Présente au salon Patrimonia, avec ses 9,5 millions d’euros de fonds propres, capitalisée à un niveau quatre fois supérieur aux obligations légales, la société de gestion Métropole Gestion tire bien son épingle du jeu. «Nous collectons depuis l'été 2008", précisait vendredi son directeur général, Eric Boutchnei. Auparavant, dans l’incapacité d’expliquer les valorisations depuis la mi 2007, et réfutant la théorie du découplage entre les marchés émergents et les économies occidentales, la société n’avait pas «surfé» sur cette vague. Ce n’est donc qu'à la mi 2008 que la situation s’est inversée. «aujourd’hui, note Eric Boutchnei, alors que la faillite de Lehman va passer son premier anniversaire, le marché n’a pas encore retrouvé son niveau, et cela nous donne une multitude d’idées d’investissement.» Cela dit, pragmatique, Eric Boutchnei, directeur général de Métrople Gestion, prédit que les conseillers en gestion de patrimoine vont se trouver rapidement devant un dilemme : « des fonds en euros qui ne rapportent plus que 3,8 % environ (hors prélèvements sociaux) et, parallèlement, des clients toujours frileux pour revenir sur les marchés d’actions.» A ce jeu, trois stratégies patrimoniales se dessinent, comme le précise également la lettre datée du mois de septembre de la société de gestion.Soit les investisseurs ne disposent pas de liquidités et leur portefeuille s’affiche en moins-values, auquel cas il est judicieux pour eux de revenir progressivement sur les marchés en profitant des phases de baisse pour renforcer leurs positions. La récente consolidation sur les marchés en donne une bonne illustration.Soit les investisseurs restent réfractaires aux actions auquel cas, compte tenu de la baisse des rendements des placements monétaires ou peu risqués, les obligations offrent une diversification « efficace ». Soit enfin les investisseurs veulent bénéficier en partie des hausses futures des marchés d’actions et, cette fois, ce sera la gestion flexible qui pourra répondre favorablement à leurs attentes via sa vocation patrimoniale affirmée.
Bien que le marché soit encore en retrait de 13,5 % par rapport à son record d’octobre 2007, la hausse des prix atteint 4,1 % depuis le début de l’année, note l’Agefi qui cite les dernières statistiques publiées par la société de crédit immobilier Nationwide. Mieux, en retrouvant son niveau de septembre 2008, c’est également la première fois depuis dix-huit mois que le prix des logements n'évolue pas à la baisse en rythme annuel.Si la phase la plus intense de la crise financière semble désormais terminée, le marché du logement doit encore faire face à de nombreux obstacles liés au chômage, aux difficultés d’accès au crédit et au retour des droits de timbre, rappelle le quotidien. Les loyers sont orientés à la baisse depuis le début de l’année car les propriétaires de logements qui déménagent, jugeant le niveau des prix trop faibles, ont tendance à mettre en location leur bien au lieu de le vendre immédiatement.
Le marché européen des ETF a collecté 1,784 milliard de dollars depuis janvier, note la Tribune qui cite Barclays Global Investors (BGI) dans son dernier rapport hebdomadaire sur l’industrie. Près des deux tiers des sommes - 1,1 milliard de dollars - ont été collectées entre le 21 août et le 25 septembre 2009. Lyxor, db x-trackers et Source sont les grands gagnants de cette hausse des encours.
Le premier fonds immobilier allemand exclusivement «vert» destiné aux investisseurs institutionnels a été lancé en juillet par iii-Investments, une filiale de la HypoVereinsbank, l’objectif étant d’investir 400 millions d’euros sous deux à trois ans, rapporte le Handelsblatt. En avril, Credit Suisse Real estate Asset Management avait lancé son premier fonds immobilier durable en Suisse, et il compte lever 300 millions de francs ; pour l’instant, il a déjà trouvé des investissements pour 220 millions de francs. Sur ce segment de marché, on trouve aussi le néerlandais Bowfonds AM, Kenmore (Sustento), Palmer (Palmer Climage Change Capital) et Aberdeen (UK Sustainable Property Investment Fund).Mais en Allemagne, les chances de développement sont limitées parce que la proportion d’immeubles certifiés est bien inférieure à 1 %. C’est pourquoi DEGI (Aberdeen) et Union Investment Real Estate, ne prévoient pour l’instant aucun lancement de fonds immobilier allemand ou international, même s’ils veillent à l’aspect «développement durable» des immeubles qu’ils rentrent en portefeuille.
