Aujourd’hui, il y a des pays qui présentent toutes les caractéristiques de pays en voie de développement ou du tiers monde, et qui sont en réalité des pays dits développés, a démontré Marc Girault, l’un des fondateurs de la société de gestion HMG Finance, au cours d’une présentation. Et c’est le cas de… la France, qui affiche notamment une dette collective accumulée de plus d’un an de PNB. A contrario, un pays comme le Brésil, au vu de son taux de chômage, de sa croissance, de sa balance commerciale, etc., apparaît comme un pays développé bien géré. Ainsi, pour Marc Girault, «il n’y a aucune raison de continuer à investir plus en France qu’au Brésil, si ce n’est à cause du fameux biais de proximité psychologique qui fait apparaitre l’investissement le plus proche géographiquement comme le moins risqué».Quel que soit le scénario économique envisageable, les pays émergents s’en sortent mieux que les pays occidentaux. «En effet, les Etats sont moins endettés, leurs consommateurs sont moins endettés que ceux des pays occidentaux et ils jouissent d’une bonne démographie qui tire la croissance», a expliqué le gérant de HMG. De plus, leur population se trouve dans la situation de la population européenne de l’après-guerre : elle découvre l’accès à la consommation et à l’investissement personnels, et ses besoins à satisfaire restent énormes.Pour Marc Girault, le risque pays n’est donc plus là où on le croit. Pour autant, investir dans des marchés émergents dont on ne connaît pas la langue peut s’avérer compliqué. Parallèlement, l’Europe conserve de véritables numéros un mondiaux. Pour réconcilier tout cela, Marc Girault investit, au travers de son fonds HMG Globetrotter, dans les filiales cotées à l'étranger des grands groupes français ou européens ou dans les sociétés françaises ou européennes dont l’activité s’exerce essentiellement à l'étranger. «Ces sociétés sont bien placées pour capter la croissance de ces marchés», estime le gérant. Elles valent en général le même prix en ratio que leurs maisons mères, avec des rentabilités largement supérieures.
Au troisième trimestre, les marchés émergents ont affiché une forte hausse, l’indice MSCI Emerging Markets gagnant 21 % en dollars, ce qui porte la hausse pour les neuf premiers mois de l’année à 65 %. Si cela est attribuable néanmoins pour partie à la faiblesse du dollar, il n’en demeure pas moins que les souscriptions nettes et une confiance accru dans les actions des pays émergents ont poussé les cours à la hausse, constate Mark Mobius, executive chairman de Templeton Asset Management (groupe Franklin Templeton Investments).A présent, même si la crise économique mondiale a quelque peu freiné la dynamique de croissance des marchés émergents, Templeton s’attend à une poursuite de la hausse sur le long terme. Toutefois ce potentiel ne doit pas celer que la volatilité élevée prévalant actuellement va durer encore quelque temps, ce qui se traduira par des fluctuations.Il faut donc pour Mark Mobius faire très attention aux valorisations et aux perspectives de croissance des bénéfices pour éviter d'éviter d’acheter des actions surévaluées. Pour les investisseurs value, ils est particulièrement important que les valorisations actuelles demeurent attrayanates. Des marchés comme le russe et le hongrois sont tombés à des niveaux de multiples à un chiffre et sont particulièrement intéressants. Et, à côté des marchés émergents, les marchés «frontière» sont intéressants.Le plus important, en ce qui concerne les pays émergents, est qu’ils vont continuer de croître beaucoup plus rapidement que les pays développés. Et si la conjoncture mondiale pèse sur les émergents, ces derniers sont de plus en plus portés par leur conjoncture intérieure. Les dépenses publiques notamment en infrastructures et la consommation des ménages devraient au moins partiellement compenser le ralentissement de la croissance induit par celui des exportations. Et si l’on considère les marchés émergents sous l’angle de la stabilité et de la sécurité, il faut prendre en considération le gonflement de leurs réserves de change, qui leur permettent de supporter beaucoup mieux les chocs externes, conclut Mark Mobius.
