Jeudi, La Deutsche Börse a publié la grille tarifaire de son nouveau segment de négociations paneuropéen XIM (Xetra International Market). Cette plate-forme se veut la moins chère en Europe aussi bien pour les apporteurs de liquidités que pour les utilisateurs. Les premiers se verront octroyer à partir d’un certain volume une prime de 0,36 point de base sur le montant des transactions. Les seconds se verront facturer des frais de transaction de 0,12 point de base, la compensation étant proposée à 0,06 point de base. XIM utilise l’infrastructure de Xetra et les transactions réalisées sur ce nouveau segment seront compensées par Eurex Clearing, la contrepartie centrale du groupe Deutsche Börse.Actuellement, XIM est en phase de simulation. Le démarrage est prévu progressivement à partir de novembre. D’ici à la mi-janvier 2010, les marchés français, néerlandais, belge, finlandais, espagnol et italien devraient avoir été raccordés.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances des fonds sur le marché des fonds actions américaines et le marché des fonds actions françaises au cours du mois d’août 2009. Ces performances sont mises en perspective par le calcul de la volatilité et du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique ainsi que du rendement depuis un an.
Les perspectives des marchés actions européens n’ont jamais été aussi bonnes. Selon Nigel Bolton, responsable de l'équipe de gestion «Actions européennes style diversifié», «beaucoup seront étonnés par la vigueur de la reprise au cours des prochains mois». De son point de vue, les deux principaux moteurs de la performance des actions jusqu'à la fin de l’année seront justement l’ampleur de la reprise économique qui s’amorce ainsi que les espoirs d’un redressement des résultats suscités par ce redémarrage. Les valorisations ne sont plus très bon marché mais restent malgré tout intéressantes, estime Nigel Bolton qui prévoit des rendements à deux chiffres sur l’ensemble de l’année.Le rebond observé ces derniers mois a concerné un nombre limité de secteurs (finance, consommation, matériaux) et devrait se généraliser à d’autres secteurs d’ici à la fin de l’année, selon Nigel Bolton qui relève la sous-pondération actions de nombreux fonds surexposés sur l’obligataire, alors que les actions commencent à surperformer cette classe d’actifs.
L’association EuropeanIssuers (EI), présidée par Jacques Schraven et qui représente 9.200 sociétés cotées en Europe, estime qu’en moyenne les investisseurs institutionnels de long terme européens ne détiennent que 25 % d’actions dans leurs portefeuilles, contre 45 % avant la crise financière d’août 2007, rapporte le Financial Times. Les entreprises ont besoin d’améliorer leur communication à destination de ces investisseurs institutionnels qui se sont tournés vers les obligations d’Etat parce qu’il a manqué un canal de communication directe entre les sociétés et leurs actionnaires, les banques jouant le rôle d’intermédiaires dans le montage des opérations. Il faut donc simplifier le processus d’intermédiation et le cas échéant verser des dividendes aux actionnaires fidèles, comme cela se pratique en France.
Selon Legg Mason Capital Management, filiale de Legg Mason, les sociétés du S&P 500 figurent parmi les meilleures sources de valeur ajoutée des dix prochaines années. Mary Chris Gay, gérante du fonds Legg Mason Value Fund, souligne que les valorisations des plus grandes entreprises américaines sont à des niveaux inédits depuis les années 80. Legg Mason Capital Management estime que les marchés d’actions conservent une marge de progression et que, «compte tenu de la sévérité de la correction, le rebond pourrait s’avérer nettement supérieur à la moyenne». La société de gestion souligne que les quatre conditions nécessaires à l’amorce d’une phase haussière sont réunis : les résultats ont atteint un plancher, l’activité économique se redresse, la politique de la Réserve fédérale est accommodante et favorable à la relance et les valorisations sont attractives. «Le plancher atteint le 9 mars marque sans doute la fin du mouvement baissier, et même si depuis, les marchés et les valeurs de notre portefeuille ont rebondi de manière spectaculaire, leur potentiel d’appréciation reste considérable dans la mesure où nous ne sommes pas encore revenus aux niveaux d’il y a neuf mois», poursuit Mary Chris Gay.
