Pour certains pays, les coûts liés au changement climatique pourraient représenter jusqu'à 19 % du PIB d’ici à 2030, selon une étude réalisée par l’Economics of Climate Adaptation Working Group (ECA). Les pays en développement seraient les plus vulnérables. Parallèlement aux mesures susceptibles de prévenir ou d’atténuer les manifestations du changement climatique, des techniques de transfert des risques comme l’assurance ou les obligations catastrophe peuvent jouer un rôle significatif en plafonnant les pertes liées aux catastrophes climatiques, et en augmentant la propension à investir des marchés financiers. Le rapport estime que des mesures existent déjà qui peuvent réduire entre 40 % et 68 % des pertes économiques attendues.Le groupe de travail ECA a été créé en septembre 2008 sous l'égide du Global Environment Facility en coordination avec le programme des Nations Unies pour l’environnement et il a mené ses recherches en partenariat avec Swiss Re, McKinsey, Climate Works, la Commission européenne, la fondation Rockefeller et Standard Chartered.Le groupe de travail a ainsi calculé que la région indienne du Maharashtra pourrait perdre entre 370 et 570 millions de dollars par an en raison de la sécheresse d’ici à 2030. Toutefois, des mesures de lutte contre le réchauffement pourraient réduire la facture de 80 %.
Selon Les Echos, les économistes de l’institut de recherche GFMS contestent l’idée que le dernier envol des cours de l’or corresponde à un véritable rally. Dans son rapport annuel, l’institut estime que seul un retour de l’inflation permettra à l’or de dépasser durablement le cap symbolique des 1.000 dollars l’once.
Dans un entretien aux Echos, Philip Klapwijk, le patron du GFMS, l’institut de recherche indépendant sur les métaux basé à Londres, estime qu’"on se dirige vers deux à trois mois où les risques de correction aussi bien des actions que des matières premières prévaudront. Le désenchantement s’imposera peu à peu aux opérateurs. Et ce en raison du réajustement progressif en baisse des anticipations de la demande réelle de marchandises qui interviendra d’ici à la fin de l’année. En conséquence de quoi, les actions connaîtront d’autres moments difficiles. Les matières premières industrielles sont exposées à des reculs de l’ordre de 10 % à 15 % en moyenne. Le rôle actuel de la demande chinoise dans l’univers des ressources minérales est pleinement reconnu dans les prix».
D’après un sondage GfK pour le compte de Schroders, seuls 3 % des Allemands indiquent avoir investi en Chine alors que 42 % estiment que ce pays est la super-puissance économique de demain, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De plus, 81 % des personnes interrogées indiquent exclure d’investir en actions ou obligations chinoises durant les deux prochaines années. D’une manière générale, 63 % des Allemands considèrent qu’effectuer des placements à l’international est trop risqué.
Dans un rapport remis lundi dernier à la ministre de l’Economie Christine Lagarde, et dont L’Agefi a pris connaissance, le quotidien rapporte qu’une trentaine de mesures d’ordre administratif, fiscal et de marché sont préconisées, visant à lever les freins auprès des émetteurs et à relancer l’attractivité d’Alternext auprès des PME et des investisseurs. Objectif : pallier les difficultés d’accès des entreprises au crédit bancaire.
Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), a demandé vendredi le lancement d’une offre publique d’achat par les dirigeants du groupe de spiritueux Belvédère, dans une lettre transmise à l’Autorité des marchés financiers (AMF), relate Les Echos. «On constate de nombreux éléments convergents permettant de prétendre que les deux dirigeants historiques ont repris le contrôle de la société en agissant de concert et sont en situation d’avoir à mettre en oeuvre une offre publique», estime l’Adam. Colette Neuville signale en outre «le défaut de déclaration de franchissement de seuil» de la part des dirigeants, les familles Rouvroy et Trylinski.
Au deuxième trimestre, l’indice Ibex de la Bourse espagnole a gagné 25,24 %. Et les grandes fortunes comme Alicia Koplowitz, Ram Bhavnani ou les Del Pino en ont profité pour réduire la part des actions espagnoles dans le portefeuille de leurs 20 Sicav, rapporte Cinco Días.A fin juin, elle ne représentait plus que 163,4 millions d’euros, soit 20 % de moins qu'à fin mars, malgré la plus-value enregistrée par les actions entre début avril et fin juin. Les sommes retirées des actions sont allées se placer principalement soit en liquidités soit en obligations.