Le Royaume-Uni s’inscrit en tête du dernier classement réalisé par le World Economic Forum (Financial Development Report) qui analyse l'évolution de 55 systèmes financiers à travers le monde au travers de quelque 120 critères allant de la stabilité du marché des capitaux à la stabilité financière en passant pas l’environnement institutionnel. Malgré l’acuité des problèmes rencontrés par le système bancaire britannique, le Royaume-Uni a ravi la première place aux Etats-Unis, avec une note en recul de 0,55 à 5,28 sur sept, contre 5,12 (-0,73) pour les Etats-Unis. L’Australie occupe la deuxième place avec un score de 5,13.Parmi les mouvements les plus spectaculaires, on observe la dégringolade de la France et de l’Allemagne, qui ne figurent plus dans le peloton des dix premiers et se retrouvent en onzième et douzième position repectivement, alors que les grands gagnants ont été l’Australie qui avant d’occuper la deuxième place était onzième, et Singapour qui passe de la dixième à la quatrième place.France et Allemagne affichent toutefois des notes de stabilité financière nettement plus élevées que celles du Royaume-Uni ou des Etats-Unis. Ce qui pourrait suggérer que la suprématie des grandes places financières anglo-saxonnes est déjà sérieusement entamée.
Le nouveau plan stratégique adopté cet été par le fonds de pension britannique de Royal Dutch Shell Group Plc prévoit une allocation de 5 % des 10,6 milliards de livres d’encours à l’alternatif (hedge funds, fonds d’infrastructure et de matières premières), ce qui s’ajoutera à la poche de 5 % réservée au private equity, rapporte The Wall Street Journal.
Selon le Financial Times, Barclays prévoit de se séparer d’un portefeuille d’actifs de crédit complexes d’un montant de 4 milliards de livres dans le cadre du nettoyage de son bilan.
George Soros a annoncé samedi son projet d’investir pas moins de 1 milliard de dollars dans des technologies d’énergie propre et de créer une nouvelle organisation pour combattre le réchauffement climatique, rapporte le Financial Times. «Je rechercherai des opportunités rentables, mais j’insisterai aussi pour que les investissements apportent une contribution réelle à la résolution du problème du changement climatique», a-t-il déclaré.
L’Agefi rapporte que Christine Lagarde présentera aujourd’hui un vaste chantier destiné à doper l’accès des PME aux marchés boursiers. Ce plan devrait reprendre en grande partie les trente mesures d’ordres administratif et fiscal préconisées dans le rapport de Thierry Giami et Marc Lefèvre remis à Bercy le 7 septembre dernier. Entre autres, le médiateur du crédit, l’Autorité des marchés financiers (AMF), Nyse Euronext et la Caisse des Dépôts et Consignations doivent contribuer à faciliter l’accès des PME à Alternext, précise le quotidien.
Blackstone prévoit de coter jusqu’à huit sociétés qu’il détient et en vendre au moins cinq autres, rapporte le Financial Times. Cela marque un retour de l’optimisme sur l’économie mondiale et les marchés. Dans une lettre aux investisseurs envoyée vendredi, Steve Schwarzman, le fondateur de la société de private equity, estime que «nous voyons le monde changer une fois de plus. Au moins pour le private equity, le pire est derrière nous».
Entre 1996 et 2005, un nouveau fonds investi en actions américaines sur quatre était incubé par sa société de gestion, selon Les Echos qui cite une étude à paraître dans le «Journal of Finance» et réalisée par Richard B. Evans de la Darden School of Business en Virginie. Durant leur incubation, les fonds réalisent de meilleures performances que ceux qui ne le sont pas, avec un écart de 3,5 % par an en moyenne en rendement ajusté du risque et un ratio de Sharpe deux fois supérieur. Seulement, lorsqu’ils sont ensuite proposés aux investisseurs à l’issue de leur incubation, leur «surperformance» s’atténue drastiquement pour devenir nulle. D’autres travaux montrent qu’ils parviennent à la maintenir quinze mois après avoir été «couvés». Mais, là encore, leur rendement se normalise ensuite. La raison ? Durant leur incubation, les fonds bénéficient d’un traitement privilégié, qui disparaît ensuite une fois lâchés «dans le grand bain».