Clearstream, le dépositaire central international de titres (ICSD) du Groupe Deutsche Börse, a annoncé mercredi qu’il prévoit d’ouvrir avant la fin de cette année une succursale à Singapour. Les agréments nécessaires ont été demandés aux autorités tant luxembourgeoises que singapouriennes.La nouvelle succursale sera co-dirigée par Robert Tabet, auparavant chef du bureau de Dubaï de Clearstream pour le Moyen-Orient et l’Afrique, qui dirigera l’activité commerciale, et par Viviane Coppens, auparavant responsable du règlement et des opérations bancaires de Clearstream, pour les opérations.Tous les produits et services de Clearstream, notamment la gestion des garanties (collateral management), les services pour les fonds d’investissement, l’émission et la distribution de titres, seront disponibles en temps réel dans les zones horaires Asie Pacifique à compter du 23 novembre.
Le mois dernier, l’optimisme des investisseurs s’est consolidé après une forte poussée au mois d’août et le scénario de la reprise gagne du terrain, selon la dernière enquête de Merrill Lynch auprès des gérants (Merrill Lynch Fund Manager Survey for September). Moins d’un tiers des investisseurs s’attend désormais à une récession alors que deux tiers d’entre eux pariaient sur un tel scénario il y a seulement deux mois.Toutefois, le nombre de gérants surpondérés en cash est passé à 10% en net contre 3% le mois précédent. Le pourcentage de ceux qui sont surpondérés en actions est par ailleurs tombé à 27 % en net contre 34% précédemment. Cette hausse des niveaux de cash et la moindre exposition aux actions montre que l’appétit pour le risque ne reflète pas encore la confiance en la reprise, estime Gary Baker, responsable de la stratégie European equity chez Bank of America Securities-Merrill Lynch Research. Pour la première fois depuis dix-huit mois, la zone euro redevient une destination de choix. Seulement 1% en net de l'échantillon de septembre est sous-pondéré sur la zone euro, contre 13% au mois d’août et 40% en mars. Autrement dit, les investisseurs ne semblent plus considérer la zone émergente comme la seule à pouvoir fournir de la croissance.
L'édition 2009 de «l’analyse de durabilité» du secteur automobile de la Banque Sarasin fait ressortir que seuls Toyota et Peugeot, qui obtiennent les meilleures notes, entrent en ligne de compte comme placement pour les investisseurs orientés vers la durabilité. Honda a «fait des progrès remarquables» et se classe au troisième rang. Volkswagen, Daimler et BMW ainsi que Renault (rétrogradé) et Ford (mieux noté) figurent également dans le segment moyen supérieur. Fiat a perdu du terrain par rapport à l’année dernière et obtient un résultat inférieur à la moyenne, de même que Nissan et General Motors.Le «rating de durabilité» établi par la Banque Sarasin pour le secteur de l’automobile se fonde sur trois critères principaux : l’efficience climatique de la flotte de véhicules, les points forts en matière de développement de technologies à faibles émissions de carbone et – du fait de la fabrication en sous-traitance de composantes importantes et de la lutte pour être le premier à développer de nouvelles technologies – la gestion des relations avec les fournisseurs.
D’après les statistiques de fondsprofessionell, le volume des émissions d’obligations d’entreprises en euros pour le premier semestre a atteint 207 milliards d’euros au premier semestre, soit plus que les 150 milliards d’euros enregistrés pour l’ensemble de 2008 et le précédent record pour l’ensemble de 2001, avec presque 200 milliards d’euros. Cela est dû principalement à l’activité d’entreprises allemandes (21,1 %), françaises (19,5 %), britanniques 15 %) et suisses (13,8 %). Quelque 48 % de ces emprunts se sont concentrés sur la plage 4-6 ans, 17 % sur la tranche 7-9 ans et 34 % sur le 10 ans. Un cinquième de ces opérations a été noté AAA, 11 % ont obtenu un AA et 47 % un «single A».Enfin, 47 % du montant de ces émissions ont été placés auprès de fonds d’investissements et de gestionnaires de fonds, la part des particuliers ressortant à 41 %.
La banque d’investissement de trading en ligne Saxo Banque a annoncé le 15 septembre la signature d’un partenariat en marque blanche avec la société de bourse du groupe BNP Paribas, B*Capital.B*Capital a choisi la banque française Saxo Banque, afin de fournir à ses investisseurs privés le trading en ligne de devises, de CFD et de contrats à termes. «Les CFD et Forex permettent à nos clients avertis d’investir sur des instruments à effet de levier et de couverture face à la volatilité actuelle des marchés. B*capital leur offre en plus une relation directe avec une équipe de professionnels des marchés pour les aider à gérer leurs risques et les accompagner sur les techniques d’anticipation à court terme, avec une information indépendante et transparente», explique Philippe Nahum, Directeur Général de B*capital.De son côté, Pierre-Antoine Dusoulier, président de Saxo Banque France, souligne que «seulement quelques mois après Cortal Consors, nous sommes très fiers de compter également B*Capital parmi nos partenaires. Notre technologie et nos méthodes nous permettent de transformer des concurrents en partenaires: en quelques mois, nos partenaires peuvent proposer à leurs clients le trading en ligne de devises et de CFD. Notre objectif est de réaliser 50% de notre activité via nos partenaires».