Selon George Dallas, responsable gouvernance d’entreprise du fonds d’investissement britannique F&C, cité par L’Agefi Suisse, l’investissement socialement responsable est toujours rataché à une forme d’activisme plus proche des ONG que de la shareholder value. «Mais la crise a complètement renversé la question. La durabilité s’est affranchie de son caractère militant et de sa réputation radicale», note le quotidien. Pour Georges Dallas, le thème est en train de se déployer. Il perçoit un important potentiel de développement et voit déjà la demande se renforcer.
Le célèbre gérant Mark Mobius n’a jamais fait mystère de son penchant pour les pays émergents. Actuellement, c’est le marché russe qui a ses préférences, selon Fondsprofessionnell. Il estime que les actions russes ont un fort potentiel de croissance dans la mesure où elles sont relativement sous-évaluées. Son véhicule d’investissement Templeton Asset Management est actuellement investi à hauteur d’environ 2 milliards de dollars en actions russes. De son point de vue, le système bancaire russe offre en outre de grandes possibilités. De bonnes dispositions qu’il lui faudra néanmoins confirmer.
Selon Wim Vermeir, membre du comité exécutif de Dexia Asset Management chargé de la gestion des investissements, les fonds ISR européens ont enregistré l’an dernier des souscriptions nettes correspondant à 5,6 % de leur encours de fin 2007 alors que les fonds conventionnels ont subi des remboursements nets de 6 % dans le même temps. Cette tendance s’est poursuivie au premier semestre 2009, où les rentrées nettes des fonds ISR ont été supérieures à celles enregistrées par les fonds traditionnels.A fin juillet, l’encours ISR de Dexia AM se montait à 17,5 milliards d’euros, dont 4,6 milliards sous forme de fonds et 12,9 milliards dans des solutions ISR sur mesure.
Nyse Euronext a annoncé le 1er octobre la nomination de Dominique Cerutti, 48 ans, en tant que directeur général adjoint et responsable des systèmes d’information et des activités technologiques du Groupe (Global Technology/IT). Cette nomination sera effective à la fin de l’année 2009, après approbation des autorités de régulation. M. Cerutti sera également président directeur général d’Euronext Paris et président du directoire d’Euronext NV. De nationalité française, Dominique Cerutti, actuellement general manager d’IBM Southwest Europe, rapportera directement à Duncan L. Niederauer, directeur général de Nyse Euronext. Il succédera à Jean-François Théodore, qui a annoncé il y a quelques mois sa volonté de faire valoir ses droits à la retraite à la fin de l’année. Celui-ci restera administrateur de Nyse Euronext, sous réserve des autorisations réglementaires requises. Dominique Cerutti rejoindra le comité de direction de Nyse Euronext, après accord des autorités de régulation. Il sera basé à Paris, siège de Nyse Euronext en Europe, d’où il supervisera les systèmes d’information et les activités technologiques du Groupe (Global Technology/IT) et sera en charge des opérations, de la relation clients et de la compétitivité du groupe en Europe. «Il rejoindra l’équipe de direction de Nyse Euronext pour prendre part à la définition et à la mise en œuvre de la stratégie globale du Groupe, dans le but de créer de nouvelles opportunités de croissance et de développement, incluant d’éventuelles acquisitions, des partenariats stratégiques ainsi que le développement de nouveaux produits et services», précise le communiqué de Nyse Euronext.
Sur une période de dix ans, un portefeuille d’investissement repondéré (rebalanced) chaque année aurait procuré un rendement supérieur de 16 % à celui du même portefeuille que l’on n’aurait pas touché, selon une étude réalisée par Skandia. En outre, le portefeuille repondéré aurait été beaucoup moins volatil sur la période considérée."L’une des règles d’or de l’investissement est que le portefeuille reflète l’attitude de l’investisseur par rapport au risque. Mais sans une repondération régulière, cela ne peut être vrai qu’au départ. La repondération est un moyen essentiel pour contrôler le risque d’un portefeuille et les investisseurs doivent savoir quelle méthode utiliser pour y parvenir. Notre analyse montre qu’une repondération régulière peut contribuer à contrôler le niveau de volatilité d’un portefeuille», indique Graham Bentley, responsable de l’investment marketing chez Skandia.
D’ici à l’assemblée générale de fin avril 2010, Munich Ré a l’intention de racheter ses actions dans la limiite d’un milliard d’euros, ce qui représente 4,7 % de son capital social, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zetiung. Ces titres seront ensuite annulés.