Anheuser-Busch InBev a annoncé qu'à partir de mercredi 16 septembre, ses American Depositary Receipts (ADR) seront négociés à la Bourse de New York sous le symbole “BUD”, indique L’Echo. Le quotidien économique belge précise que les actions ordinaires d’Anheuser-Busch InBev continueront d’être négociées sur Euronext Bruxelles, place de cotation principale de la société, sous le symbole “ABI.”
Entre fin mai et début septembre 2009, malgré l’incertitude suscitée par le rythme de la reprise économique, les investisseurs ont continué à faire preuve d’un optimisme mesuré, indique la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dans son dernier rapport trimestriel.La conjonction de nouvelles macroéconomiques favorables et d’annonces de bons résultats a conforté les espoirs des intervenants. Les cours des actions se sont mis à monter, et les primes de risque, à se contracter. Toutefois, la publication de chiffres décevants a parfois conduit à remettre en cause ce regain d’optimisme, provoquant alors des accès de volatilité. Par ailleurs, les investisseurs en obligations ont paru un peu plus incertains quant au rythme de la reprise.Le secteur financier a encore fait état de résultats étonnamment bons au deuxième trimestre. Malgré la persistance de doutes sur la qualité et la solidité des bénéfices, le compartiment bancaire s’est mieux comporté que les autres sur les marchés de la dette et des actions. Les primes de risque des banques ont nettement diminué, retrouvant pratiquement leurs niveaux antérieurs à la faillite de Lehman, tandis que les cours des actions du secteur financier ont augmenté de 15 à 20 % sur la période analysée.
Selon un sondage effectué pour Kellog’s auprès d’un échantillon représentatif de 10.000 adultes en Allemagne, au Royaume-Uni, en France, en Espagne et en Suède par Globe Scan et Havas, plus de trois quarts des consommateurs suédois, espagnols et français indiquent être très préoccupés par le changement climatique et ses conséquences, alors que la moitié seulement des Allemands interrogés est inquiète, rapporte Das Investment.De même, l’extinction des espèces et la déforestation sont un sujet sérieux de préoccupation pour plus d’un quart des Suédois et des Français, mais elles n’interpellent qu’un sixième des Allemands.Le sondage montre aussi que 40 % des Français et des Suédois sont disposés à payer jusqu'à 10 % plus cher des produits fabriqués selon les principes du développement durable ; seuls 25 % des Allemands sont dans ce cas.En revanche, les Allemands sont un tiers à être «très préoccupés» par l'évolution des prix de l'énergie, un point que ne mentionnent que 25 % des Britanniques ou des Espagnols.
Si les obligations convertibles ont été fortement impactées par la crise financière en 2008, on assiste depuis avril 2009 à un net rebond de cette classe d’actifs, souligne Natixis Asset Management dans un récent commentaire. Pour la société de gestion, il n’est pas trop tard pour profiter d’opportunités intéressantes sur les obligations convertibles. «Durant ces derniers mois, les obligations convertibles ont corrigé les excès précédents, connaissant un véritable regain de performance lié au resserrement des spreads de crédit, à la remontée des actions et à la hausse des volatilités implicites», explique Natixis AM, ajoutant que, malgré ce rebond, les obligations convertibles «demeurent en légère décote à ce jour, tant sur la composante obligataire que sur la composante optionnelle». Les valorisations demeurent donc attractives pour la classe d’actifs. «Par ailleurs, la baisse de l’aversion au risque qui marque un retour progressif à la normalité devrait se poursuivre. Dans ce contexte, les spreads devraient se stabiliser ou se resserrer lentement sur l’année», souligne le gestionnaire. Enfin, l’élargissement du gisement offre une diversification sectorielle et accroît l’intérêt de l’actif en augmentant sa convexité.
