La reprise conjoncturelle et le calme relatif sur les marchés sont trompeurs, estime Andreas Hoefert, qui dirige désormais les 150 analystes de la division gestion de fortune d’UBS. De plus, il paraît vraisemblable que l'économie mondiale va connaître une récession à double détente (en W) et qu'à la sortie la croissance sera tendanciellement moins forte qu’avant la crise. Quant à savoir quel scénario primera, l’inflationniste ou le déflationniste, Andreas Hoefert reconnaît humblement qu’il est incapable de se faire une opinion pour l’instant, compte tenu des impondérables.Cela ne signifie pas pour autant qu’UBS laisse ses clients dans le flou. Pour un portefeuille équilibré, la banque conseille à ceux qui ont le goût du risque d’inclure 5-10 % de hedge funds. Mais pour la grande majorité, les conseillers soulignent que les obligations d’Etat son actuellement très chères et qu’il serait bon d'être neutre sur les actions, mais en privilégiant celles de la zone euro et celles de pays émergents comme la Corée du Sud, l’Indonésie et, dans une moindre mesure la Pologne et l’Afrique du Sud.Les bénéfices ayant été pris sur les obligations d’entreprises fin septembre, l’idée serait plutôt de miser actuellement sur le haut rendement, où le risque est davantage celui de défaut que celui de taux, dans un environnement où justement les taux d’intérêt promettent d'être très volatils. D’autre part, Andreas Hoefert recommande d'être prudent sur les convertibles, du fait que le rally des actions peut se poursuivre quelque temps il n’est pas terminé «mais presque»).En ce qui concerne les monnaies «le carry trade est de retour», et il convient de privilégier les monnaies à haut rendement et de pays à matières premières.
En octobre, l’appétit pour le risque des investisseurs a atteint son plus haut niveau depuis plus de trois ans alors que se sont dissipées les craintes d’une récession en W, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch auprès des gérants de fonds (Survey of Fund Managers, October).Les répondants ont été une majorité à estimer qu’une récession globale au cours des douze prochains mois était peu probable, contre 47 % un mois plus tôt. Ils sont en outre 72 % en net à estimer que les bénéfices des entreprises vont s’améliorer dans les douze prochains mois, contre 68 % en septembre.Corollaire de cet optimisme, les poches de cash se retrouvent à leur plus bas niveau depuis janvier 2004 et les répondants sont désormais surpondérés en actions (38 % en net) contre 27 % en septembre.A noter aussi que l’optimisme pour l’Europe est assez marqué. En net, 30 % des gérants considèrent que les actions de la zone euro sont sous-évaluées par rapport à d’autres régions, son plus haut niveau depuis avril 2001. Ils sont 9 % en net à vouloir surpondérer la région au cours des douze prochains mois, contre 7 % un mois plus tôt. Le Japon apparaît en revanche comme la région la moins intéressante pour les douze prochains mois alors que les perspectives sur la Chine restent excellentes.
Les partisans de l’ISR peuvent respirer. Selon Les Echos, une étude réalisée par Andreas Hoepner, de l’université de Saint Andrews, et Stefan Zeume, doctorant à l’Insead, révèle que le «fonds du vice», investi dans le tabac, l’alcool, les jeux et l’armement, n’apporte aucune valeur réelle aux investisseurs. Au contraire, son gérant aurait plutôt tendance à détruire de la valeur pour ses clients. La seule étude précédente consacrée au fonds du vice avait abouti à la conclusion opposée. Seulement, elle portait sur une période plus courte (trois ans au lieu de six) et ne neutralisait pas les biais de style de ce produit. En effet, sa sur-performance par rapport à son indice de référence, ce fonds ne la devait qu'à son exposition très forte sur les petites et moyennes valeurs, à une période où celles-ci étaient en vogue, ainsi qu'à son pari fort sur l’industrie du tabac.
Stephen Schwarzman, CEO de Blackstone, a estimé à Dubaï que le secteur du private equity a désormais passé le cap le plus difficile et que les possibilités d’investissement ainsi que d’introduction en bourse deviennent plus nombreuses, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il estime son entreprise en mesure de réaliser des transactions d’un montant de 3-4 milliards de dollars.
Selon L’Echo, les données de Lipper Feri montrent que les ventes nettes de fonds en Belgique ont reculé de 10,9 milliards d’euros sur les huit premiers mois de l’année. Le meilleur vendeur de fonds du pays est la banque privée Degroof. Selon Lipper Feri, elle a collecté des ventes nettes de 781,5 millions d’euros. La banque Delen se classe en deuxième position, avec 154,3 millions d’euros de souscriptions nettes. Les grandes firmes de gestion d’actifs du pays brillent par leur absence : le montant de leurs souscriptions a été effacé par les demandes de remboursement.
Environ les deux tiers des conseillers financiers au Royaume-Uni s’attendent à travailler plus avec les plates-formes sur les 12 prochains mois, selon un sondage réalisé auprès de 200 conseillers financiers par Skandia. 85 % d’entre eux expliquent cette tendance par le regroupement des actifs des clients sur une seule plate-forme.
