Le tribunal de Séville a approuvé hier l’accord de restructuration soutenu par 75% des créanciers d’Abengoa qui a jusqu’au 28 octobre pour convaincre les autres banquiers et détenteurs d’obligations d’en faire autant. Dans le cadre de cet accord, certains créanciers prêteraient jusqu'à 1,8 milliard d’euros à la société sur une période de cinq ans, contre le droit d’acquérir 55% du capital du groupe. Parallèlement, environ 70% de la dette existante serait convertie en actions, ce qui donnerait aux autres créanciers le droit de prendre 35% du capital, a annoncé Abengoa. Les créanciers ayant avancé les 800 millions d’euros supplémentaires de garanties financières pour permettre la mise en œuvre de projets auraient 5% de la société restructurée. Cette décision signifie que le groupe, qui croule sous une montagne de dette de 9,4 milliards d’euros, restera sous la protection de la justice en attendant l'échéance d’octobre.
Le groupe Crédit agricole a confirmé hier, à la suite d’une décision rendue le jour même par l’Autorité des marchés financiers (AMF), que le projet de simplification de sa structure capitalistique devrait être réalisé dans le courant du troisième trimestre. Le gendarme de la Bourse a considéré que ce projet «n’avait pas pour conséquence une réorientation de l’activité sociale de CASA, et que, par conséquent, il n’y avait pas lieu à la mise en oeuvre préalable d’une offre publique de retrait au bénéfice des actionnaires minoritaires de CASA».
Dans la foulée du rachat de son concurrent Alcatel-Lucent, Nokia a lancé hier un programme de suppressions de postes qui touchera principalement ses effectifs en Finlande et en Allemagne. L’Allemagne devrait être touchée par 1.400 suppressions de postes, tandis que la Finlande perdra 1.300 de ses effectifs sur un total de 6.850. La France est relativement épargnée, Nokia ayant confirmé lors d’un comité de groupe européen qu’il conserverait un total de 4.200 postes sur le territoire jusqu'à fin 2017, comme il s’y était engagé auprès du gouvernement français.
Vinci a annoncé hier que sa filiale Vinci Construction avait obtenu, en groupement avec Spie Batignolles, un contrat d’un montant total de 496 millions d’euros pour réaliser la nouvelle gare de La Défense et ses tunnels adjacents. Les travaux confiés au groupement s’inscrivent dans le cadre du prolongement de la ligne E du RER vers l’Ouest de Paris. Les premiers travaux débuteront durant l'été 2016 et seront réalisés en 61 mois.
Pfizer a officiellement renoncé hier à acquérir Allergan et lui versera une indemnité de 150 millions. Le rachat de Tyco par Johnson Controls est en péril.
Kering a annoncé hier que son conseil d’administration soumettra à l’approbation de la prochaine assemblée générale les nominations de Laurence Boone, de Sapna Sood et de Sophie L’Hélias en tant qu’administratrices. Laurence Boone avait déjà été membre du conseil entre 2010 et 2014. Le conseil d’administration de Kering comptera alors onze membres, sept femmes et quatre hommes, les mandats de Luca Cordero di Montezemolo, Philippe Lagayette et Jochen Zeitz arrivant à leur terme et n'étant pas renouvelés.
L’Etat français détient désormais 26,05% de droits de vote de Renault en vertu de l’application de la loi Florange sur les droits de vote double, selon une déclaration adressée hier par le constructeur automobile à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Afin de préserver l’équilibre de l’alliance Renault-Nissan, l’Etat confirme qu’il envisage de céder, en fonction des conditions de marché, 14 millions d’actions Renault, ajoutant qu’il entend conserver ses deux représentants au conseil d’administration.
TAP Portugal sera la première compagnie aérienne à faire voler l’Airbus A330neo, dernière version plus économe en carburant, du gros porteur de l’avionneur européen, ont déclaré mercredi les deux entreprises. L’appareil, qui sera équipé de deux nouveaux moteurs Rolls-Royce Trent 7000, doit entrer en service à la fin de 2017. TAP en a commandé 14 exemplaires l’an dernier. La compagnie portugaise sera également la première à se voir livrer un nouvel aménagement de la cabine, appelée «Airspace» et actuellement présenté lors d’une manifestation à Hambourg.
Monsanto a publié mercredi des résultats en baisse et inférieurs aux attentes pour son deuxième trimestre clos le 29 février, le numéro un mondial des semences ayant dû consentir d’importantes promotions en réponse à un recul de la demande aux Etats-Unis. Il a fait état d’un bénéfice net de 1,06 milliard de dollars (931 millions d’euros) pour les trois mois au 29 février, soit 2,41 dollars par action, contre 1,43 milliard de dollars (2,92 dollars/action) un an plus tôt. Le résultat par action des activités poursuivies est ressorti à 2,42 dollars. Le chiffre d’affaires a de son côté reculé de 12,8% à 4,53 milliards de dollars.
