Honeywell International a indiqué vendredi que son projet d’offre d’achat d’United Technologies valorisait son concurrent 90,7 milliards de dollars. L'équipementier aéronautique américain proposait 108 dollars par action, dont 42,63 dollars en numéraire et 0,614 action par titre United Technologies. Cela représentait une prime de 22% par rapport au cours du 19 février avant que les discussions ne soient révélées. Les deux groupes ne sont pas allés au-delà de ces discussions préliminaires. United Technologies a notamment avancé que l’opération aurait entraîné d’importants obstacles concurrentiels. Un point de vue que ne partageait pas Honeywell. Selon ce dernier, un rapprochement aurait permis de dégager 3,5 milliards de dollars d'économies.
Amadeus, le fournisseur de solutions technologiques pour l’industrie du voyage, a vu son bénéfice ajusté hors frais d’acquisition progresser de 10,4% l’an dernier, à 751,8 millions d’euros, supporté par une hausse du chiffre d’affaires de 14,5%, à 3,9 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a augmenté de 12,2%, à 1,46 milliard d’euros. Les fluctuations des taux de change par rapport à 2014 se sont traduites par un effet positif sur le chiffre d’affaires et sur l’Ebitda d’Amadeus en 2015.
Alibaba négocie avec plusieurs banques un crédit de 4 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Le groupe chinois de commerce en ligne, qui ne fait pas de commentaire, envisage de finaliser ce financement dès le mois prochain. Les fonds serviront à financer de nouvelles acquisitions en Chine et à l'étranger.
Carmat a annoncé vendredi le lancement d’une augmentation de capital de 50 millions d’euros réservée à ses deux grands actionnaires historiques mais aussi à de nouveaux investisseurs afin de pouvoir financer l'étude pivot de son coeur artificiel. CorNovum, holding d’investissement détenue à parité par Bpifrance et l’Etat, souscrira à cette opération à hauteur d’un maximum de 17 millions et deviendra son quatrième actionnaire avec une part située entre 7,3 et 8,5% du capital. Airbus Group, avec une souscription à hauteur de 11 millions, restera le premier actionnaire de Carmat avec 22,4-22,5% du capital devant le fonds Truffle Capital (17,8%-18%) qui investira dans l’opération 7 millions d’euros. Le professeur Carpentier, l’inventeur du coeur artificiel, qui ne participera pas à l’augmentation de capital, conserve néanmoins la troisième position au capital avec une part de 10,8%-11,4%. L’opération permettra également l’entrée au capital d’investisseurs représentants les familles Bastid et Ligresti, qui apporteront 7 millions d’euros chacun, contre 1 million pour Aliad, le fonds de capital risque du groupe Air Liquide. Cette augmentation de capital réservée sera accompagnée, le cas échéant, d’un placement privé auprès d’investisseurs qualifiés dont le montant n’est pas encore défini, ajoute Carmat dans un communiqué.
Imerys et le producteur suisse de minéraux blancs Omya sont entrés en négociations exclusives pour former une joint-venture technologique à parité dans le domaine de la fibrille de micro cellulose. Cette coentreprise rassemblera dans une entité unique, appelée «FiberLeanTM Technologies», les plates-formes technologiques développées par chacun des deux groupes, respectivement FiberLeanTM d’Imerys et MFC d’Omya.
Air France espère que les quelque 1.600 suppressions de postes prévues d’ici début 2017 seront les dernières étant donné l’amélioration de la conjoncture, indique Reuters de source proche de la compagnie aérienne. Le groupe, qui a présenté le 18 février des résultats annuels meilleurs que prévu grâce aux effets positifs de la baisse des prix du carburant, prévoit désormais de supprimer 1.405 postes au sein du personnel au sol (au lieu d’au moins 1.823) et 200 chez les hôtesses et stewards (contre une estimation antérieure de 890), a ajouté cette source. «L’objectif est que ce plan de départs volontaires soit le dernier», a-t-elle souligné, disant même que l’entreprise envisageait d’embaucher à nouveau des pilotes ainsi que des hôtesses et des stewards en fonction du succès des négociations prévues cette année pour ces deux catégories. Chez les pilotes, aucune suppression de poste n’est désormais prévue au lieu de 280 envisagées en décembre, a ajouté cette source. Air France réunissait jeudi et vendredi ses représentants du personnel en comité central d’entreprise. «On valide ce plan parce qu’il n’y a pas de départ contraint ni de baisse de rémunération, mais il va falloir que ça s’arrête», a réagi Ronald Noirot, secrétaire général de la CFE-CGC, le premier syndicat d’Air France.
