Selon le dernier sondage «allocation d’actifs» de bfinance auprès de 60 fonds de pension (52 % basés en Europe et 48 % en Amérique du Nord), 46 % des gestionnaires interrogés en mars avaient l’intention d’accroître leur allocation aux actions dans les douze prochains mois, contre 19 % cinq mois plus tôt.Durant ces cinq mois, 44 % des fonds ont augmenté leur exposition aux obligations. Pour les douze mois à venir, 25 % prévoient d’accroître leur allocation aux obligations sur les douze prochains mois alors que 42 % prévoient de la réduire. Il y a cinq mois, les proportions correspondantes ressortaient à 30 % et 11 % respectivement.
En général, les actions des sociétés immobilières ou des REITS ont tendance à afficher une avance de l’ordre de six mois par rapport au marché direct sous-jacent, indique une étude de l’European Public Real Estate Association (EPRA) réalisée par la société de gestion d’actifs américaine Cohen & Steers. Il semble en effet que la liquidité offre une plus grande transparence de la formation des prix (pricing transparency) et un transfert d’informations plus rapide que le marché physique, moins liquide.L'étude publiée lundi montre aussi que les marchés de l’immobilier coté marquent des hauts et des bas plus prononcés que les marchés directs, ce qui pourrait être lié au fait que les séries sur la performance des titres immobiliers cotés intègrent l’effet de levier ce qui n’est pas le cas pour le marché physique, même si les investisseurs directs recourent aussi à l’effet de levier.Enfin, Cohn & Steers estime que si les actions du secteur immobilier affichent des niveaux de risque plus élevés que l’immobilier physique, il est probable que le risque sous-jacent réel du marché direct est fortement sous-estimé en raison de l’effet de lissage des évaluations (appraisal smoothing). Par exemple, l'écart-type (standard deviation) du marché physique aux Etats-Unis est à peine supérieur à celui des obligations gouvernementales et, pour les marchés physiques britannique et australien, il est même inférieur à celui de la dette souveraine.
«Nous avons non pas quarante ans de pétrole devant nous, mais une vingtaine d’années. À cette échéance, il n’en restera plus qu’en Arabie Saoudite», estime Thomas Porcher, consultant et enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, dans un entretien à La Tribune du 20 avril. Il explique notamment cette tendance par la «stratégie bien rodée» des pays producteurs, consistant à épuiser les gisements du reste du monde, afin de se retrouver un jour en situation de quasi-monopole sur le pétrole.
Le marché des fusions et acquisitions est revenu à la vie lundi, avec 10 opérations totalisant plus de 27 milliards de dollars qui ont été annoncées, dont plus de la moitié payée en cash, rapporte le Financial Times. Parmi elles figurent l"acquisition de Sun par Oracle, celle de Stiefel par GSK? Les banquiers estiment que ces opérations signalent une amélioration de la confiance des entreprises et des conditions de marché, mais on est encore loin des niveaux atteints précédemment.
Le ministre fédéral des Finances Peer Steinbrück présente ce mardi à la chancelière Angela Merkel, au vice-chancelier et à son collègue de l’Economie ainsi qu’aux présidents de la Bundesbank et du Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) son plan de sauvetage des banques, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le grand argentier estime le risque des actifs toxiques dans les bilans des banques à 853 milliards d’euros maximum. Il propose une formule de bad bank qui devrait surtout séduire les Landesbanken, dont le business model n’est pas viable. Les banques ayant recours à cette formule de défaisance devront payer la garantie de l’Etat en espèces sonnantes et trébuchantes ou en actions, ce qui pourra déboucher ultérieurement jusqu'à une nationalisation, n’exclut pas Peer Steinbrück.