Selon Marc Sanglé-Ferrière, directeur général du cabinet de conseil en recrutement et évaluation de dirigeants Russell Reynolds Associates, l'édition 2009 du baromètre de la gouvernance établi conjointement avec FINCA, société de conseil spécialisée en gouvernance, montre par rapport à la livraison de 2006 que les progrès en matière de bonne gouvernance des sociétés du CAC 40 se sont poursuivies.Ces progrès ont été significatifs grâce, ou à cause, de la crise. Ainsi, par exemple, le nombre total d’administrateurs a augmenté de 2% entre 2006 et 2008, passant de 553 à 564, avec une moyenne de 14 administrateurs par conseil, et le nombre d’administrateurs indépendants continue de croître en parallèle, et atteint une proportion moyenne de 58% par conseil, contre 52,75% en 2006. De même, les conseils d’administration ont accueilli davantage de femmes en 2008, 53 femmes (9,4%) contre 44 (7,8%) en 2006. Par ailleurs, L’évaluation des travaux des conseils est une pratique de gouvernance aujourd’hui largement répandue : en 2008, plus de 90% des sociétés du CAC40 ont réalisé une évaluation de leurs travaux.Le nombre de réunions, en particulier dans le secteur bancaire, a augmenté avec la crise, certains conseils se sont réunis jusqu’à 20 fois l’an dernier.Autre conclusion majeure de l'étude 2009 : le nombre moyen d’administrateurs au sein des comités de rémunérations est passé de 3,83 en 2006 à 4 en 2008. Les comités de rémunérations se réunissaient plus de 4 fois en 2008, contre moins de 3 fois en 2006. En outre, le comité des rémunérations compte 83% d’administrateurs indépendants, et le Comité d’audit 73%, soit dans les deux cas des proportions supérieures à la recommandation du code AFEP/MEDEF.Finca et Russell Reynolds ont constaté que la crise a freiné la tendance à la séparation des fonctions de président et de directeur général (13 en 2006, 16 en 2008), vu la nécessité de de raccourcir les circuits de décision en période de crise (15 à fin juin 2009).Enfin, les deux cabinets rapportent que la crise a exercé une pression forte sur les conseils et les dirigeants. Les «actionnaires longs», (fonds de pension, fonds souverains, actionnariat familial) ont «repris la main». Face à l’imprévisibilité accrue de l’environnement économique et financier, les objectifs sont désormais fixés sur des périodes courtes de trois mois.
Après un premier semestre dominé par les thèmes liés au crédit, le second semestre est plutôt placé sous le signe des actions. Malgré de nombreux points d’interrogation, le marché actions offre des perspectives très intéressantes, estime Virginie Maisonneuve, responsable de la gestion actions internationales chez Schroders. L'évolution des marchés actions est certes marquée par deux «réalités» contradictoires. A court terme, les facteurs favorables sont multiples. Les marchés ont fortement rebondi compte tenu de l’amélioration de l’environnement macroéconomique, ce qui a un impact positif pour les ménages, les entreprises et les gouvernements. L’effet de base va continuer à être favorable aux statistiques d’ici à la fin de l’année. Les marchés ont tiré profit de la liquidité injectée au niveau mondial pour atténuer l’impact de la crise alors que les liquidités disponibles dans les portefeuilles sont importantes et les politiques monétaires toujours accommodantes.D’un autre côté, la visibilité sur 2010 est loin d'être optimale. Même si la forte détérioration des statistiques économiques s’est arrêtée, la stabilisation de la demande finale demeure toujours incertaine. On ne sait pas non plus mesurer l’impact à moyen terme de l’assouplissement quantitatif sur l’inflation et on ne sait pas non plus quelle banque centrale mettra fin en premier à cet assouplissement.Dans ce contexte de transition, «il faudra profiter de la volatilité à court terme» et sélectionner les valeurs qui présentent de solides moteurs de croissance à long terme, selon Virginie Maisonneuve. D’après Schroders, pour repérer ces valeurs, il existe trois grandes thématiques à long terme : le «super cycle» avec l’importance croissante des pays émergents dans la croissance mondiale et la demande lié eaux infrastructures, la démographie, avec des transitions en cours tant du côté des pays développés que des pays en développement et enfin, le changement climatique qui aura de lourdes conséquences financières sur la plupart des sociétés.
La Bourse de Hanovre a annoncé jeudi que l’action Michelin cessera le 21 septembre de faire partie du Global Challenges Index (GCX), un indice de développement durable lancé en septembre 2007 avec l’aide de l’agence munichoise oekom research. Le communiqué précise que des organisations environnementales reprochent au manufacturier français des atteintes aux droits de l’homme lors de l’extension de plantations d’hévéa au Nigeria.Le titre Michelin sera remplacé par celui de l’américain EMC.La composition du GCX peut être consultée à l’adresse http://www.gcindex.com/de/index/indexstruktur/unternehmens_uebersicht.php
Selon Les Echos, une étude réalisée par le cabinet de recrutement Russell Reynolds Associates, en partenariat avec le cabinet de conseil en gouvernance Finca, indique que le montant moyen du jeton de présence des sociétés de l’indice vedette s’est établi à 55.000 euros en 2008, en progression de 15 % sur deux ans. C’est deux fois moins que la rémunération des administrateurs des grandes sociétés britanniques.