L’Autorité italienne de la concurrence souhaite récupérer le dossier d’examen du rapprochement entre les opérateurs de télécoms Wind et 3, actuellement entre les mains de la Commission européenne. La demande a été confirmée par Bruxelles. La Commission avait reçu la même requête de la part des autorités allemandes en 2013 lors du rachat d’E-Plus par O2 Deutschland, mais celle-ci avait été rejetée. La réponse de la Commission sur le dossier Wind sera suivie de près par Orange et Bouygues Telecom. Les deux opérateurs, qui discutent d’un rapprochement, espère que leur dossier sera examiné par l’Autorité de la concurrence française, jugée plus ouverte à la concentration dans les télécoms que les services de Bruxelles.
Standard and Poor’s a dégradé de deux crans la note long terme du groupe de négoce de matières premières, Noble Group, l’enfonçant un peu plus dans la catégorie spéculative. La note passe de BB+ à BB-, assortie d’une perspective négative. Le groupe coté à Singapour a essuyé une perte nette de 1,7 milliard de dollars en 2015.
Nissan a annoncé vendredi qu’il allait racheter jusqu'à 300 millions de ses propres actions, soit 6,7% des titres en circulation. Ce plan représente une valeur susceptible d’atteindre 400 milliards de yens (3,22 milliards d’euros). Renault participera au programme ce qui lui permettra de maintenir sa participation au capital du constructeur automobile japonais à 43,4%.
Vivendi a annoncé avoir conclu un accord transactionnel avec Liberty Media concernant le litige qui les opposait depuis mars 2003 devant le tribunal fédéral du District sud de New York. Le litige portait sur un contrat relatif à la création de Vivendi Universal Entertainment en mai 2002. Vivendi versera 775 millions de dollars (environ 700 millions d’euros) à Liberty Media pour mettre fin à cette action judiciaire. «Cet accord se traduira par une reprise de provision d’environ 245 millions d’euros dans les comptes de l’exercice 2016 de Vivendi. La provision ayant été déduite fiscalement, cette reprise sera taxée en 2016", précise le groupe français. Au total, l’effet positif sur la trésorerie de Vivendi s'élèvera à environ 270 millions d’euros.
Avec la chute des cours du pétrole et la faiblesse de la demande en Chine, le chimiste allemand BASF table sur un recul d’environ 10% de son résultat d’exploitation en 2016. Alors que l’action recule de 22% en trois mois, le groupe a fait un geste en faveur de ses actionnaires en relevant son dividende annuel à 2,90 euros par action, soit un taux de distribution d’environ 66%, le plus élevé depuis 2009.
Le groupe hôtelier américain Hilton Worldwide Holdings a annoncé vendredi sa scission en trois sociétés distinctes via la création de deux nouvelles entités cotées en Bourse, l’une reprenant l’essentiel des actifs immobiliers du groupe, l’autre regroupant les résidences en multipropriété. L’opération se fera via une distribution de titres de ces nouvelles entités aux actionnaires existants. L’entité regroupant des actifs immobiliers possédera environ 70 hôtels représentant 35.000 chambres. L’autre entité, Hilton Grand Vacations (HGV), gère près de 50 résidences en multipropriété aux Etats-Unis et en Europe. Cette activité a représenté environ 12% du chiffre d’affaires du groupe au quatrième trimestre 2015, lequel s’est élevé à 2,86 milliards de dollars, en hausse d’environ 1%.
Telefonica a annoncé vendredi une chute de 8,5% de son bénéfice net en 2015, à 2,75 milliards d’euros, en raison de charges exceptionnelles totalisant 3,5 milliards, principalement liées à un plan de départs volontaires en Espagne. Son chiffre d’affaires a augmenté de 8,7% à 45,2 milliards en raison de l’amélioration de son marché domestique et des performances des filiales en Allemagne et en Amérique latine. Pour 2016, l’opérateur de télécoms espagnol espère augmenter ses ventes de plus de 4%, stabiliser sa marge brute et verser un dividende intégralement en numéraire une fois bouclée la vente de sa filiale britannique O2.
