Mardi, le sommet sur le sauvetage des banques qui aura lieu à la chancellerie devrait déboucher sur un plan pour les structures de défaisance et sur les catégories de titres dont les banques seront autorisées à se délester. Le potentiel de pertes de ces «bad banks» est estimé à au moins 200 milliards d’euros, mais il sera plus vraisemblablement de 500 milliards, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Avec l’aide de l’association BdB des banques du secteur privé, la banque privée hambourgeoise M.M. Warburg (9 milliards d’euros de total de bilan) a acheté pour un montant non divulgué une autre banque privée hambourgeoise, Bankhaus Wölbern (700 millions d’euros) qui appartenait depuis début 2006 au médecin Heinrich Maria Schulte, rapporte la Franfkurter Allgemeine Zeitung. Wölbern, qui contrôle la société de gestion Wölbern Invest, spécialiste des quirats, semble avoir rencontré des problèmes de fonds propres. Elle pourrait être revendue assez rapidement et des candidats repreneurs américains se seraient déjà manifestés.
Lors du Boao Forum pour l"Asie, Lou Jiwei, le directeur du fonds souverain China Investment Corp, a déclaré qu"il envisageait d"investir en Europe, maintenant que les dirigeants européens se montraient un peu plus humbles, rapporte le Financial Times. Il a aussi remercié les dirigeants européens de lui avoir fait économiser beaucoup d"argent en le dissuadant d"investir en Europe en 2008 après les doutes qu"ils avaient émis sur la transparence du fonds et ses intentions.
Plus de la moitié des gérants prévoient d"accroître leur utilisation des ?dark pools? de liquidité, selon un récent sondage de Liquidnet citée par le Financial Times. Ce sentiment était le plus fort en Europe, où les trois quarts ont indiqué vouloir le faire.
Dans le cadre d’une analyse approfondie sur les activités de ventes à découvert, Abraham Lioui, professeur de finance à l’Edhec, remet en cause à la fois les raisons avancées pour interdire la vente à découvert et les préjugés qui pèsent sur ceux qui emploient cette technique.Le #position paper# de l’Edhec (#The Undesirable Effects of Banning Short Sales#) relève plusieurs conséquences négatives de cette interdiction. La volatilité du marché a fortement augmenté parce que les justifications de la mesure n'étaient pas claires. La recherche montre aussi que l’interdiction de la vente à découvert a eu un impact plus important que la crise financière sur la volatilité du marché. La crise a ainsi accru la volatilité quotidienne d’Axa de 0,03%, tandis que la période d’interdiction sur les ventes à découvert a entraîné un accroissement de la volatilité de 0,13%.L'étude souligne que les cours des actions se sont encore plus éloignés de leur valeur fondamentale et que les choix risque/rendement des investisseurs ont été réduits. Enfin, l’effet escompté sur les tendances de marché n’a pas été atteint et il n’y a pas eu de preuve d’un impact possible de cette mesure sur les mouvements extrêmes du marché. La recherche de l’Edhec, qui confirme par ailleurs que les titres des institutions qui faisaient l’objet de l’interdiction ont été peu affectés par cette mesure, estime en conclusion que les autorités de tutelle doivent faire un effort de pédagogie pour expliquer aux marchés les raisons de leurs décisions, et qu’avant même d’en arriver là, elles devraient mettre en ?uvre des études approfondies. L’auteur suggère qu’il serait peut-être temps que l’Europe réfléchisse à l’introduction de futures sur action (#single stock futures#) lancés aux Etats-Unis en 2004.
Les cabinets d’avocats genevois vivent la situation actuelle différemment de leurs homologues new-yorkais ou londoniens, souligne l’Agefi suisse. Les contentieux liés à l"affaire Madoff, les cas de liquidation et l"évolution probable du secret bancaire sont autant de terrains à défricher et un réservoir où puiser de nouveaux dossiers à traiter.
Selon le Financial Times, le London Stock Exchange prévoit d"utiliser sa plate-forme Baikal pour lancer une offensive en Europe continentale. L"entreprise de marché va dévoiler cette semaine les fournisseurs de technologie pour Baikal.
Frank Naylors, directeur des investissements chez Hermes Pensions Management, a indiqué à Reuters que le BT Pension Scheme a l’intention d’augmenter à 15-20 % son allocation à des classes d’actifs alternatives telles que les hedge funds d’ici à trois ans, rapporte le London Stock Exchange. Cette proportion était de 13 % fin 2007. Le fonds a déjà investi 1,2 milliard de dollars dans deux fonds de hedge funds gérés par Hermes BPK, dont 900 millions dans un nouveau fonds multistratégies et 300 millions dans un fonds de restructurations lancé en janvier.