Whitehall Group, la société spécialisée dans l’immobilier de Goldman Sachs, a procédé à son premier investissement dans de la dette européenne depuis le début la crise, rapporte le Financial Times. Il a acquis environ 900 emprunts non performants et sous-performants adossées à une propriété résidentielle italienne qui avaient une valeur originale de 120 millions d’euros environ.
Nyse Euronext a annoncé mercredi la vente d’une part significative des activités d’options de sa filiale Nyse Amex Options à plusieurs teneurs de marché et apporteurs de liquidité, rapporte l’Agefi. Selon l’accord-cadre conclu entre Nyse Euronext et les sept établissements partenaires - Bank of America-Merrill Lynch, Barclays, Citadel Securities, Citigroup, Goldman Sachs, TD Ameritrade et UBS - l’opérateur gardera les rênes de la filiale et son fonctionnement sera supervisé par un conseil d’administration séparé et un président dédié. Pour Nyse Euronext, ce partenariat permettra d’aligner davantage les intérêts de la Bourse avec ceux des clients et d’offrir aux acteurs de marché des fourchettes de prix plus étroites.
L’investissement socialement responsables (ISR) a t-il toujours la cote auprès des investisseurs, deux après le début de la crise ? Selon la Tribune qui a réalisée une étude sur le sujet avec l’aide de l’Ifop ce genre d’investissement est dorénavant bien connu. Mieux : la notoriété des différents aspects liés à l’ISR est en progression depuis deux ans. Pour autant, un quart (24 %) des sondés se sont vu proposer par leur établissement des placements ou des fonds labellisés «développement durable». Et le pourcentage tombe à 19 % pour ce qui est des placements ou fonds «socialement responsables» ou «éthiques».En chiffres, note la Tribune, les adeptes de cette stratégie d’investissement représentent un noyau dure stable de 15 % de l'échantillon. Bien qu’en recul, ceux qui commencent à y réfléchir par rapport au précédent sondage représentent tout de même 41 %. Reste que 44 % des sondés ne prennent pas en compte ces critères. Ce phénomène s’explique par le fait que 34 % d’entre eux estiment que les placements ISR sont moins performants par rapport aux indices boursiers. Et pourtant, l’indice ISR Domini Social Index (regroupant 400 sociétés reconnues comme «socialement responsables» dans le monde) a perdu sur deux ans un peu moins de 30 %, soit un recul identique à celui de l’indice MSCI World.
La Tribune rapporte que Lloyd Blankfein, président directeur général de la banque Goldman Sachs, a estimé hier qu’il fallait résister à la tentation d’une réaction visant à nous protéger d’une tempête qui ne survient que tous les cent ans. Le patron de la banque américaine a également avancé diverses pistes pour améliorer le système, précise le quotidien.
Anticipant la nouvelle réglementation sur les ratios prudentiels, le Banco Popular a annoncé par un communiqué réglementé qu’il va augmenter son capital de 500 millions d’euros sur un placement accéléré auprès d’investisseurs qualifiés ou institutionnels, rapporte Cinco Días. Le teneur de livres est le Credit Suisse. Parallèlement, le Popular va émettre avant la fin du mois des obligations convertibles à quatre ans. Le montant sera de 500 millions d’euros, mais pourra être porté à 700 millions d’euros. Si les deux opérations s’effectuent sans anicroche, le quotient de fonds propres de premier rang du Popular atteindra 8,7 %, ce qui serait le taux le plus élevé de toutes les banques espagnoles.Le journal précise que le Banco Pastor, de son côté, envisage une émission d’obligations garanties pour 1 milliard d’euros qui serait montée par Barclays Capital, Deutsche Bank et Nomura.
Selon Les Echos, une communication que doit adopter ce jeudi la Commission européenne indique que les pays en voie de développement auront besoin de 100 milliards d’euros par an pour financer la lutte contre le réchauffement climatique à compter de 2020. Le montant ne devrait pas dépasser une trentaine de milliards par an en 2013, avant de s’alourdir progressivement. Bruxelles s'était toujours refusé à chiffrer ces besoins, pour ne pas dévoiler son jeu trop tôt avant la réunion qui doit permettre, en décembre, à Copenhague, de signer un accord international afin de réduire les émissions de CO2 sur la période 2013-2020. L’exécutif communautaire a finalement accepté de faire un geste dans l’espoir de relancer le processus de négociation avec les pays émergents, actuellement au point mort.