Les femmes réalisent de meilleurs placements en Bourse que les hommes, que le marché soit haussier ou baissier. C’est ce que révèle une étude du courtier allemand DAB Bank, qui a examiné les investissements de 465.000 de ses clients. Ainsi, en 2007, alors que les marchés étaient globalement haussiers, les clientes femmes de DAB Bank ont réalisé une performance de 18 %, contre 14 % pour les hommes (7 % pour le MSCI Monde). Les femmes se montrent également plus performantes lorsque les marchés sont baissiers comme en 2008. Au cours de l’année dernière, elles ont ainsi surperformé le MSCI Monde de 12 points de pourcentage en limitant leur perte à 30 %, contre une baisse de 36 % au sein des portefeuilles des investisseurs hommes. Autre enseignement de l'étude : les femmes ont une approche prudente de l’investissement. Au 31 décembre 2008, elles avaient placé en moyenne 41 % de leurs actifs en actions, contre 48 % pour les hommes. Les obligations représentaient 16 % de leurs placements, contre 13 % pour les investisseurs masculins.
Vu la vigueur de la demande, Allianz a majoré à 180 millions de dollars le volume de son emprunt-catastrophe initialement prévu à 150 millions. Les titres sont assortis d’un coupon de 1350 points de base supérieur au Libor. Ils sont destinés à couvrir la filiale Argos 14 contre les risques de tremblement de terre d’une magnitude supérieure à 5 et contre les ouragans aux Etats-Unis jusqu'à avril 2012. L'émission est notée BB- par S&P. Contrairement aux autres cat-bonds, le nouveau produit d’Allianz n’utilise pas de total return swap : le collatéral sera investi en notes à taux flottant émises par la banque publique KfW, qui bénéficie d’une garantie explicite de l’Etat fédéral allemand.
Dieter Zetsche, président du directoire, a confirmé que Daimler négocie avec le fonds souverain China Investment Corp (CIC) une éventuelle prise de participation dans son capital, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le CIC s’intéresse aux technologies environnementales du groupe automobile allemand. Ce dernier a enregistré au premier trimestre un gonflement de ses ventes en Chine de 30 % à plus de 11.000 unités.
Allied Irish Banks a cédé à la pression du gouvernement irlandais et annoncé qu"elle allait lever 1,5 milliard d"euros supplémentaires dans le cadre d"une recapitalisation de 5 milliards soutenue par l"Etat, rapporte le Financial Times. Le gouvernement irlandais a déjà accepté d"investir 3,5 milliards d"euros d"actions préférentielles dans la banque.
Les porteurs d"obligations d"Alitalia s"apprêtent à se retourner contre le Trésor italien. C"est ce qu"a annoncé la société de gestion Anima Sgr. Le Trésor italien a en effet décidé de ne rembourser que 30 % de la valeur nominale des obligations Alitalia.
Selon l’Agefi suisse, Bank of America conserverait l"enseigne de Merrill Lynch et ses activités de Wealth Management en Suisse, pays dans lequel la banque est présente depuis 1952. Toutefois, alors que Bank of America a annoncé de 30.000 à 35.000 suppressions d"emplois dans le monde entier, le sort des 280 collaborateurs de Merrill Lynch Bank Suisse, de ceux de Merrill Lynch Capital Markets, dédiée aux activités de courtage et de ceux de Merrill Lynch Trust Services n"a pas été communiqué par le groupe américain.
La majorité des 6 millions d'épargnants de la plate-forme de retraite suédoise PPM ont perdu entre 30 % et 40 % en 2008, selon le dernier rapport annuel de PPM cité par Citywire. En regardant les épargnants suédois ayant choisi activement leurs fonds, PPM montre que les femmes (-27,9 %) ont moins perdu que les hommes (-29,4 %).
Le groupe britannique GlaxoSmithKline (GSK) vient de confirmer le rachat de Stiefel, comme l’annonçaient le 20 avril le Wall Street Journal et le Financial Times, indique La Tribune. L’offre se monte à 2,9 milliards de dollars (2,24 milliards d’euros) et GSK va assumer en plus 400 millions de dollars de dette. L’opération valorise l’américain à hauteur de 3,6 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros).
