de son chiffre d’affaires en 2016 et à une progression de 2% de l’EBE, grâce aux Etats-Unis.
Après 360 millions d’euros d'économies réalisées en 2015, Saint-Gobain a annoncé hier un nouveau plan d'économies de 800 millions entre 2016 et 2018, en raison de la faiblesse du marché français. Avec une croissance interne de -4,1% en France, la marge d’exploitation se replie à 2,9%, contre 4,3% en 2014. L’objectif du plan est de transformer la logistique et d’accélérer la digitalisation des usines. Le groupe, qui propose un dividende stable à 1,24 euro pour 2015, a publié un chiffre d’affaires annuel de 39,6 milliards d’euros (+0,4% à données comparables), un résultat d’exploitation de 2,64 milliards (+2,2%) et un résultat net de 1,295 milliard (+35,9%). Il vise enfin pour 2016 une amélioration du résultat d’exploitation à structure et taux de change comparables. «En Europe occidentale, nous nous attendons à une bonne dynamique sur la majorité de nos marchés, avec une stabilisation de l’activité en France», a souligné en conférence son PDG Pierre-André de Chalendar.
Estée Lauder a annoncé jeudi l’acquisition des parfums By Kilian, ajoutant une nouvelle marque de niche à ses parfums haut de gamme. Créée en 2007 par Kilian Hennessy, héritier de la maison de cognac du même nom, propriété de LVMH, By Kilian est principalement distribué en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient. La marque a aussi ouvert plusieurs boutiques, à Paris, New York ou Moscou. Les modalités de la transaction ne sont pas communiquées. Le groupe américain propriétaire de la marque de cosmétiques et de parfums du même nom, des produits Clinique ou MAC, avait déjà acquis il y a plus d’un an les Editions de Parfums Frédéric Malle et Le Labo.
Le groupe minier brésilien Vale a essuyé une perte nette de 8,57 milliards de dollars au dernier trimestre 2015, sa plus grosse perte depuis qu’il a été privatisé en 1997. Son résultat net annuel est négatif à hauteur de 12,1 milliards de dollars. Vale a passé 9,37 milliards de dollars de dépréciations d’actifs, dont 1,46 milliard pour son usine de nickel en Nouvelle-Calédonie. Malgré la chute des cours du minerai de fer, le groupe mise sur la prochaine entrée en service de sa mine géante S11D au Brésil pour réduire un peu plus ses coûts de production.
Le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur du groupe de commerce en ligne Alibaba, a racheté au Britannique Martin Krajewski un vignoble bordelais, le Château de Sours, via l’une de ses sociétés hongkongaises. Le vignoble s'étend sur 80 hectares et produit 500.000 bouteilles de vin par an, dans une gamme de prix inférieure à 10 euros par bouteille. La production est essentiellement exportée vers la Grande-Bretagne. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilée.
Sears Holdings a annoncé jeudi une perte de 580 millions de dollars (527 millions d’euros), soit 5,44 dollar par action diluée, au quatrième trimestre clos le 31 janvier, contre 159 millions de dollars (1,5 dollar par action) un an auparavant. Ce résultat, qui prend en compte une charge de dépréciation de 180 millions de dollars, se situe dans la fourchette d’une perte de 525 à 625 millions qui figurait dans les prévisions du distributeur américain. Le chiffre d’affaires total a baissé de 9,8% à 7,3 milliards, en raison notamment de la fermeture de plusieurs magasins.
BT ne sera pas scindé. L’Ofcom, l’autorité britannique des télécoms, a demandé à l’opérateur d’ouvrir davantage son réseau haut débit à ses concurrents afin de leur permettre de disposer de leurs propres câbles en fibre optique dans cette infrastructure mais n’est pas allée jusqu'à ordonner une séparation de ce réseau Openreach du reste du groupe. Les concurrents de BT comme TalkTalk, Vodafone et Sky, qui dépendent de ce réseau pour fournir du haut débit à leurs clients, accusent BT de faire passer ses propres intérêts stratégiques et financiers avant l’intérêt général des Britanniques. Pour tenter de convaincre l’Ofcom de ne pas lui retirer Openreach, BT s’est engagé à investir massivement dans l’amélioration de son réseau haut débit.
Le directeur général de British American Tobacco ne voit pas de grand mouvement de consolidation à court terme sur le marché mondial du tabac, faisant ainsi retomber la spéculation sur une possible opération de son groupe. Le numéro deux mondial du tabac préfère se concentrer sur des acquisitions de plus petites tailles, notamment en Afrique en en Asie, a précisé à Reuters Nicandro Durante.