D’après VDOS Stochastics, les actifs gérés par les plans d'épargne retraite individuels a diminué au premier trimestre de 2,98 % ou de 1,44 milliard d’euros pour revenir à 47,06 milliards fin mars, rapporte Cinco Días, précisant que pour l’ensemble de 2008 la baisse a dépassé 9 %. En mars, la baisse s’est limitée à 49 millions. Les trois premiers gestionnaires sont le BBVA (16,86 % de part de marché), le Santander (15,58 %) et Vida Caixa (13,66 %). De son côté, l’association Inverco des sociétés de gestion fait état pour fin mars d’un encours total de 46,64 milliards d’euros gérés sur 7,99 millions de comptes individuels d'épargne retraite. Sur un an et trois ans, les plans affichent des pertes moyennes annuelles pondérées de respectivement 5,49 et 1,57 %. A cinq et dix ans, les performances se limitent à 0,57 % et 0,34 %.
D"après Les Echos, le courtier Gras Savoye ne passerait pas sous le contrôle du courtier américain Willis en 2010, comme un accord le prévoyait au départ. Willis s"est en effet endetté pour racheter sn homologue HRH. Gras Savoye chercherait à faire entrer des fonds de capital investissement dans son actionnariat et aurait mandaté la banque Close Brothers à cet effet.
Moins de 10 % des investisseurs actifs individuels parviennent à générer une performance positive, nette des frais de transactions, sur une durée minimale de cinq mois, selon une étude réalisée par deux professeurs en partenariat avec Zonebourse, rapporte Les Echos. Pour Philippe Bernard, codirecteur du master d’ingénierie économique et financière de Dauphine, et Thami Kabbaj, universitaire et ancien trader, ces résultats sont dus aux frais de courtage mais surtout à des «biais psychologiques». Les gérants gagnants sont ceux qui parviennent à garder une distance par rapport aux tendances de marché et qui recherchent des gains réguliers
Les Assemblées Générales des grands groupes pourraient être agitées, les petits actionnaires ayant en ligne de mire la gestion des entreprises durant la crise, selon Boursorama citant l"AFP. Selon un récent sondage de l’agence Capitalcom, 80% des actionnaires reprochent aux conseils d’administration de ne pas jouer «pleinement leur rôle dans le contexte actuel», 43% d"entre eux attendant notamment davantage de pédagogie sur la stratégie de l’entreprise face à la crise. Les rémunérations des dirigeants devraient également être la cible de critiques.
Selon l"Agefi suisse, le premier sondage réalisé par le site d"analyse d"audiences du web comScore montre que le Crédit Agricole, avec 8,9 millions de visiteurs, est arrivé numéro un des audiences enregistrées dans l"ensemble des pays européens durant le mois de février. Les Français et les Britanniques semblent être les plus grands consommateurs de banque en ligne, puisque des banques comme Lloyds Banking, Royal Bank of Scotland, Société Générale et BNP Paribas arrivent en haut du classement.
Les performances de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ne convainquent pas les salariés, selon une étude du cabinet de coaching international Krauthammer. Environ 50 % des personnes interrogées sont déçues, selon l"étude réalisée en collaboration avec des experts de l’Université d’Amsterdam et de l’Université Erasmus de Rotterdam. «Les entreprises devraient respecter la croyance que l'économie et l'écologie vont de pair» est un sentiment généralement partagé par les salariés interrogées. 60% le souhaitent et pourtant, seulement 26 % le constatent. En général, selon les employés, environ 50 % des entreprises sont opérationnelles, voire exemplaires, en termes de pratiques de RSE concernant les trois éléments primordiaux : Personnes, Planète, Bénéfices. L’autre moitié présente une politique de RSE réactive ou inactive, ou alors elles n’informent pas leurs employés de leurs actions.
Bank of America fait l"objet de pressions pour qu"elle sépare les rôles de président et directeur général, rapporte le Wall Street Journal. Proxy Governance a recommandé aux actionnaires d"approuver la séparation lors de l"assemblée générale du 29 avril.
JP Morgan, la première banque américaine, a profité pleinement de l’embellie du premier trimestre, en réalisant un résultat net de 2,14 milliards de dollars, rapporte La Tribune. Peu touchée l’an dernier par l’hémorragie des subprimes, JP Morgan Chase & Co a dégagé au premier trimestre des revenus sans précédent de 25 milliards de dollars. Ces performances doivent beaucoup à l’intégration en cours du bailleur Washington Mutual et de la banque d’affaires Bear Stearns, indique le quotidien économique
AIG confirme la cession de ses assurances automobiles au suisse Zurich Financial Services (ZFS), indique La Tribune. La transaction s'élève à 1,9 milliard d’euros.