La compagnie pétrolière italienne Eni a annoncé vendredi une baisse de 20% de ses investissements en 2016 après avoir enregistré au quatrième trimestre 2015 une perte nette ajustée de 200 millions d’euros. En tenant compte des dépréciations induites par l'évolution des cours du pétrole, la perte nette atteint 6,89 milliards d’euros. Eni, contrôlée par l’Etat italien, prévoit pour cette année une stabilisation globale de sa production de pétrole et de gaz par rapport à 2015.
Figeac Aéro a été retenu par Stelia Aerospace pour la production de plusieurs pièces et sous-ensembles de différents programmes aéronautiques (A320 CEO et NEO, A350, Bombardier Global 7000 et 8000). Ce protocole d’accord représente une valeur cumulée de près de 400 millions de dollars, indique l'équipementier aéronautique. Ces pièces seront produites sur les sites français de Figeac Aéro et dans ses usines marocaine et tunisienne. «Compte tenu des dernières cadences annoncées par les constructeurs sur ces différents programmes, ce nouveau marché conforte notre objectif de chiffre d’affaires à mars 2020 attendu entre 650 et 750 millions d’euros tout en maintenant nos niveaux de marge actuels», indique Jean-Claude Maillard, PDG et fondateur de Figeac Aéro.
Sika a enregistré en 2015 une progression de son chiffre d’affaires de 6,2% à 5,49 milliards de francs suisses (5,03 milliards d’euros) et une hausse de son bénéfice d’exploitation de 6,3% à 673 millions, correspondant à une marge de 12,3%. Le chimiste suisse vise désormais une marge d’exploitation dans une fourchette de 12% à 14% et une génération de trésorerie de 8% à l’horizon 2018, contre respectivement plus de 10% et plus de 6% auparavant. La direction du groupe est engagée dans un bras de fer avec la famille Burkard-Schenker, fondatrice de Sika, qui a accepté de céder le contrôle de la société à Saint-Gobain.
Ubisoft compte rencontrer des investisseurs canadiens la semaine prochaine dans le but d’obtenir leur soutien face à l’offensive de Vivendi, ont déclaré ses dirigeants au quotidien canadien The Globe & Mail. «Nous voulons augmenter le nombre d’investisseurs canadiens pour avoir plus de contrôle sur le capital», a assuré Yves Guillemot, le PDG et fondateur de l'éditeur français de jeux vidéos, mettant en avant l’implantation du groupe au Canada où il emploie plus de 3.000 personnes, principalement à Montréal. Il estime que s’il est peu probable que Vivendi ferme les studios canadiens, ils seraient mieux protégés si Ubisoft restait indépendant.
Areva a essuyé en 2015 une perte nette d’un peu plus de 2 milliards d’euros en raison des charges liées à sa restructuration et à une nouvelle provision de 905 millions d’euros pour l’EPR finlandais OL3. La facture cumulée sur l’EPR finlandais s'élève désormais à 5,5 milliards d’euros pour le groupe français, a expliqué Stéphane Lhopiteau, le directeur financier d’Areva, lors d’une conférence téléphonique. Les discussions avec l’opérateur électrique finlandais TVO pour trouver une issue au dossier «sont encore en cours, elles sont positives», a indiqué Stéphane Lhopiteau. Philippe Knoche, le directeur général d’Areva, s’est montré prudent sur la date de signature d’un éventuel accord, alors que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, avait réclamé une signature avant fin février.
Le groupe américain Halliburton va encore supprimer 5.000 emplois, soit 8% de ses effectifs, en réponse à la baisse des cours du brut, a annoncé hier une porte-parole en confirmant une information de la chaîne CNN. Halliburton a déjà réduit ses effectifs d’un quart depuis 2014 en supprimant près de 22.000 emplois. Le numéro deux mondial des services pétroliers a annoncé en 2014 un projet de fusion avec Baker Hughes, le numéro trois, toujours en attente d’agrément.
Deutsche Telekom a annoncé hier un bénéfice supérieur aux attentes au quatrième trimestre, notamment grâce à l’Allemagne. Le chiffre d’affaires de l’activité de téléphonie mobile en Allemagne a reculé de 0,4% à 1,7 milliard d’euros alors que le marché dans son ensemble s’est contracté de 1%. Deutsche Telekom y a augmenté sa part du marché du mobile et a accéléré le développement de son réseau de fibre optique. Il a également publié un excédent brut d’exploitation (EBE, Ebitda) en hausse de 16% à 5,14 milliards d’euros, au-delà du consensus Reuters. Le premier opérateur allemand s’attend à une augmentation de son chiffre d’affaires en 2016 et à une progression de 2% de l’EBE, grâce aux Etats-Unis.