Le groupe allemand de produits de grande consommation a indiqué jeudi qu’il s’attendait à une croissance organique comprise entre 2% et 4% cette année, après 3% en 2015 et 3,4% en 2014. Henkel prévoit une amélioration de sa marge d’exploitation à 16,5% cette année contre 16,2% en 2015, grâce à la baisse des coûts, et une croissance du bénéfice par action de 8% à 11%. Le groupe propose un dividende de 1,47 euro par action sur ses comptes 2015, contre 1,31 euro un an auparavant.
Engie a dévoilé jeudi matin l’ampleur de ses pertes pour 2015. Le groupe d'énergie a essuyé une perte nette de 4,6 milliards d’euros, à la suite de 8,7 milliards d’euros de dépréciations d’actifs. Ces résultats sont la traduction de la chute des prix de l'énergie et des matières premières et d’un modèle économique inadapté à ces nouvelles conditions de marché.
Repsol a annoncé jeudi une réduction d’environ 20% du dividende payé sur les résultats de 2015, exercice sur lequel il a été déficitaire. Le pétrolier espagnol a enregistré une perte nette annuelle de 1,23 milliard d’euros et il versera un dividende total de l’ordre de 77 centimes par action contre 96 centimes au titre de l’année 2014. Hors dépréciations de 2,96 milliards d’euros, le groupe a dégagé un bénéfice net ajusté en hausse de 9% en 2015 à 1,86 milliard.
Sharp a annoncé jeudi avoir accepté l’offre de reprise de Foxconn qui détiendra 65,9% du groupe électronique japonais à l’issue d’une augmentation de capital réservée de 484 milliards de yens (3,9 milliards d’euros). L’investissement total du groupe taïwanais devrait dépasser les 650 milliards de yens. Cette transaction constituerait la plus importante acquisition d’une entreprise technologique nippone par un groupe étranger. Foxconn, qui renforcerait ainsi sa position en tant que fournisseur d’Apple, a fait savoir qu’il repoussait la signature de l’accord final dans la mesure où Sharp a avancé de nouvelles conditions qui devaient être clarifiées.
Safran a annoncé jeudi une chute de 12,5% à 1,7 milliard d’euros de son résultat opérationnel courant annuel à la suite d’une charge de 654 millions d’euros liée au retard de 18 mois du moteur Silvercrest destiné notamment au nouveau jet de Dassault Aviation. «Nous avons compris toutes les insuffisances de ce moteur, nous sommes dans la phase où on vérifie que les solutions que nous avons en tête sont les bonnes», a expliqué le PDG de Safran Philippe Petitcolin. A partir de la mi-2016, Safran va refaire de nouveaux moteurs de ce type qui démarreront leurs essais en vol à la fin de l’année, en vue d’une certification tout début 2018, a-t-il ajouté. Dassault Aviation espérait une entrée en service en 2017 de son nouvel avion d’affaires, le Falcon 5X, destiné à étoffer sa gamme face à une concurrence exacerbée.
Veolia se veut confiant pour 2016, malgré un contexte «déflationniste et de croissance économique atone», après avoir enregistré des résultats en forte hausse au titre de 2015 grâce à ses réductions de coûts. Le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets vise cette année une nouvelle progression de son chiffre d’affaires et de son Ebitda. Il table également pour 2016 sur un résultat net courant d’au moins 600 millions d’euros et sur un free cash-flow hors cessions financières nettes d’au moins 650 millions d’euros, contre 856 millions en 2015. Veolia a enregistré en 2015 un résultat net courant part du groupe de 580 millions d’euros (+74%), un Ebitda de près de 3 milliards (+11,3%), un Ebit courant de 1,3 milliard (+25,5%) et un chiffre d’affaires de 24,9 milliards (+4,5%).
Zodiac Aerospace a émis hier un nouvel avertissement sur ses résultats et a prévenu que son redressement prendrait encore plus de temps que prévu. « La revue de ces différents éléments et l’analyse des données financières à fin janvier remettent en cause l’objectif financier 2015/2016 d’une marge opérationnelle proche de 10%, ainsi que le calendrier du redressement qui devrait s'étaler sur une période plus longue que les 18 mois initialement prévus », explique l’équipementier aéronautique. Plombé par ses difficultés liées aux retards de livraison de sièges d’avions, Zodiac a enchaîné les avertissements en 2015. Il a précisé qu’il reviendrait plus en détail sur ses plans les 15 mars et 20 avril, à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels.
Gecina vise cette année une hausse sous-jacente de son résultat récurrent net supérieure à 5% – en excluant l’effet de la cession en cours du portefeuille santé. La foncière a annoncé hier une progression de 10,3% de son bénéfice net en 2015, qui atteint 349 millions d’euros, soutenu par son repositionnement stratégique vers les actifs de bureaux. L’actif net réévalué triple net (normes EPRA) a progressé de 21,2% sur un an à 122,70 euros. Gecina proposera de verser un dividende de 5,0 euros par action au titre de 2015, en hausse de +7,5%.