Il est très probable que la récession américaine soit terminée, a déclaré mardi Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, après la publication de statistiques faisant état d’une hausse de 2,7 % des ventes au détail le mois dernier, leur plus fort accroissement depuis plus de trois ans, rapporte le Financial Times. Le banquier central reste néanmoins prudent sur la forme de la reprise ; il indique s’attendre qu’elle soit modérée, avec un taux en ligne avec le potentiel sous-jacent de croissance de l'économie, autrement dit aux alentours de 3 %.De son côté, le président Barack Obama a déclaré que la chute libre de l'économie américaine est stoppée.
Le choix des analystes de Gabelli pour le Focus Five, un portefeuille de 5 titres qui tournent tous les trois mois, s’est porté sur des valeurs plus défensives au 1er août en raison des incertitudes sur les marchés. Ces cinq sociétés sont : Coca-Cola, Hansen Natural, Scana, Walgreen et Waste Management.
Dans la série de ses indices de stratégie, S&P Index Services vient de lancer une gamme de produits destinés à mesurer le coût moyen d’emprunter des valeurs mobilières américaines. Ces indices ont pour ambtion de refléter le prix du prêt de titres des éléments constitutifs des indices S&P 500®, S&P MidCap 400, et S&P SmallCap 600 ainsi que les sous-indices GICS (Global Industry Classification Standards) de ces trois indices de référence. Les indices sont repondérés chaque jour.
Selon l’International Swaps and Derivatives Association (Isda), le marché des « credit default swaps » s’est réduit de 19 % aucours des six premiers mois de l’année 2009, rapporte la Tribune.
Selon l'étude annuelle Global Wealth du BCG, rapporte l’Agefi, les encours en 2008 ont décliné à l'échelle mondiale pour la première fois depuis 2001 (-11,7 % à 92.400 milliards de dollars). L’Europe en a profité pour creuser l'écart avec l’Amérique du Nord en termes d’actifs gérés. En recul de 5,8 % sur le Vieux Continent, à 32.700 milliards, ils ont plongé de 21,8 % en Amérique du Nord , à 29.300 milliards, à changes constants. Les clients outre-Atlantique ont notamment été désavantagés par une surpondération traditionnelle des actions dans les portefeuilles. La crise a également affecté la rentabilité des acteurs de la gestion de fortune. Selon les 124 groupes étudiés par BCG, la marge avant impôt médiane est passée de 36,4 % à 30 % en un an.
Malgré la vigueur de la demande des investisseurs, l’Etat fédéral ne lancera plus d’emprunt en dollars d’ici à la fin de l’année, a annoncé Carl-Hein Daube, directeur général de l’Agence financière du Bund, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La dernière émission, de 4 milliards de dollars sur trois ans, vient de générer une demande de plus de 11 milliards de dollars.
Dans un communiqué réglementé, la Deutsche Börse annonce avoir reçu de Sun Life Financial Inc de Toronto le 14 septembre notification que cet assureur canadien a franchi le seuil de 3 % de son capital et détient 3,34 % des droits de vote.
En 2008, les dépositaires centraux de titres (DCT) ont traité 346 millions d’instructions de livraison, d’une valeur totale de 831.000 milliards d’euros, soit une baisse de 8 % en volume et de 9 % en valeur par rapport à 2007, selon les statistiques publiées le 14 septembre par la Banque centrale européenne.On comptait l’an dernier 39 DCT opérant dans l’Union, 18 d’entre eux étant situés dans la zone euro. Ce secteur conserve un fort degré de concentration, les cinq principaux DCT représentant 81 % de la valeur totale des instructions de livraison traitées sur le marché. La concentration est légèrement moins forte en termes de volume, les cinq principaux DCT représentant 62 % du volume total des instructions de livraison traitées. L’Eurosystème surveille également les évolutions de l’infrastructure de négociation et de compensation, compte tenu de sa relation étroite avec le règlement-livraison de titres dans les DCT. Par conséquent, outre les statistiques concernant les DCT, la BCE a également publié les statistiques relatives aux contreparties centrales (compensation de titres) et aux marchés boursiers (négociation de titres). Les statistiques complètes peuvent être téléchargées à partir du Statistical Data Warehouse (SDW - Entrepôt de données statistiques) de la BCE à l’adresse suivante: http://sdw.ecb.europa.eu/.