Tata Steel lancera lundi au plus tard le processus officiel de vente de ses actifs britanniques, a déclaré mercredi Sajid Javid, ministre britanniques aux entreprises à l’issue d’une rencontre avec le président du groupe sidérurgique indien à Bombay. «J’ai également insisté sur le fait que le gouvernement britannique ferait tout ce qu’il peut pour soutenir tout acquéreur sérieux, par tous les moyens dont nous disposons, afin d’assurer l’avenir à long terme de cette industrie», a souligné le responsable politique.
Le tribunal de Séville a approuvé mercredi l’accord de restructuration soutenu par 75% des créanciers d’Abengoa qui a jusqu’au 28 octobre pour convaincre les autres banquiers et détenteurs d’obligations d’en faire autant. Dans le cadre de cet accord, certains créanciers prêteraient jusqu'à 1,8 milliard d’euros à la société sur une période de cinq ans, contre le droit d’acquérir 55% du capital du groupe. Parallèlement, environ 70% de la dette existante serait convertie en actions, ce qui donnerait aux autres créanciers le droit de prendre 35% du capital, a annoncé Abengoa. Les créanciers ayant avancé les 800 millions d’euros supplémentaires de garanties financières pour permettre la mise en oeuvre de projets auraient 5% de la société restructurée. Cette décision signifie qu’Abengoa, qui croule sous une montagne de dette de 9,4 milliards d’euros, restera sous la protection de la justice en attendant l'échéance d’octobre.
Nokia a lancé mercredi un programme de suppressions de postes dans la foulée du rachat de son concurrent Alcatel-Lucent qui touchera principalement en Europe ses effectifs en Finlande et en Allemagne. L’Allemagne devrait être touchée par 1.400 suppressions de postes tandis que la Finlande perdra 1.300 de ses effectifs sur un total de 6.850. La France est relativement épargnée, Nokia ayant confirmé lors d’un comité de groupe européen qu’il conserverait un total de 4.200 postes sur le territoire jusqu'à fin 2017 comme il s’y était engagé auprès du gouvernement français.
Les autorités européennes de la concurrence ont réduit de près de moitié, à 227,72 millions d’euros, l’amende infligée à la Société générale pour entente illicite sur le marché de l’Euribor sur la base d’un nouveau calcul de la valeur des ventes proposé par la banque. La Société Générale, l’une des sept banques accusées de manipulation du marché de l’Euribor, avait écopé d’une amende initiale de 446 millions d’euros en décembre 2013. «L’amende révisée est établie sur la base de la valeur révisée des ventes fournie par la Société Générale en février 2016 après que la banque eut réalisé qu’elle avait initialement communiqué des données incorrectes à la Commission», a expliqué l’exécutif européen dans un communiqué.
Le Crédit Mutuel Arkéa annonce mercredi la mise en place à compter du 2 mai d’un nouveau comité exécutif pour conduire le plan stratégique Arkéa 2020. Aux côtés de Jean-Pierre Denis, président de la banque, et de Ronan Le Moal, directeur général, le nouveau comex comptera neuf membres.
Les deux conditions préalables à l’entrée du groupe qatari Mannai au capital de GFI Informatique ont été levées. Saisi au titre du contrôle des investissements étrangers en France, le ministère de l’Economie a donné son feu vert. De même, les services de la concurrence de la Commission européenne ont accepté l’opération. Annoncée en novembre 2015, celle-ci prévoit l’acquisition par Mannai de 25% du capital de GFI auprès de ses actionnaires majoritaires Apax et Boussard & Gavaudan au prix de 8,5 euros par action. Cette transaction devrait être bouclée le 8 avril.
L’assemblée générale des actionnaires de Vallourec a validé ce matin le projet d’augmentation de capital du spécialiste français des tubes sans soudure en acier pour un montant de 1 milliard d’euros, dont les modalités et le calendrier doivent encore être précisés. L’opération sera composée d’une émission d’obligations remboursables en actions réservées à Bpifrance Participation et Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC) et d’une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires. Bpifrance et NSSMC détiennent respectivement 10,32% et 1,45% du capital de Vallourec et visent un niveau de 15% chacun à l’issue de la levée de fonds.
La compagnie italo-suisse MSC Cruises, principal client des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), annoncera en fin de journée une nouvelle commande portant sur la construction de quatre paquebots géants pour un montant de 4 milliards d’euros, a déclaré le porte-parole du gouvernement français. Les dirigeants de MSC Croisières et de STX France donneront une conférence de presse commune à l’Elysée dans l’après-midi en présence de François Hollande. L’armateur a déjà fait construire chez STX France 10 paquebots, livrés par les chantiers de Saint-Nazaire entre 2003 et 2013. Il en a commandé 4 autres dans le cadre du programme Vista.