Une étude de l’Université de Munich montre qu’en moyenne la valeur a été multipliée par 2,7 entre l’achat et la vente pour celles des 241 entreprises achetées entre 1989 et 2006 en Allemagne par des capital-investisseurs et qui n’ont pas fait faillite, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cet accroissement de valeur est attribuable seulement un tiers à des financements externes, la plus grande partie venant de la partie opérationnelle des entreprises en portefeuille et de l’accroissement des ebitda.Le Pr. Ann-Kristin Achleitner, qui a travaillé avec son équipe sur des données fournies par le gestionnaire suisse Capital Dynamics, souligne que l’impression selon laquelle les capital-investisseurs priorisent la destruction d’emplois pour augmenter la rentabilité est fausse. En particulier pour les PME, l’augmentation du chiffre d’affaires joue un rôle nettement plus important que l’amélioration des marges au travers de suppressions d’emplois.Toutefois, il n’y a pas encore de données fiables pour après 2006, période où les prix d’achat et l’endettement ont été plus élevés et où l’incidence des financements externes devrait logiquement avoir augmenté, de même que les pertes totales de l’investissement, explique Katharina Lichtner, directrice générale de Capital Dynamics.
Directeur financier adjoint chez BNP Paribas Fortis et responsable du reportung financier de Fortis Bank, Bernard Frenay rejoindra Euroclear au 1er décembre en tant managing director et directeur financier. Il fera également partie de l’Euroclear Group Management Team.
Le 13 octobre, la Bourse de Stuttgart ouvrira la négociation d’ETF sur un segment spécialisé, ETF Bestx, sur lequel Deutsche Bank (db x-trackers) et Commerzbank (ComState) seront les premiers teneurs de marché et fourniront des cotations fermes à l’achat et à la vente pour plus de 300 produits. Cette offre est spécifiquement taillée sur mesure pour les particuliers. La plate-forme sera accessible de 9h à 20h.
Des maires venant des deux côtés de l’Atlantique se sont engagés le 7 octobre à Bruxelles à coopérer pour mettre en avant le rôle que jouent les autorités locales et régionales en ce qui concerne l’adaptation aux effets du changement climatique. Ces maires de grandes municipalités d’Europe et des États-Unis souhaitent que ce rôle soit reconnu dans les conclusions du sommet de l’ONU sur le changement climatique à Copenhague, en décembre prochain, souligne un communiqué de la Commission."Les maires des États-Unis sont prêts à s’engager aux côtés des maires du monde entier qui estiment que les bouleversements climatiques sont une menace environnementale et économique pour nos communautés, à laquelle il faut réagir d’urgence. Si notre gouvernement national n’a pas ratifié le protocole de Kyoto, près de 1 000 maires américains ont signé l’accord des maires américains pour la protection du climat, par lequel ils s’engagent à faire aussi bien ou mieux que les objectifs de Kyoto. Les maires mettent sans cesse en place des stratégies efficaces pour protéger le climat et inciter les dirigeants nationaux à les soutenir dans ce domaine», a déclaré la vice-présidente de l’association des maires de Etats-Unis, Elizabeth Kautz.
Selon Les Echos, l’or a poursuivi le 8 octobre sa marche en avant en franchissant la barre des 1 060 dollars l’once pour le contrat au comptant listé à New York. Le déclencheur de la nouvelle avancée du métal jaune a été la demande additionnelle de métal corrélée au tracker or le plus populaire, le SPDR Gold Trust ETF.