Si, grâce à une bonne activité sur le marché intérieur, les banques espagnoles s’en sortent pour l’instant mieux que leurs homologues européennes, leur point faible réside dans leur portefeuille de crédits à l’immobilier, de sorte que les établissements les plus faibles ne survivront probablement pas, selon une étude d’Acuña y Asociados à laquelle Expansión a eu accès. L'étude montre que la banque espagnole est capable de surmonter les conséquences de la crise de l’immobilier sans subir de risque systémique. Néanmoins, même si les établissement renoncent à 30 % de leurs créances aux promoteurs, les risques de défaut de paiement portent sur quelque 100 milliards d’euros. Compte tenu des réserves de ressources des sociétés immobilières, cette perte sera résorbée sur un délai de trois ou quatre ans.
Le Crédit Mutuel de Strasbourg a pris 31 % du capital de la caisse interfédérale de Marseille et Valence, dont les 14 % détenus par Arkea, rapporte Les Echos. S"il reste encore à finaliser la sortie d’Arkea de Camefi Banque, la banque dédiée aux entreprises créée à Marseille, en partenariat avec les Bretons, qui en détiennent 51 %, l"opération accroît l’emprise de la caisse alsacienne au sein du groupe.
Frédéric Lemoine, le nouveau président du directoire de Wendel depuis le 7 avril, percevra une #prime de bienvenue# de 400.000 euros, relate La Tribune dans son édition du 20 avril. Sa rémunération sur deux ans sera comprise entre 3,6 et 4 millions d’euros. Wendel a en outre annoncé dans un document daté du 12 avril «la mise en place d’une clause de départ» pour son nouveau président, dont les modalités seront définies à la fin du mois, indique le quotidien économique.
Le London Stock Exchange a perdu l"un de ses principaux dirigeants en la personne de Martin Graham, directeur des marchés, rapporte le Financial Times. Il a démissionné alors que le groupe est en train de se réorganiser sous la houlette de son nouveau directeur général, Xavier Rolet. Martin Graham sera remplacé par Raffaele Jerusalmi, patron des dérivés.
Selon Les Echos, plusieurs sociétés du CAC 40 pourraient procéder à des augmentations de capital. Une étude d’UBS cite notamment Renault, Peugeot, Veolia et Vivendi. #Environ la moitié du CAC 40 pourrait potentiellement faire appel au marché#, estime pour sa part Romain Boscher, directeur de la gestion actions de Groupama AM.
La BPE (Banque Privée Européenne), filiale de banque privée d’Arkea, étoffe son maillage en province par la création deux nouvelles délégations régionales, dans le but de développer sa gestion de fortune d’ici à la fin de l’année, selon Les Echos. L’une se trouvera à Bordeaux et l’autre à Lyon.
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est plutôt pessimiste : selon son dernier rapport publié hier, la croissance française reculera nettement en 2009 et plus modérément en 2010, avec un taux de chômage qui dépassera 10 % dès le début de l’année prochaine, relate Le Monde. En France, le produit intérieur brut (PIB) s’affaissera de 2,3 % en 2009 et de 0,2 % l’année suivante, selon l"OFCE, alors que le gouvernement table sur un recul du PIB de 1,5 % en 2009 avant un rebond de l’ordre de 1 % l’année suivante.
La domination de la fédération de l’Est se renforce au sein du groupe Crédit Mutuel, commente Les Echos, après la dernière opération de la caisse de Strasbourg. Le deuxième groupe bancaire français est un établissement en constante transformation, dont la dynamique est alimentée par la rivalité historique entre les fédérations basées à l’Ouest (dirigées de Brest) et celles basées à l’Est (dirigées depuis Strasbourg), associée à un principe de libre choix des partenariats entre fédérations. Dans ce contexte, le tout récent président d’Arkea, Jean-Pierre Denis, a peu de marge de man?uvre.
Source, plateforme d"architecture ouverte créée par Bank of America Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley, lance ce lundi treize Exchange Traded Funds (ETFs/Trackers) et vingt-deux Exchange Traded Commodities (T-ETC). «L"un des éléments clés pour Source est la liquidité. Aux Etats-Unis, le volume quotidien échangé en Bourse excède 90 milliards de dollars (dont 17% pour les ETFs/Trackers), alors qu"en Europe ce volume est d"environ 2 milliards de dollars (moins de 2% pour les ETFs). Source entend réduire cet écart en centralisant l"ensemble des flux sur une seule Bourse, la Deutsche Börse, en offrant des produits dividendes réinvestis (Total Return) et en proposant aux investisseurs un choix multiple de contreparties afin de créer une concurrence saine au profit de l"investisseur final. Ces éléments représentent des améliorations significatives au regard des produits existants», indique le communiqué de presse.