Au premier semestre 2009, les levées de fonds chutent de plus de 80 % pour atteindre 1,041 milliard d’euros, soit le niveau le plus bas jamais atteint au cours des cinq dernières années, indiquent les derniers chiffres de l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) publiés dans l’étude réalisée sur l’activité des acteurs français du Capital Investissement sur cette période. «Cette évolution traduit la réduction massive des engagements nouveaux en provenance des banques, compagnies d’assurance, entités du secteur public et caisses de retraites. Les investisseurs institutionnels et le secteur bancaire ne représentent désormais plus que 350 millions d’euros contre 5 milliards sur la même période l’an passé», explique l'étude. Ainsi, la collecte du premier semestre 2009 a été assurée majoritairement par les investisseurs privés qui représentent 60 % des montants levés. Les FCPI et FIP ISF-PME contribuent à hauteur de plus des deux tiers de ces montants (415 millions d’euros).
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) poursuit sans relâche sa réflexion sur l’impact du réchauffement climatique et sur les nombreuses questions qu’il pose pour un investisseur de long terme. Avec l’objectif d’ici à la fin de l’année de préciser ces questions et d’analyser les différentes catégories d’impact possibles sur sa politique d’investissement afin d’envisager les actions possibles, comme l’avait indiqué le 15 avril 2008 le conseil de surveillance du FRR.Même s’il ne s’agit que d’une première version, le document de travail proposé le 30 septembre par le Fonds «Comment prendre en compte l’environnement dans la politique d’investissement du FRR ?» constitue à l'évidence une contribution significative à la réflexion menée par le Fonds de réserve. Le document dresse un état des lieux des problématiques environnementales pertinentes pour un investisseur de long terme, propose une synthèse de leurs impacts économiques et financiers et inventorie les moyens qui s’offrent aux investisseurs pour intégrer ces impacts dans leur politique d’investissement. Dans cette optique, le document (rédigé par Sophie Barbier avec le concours de Nada Villermain-Lécolier et de Fabrice Montagné) utilise les conclusions de travaux reconnus (Stern, GIEC…) mais il apporte également une contribution originale en proposant de les prolonger par des résultats spécifiquement financiers. Parmi les premiers éléments de conclusion, les auteurs relèvent qu’un investisseur doit tenter d’intégrer les enjeux environnementaux (les principaux pour un investisseur de long terme étant le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, la raréfaction de l’eau et la perte de biodiversité) aux différents niveaux de sa politique d’investissement : allocation stratégique, choix au sein des classes d’actifs, mode de gestion, reporting et évaluation. «Ces différents niveaux apparaissent complémentaires pour faire face aux défis environnementaux majeurs auxquels nous sommes confrontés», estiment les auteurs. Au-delà de l’inventaire proprement dit, le document propose des pistes pour intégrer les problématiques environnementales dans l’allocation stratégique. A partir de scénarios climatiques de long terme, il construit des scénatios économiques et financiers de moyen terme qui permettent de redéfinir les couples rendement/risque des différents actifs stratégiques et ainsi de calculer une allocation dépendant des évolutions climatiques. « Les principaux résultats montrent que la prise en compte du changement climatique dans l’allocation stratégique réduit, dans la plupart des scénarios construits, la part des actifs risqués », souligne le document. Sur les différents scénarios présentés, seul celui de la croissance verte, qui stipule que les mesures de lutte contre le changement climatique pourraient s’avérer positives pour la croissance, permet d’inverser ce résultat. Les scénarios verts se caractérisent ainsi par une part actions qui augmente jusqu’à 20 points de pourcentage. Cette augmentation se fait en partie au détriment des obligations puisque leur part diminue jusqu’à environ 14 points de pourcentage, mais également des matières premières, «clairement défavorisées» dans ces scénarios. Les auteurs examinent également la possibilité de compléter un portefeuille avec des actifs dits environnementaux tels que le carbone ou la forêt, «un actif à rendement faible, assez peu volatil et relativement décorrélé des autres actifs». Prudents, les auteurs précisent en conclusion que les résultats présentés sont «relativement novateurs et nécessairement fragiles». Ils méritent donc d’être soumis à la communauté des investisseurs et de susciter pourquoi pas des travaux plus approfondis sur une matière qui prend de plus en plus de place dans leur réflexion.
Le conseil des ministres restreint belge a décidé mercredi de participer à l’augmentation de capital de BNP-Paribas. L’opération est entièrement financée par des ventes d’actions et de droits de souscription, indique L’Echo. Au final, l'État aura en portefeuille 128 millions d’actions BNPP au lieu de 124,6 millions actuellement et aura investi ou réinvesti 280 millions d’euros à cet effet.