Le rebond très net apparu depuis le deuxième trimestre dans les pays émergents devrait se confirmer, soutenu par la reprise en cours dans les pays développés et par un certain nombre de facteurs techniques (stocks, effet de base), estime le Crédit Agricole dans sa dernière livraison de la revue Eclairages consacrée aux pays émergents (Pays émergents : une reprise à confirmer, octobre 2009).L'étude ajoute toutefois qu’il y a plus d’incertitudes sur les perspectives à moyen terme même si la plupart des émergents affichent de solides fondamentaux. Du point de vue des experts du Crédit Agricole, les pays émergents ne repartiront pas tout seuls. Et la crise a tué l’hypothèse du découplage. «A long terme, le poids des émergents va augmenter mais aujourd’hui, il n’y a pas encore d’autonomie de la demande des pays émergents», estime Jean-Louis Martin, responsable Pays émergents à la direction des études économiques du Crédit Agricole S.A.. Or, si le rebond à court terme est acquis, des doutes subsistent sur la soutenabilité de la reprise dans les pays développés. «Au total, écrit Jean-Louis Martin, s’il est donc très probable que le rythme de croissance des pays émergents sera durablement plus élevé que celui des pays développés, il ne peut en être déconnecté. Un argument supplémentaire pour renforcer la voix des émergents dans la régulation de l'économie mondiale».
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A l’issue d’un exposé vantant les mérites de la gestion convexe de conviction telle que pratiquée par sa maison, Didier Bouvignies, responsable de la gestion chez Rothschild & Cie Gestion, a estimé que le marché des actions est correctement valorisé, que ce soit en fonction des actifs ou des bénéfices de milieu de cycles. Il note que certaines valeurs catégorisées défensives, parmi les grandes capitalisations, sont actuellement à leur plus bas et offrent des rendements implicites élevés. L’objectif consiste à résister dans la baisse et à à amplifier le mouvement dans la hausse. «Le fait d’avoir affiché sur certain produit 2 500 points de base sur 20 mois équivaut à avoir payé d’avance quinze ans de frais de gestion d’un ETF», souligne Didier Bouvignies.En termes concrets, Rothschild & Cie Gestion a investi depuis juillet dans des titres défensifs des télécommunications et de la pharmacie, des domaines, ou la prime de risque relatif s’est améliorée, tandis qu’elle se montre très prudente sur les matières premières, y compris l’acier, et le pétrole. D’autre part, elle a pris ses profits sur les financières et les cycliques.Didier Bouvignies a précisé par ailleurs que l’encours des fonds d’actions ouverts est actuellement de 50 % supérieur à son plus haut de 2007 et que Rothschilid & Cie Gestion affiche une collecte nette depuis le début de 2009. Cela posé, l’encours total a du mal à se remettre de l’internalisation par un gros institutionnel d’un fonds précédemment géré par Rothschild : au 30 juin, l’encours total ressortait à 17,7 milliards d’euros contre 18,12 milliards fin 2008 et 20,49 milliards fin 2007.
Jeudi, Credit Suisse a annoncé avoir développé deux nouveaux indices de matières premières qui devraient générer une surperformance par rapport aux indices traditionnels, et les particuliers pourront en profiter sous forme de certificats.Le Credit Suisse GAINS S&P GSCI Excess Return est un indice géré activement. L’ajustement mensuel de la pondération des différentes sortes de matières premières permet de piloter le portefeuille et le degré d’exposition. Ce produit a été développé avec les spécialistes des matières premières de Glencore, qui déterminent les sous et surpondérations ou la neutralité de l’indice.Le Credit Suisse Commodity Benchmark Index prend en compte la production mondiale des différentes sortes de matières premières et le volume des transactions boursières. Sa composition est ajustée mensuellement pour assurer une bonne diversification sur la durée en réduisant la volatilité. Il réplique des investissements en contrats à termes arrivant à échéance durant les trois prochains mois, avec une période de roulage assez longue de 15 jours.
Selon L’Agefi suisse, Nick Scott, responsable des investissements dans les actions asiatiques chez BlackRock, a confiance dans une reprise économique solide et ne s’inquiète pas des menaces d’un «double dip». Il prévoit plus de 20 % de croissance de bénéfices pour les entreprises chinoises l’année prochaine et des rendements importants pour les secteurs de la consommation en particulier. «Nous n’essayons pas de battre un indice. Environ 60 % du risque du portefeuille est lié directement au risque des actions détenues et cela est équilibré par le risque par secteur ou par l’alpha de l’investissement. Nous utilisons une méthode quantitative, basée sur un modèle exclusif qui permet de mieux sélectionner les titres en les triant par valorisation, par qualité d’activités, par dynamique de résultats et par potentiel de croissance. Il faut tenir compte du fait que les bourses chinoises ont des indices très concentrés sur les grandes capitalisations et les secteurs des télécoms, de banques et du pétrole. Notre fonds a un biais vers les capitalisations moyennes où nous voyons le plus de potentiel de croissance. Les secteurs de la consommation, de la santé et de la consommation discrétionnaire ont une pondération basse dans l’indice mais offrent des opportunités de croissance intéressantes. Dans les marchés asiatiques et en particulier en Chine, il faut choisir un fonds qui donne de la flexibilité et qui n’est pas ancré sur un indice limité, pour maximiser ses rendements potentiels», explique-t-il.