Le cours de l’action Air France-KLM a perdu jusqu'à 8,5% dans la matinée, en réaction à l’annonce mardi soir du prochain départ du PDG Alexandre de Juniac. En fin de matinée, le titre a réduit ses pertes avec une baisse de 3,35% à 7,865 euros. «Lorsque j’ai été nommé, le conseil d’administration d’Air France m’a dit: il faut ramener la maison à l'équilibre et la désendetter. Ça c’est fait», a déclaré le PDG d’Air France-KLM sur RTL. Ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, Alexandre de Juniac a succédé à Jean-Cyril Spinetta à la tête d’Air France-KLM en 2013, après avoir dirigé Air France pendant près de deux ans, depuis la fin 2011, menant une profonde restructuration sans mouvement social majeur. «Air France est sortie de la zone de risque mais elle n’est pas revenue dans le peloton des trois ou quatre meilleurs mondiaux. Et c’est ça qu’il faut pour Air France», a ajouté Alexandre de Juniac. Il quittera le groupe franco-néerlandais pour prendre la tête de l’Association du transport aérien international (Iata) au plus tard le 1er août. Le nom de son remplaçant n’est pas connu. Un cabinet de chasseur de têtes a été mandaté par le conseil d’administration d’Air France-KLM.
Daimler a confirmé qu’Amazon et Microsoft négociaient la prise d’une participation minoritaire dans HERE, le service de cartographie et de navigation routière acquis en août 2015 par le consortium de constructeurs automobiles BMW, Audi (groupe Volkswagen) et Mercedes (groupe Daimler) auprès de Nokia. «Nous discutons avec Amazon, Microsoft et de nombreux constructeurs automobiles», a déclaré Thomas Weber, membre du conseil d’administration de Daimler chargé de la recherche et du développement, dans le cadre d’une interview accordée au Wall Street Journal.
Transdev a pris une participation minoritaire au capital de Navendis, une société de services de chauffeurs privés à destination des entreprise. «Transdev confirme que le transport à la demande constitue un axe privilégié de son développement», indique la filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia. Déjà présente en Ile-de-France et à Lyon, Navendis prévoit de déployer son offre à Toulouse, à Nice et prochainement dans les autres grandes villes françaises. Transdev avait déjà déployé son propre service, avec Greentomatocars, sur le secteur du VTC à destination des entreprises de l’Ile-de-France. Fin mars, Keolis, l’un des concurrents de Transdev, avait annoncé son entrée au capital du groupe de VTC Le Cab.
Glencore a annoncé ce matin la cession d’une participation de 40% dans Glencore Agri, sa filiale agricole, au fonds de pension canadien CPPIB (Canada Pension Plan Investment Board) pour 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros). Le groupe minier et de négoce de matières premières compte affecter le produit de la vente à la réduction d’une dette qui figure parmi les plus élevées de son secteur (près de 30 milliards de dollars fin février), dans un contexte de chute des cours des matières premières. L’opération valorise Glencore Agri à 6,25 milliards de dollars. A l’issue d’un délai de huit ans, soit CPPIB soit Glencore pourrait décider d’introduire la filiale en Bourse.
Le groupe débourse 148 millions d'euros pour acquérir le site de location de résidences de luxe Onefinestay et accentuer son virage vers les nouveaux services.
Le directeur général historique du groupe de cartes à puce va passer la main à son adjoint, Philippe Vallée. Une décision longuement réfléchie, assure-t-il.
Valeant a annoncé hier qu’une revue interne de ses pratiques comptables n’avait pas mis en lumière de nouveaux éléments nécessitant de retraiter encore les résultats. Dans son communiqué, le groupe pharmaceutique en difficulté se dit en bonne voie pour publier son rapport annuel au plus tard le 29 avril, alors qu’il avait demandé la semaine dernière à ses créanciers de pouvoir repousser cette échéance d’un mois. Le titre du laboratoire canadien coté à New York a terminé la séance sur un gain de 10% à 28,73 dollars.
Le groupe de défense italien a annoncé hier la signature d’un contrat portant sur la vente de 28 chasseurs Eurofighter Typhoon au Koweït. Un protocole d’accord sur la vente avait été signé en septembre mais la finalisation du contrat a subi une série de contretemps. Si aucun montant n’a été communiqué, ce contrat avait été estimé précédemment à sept ou huit milliards d’euros, dont la moitié environ reviendrait à Finmeccanica et le solde aux deux autres membres du consortium Eurofighter, l’avionneur Airbus et le britannique BAE Systems.
Le gouvernement britannique a entamé hier des négociations avec des repreneurs potentiels des activités britanniques déficitaires du sidérurgiste indien Tata Steel, dont la cession annoncée pourrait menacer 15.000 emplois. Le ministre des Entreprises, Sajid Javid, est parti en fin de journée pour Bombay, où il a prévu de rencontrer le président de Tata, Cyrus Mistry. Il s’est auparavant entretenu avec l’un des candidats potentiels à la reprise, Sanjeev Gupta, directeur général de Liberty Group, société spécialisée dans les matières premières présente en Asie, en Afrique et en Grande-Bretagne.
Le cimentier allemand a présenté hier un plan d’intégration de sa nouvelle filiale qui se traduira par la suppression d’environ 400 postes sur 2.500 en Italie d’ici à 2020. HeidelbergCement entend notamment transférer des fonctions administratives en Allemagne, éliminant ainsi 230 à 260 postes. Quelque 170 salariés devraient se voir proposer des solutions alternatives. Pour s’assurer du feu vert des autorités de la concurrence, le groupe propose de céder toutes les activités d’Italcementi en Belgique et il a mandaté BNP Paribas à cet effet.