Le fonds activiste Knight-Vinke, qui a investi un tiers de ses encours dans Eni pour détenir 1 % du capital, en demande le démantèlement, rapporte Il Sole – 24 Ore. Il réclame notamment une séparation des activités pétrolières et gazières. Selon Eric Knight, du fonds éponyme, Eni est sous-évalué de 50 milliards d’euros.
Selon L’Agefi suisse, le gérant Asoka Woehrmann, chef de la division Retail Fixed Income au sein de DWS estime que la dette émergente constitue une nouvelle poche d’opportunité. Les pays compris dans cet univers sont dans l’ensemble des exportateurs nets affichant des surplus de la balance courante. La Corée du Sud, par exemple, qui, au début de l’année, voyait sa production industrielle chuter de 50% se redresse plus vite que les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie ou la France. Quant à la Chine, jamais ses efforts pour soutenir son économie n’ont été aussi importants. «Pour preuve, la crise a littéralement supprimé la couronne islandaise des échanges mondiaux, mais le real brésilien, le yuan chinois ou encore le won coréen tiennent bon. La dette émergente n’est donc plus de la hot finance».
Selon l’Agefi qui cite une étude de l’International Financial Services London (IFSL), le secteur de la gestion d’actifs a contribué à hauteur de 0,65 % au PIB britannique l’an passé, soit 8,4 milliards de livres.
Depuis le mois de mai, le prix des maisons s’est remis à augmenter aux Etats-Unis constate l’Agefi. De 1,6 % en juillet dans les vingt principales métropoles du pays, d’après l’indice Case-Shiller publié par Standard & Poor’s Sur un un an, l’amélioration du marché est aussi visible. La valeur des maisons a reculé de 13,3 %, soit le rythme de baisse le plus faible depuis février 2008. L’arrêt de l’effondrement des prix s’accompagne d’une progression des transactions au cours de quatre des cinq derniers mois. La prudence reste néanmoins de mise avec la fin de certaines mesures de soutien en novembre et la hausse prévue du taux de chômage. Depuis mars, plus de 300.000 saisies sont recensées chaque mois par RealtyTrac.
La Tribune rapporte que l’agence Standard and Poor’s met en lumière les faiblesses structurelles du système bancaire russe. L’agence considère que le pays figure parmi les plus exposés au risque de crise systémique, au même niveau que l’Argentine et le Pakistan. En cause, l’accumulation des crédits à problèmes maintenant les banques russes dans une situation de grande vulnérabilité à tout nouveau choc et la dépendance de l'économie russe aux exportations de matières premières.Le secteur privé continue de dépendre largement des financements extérieurs et pour les banques, la principale menace pour leurs bénéfices vient d’une augmentation du coût du crédit dans les deux prochaines années. Enfin, des créances douteuses devraient représenter jusqu'à 40 % de leur portefeuille de crédits.Pour aider l'économie à sortir de la récession, le taux de refinancement est le principal instrument à la disposition des autorités russes. A 10 %, il a été réduit par la Banque centrale de Russie de 300 points de base depuis le début de la crise.
Lors d’une conférence pour les analystes et les investisseurs organisée à Londres par Bank of America Merrill Lynch, les représentants du Banco Sabadell et du Banco Popular ont fait part de leur intention de profiter des «opportunités» qu’offrira la restructuration du secteur financier espagnol, rapporte Expansión. Ils visent notamment à attirer des clients des caisses d'épargne.Par ailleurs, Jacobo González-Robatto, directeur financier du Popular, a indiqué qu’il table pour ce mercredi sur un feu vert de la CNMV au projet d'émission par sa banque d’obligations convertibles pour un montant de 500-700 millions d’euros.