Pour la première fois de son histoire, FCC a sollicité le marché avec une émission d’obligations convertibles à cinq ans qui s’est soldée en un temps record par la levée de 450 millions d’euros pour une demande de 500 millions, rapporte Cinco Días. La société contrôlée par Esther Koplowitz versera un coupon de 6,5 % au lieu des 5,5-6 % prévus. Les titres ont été proposés par Barclays et Société Générale à des investisseurs institutionnels. La prime de conversion est de 28 %.
Selon le «baromètre des fonds» bouclé le 30 septembre par Lipper à partir des avis de 14 grands gestionnaires d’actifs espagnols, les perspectives se sont grandement améliorées. Pour la première fois depuis avril 2008, rapporte Cinco Días, la proportion de gérants qui surpondèrent les actions est largement supérieure, avec 30,77 %, à celle des gérants qui les sous-pondèrent (15,38 %) et cet écart est le plus élevé depuis décembre 2007. En moyenne, les actions pesaient 41,07 % des portefeuilles. Mais la proportion de cash reste élevée, avec 22,08 %, même si elle a diminué par rapport aux 24,62 % du précédent sondage, en juillet.
La banque privée du Santander, Banif, lance avec «Innova» un service de gestion de portefeuille «focalisé sur la préservation du capital dans une optique de performance absolue», rapporte Funds People. Concrètement, le système donne davantage de souplesse aux gérants pour mieux adapter la composition du portefeuille aux circonstances de marché. Il s’agit d’offrir une gestion plus active, et l’objectif n’est pas prioritairement de capter une clientèle nouvelle.
Russell Investments vient de lancer une gamme de services sous l’appellation Russell Enhanced Asset Allocation (EAA) qui cherche à identifier les mouvements aberrants dans le marché et à trouver les moyens pour l’investisseur de tirer parti de ces événements pour accroître sa performance tout en maîtrisant les composantes risque et liquidité. Pour développer cette offre, Russell s’est appuyé sur des modèles de prévision développés en interne qui portent sur onze zones géographiques et onze classes d’actifs. Ces modèles sont fondés sur le postulat selon lequel les classes d’actifs présentent parfois des opportunités qui peuvent être mises à profit (leverage) par l’investisseur.Actuellement, le processus EAA se propose d’identifier ces opportunités d’investissements sur 114 comparaisons par paire de classes d’actifs.