Selon La Tribune, les taux directeurs dans la zone euro pourraient encore reculer de 25 points de base en mai, ce qui les ramènerait à 1%, selon des propos de Jean-Claude Trichet, rapportés par la presse japonaise.
Dave Dudding, gérant du fonds Threadneedle European Select Fund, conserve une approche défensive pour la gestion de son portefeuille. Compte tenu de la forte volatilité des marchés, il demeure concentré sur les secteurs défensifs, comme la consommation de base ou la santé, indique la société de gestion dans une note. Les financières sont toujours largement souspondérées. Nestlé est actuellement une des valeurs favorites du gérant.
Le Service Employees International Union, l"un des plus gros syndicats aux Etats-Unis, tente de faire limoger le patron de Bank of America, Ken Lewis, rapporte le Financial Times. Le syndicat vient de publier une vidéo de 4 minutes appelant les actionnaires à «virer Ken Lewis».
Enregistrés aux îles Vierges, les fonds Kingate sont à leur tour poursuivis par la justice américaine. Irving Picard, l"administrateur judiciaire procédant à la liquidation de la firme de Bernard Madoff, poursuit en justice ces fonds d"investissements, visant à récupérer 255 millions de dollars que ces fonds «relais» des îles Vierges avaient touchés de Bernard Madoff, un mois avant l"écroulement de sa martingale. La plainte concerne également Bank of Bermuda, filiale de HSBC ayant organisé les transferts. Au début du mois, le liquidateur new-yorkais avait porté plainte contre la Banque Jacob Safra (Gibraltar) et Vizcaya Partners, afin de récupérer 150 millions reçus l"an dernier de Madoff.
La Maison-Blanche a annoncé vendredi soir que Herbert M. Allison Jr. sera nommé comme secrétaire adjoint à la stabilité financière du Département du Trésor. Une fois confirmé par le Sénat, il succédera à Neel Kashkari et sera responsable de la mise en ?uvre du plan de sauvetage financier du gouvernement fédéral. Actuellement, l’intéressé est president & CEO de Fannie Mae. Il était auparavant president & chairman du fonds de pension TIAA-CREF.
Selon les recherches de deux chercheurs de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), Lily Fang et Joel Peress, et Lu Zhang de l’université d’Irvine en Californie sur la tendance gérants américains à acheter ou vendre des actions présentes dans les grands médias comme USA Today, le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post, sur la période 1993-2002, les gérants se focalisent davantage sur les sociétés très présentes dans ces journaux, et plutôt pour leurs achats que pour leurs ventes.
Il apparaît selon The Wall Street Journal que Hank Morris, arrêté le mois dernier pour fraude, et sa société Searle & Co ont perçu des commissions des sociétés de private equity Quadrangle Group et Carlyle pour avoir facilité l’obtention par ces dernières d’investissements de 20 millions de dollars chacune de la part d’un fonds de pension public au Nouveau Mexique. Cela posé, Searle n’est pas accusée de fraude.
Vendredi, le fonds de stabilisation des marchés financiers SoFFin a lancé officiellement son OPA à 1,39 euro par action sur les 92,3 % du capital d’Hypo Real Estate (HRE) qu’il ne détient pas. Cela représente 290 millions d’euros et une prime de 10 % sur le prix minimum légal de 1,26 euro par titre. L’offre est valable jusqu’au 4 mai. Si, à l’issue d’une éventuelle procédure d’expropriation, le prix de l’action devait s’avérer supérieur, l’Etat fédéral s’engage à verser le complément, précise la Börsen-Zeitung. Dans un autre article, le journal précise que l’apport de leurs actions par les porteurs des actions HRE ne sera frappé d’aucun frais ou commission, afin de rendre l’offre aussi alléchante que possible.