Selon une enquête nationale menée par Grant Thornton LLP, membre américain de Grant Thornton International, auprès de 530 directeurs financiers américains, seuls 23 % perçoivent une amélioration du contexte économique américain dans les six prochains mois. Ils sont 46 % à penser que la première économie mondiale ne va pas évoluer et même 31 % d’entre eux envisagent une détérioration de la situation au cours des six prochains mois. Les résultats montrent également que si 43 % des directeurs financiers interrogés pensent que les effectifs de leur entreprise vont se maintenir, ils sont 39 % à s"attendre à ce qu"il y ait de nouvelles vagues de licenciements. Enfin, 41 % des répondants ne voient pas d"évolution des perspectives financières de leur entreprise, 27 % pensant même que celles-ci vont se dégrader.
Deutsche Börse lance elle aussi une plate forme alternative de transactions (MTF). A partir du quatrième trimestre de cette année, l’opérateur proposera à travers sa plateforme Xetra des transactions sur une centaine de blue chips européennes dans 19 pays.
Les présidents de la plupart des pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) et l’Equateur ont entériné jeudi au Venezuela un accord en vue de la création d’une monnaie commune, le sucre, a annoncé Hugo Chavez, selon Boursorama citant l"AFP. L’Alba est un bloc créé en 2004 par le Venezuela et Cuba, pour contrecarrer le projet actuellement au point mort d’une Zone de libre-échange des Amériques (Zlea), promu par les Etats-Unis. Dans un premier temps le «sucre» devrait rester une monnaie virtuelle, servant à comptabiliser les échanges commerciaux entre les pays qui y auront souscrit. Il devrait commencer à exister sous cette forme en 2010.
Pictet confirme son goût pour l’allocation sectorielle. Lancé en octobre 2008 et autorisé en France depuis le 23 janvier 2009, Pictet Global Megatrend est un compartiment de la Sicav luxembourgeoise qui se concentre sur les #mega-tendances#, soit les tendances lourdes mondiales. Pictet Global Megatrend, qui vient également d'être lancé en Allemagne, investit directement et de manière équipondérée dans les portefeuilles des fonds thématiques de Pictet. Afin d'éviter les frais engendrés par une structure de fonds de fonds, Pictet utilise la technique du pooling. Les thématiques présentes dans Pictet Global Megatrend sont les énergies propres, l’eau, les soins et la santé, la communication numérique, la sécurité, les grandes marques et le bois.
Selon une enquête du Boston Consulting Group (BCG), les investisseurs recommandent aux entreprises, sans problèmes majeurs de liquidités, d’adopter une stratégie offensive et de prendre l’avantage sur leurs concurrents en attendant une reprise de l'économie envisagée dès 2010 aux Etats-Unis et dès 2011 en Europe.L’enquête a été menée en début d’année aux Etats-Unis et en Europe auprès de 160 investisseurs institutionnels et analystes financiers responsables d’environ 60 milliards de dollars d’actifs gérés. Interrogés sur la manière dont ils aimeraient voir les entreprises réagir à la crise, les investisseurs estiment que la période est idéale pour changer les règles du jeu. Ainsi, 84% d’entres eux considèrent la crise comme #l’opportunité du siècle# pour les entreprises. La différence entre les meilleurs d’un secteur et les autres va s’accentuer. Et 60% estiment même que le marché de l’investissement va devenir de plus en plus sélectif favorisant un tri naturel. Autre enseignement, l’importance de la qualité du management devient le premier critère de choix des investisseurs, bien avant la croissance attendue des profits ou des dividendes. Jérôme Hervé, Directeur Associé au BCG à Paris et responsable du centre d’expertise Corporate Development au niveau européen, rappelle que lorsque la confiance dans les chiffres et les #guidance# s'érodent, le management et les performances passées de l’entreprise reviennent au premier plan et pour constituer #des critères prééminents de choix d’une action #. Les conclusions de cette enquête BCG surprendront certainement ceux qui, jusque-là, pensaient que les investisseurs ne s’intéressaient qu’au résultat à court terme. 72% des investisseurs déclarent se focaliser sur des entreprises réalisant des investissements à long terme car c’est un moyen pour eux de créer durablement de la valeur pour l’actionnaire. Par ailleurs, concernant la sortie de crise, ils semblent optimistes et prévoient à 62% la relance pour 2010 aux Etats-Unis et 2011 en Europe.