Pour Nicolas Forest, directeur de la stratégie de taux et Koen Van de Moele, directeur mondial de l’obligataire chez Dexia Asset Management, la menace d’un krach obligataire est finalement ténue actuellement. En effet, il faudrait pour que cet accident se produise que les agents économiques n’aient confiance ni en les Banques centrales, ni en les gouvernements, ni en le marché obligataire lui-même, une constellation peu vraisemblable dans le contexte actuel, selon les deux experts de la société de gestion.Les banquiers centraux, d’un côté, ont permis d’'éviter par l’ouverture des vannes et le recours à la planche à billets d'éviter que la crise, déjà majeure, ne dégénère vraiment. Ils ont mis en place des réserves excédentaires que d’aucuns, comme la Fed, rémunèrent et qui devraient pouvoir être épongées le moment venu sans provoquer d’effets secondaires trop important sur le front de l’inflation.En ce qui concerne les gouvernements, leur dette va certes doubler en dix ans, à ce rythme. Mais il y a une demande pour cette dette : depuis peu, il y a celle des Banques centrales, et puis les Asiatiques, notamment les Chinois, se montrent toujours très friands de papier. Enfin, les ménages sont las de placer de l’argent sur des fonds monétaires qui ne rapportent rien, et ils vont certainement investir leur épargne en hausse dans des titres d’Etat aux rendements d’autant plus intéressant que les indices des prix sont à la baisse. «Les gouvernements, eux aussi, ont opéré un travail inédit de relance, et ils ont amoindri l’effet de la récession», souligne Nicolas Forest. Donc, sous cet angle, on peut aussi leur faire confiance. N’oublions pas non plus que les pays occidentaux sont peut-être les plus endettés, mais ce sont les plus liquides et les plus crédibles.Reste le cas du marché obligataire, où Dexia AM juge que les rendements sont plus ou mois à leur juste valeur actuellement. Les titres ne paraissent par sur-achetés. Le seul risque majeur dans la configuration actuelle, pour Koen Van de Moele, serait celui d’un dérapage du prix des matières premières et du pétrole, qui attiserait l’inflation, mais cela provoquerait une rechute de la conjoncture et les taux finiraient par réagir en baissant.Il ne devrait donc pas y avoir de risque de krach en ce qui concerne les obligations d’Etat. Pour les obligations d’entreprises, le rally vient juste de débuter et les spreads sont revenus à des niveaux correspondant aux pics des crises précédente. L’expérience a montré qu’il faut habituellement 40 mois pour un retour à la normale. Cela posé, Koen Van de Moele note que la prime de risque par rapport aux obligations d’Etat peut doubler le rendement et que le taux de défaut implicite à cinq ans intègre l'éventualité d’une crise deux fois plus grave que celle des années 30 (9,07 % pour les investment grade). D’après Dexia AM, le taux de défaut atteindra peut-être 13 % à la fin de cette année, mais il retombera probablement aux alentours de 4 % en 2010.Interrogé sur les préférences actuelles de Dexia AM en matière de «corporates», Koen Van de Moele indique privilégier les financières, surtout subordonnés, de type lower tier 2 et tier 1. Dans les non financières, le gestionnaire vise actuellement les signatures notées BBB les plus cylciques, dans les biens d'équipement, la construction ou la sidérurgie (ArcelorMittal).
Selon les estimations provisoires d’Immostat-IPD, le volume global de la demande placée de bureaux en Ile de France a chuté à 346 500 m2 au troisième trimestre 2009, à comparer à 729 200 m2 au troisième trimestre 2008. Sur neuf mois, le volume de la demande placée s’inscrit à 1,22 million de m2 contre 1,91 million pour les trois premiers trimestres 2008.Le montant global provisoire des investissements pour les neuf premiers mois de 2009 s'établit à 2,5 milliards d’euros (bureaux, commerces, locaux d’activité, entrepôts ; montants acte en main, transactions de plus de 4 millions d’euros), à comparer à un volume de 6,86 milliards d’euros pour les trois premiers trimestres 2008. Au troisième trimestre 2009, le montant provisoire global des investissements est estimé à 1,25 milliard d’euros.