Clairement, le gestionnaire obligataire Pimco (groupe Allianz Global Investors) se positionne en-deçà du consensus, notamment celui qui prévaut sur le marché américain des actions, parce qu’il doute de la soutenabilité de la reprise économique compte tenu du «désendettement séculaire» que l’on peut observer, a indiqué Matthieu Louanges, gérant obligataire senior, lors d’un passage à Paris mardi. Autrement dit, la croissance mondiale ne dépassera son niveau tendanciel au mieux qu’en 2011 et l’on se dirige vers une reprise en «U».Cela signifie concrètement que les augures européens et américains de Pimco s’attendent que les taux restent bas longtemps («low for long»). Dans cette configuration, le gestionnaire a l’intention dans les 6-12 mois qui viennent d'être long en duration sur la partie courte des taux, en continuant de «jouer» la pentification, afin se protéger contre le marché obligataire baissier qui ne manquera pas de venir. Cela s’agrémente d’une sélection de valeurs pour miser sur les valeurs relatives, avec une certaine prudence qui lui fait éviter les financières cycliques.Pour Matthieu Louanges, qui est basé à Munich où Pimco gère environ 220 milliards d’euros, cela se traduit par une surpondération des spreads élevés sur des titres de haute qualité qui bénéficient de la disparition d’une prime de risque exagérée. Le gérant privilégie ainsi de manière sélective les financières de bonne qualité qui, en valeur relative sont intéressantes parce qu’on peut raisonnablement penser qu'à long terme elles vont se financer à des taux plus bas que les entreprises non-financières.
Pour septembre, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels calculé par State Street Global Markets s’est établi à 118,1 et a donc baissé de 4,7 points par rapport à son plus haut de cinq ans de 122,8 constaté pour août au terme de huit mois consécutifs de hausse. L’indice mondial a été tiré vers le bas du fait que l’appétence pour le risque en Amérique du Nord a diminué, avec un indice en baisse de 4,6 points à 113,7. En revanche la confiance des investisseurs européens et asiatiques se traduit par des progressions de l’indice à respectivement 110,9 contre 109,3 et à 93 contre 91,9.D’après Ken Froot, professeur à Harvard, qui a développé l’indice avec State Street Associates, «le niveau de 118,1 relevé en septembre reste confortablement situé dans la fourchette que l’on associe avec l’accumulation des positions à risque, 100 correspondant à un niveau neutre ne traduisant aucune accumulation ni désengagement. Cependant, le marché reconnaît que la récente hausse des cours mondiaux des actions peut en partie être attribuée à une expansion des liquidités plutôt qu’à des opportunités fondamentales. Les investisseurs institutionnels font une pause afin d’évaluer cet équilibre».
Selon L’Agefi suisse, le service d’analyse de durabilité de la Banque Sarasin est convaincu que l’accord climatique de Copenhague offre un fort potentiel aux placements durables. Comme les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto expirent en 2012, la conférence de décembre prochain représentera un point d’inflexion important non seulement pour le climat, mais aussi pour les investisseurs. Lors d’un entretien avec la presse organisé à Hongkong, Andreas Knörzer, responsable des investissements durables auprès de la Banque Sarasin, a souligné que les investisseurs durables profiteront des dépenses en infrastructures prévues par les gouvernements dans le but de stimuler la conjoncture. Ces moyens seront principalement investis dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports. Avant même le sommet environnemental qui aura lieu en décembre à Copenhague, 16% (512 milliards de dollars) des dépenses publiques d’au total 3 100 milliards avaient déjà été investis dans des technologies d’adaptation au changement climatique.
Selon L’Agefi suisse, Adam Cordery, gestionnaire de fonds Fixed Income chez Schroders, estime que «la bulle dans le marché des obligations se réfère seulement aux dettes gouvernementales. Pas aux obligations des entreprises». Les inquiétudes des investisseurs se concentrent sur le risque d’inflation et le manque d’opportunités qui subsistent sur le marché du crédit. Côté inflation, Schroders s’attend à un développement en deux stades ces deux prochaines années : tout d’abord une phase basse d’inflation, suivie par un rebond en raison d’une reprise économique et des effets de l’offre monétaire injectée dans l’économie. Dans ce contexte, la société britannique considère les obligations liées à l’inflation aux Etats-Unis et au Japon comme plus attractives que celles en Europe.
Le Wall Street Journal discerne une tendance croissante des investisseurs dans les fonds de private equity (limited partners) à imposer aux gestionnaires (general partners) de transférer les fonds ou les actifs immobiliers à d’autres gestionnaires de fonds qui ont leur confiance.Ainsi Palmer Capital Partners a-t-il repris en juillet deux fonds immobiliers européens de Belgravia Asset Management, une société qui a fermé ses portes entre-temps.ING Groep a repris depuis le début de l’année environ 2,1 milliards de dollars d’actifs de clients désireux de changer de gestionnaire et, en juin, ING Clarion a repris le New City Asia Opportunity Fund qui était géré auparavant par New City Asia Fund Management Pte. Ltd de Singapour.AEW (filiale de Natixis Global Asset Management) a bénéficié du transfert d’environ 1,5 milliard de dollars d’actifs provenant d’investisseurs institutionnels, dont CalPERS, qui ont retiré leurs actifs à d’autres gestionnaires (Shattuck Hammond, dans le cas de CalPERS).