Moody’s Investors a estimé le 9 novembre que de nouvelles révisions de notation à la baisse sont peu probables à court terme même si la plupart des émetteurs souverains notés Aaa ont été mis à rude épreuve par la crise économique et financière internationale.Dans le cadre de la première édition de son «Aaa Sovereign Monitor», une publication qui fera l’objet d’une mise à jour trimestrielle, Moody’s rappelle notamment sa distinction entre trois catégories d’Etats souverains Aaa dans le contexte de la crise actuelle, à savoir les Etats considérés comme résistants («resistant»), résilients («resilient») et vulnérables («vulnerable»), et applique trois types de scénarios économiques et financiers à moyen terme –favorable («benign»), central («baseline») ou défavorable («adverse»)."S’appuyant sur cette analyse, Moody’s n’anticipe pas à court terme d’abaissements de notation, après la récente rétrogradation – de Aaa à Aa1, assortie d’une perspective négative- de l’Irlande, préalablement considérée comme le Aaa le plus «vulnérable», explique Pierre Cailleteau, directeur général – Groupe risque souverain - chez Moody’s.
Selon L’Agefi suisse, l’économiste en chef de Sarasin, Jan Poser, estime que la reprise économique durera jusqu’à la mi-2010. Ensuite, des freins opéreront, soulevant des doutes sur les relais de croissance à moyen terme. A court terme, les importants programmes publics porteront leurs fruits, tandis que la menace inflationniste est écartée: le multiplicateur de crédit ne fonctionne toujours pas et la faible utilisation des capacités de production a un effet déflationniste. C’est justement l’écart «abyssal» entre consommation et production industrielle (cette dernière a beaucoup plus baissé que la consommation) qui explique que la reprise sera très forte. Jusqu’à la mi-2010.Concernant la stratégie d’investissement, Sarasin se positionne pour profiter d’une reprise qui n’est encore qu’à ses débuts: l’exposition aux actions a encore été relevée en août (à près de 55% pour un profil équilibré). Contrairement à ce qu’ont fait la plupart des concurrents.
Les banques créancières de Dometic (équipements pour caravanes et bateaux) ont évincé le capital-investisseur BC Partners et confié la société au japonais Mizuho, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’opération s’accompagne d’une réduction de dette et de la transformation de dette en capital.
Martin Blessing, président du directoire, a annoncé que la Commerzbank restitue à l’Etat fédéral cinq des quinze milliards d’euros de garanties que ce dernier lui avait apportées, parce que la situation en matière de refinancement s’est très nettement détendue, rapporte Die Welt. La banque avait lancé un emprunt de 5 milliards d’euros en début d’année avec la garantie de l’Etat. Elle avait aussi remboursé 5 milliards d’euros début août. En revanche, pour ce qui concerne l’aide directe de plus de 18 milliards d’euros, la Commerzbank commencera à la rembourser au plus tard en 2012. De plus, Martin Blessing a laissé entendre que la Commerzbank renouera avec les bénéfices en 2011, «voire avant, si tout va bien».
Les investisseurs dans l’immobilier commercial qui recherchent des actifs de premier choix comment à se réintéresser à la France, qui se positionne comme deuxième destination la plus recherchée, après le Royaume-Uni, écrit The Wall Street Journal. D’après Aberdeen Property Investors, les investissements ont doublé au deuxième trimestre, ce qui est la plus forte hausse de toute l’Europe, et la reprise de l’activité s’est poursuivie au troisième trimestre.Certes, le marché français a été sinistré comme les autres par la pénurie de crédit et les 2,6 milliards d’euros investis au premier semestre ne représentent que 37 % du montant constaté pour la période correspondante de l’an dernier, d’après Cushman & Wakefield, mais le marché français s’est mieux tenu que beaucoup d’autres en Europe, avec des rendements qui n’ont baissé que de 6 % contre 26 % au Royaume-Uni, selon l’Investment Property Databank Index.Londres attire les investisseurs en partie grâce à la chute des prix, Paris gagne en popularité aussi bien à cause de son manque historique de volatilité et du fait que son marché n’et pas tributaire des sociétés de services financiers.
Selon L’Echo, les investisseurs ont repris confiance dans les perspectives du marché. «Les investisseurs pensent que la reprise de l'économie mondiale, induite par les mesures de relance, va durer et parient sur les actifs jugés risqués, comme les actions», pense Chris Lafakis, du site de recherche de Moody’s, Economy.com. Les analystes du Credit Suisse conseillent aux investisseurs de privilégier les actions aux obligations et au monétaire et prévoient une hausse de 12 % des actions européennes d’ici à la mi-2010, ajoute le quotidien.