L’Université Paris-Dauphine devient partenaire du CFA Institute, l’association des professionnels de l’investissement qui décerne la certification Chartered Financial Analyst (CFA). Dans ce cadre, les étudiants en Master 2 de «financial management» et de «financial economics» à Dauphine pourront effectuer leur cursus tout en préparant le CFA Program. Réciproquement, l’université leur dispensera une formation leur permettant de se présenter au CFA Program. Parmi les 103 partenaires actuels du CFA Program dans le monde, sept sont basés en France.
Le tribunal de commerce de Dijon a reporté au 12 octobre son audience d’homologation du plan de rééchelonnement de la dette présenté par le groupe français de spiritueux Belvédère, relate Le Figaro citant le PDG du groupe, Jacques Rouvroy. «La loi prévoit que les créanciers doivent être consultés sur le plan dans un délai de trente jours précédant l’audience par les mandataires désignés par le tribunal, mais de nombreux créanciers résidant à l'étranger, pour certains d’entre eux le délai n'était pas expiré», explique Jacques Rouvroy.
Selon Funds People, les services de gestion discrétionnaire de portefeuille affichaient fin juillet un encours de 56,59 milliards d’euros (contre 14,9 milliards pour les fonds), ce qui représente une hausse de 2,3 % pour juillet et un accroissement de 6,8 % depuis le début de l’année. Ces montants sont gérés à 91,8 % pour les résidents portugais et investis à 85 % en obligations, indique Funds People.Les leaders sur le marché sont Caixagest avec 18,37 milliards d’euros et 32,5 % de part de marché, devant F&C Portugal (17,89 milliards de 31,6 % du marché) et ESAF GP (9,27 milliards et 16,4 %).
Nikolaus von Bomhard, président du directoire de Munich Ré, a indiqué que le réassureur décidera avant la fin de l’année s’il réactive le programme de rachat d’actions qui avait été suspendu au printemps à cause de la crise financière, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le patron de Munich Re, qui juge à portée un rendement des fonds propres de 12-13 % après impôt (soit 50 % de plus que le coût de son capital), estime que la compagnie a un excédent de fonds propres, même pour après d'éventuelles acquisitions.
L’optimisme est de mise chez les multigérants alternatifs, l’indice de confiance remontant à 0,61, un niveau qui n’avait plus été observé depuis la mi-2007, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par Seeds Finance auprès des gérants de fonds de hedge funds (Consensus Hedge Fund, Q2 2009, n° 30). «Il s’agit d’optimisme, pas d’euphorie», souligne Seeds Finance, car ce niveau correspond à la moyenne observée depuis la création de cet indicateur en 2003, le niveau maximum ayant été atteint fin 2006-début 2007. Les gérants restent prudents mais le retour de l’appétit pour le risque se confirme et se traduit par un regain de plus en plus marqué pour les paris directionnels. Avec une prime à la stratégie long/short equity qui représente désormais 20 % des portefeuilles. La moyenne des expositions brutes de cette stratégie s’affiche en forte hausse à 116 % après avoir atteint des niveaux bas records en fin d’année. A 10 %, l’allocation sur les actions émergentes reste faible, mais plus de 40 % des gérants envisagent d’augmenter leur pondération sur cette zone géographique.Par ailleurs, l’enquête de Seeds Finance relève un net regain d’intérêt pour les stratégies d’arbitrage profitant du retour de la liquidité comme le credit arbitrage et l’event-driven distressed. «Les gérants se repositionnent avec précaution sur ces stratégies, craignant la disparition de la liquidité en fin d’année», explique Seeds Finance. En revanche, les CTA long terme, dont les performances sont mauvaises depuis le début de l’année, n’ont plus la faveur des gérants.