Les perspectives restent mitigées sur les marchés d’actions américaines. Selon Jenny Jones, responsable chez Schroders de la gestion d’actions américaines de petites et moyennes capitalisations, qui était mardi 6 octobre de passage à Paris, c’est plutôt le scénario de la consolidation qui est retenu car le rebond a été tiré par les valeurs de faible qualité et les petites capitalisations. Dans ce contexte, Jenny Jones qui gère le fonds Schroder ISF US Small & Mid Cap Equity, des opportunités existent cependant, notamment dans le secteur de la santé, «où nous privilégions les sociétés qui économisent de l’argent au système car, dans un contexte marqué par le creusement des déficits, il va devenir essentiel de réduire les coûts induits par le fonctionnement du système de santé». Jenny Jones évoque également une contrainte de conjoncture, la nécessité pour le consommateur américain d'éviter à tout prix les aléas de santé. Les dépenses de santé du consommateur américain ont d’ailleurs doublé au cours des dernières années, à 18% contre 9% précédemment.A fin septembre 2009, le fonds piloté par Jenny Jones, qui pèse autour de 1,4 milliard de dollars, affichait une performance de 22,7% contre 21,9% pour le Russell 2500 et 13,6% pour le S&P 500. La philosophie d’investissement du fonds repose sur une approche fondamentale de type «bottom up» s’appuyant sur une équipe de gestion expérimentée dont les analystes affichent une expérience moyenne de 19 ans. Le fonds met également en avant la bonne diversification des sources de génération d’alpha avec trois types de sociétés recherchées : celles dont la croissance est mal valorisée qui représentent 50% à 60% du portefeuille, celles qui affichent des caractéristiques de croissance stables, les valeurs «père de famille», qui représentent 20 à 50% du portefeuille, et enfin, celles qui sont en situation de retournement (0% à 20% du portefeuille).Le portefeuille, qui privilégie depuis le début de l’année les valeurs de technologie, les services financiers, les biens intermédiaires et la santé, compte toujours entre 70 et 90 valeurs dont la capitalisation s'échelonne entre 750 millions et 7 milliards de dolalrs. Au 31 août dernier, figuraient parmi les dix principales positions une entreprise de services aux collectivités, Republic Services pour 4%, une société de logiciels de gestion clients et de services Amdocs (3,8%), un fournisseur de services de dialyses DaVita (3,3%), une société de réassurance, Reinsurance Groupe of America (2,3%), un distributeur de vitamines et compléments alimentaires NBTY (2%), et last but not least, Burger King (1,8%) qui, selon Jenny Jones, affiche actuellement un discount jamais vu par rapport à McDonald.
Pimco a vendu sa position dans un récent emprunt d’urgence de CIT Group, selon des personnes proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Le gestionnaire était l’un des six membres d’un comité de pilotage des porteurs d’obligations de CIT qui a financé la société à hauteur de 3 milliards de dollars fin juillet.
Les pays d’Europe de l’Est ont été particulièrement malmenés par la crise financière. Mais pour Marcus Svedberg, chef économiste de la société de gestion suédoise East Capital, spécialisée dans l’Europe de l’Est, la Russie et la Turquie, la bonne nouvelle est que «ces marchés n’ont pas de problème d’endettement structurel». En effet, la dette souveraine y reste très faible : la dette publique totale des pays d’Europe de l’Est est moitié moins élevée que celle de la zone euro. La dette des acteurs privés a certes augmenté trop vite, mais elle reste aussi limitée. Pour Marcus Svedberg, qui s’exprimait mardi à Paris, «les pays d’Europe de l’Est n’ont qu’un problème provisoire de refinancement».Néanmoins, le chef économiste d’East Capital pense que «la récession sera plus longue et plus profonde qu’en 1998". En effet, les marchés d’Europe de l’Est ne pourront pas s’appuyer sur des pays comme la France, l’Allemagne ou la Scandinavie, qui sont aussi mal en point, pour s’en sortir. De plus, ces économies ne peuvent pas stimuler leurs économies, ayant pour certaines obtenues l’aide du Fonds monétaire international.Mais la crise ne sera pas inutile, estime Marcus Svedberg. Car le FMI a demandé à ces pays de se réformer.Au total, le chef économiste pense que l’Europe de l’Est finira par afficher une croissance supérieure à ses voisins de l’Ouest, qui eux seront pour le coup pénalisés par leurs problèmes d’endettement structurel qui ne vont pas s’arranger avec la crise.En termes de gestion de portefeuilles, Aivaras Abromavicius, associé d’East Capital, a indiqué avoir augmenté l’exposition de la Russie, et réduit celle de la Turquie. Il souligne aussi le potentiel de la Pologne, dont le conservatisme a fini par payer, puisque c’est le seul pays d’Europe de l’Est à pouvoir afficher une croissance de son PIB. Pour Aivaras Abromavicius, les PIB du troisième trimestre vont encore être mauvais, mais ce devrait être le dernier trimestre de déclin. «A partir du quatrième trimestre, nous devrions enfin voir des taux de croissance positifs pour de nombreux pays», conclut-il.