La société de biopharmacie OSE Pharma et la biotech Eiffimune ont annoncé hier leur projet de fusion pour créer un nouvel acteur dans le domaine de l’immunothérapie. Les actionnaires d’OSE Pharma devraient détenir 71% du capital de l’entité fusionnée et ceux d’Effimune 29%. La nouvelle société « disposerait d’une visibilité financière d’environ deux ans pour faire avancer ses projets [...]. L’objectif est de créer un nouvel acteur international avec des immunothérapies innovantes d’activation ou de régulation ». OSE Pharma capitalisait hier 76,37 millions d’euros en Bourse.
Eiffage a annoncé hier une progression de 13,5% de son résultat net part du groupe en 2015, à 312 millions d’euros, ce qui lui permet d’accroître de 25% son dividende à 1,50 euro par action. Pourtant, le groupe de BTP accuse un repli de son chiffre d’affaires de 0,6% (-1,3% à périmètre et change constant), à 13,9 milliards d’euros, pénalisé par la branche Travaux (-1,2%). La marge opérationnelle de l’année atteint 10,3%, contre 9,6% en 2014. Le groupe s’attend à « une nouvelle progression de ses résultats en 2016 malgré un léger repli de son activité ».
Le duo Mestrallet-Chaussade sera reconduit à la tête du groupe lors de la prochaine assemblée générale avec l'objectif de poursuivre le plan d'intégration.
Atos a publié un résultat d’exploitation de 883,7 millions d’euros en 2015, en hausse de 25,9% et très supérieur au consensus. Sa marge augmente de 50 points de base à 8,3%. Son chiffre d’affaires a augmenté de 0,4% à périmètre et changes constants, à 10,7 milliards. Les performances de sa filiale Worldline et au Royaume-Uni ont été contrebalancées par un recul en Allemagne et en Amérique du Nord. Pour 2016, Atos table sur une croissance de ses revenus supérieure à 8% à changes constants et prévoit prévoit une marge entre 9% et 9,5%.
L’Autorité des marchés financiers a été informée de la conclusion le 18 février d’un pacte d’actionnaires constitutif d’une action de concert entre l’Etat et Bpifrance, vis-à-vis d’Orange. Ce pacte, qui remplace le précédent signé en 2012, est conclu pour deux ans, tacitement renouvelable tous les deux ans. Il permet de s’adapter à l’entrée en vigueur cette année des droits de vote double, instaurée par la loi Florange, qui ferait passer la participation de l’Etat au-dessus des 30% et l’obligerait à lancer une OPA. Il détient actuellement 23% d’Orange via l’Agence des participations de l’Etat et Bpifrance. Bpifrance, qui détient 9,60% d’Orange, prévoit de passer certains de ses titres au porteur pour que ces derniers ne puissent pas bénéficier des droits de vote double.
Alors que Vivendi a annoncé le lancement d’une OPA sur Gameloft au prix de 6 euros par action, la famille Guillemot continue à se renforcer au capital et détient désormais 20,29% du capital et 28,42% des droits de vote de l’éditeur de jeux vidéo. La famille Guillemot compte poursuivre ses acquisitions de titres. Amber Capital a récemment franchi le seuil de 5% et détient 6,08% du capital de l’éditeur. L’action Gameloft cotait à mi-séance 6,88 euros
L’administration fiscale française réclame 1,6 milliard d’euros à Google, a appris Reuters de source proche du ministère des Finances. Le ministre des Finances Michel Sapin a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés.
Moody’s a dégradé mercredi la note de crédit à long terme de STMicroelectronics pour la passer en catégorie spéculative. L’agence annonce que la note de crédit du fabricant de semi-conducteurs passe de Baa3 à Ba1, assortie d’une perspective stable. Elle explique cette décision par le niveau de la marge d’exploitation de STMicro, estimé autour de 5,0% cette année, ce qui pèsera sur la génération de cash-flow libre du groupe. Moody’s juge néanmoins que l’excellent profil de liquidité du groupe est un facteur de soutien important de cette nouvelle note.
Le fonds activiste Cevian a jeté son dévolu sur Rexel. «Par courrier reçu le 24 février 2016, la société Cevian Capital Partners Limited a déclaré avoir franchi en hausse, le 18 février 2016, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de la société Rexel et détenir 16.434.250 actions Rexel [...], soit 5,44% du capital et des droits de vote de cette société», indique l’Autorité des marchés financiers dans un avis publié hier. Le fonds gère environ 15 milliards de dollars. L’annonce de son entrée au capital de Rexel a fait bondir l’action du groupe de distribution de matériel électrique. Elle a fini en hausse de 5,89%.