41 % du secteur de la gestion des investissements s’affichent «dans le rouge», avec un pourcentage de coûts atteignant 99 % ou plus... C’est ce qu’il ressort d’une étude réalisée par SimCorp StrategyLab, un organisme danois de recherche indépendant.En conséquence, «presque la moitié des entreprises de placement financier (43 %) recensées dans l’enquête 2009 sur la gestion des coûts des investissements mondiaux ont pris des initiatives de compression des coûts ces deux dernières années», précise l’organisme. Dans plus de la moitié des cas (55 %), ces réductions se sont opérées sur la main-d’oeuvre. Autre élément intéressant : presque trois quarts des entreprises ayant répondu à l'étude (73 %) n’utilisent aucune méthode structurée de réduction des coûts, alors que 72 % considèrent que dans la situation actuelle du marché, la gestion des coûts a pris une importance stratégique certaine, voire considérable. Toujours d’après les conclusions de l’enquête, les acteurs financiers de très haut niveau - qui ont un ratio des coûts inférieur à 85 % - revoient leur structure de coûts tous les six mois et utilisent pour cela les méthodes BPI ou Lean Six Sigma. Ils consultent également des experts externes pour leurs projets de réduction - d’une durée d’environ 7 à 12 mois.71 % pensent qu’une concurrence accrue intensifiera le besoin de repenser les structures des coûts dans l’organisation. 66 % pensent nénamoins que ce sont des amendements dans la réglementation qui pousseront une restructuration des coûts. Enfin, 61 % des entreprises sondées s’attendent aussi une pression accrue des actionnaires et des investisseurs. www.simcorpstrategylab.com
Thomson Reuters lance sa propre famille de 800 indices couvrant 44 pays, 18 régions et 10 secteurs d’activité, rapporte le Financial Times Fund Management. Le groupe va utiliser un filtre de liquidité pour s’assurer que chaque indice représente le marché tel qu’un gérant pourrait le détenir.
Pour Roberto Lampl, gérant actions émergentes et gérant du fonds ING (L) Invest Latin America chez ING IM, les actions d’Amérique Latine ne sont pas surévaluées. «Dans la classe d’actifs des actions globales des pays émergents, elles s’échangent avec un certain rabais et elles ont de très bonnes perspectives», souligne-t-il. Les principales économies que sont le Brésil, le Mexique, le Chili, la Colombie et le Pérou sont très bien gérées, «c’est pourquoi l’inflation est faible et les politiques fiscales et des Banques centrales menées sont prudentes», ajoute le gérant. Les entreprises bénéficient significativement de la croissance de la Chine. «De plus, les secteurs financiers des pays mentionnés ci-dessus sont solides et très bien capitalisés. Ils ont des bilans solides, une forte profitabilité et de très belles perspectives puisque le niveau de pénétration des banques demeure faible», conclut Roberto Lampl. C’est pour toutes ces raisons que la région Amérique Latine est surpondérée au sein des portefeuille d’actions globales de marchés émergents chez ING IM.
Un sondage effectué par FTI Consulting auprès de 153 investisseurs institutionnels de 15 pays gérant au total plus de 2,8 billions de dollars montre que 64 % de ces spécialistes estiment que la crise financière n’est pas terminée alors que 31 % pensent qu’elle l’est et que 5 % n’ont pas d’opinion, rapporte fondsprofessionell.Les gestionnaires australiens et américains sont les plus pessimistes, avec respectivement 80 % et 76 % qui pensent que la crise n’est pas surmontée. En Europe et en Asie, la proportion de pessimistes ressort à 59 et 62 %.
Selon l’enquête annuelle du Boston Consulting Group (BCG), la crise financière a provoqué en 2008 une baisse à environ 9 millions du nombre de millionnaires dans le monde, contre 11 millions l’année précédente, alors que les ménages avec une épargne financière inférieure à 100.000 dollars ont enregistré de modestes augmentations, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Au total, les encours gérés pour la clientèle se sont contractés en un an de 11,7 % à 92,4 billions de dollars, avec notamment un plongeon de 21,8 % à 29,3 billions pour les Etats-Unis. Les riches «établis» avec une fortune d’au moins 5 millions de dollars ont été ceux qui ont accusé les plus fortes pertes avec - 22 % à 17,7 billions de dollars.D’après le BCG, la demande des particuliers pour des produits financiers plus simples pour préserver le patrimoine s’est accrue en réaction à la crise, et ces produits génèrent moins de marge pour les gestionnaires. Beaucoup d’investisseurs ont réduit leur exposition non seulement aux actions mais également à d’autres classes d’actifs comme les obligations. Certains ont dû utiliser leurs avoirs pour rembourser des dettes et d’autres ont transféré leurs investissements vers des actifs pour concrets comme l’immobilier ou l’or.