Au troisième trimestre, les professionnels de l’investissement ont revu à la baisse leur optimisme exceptionnel du trimestre dernier, notamment en ce qui concerne les marchés émergents et les obligations corporate, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par Russell Investments («Investment Manager Outlook»). Plus de la moitié des gérants interrogés, 54%, estiment aussi que les marchés d’actions américains sont correctement valorisés suite au rebond enregistré depuis début mars. Les autres gérants sont partagés également entre ceux qui jugent le marché sous-évalué (24%) et ceux qui le qualifient de surévalué (22%).Les revenus à taux fixe ont beaucoup perdu de leur superbe au cours du dernier trimestre. L’optimisme sur le fixed income est tombé de 66% il y a un trimestre à 44% au troisième trimestre. De la même façon, les perspectives favorables sur le high yield sont tombées à 52% contre 66% précédemment. Les baisses enregistrées par ces deux classes d’actifs comptent ainsi parmi les plus fortes du trimestre. Il reste que l’optimisme des investisseurs se maintient malgré tout à des niveaux encore relativement hauts.
«Actuellement, nous ne formons aucun pari directionnel fort, nous nous concentrons sur la sélection de titres et sur les possibilités offertes en valeur relative», a indiqué à Newsmanagers Katharine Dryer, director, fixed income portfolio management group chez BlackRock. Le groupe gère environ 30 milliards d’euros en obligataire européen dans quatre fonds offerts au public (avec notamment trois produits BlackRock Global Funds ou BGF) et une petite cinquantaine de mandats.La configuration de marché incite en ce moment l’antenne londonienne du gestionnaire américain à une certaine prudence. Les obligations gouvernementales lui servent de substrat pour la liquidité et la duration fait l’objet d’une gestion active, même si pour l’heure BlackRock se maintient en zone de duration neutre.Pour ce qui concerne les obligations d’entreprises, Katharine Dryer a précisé que l'équipe de gestion se focalise sur les secteurs les plus défensifs comme les infrastructures ou les télécommunications, tandis qu’elle sous-pondère les cycliques, notamment les automobiles et la sous-traitance automobile, ainsi que les bancaires. Elle est en outre très prudente dans le domaine du haut rendement.En matière de finance, BlackRock surpondère néanmoins les assureurs, plus solides, ainsi que certains des plus grands noms bancaires mondiaux (plutôt aux Etats-Unis, puisque les fonds peuvent avoir jusqu'à 30 % d’encours non-euro), mais «surtout pas les subordonnées tier 1".
Selon La Croix, Dexia Asset Management indique qu’en 2008 le montant des actifs sous gestion estampillés «IRD» (investissement responsable et durable) a progressé de 15,2 % en France à 12,1milliards d’euros et augmenté de 65,3 % à 20 milliards d’euros au premier semestre 2009. En Europe, l'évolution a été plus contrastée puisque le volume de ces actifs a décroché de 22,9 % en 2008 avant de gagner 36 % au premier semestre 2009 à 49,2 milliards d’euros. Mais l’an dernier comme cette année, en Europe, les actifs de cette catégorie ont mieux évolué que les actifs traditionnels dont le volume sous gestion a chuté de 27,8 % en 2008 avant de s’apprécier de seulement 6 % au premier semestre 2009.
La Financière de Champlain mise sur le thèmatique du vieillissement, rapporte L’Agefi suisse. Dans ce cadre, le thème de la dépendance et ses conséquences sur le secteur de la santé constitue une première opportunité d’investissement. L’Europe devra faire face à une pénurie d’infrastructures: la France aura besoin de 25.000 à 40.000 lits d’ici 2015, l’Italie manquera de 270.000 lits d’ici cinq ans alors que l’Allemagne doit augmenter sa capacité de 10.000 à 15.000 lits par an sur les 15 prochaines années. Particulièrement attractives, les sociétés françaises de maisons de retraite bénéficient de fortes barrières à l’entrée mais de prix libres sur la partie hébergement (soit 70% du tarif), ce qui leur assure une rentabilité environ deux fois plus importante que les consœurs allemandes.
Stoxx va lancer le Greece & Turkey 30 Index qui répliquera l'évolution des plus grandes entreprises grecques et turques, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il y aura quinze titres de chaque pays dans ce nouvel indice.