Après 360 millions d’euros d'économies réalisées en 2015, Saint-Gobain a annoncé hier un nouveau plan d'économies de 800 millions entre 2016 et 2018, en raison de la faiblesse du marché français. Avec une croissance interne de -4,1% en France, la marge d’exploitation se replie à 2,9%, contre 4,3% en 2014. L’objectif du plan est de transformer la logistique et d’accélérer la digitalisation des usines. Le groupe, qui propose un dividende stable à 1,24 euro pour 2015, a publié un chiffre d’affaires annuel de 39,6 milliards d’euros (+0,4% à données comparables), un résultat d’exploitation de 2,64 milliards (+2,2%) et un résultat net de 1,295 milliard (+35,9%). Il vise enfin pour 2016 une amélioration du résultat d’exploitation à structure et taux de change comparables. «En Europe occidentale, nous nous attendons à une bonne dynamique sur la majorité de nos marchés, avec une stabilisation de l’activité en France», a souligné en conférence son PDG Pierre-André de Chalendar.
Le groupe a passé une charge de 654 millions d'euros pour déprécier la valeur des actifs de R&D engagés dans ce projet de moteurs d'avions, décalé de dix-huit mois.
Le groupe, qui dévoile ses pertes 2015 ce matin, a obtenu, non sans mal, un crédit relais pour rembourser ses obligations en septembre 2016 et attendre la recapitalisation de 2017.
Estée Lauder a annoncé hier l’acquisition des parfums By Kilian, ajoutant une nouvelle marque de niche à ses parfums haut de gamme. Créée en 2007 par Kilian Hennessy, héritier de la maison de cognac du même nom, propriété de LVMH, la marque est distribuée en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient. Elle détient aussi plusieurs boutiques, à Paris, New York ou Moscou. Le groupe américain avait déjà acquis il y a plus d’un an les Editions de Parfums Frédéric Malle et Le Labo.
Le président du directoire de Hugo Boss a présenté sa démission dans le sillage de l’avertissement sur résultats publié mardi, qui a fait plonger le titre du groupe allemand de confection à son plus bas niveau depuis cinq ans mercredi. Claus-Dietrich Lahrs quittera ses fonctions lundi «à sa demande et par consentement mutuel», a indiqué Hugo Boss, qui dit se mettre immédiatement à la recherche d’un successeur. Ancien de Cartier, LVMH et Christian Dior, Claus-Dietrich Lahrs avait rejoint Hugo Boss en 2008.
Le groupe minier brésilien Vale a essuyé une perte nette de 8,57 milliards de dollars au dernier trimestre 2015, sa plus grosse perte depuis qu’il a été privatisé en 1997. Sa perte annuelle atteint 12,1 milliards. Vale a passé 9,37 milliards de dollars de dépréciations d’actifs, dont 1,46 milliard pour son usine de nickel en Nouvelle-Calédonie. Malgré la chute des cours du minerai de fer, le groupe mise sur la prochaine entrée en service de sa mine géante S11D au Brésil pour réduire encore ses coûts de production.
BT ne sera pas scindé. L’Ofcom, l’autorité britannique des télécoms, a demandé à l’opérateur d’ouvrir davantage son réseau haut débit à ses concurrents afin de leur permettre de disposer de leurs propres câbles en fibre optique dans cette infrastructure, mais elle n’est pas allée jusqu'à ordonner une séparation de ce réseau Openreach du reste du groupe. Les concurrents de BT comme TalkTalk, Vodafone et Sky, dépendent de ce réseau pour fournir du haut débit à leurs clients. BT s’est engagé à investir massivement dans l’amélioration de son réseau haut débit.
Sears a annoncé hier une perte de 580 millions de dollars (527 millions d’euros), soit 5,44 dollars par action diluée, au quatrième trimestre clos le 31 janvier, contre 159 millions de dollars un an auparavant. Ce résultat, qui prend en compte une charge de dépréciation de 180 millions de dollars, se situe dans la fourchette d’une perte de 525 à 625 millions qui figurait dans les prévisions du distributeur américain. Le chiffre d’affaires a baissé de 9,8% à 7,3 milliards, en raison de la fermeture de plusieurs magasins.