Selon Les Echos, l’optimisme semble être revenu chez les professionnels de la gestion. Leurs perspectives sur la croissance mondiale sont les plus positives depuis avril 2004, selon le dernier sondage Merrill Lynch-Bank of America. En particulier, les gérants n’avaient jamais été aussi positifs sur la Chine depuis six ans.
Dans un entretien aux Echos, Yves Maillot, directeur des investissements et de la gestion actions chez Robeco, estime que «la crise a montré les limites et le danger des produits financiers complexes. Certains investisseurs ont découvert cette réalité récemment, et il est fort probable que leur déception se traduira par un retour à des exigences plus «raisonnables». Il privilégie la gestion traditionnelle qui «ne signifie pas seulement des outils simples et facilement compréhensibles, elle prend en compte aussi les notions de risque, de liquidités et de diversification». Dans le cadre des fonds investis en actions, «nous avons une approche traditionnelle. Le rapport cash-flow disponible et capitalisation est, dans cette logique, une approche opportuniste qui permet de détecter le potentiel d’appréciation d’une société sans prendre trop de risques autres que celui du marché», souligne-t-il par ailleurs.
Les marchés des crédits d"entreprise dits «Investment Grade» et «High Yield» continuent d"être disloqués, intégrant des risques que ING IM qualifie d’"irréalistes». «Ces dislocations offrent des opportunités vraiment attractives pour les investisseurs qui ont un horizon de placement à long terme», indique ING IM dans son panorama du premier trimestre 2009 (Bilan et perspectives-1er trimestre 2009) qui indique avoir maintenu sa surpondération sur ce type de crédits.ING IM s’attend par ailleurs à ce qu’une reprise durable survienne «quelques mois avant que les bénéfices aient atteint leur plancher, soit fin 2009 au plus tôt». Dans le même temps, les marchés d"actions devraient continuer à évoluer dans un large «trading range» avec un niveau de volatilité élevé et «il se peut que nous connaissions encore quelques rallyes courts mais violents». ING indique ainsi avoir changé, dans les derniers jours du trimestre, sa position neutre pour une position légèrement sous-pondérée sur les actions par rapport aux obligations.
Selon Standard & Poor’s, les abaissements de notes en catégorie spéculative se multiplient. Avec 17 nouveaux «fallen angels» ou anges déchus, le mois de mars 2009 a ainsi été le théâtre d’un quasi-triplement de la moyenne mensuelle (6) sur douze derniers mois. C’est également le chiffre mensuel le plus élevé depuis la crise asiatique (en décembre 1997, l’agence avait comptabilisé 19 fallen angels). Depuis le début de l’année, Standard & Poor’s a recensé 34 anges déchus, soit un total de 85,09 milliards d’euros de dette passée de la catégorie investissement à la catégorie spéculative. Le secteur financier est le plus représenté, avec six sociétés financières et quatre banques passées en catégorie spéculative cette année. Emblématique de cette évolution, Fortis SA/NV avec un volume de dette dégradée de plus de 17 milliards d’euros. Par ailleurs, 69 autres émetteurs, dont neuf banques, sont des anges déchus potentiels. Au bas de la catégorie investissement («BBB-"), leur note est assortie d’une perspective négative ou placée sous surveillance avec implication négative. Un total de 185,36 milliards d’euros de dette pourrait ainsi rejoindre la catégorie spéculative.
Selon L"Echo, le marché belge ne s’est pas effondré en 2008 mais la croissance s’est estompée dans toutes les régions et les catégories de biens. Après une hausse de 13 % en 2006 et de 10 % en 2007, les prix des maisons ordinaires ont progressé de seulement 5 % en 2008 pour atteindre 172 509 euros, selon les chiffres définitifs publiés hier par le SPF Economie.
Selon La Tribune, Bob Diamond, le patron de la banque d’investissement de Barclays, BarCap, a déclaré que l’amélioration des résultats des banques au premier trimestre, n'était pas un phénomène unique et qu’il se reproduira. Il estime que quelques banques ont augmenté leurs parts de marché durant le premier trimestre.
Suite à une vague de licenciements dans les banques de la City, le marché du travail devient de plus en plus difficile pour ceux qui souhaitent trouver un poste dans le secteur de la finance à Londres. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, 62.000 postes sont actuellement en cours de suppression. Quasiment toutes les banques tentent de réduire au maximum leurs dépenses salariales, note le quotidien.