Dans un communiqué, Jones Lang LaSalle annonce que les investissements directs en immobilier d’entreprise en Europe ont atteint 18 milliards d’euros au troisième trimestre 2009, ce qui représente une augmentation de 40% par rapport au deuxième trimestre 2009. Selon Tony Horrell, directeur Europe de l’investissement chez Jones Lang LaSalle, les volumes les plus bas dans cette crise ont été constatés et les volumes au quatrième trimestre 2009 seront les plus élevés de l’année. Sur l’année, les volumes atteindront 60 milliards d’euros, prévoit également Tony Horrell.
Selon Les Echos, une étude du gestionnaire d’actifs Janus Capital indique que 74% des actifs français pensent qu’ils n'épargnent pas suffisamment pour leur retraitecontre seulement 27% pour les Néerlandais. La proportion atteint 65% en Grande-Bretagne, un pays qui a pourtant, comme les Pays-Bas, favorisé la retraite par capitalisation, mais où les entreprises reviennent sur les retraites complémentaires et où les plans d'épargne sont exposés aux actions. Au total, 60% des Européens prévoient des difficultés, ce qui n’empêche pas la moyenne d’entre eux de prévoir leur retraite à 62ans.
Permira, l’une des plus grosses sociétés de private equity en Europe, a promis mercredi de restituer beaucoup de cash aux investisseurs en cotant en Bourse ou en vendant un certain nombre de sociétés qu’elle détient en portefeuille, rapporte le Financial Times. Ces sorties devraient intervenir dans les 6-24 prochains mois.
En 2008, la population des personnes fortunées (HNWI) en Asie Pacifique s’est réduite de 14,2 % à 2,4 millions d’individus, et leur patrimoine total a fondu de 22,3 % à 7 400 milliards de dollars, indiquent Merrill Lynch Global Wealth Management et Capgemini dans une nouvelle étude.Malgré cette cure d’amaigrissement liée à la crise financière, le patrimoine des personnes fortunées dans la région devrait augmenter de 8,8 % par an jusqu’en 2018, un rythme supérieur à la moyenne mondiale de 7,1 %. La Chine et l’Inde devraient être les moteurs de cette croissance, grâce à une consommation domestique solide et un nombre grandissant d’individus aisés. En termes d’allocation d’actifs, les personnes fortunées de la région Asie Pacifique ont augmenté leur exposition aux investissements plus sûrs et plus simples. La part de cash a été portée de 25 % à 29 % sur un an. La détention d’actions a quant à elle diminué de 26 % à 23 %. Géographiquement parlant, les investissements «maison» ont augmenté de 53 % à 67 %.
En seulement une heure, Gas Natural a bouclé mercredi le placement de 2,25 milliards d’euros d’obligations en trois tranches d’une échéance moyenne de huit ans, rapporte Cinco Días. La première tranche de 500 millions sur 3 ans est assortie d’un coupon de 3,125 % et d’un prix d'émission de 99,716 %. La deuxième (1 milliard, 7 ans) et la troisième (750 millions, 12 ans) affichent des coupons de 4,375 % et de 5,125 % avec des prix d'émission de 99,234 %.
Une écrasante majorité de sociétés de gestion reconnaissent que le changement climatique est un sujet «important» ou «très important» en matière d’investissement, montre une étude de FairPensions réalisée auprès de 39 gestionnaires au Royaume-Uni. Elles sont 89 % à le penser, tandis que 66 % affirment que cela est devenu plus important ces deux dernières années.Mais ces belles paroles ne se traduisent pas en actes… Ainsi, 63 % des gérants interrogés estiment que la faiblesse actuelle du prix du carbone est l’obstacle le plus important à l’intégration des risques et opportunités du changement climatique dans l’analyse d’investissement et le processus de décision. Comme le dit l’un des sondés, cela crée «un déséquilibre entre les horizons relativement court terme de l’analyse d’investissement mainstream et la nature relativement long terme des impacts concrets pour les entreprises du changement climatique». Parallèlement, les sociétés de gestion n’ont que peu d’encouragement de la part de leurs clients pour tempérer ce court-termisme : ainsi, 56 % des répondants ont évoqué un «manque de demande de la part des clients» comme obstacle à la gestion des risques et opportunités du changement climatique.Au total, malgré la reconnaissance unanime de l’importance du changement climatique, seuls 29 % des sondés utilisent des données relatives au changement climatique dans leur recherche sur les sociétés pour autant que ces informations soient disponibles. Mais 6 % n’utilisent aucune information de ce genre. Parmi les sociétés qui sont actives, 81 % demandent aux entreprises un plan d’actions pour réduire les émissions.Dans leur ensemble, la plupart des sociétés de gestion seraient favorables à ce que les sociétés soient obligées de publier leurs émissions de gaz à effet de serre et les risques liés au climat. Ils prônent aussi l’adoption de règles obligeant les entreprises à réduire leurs émissions.Mais alors qu’elles réclament la transparence de la part des entreprises, on ne peut pas dire que les sociétés de gestion soient exemplaires en la matière. Ainsi, le reporting des gestionnaires sur leur gestion des risques et opportunités relatif au changement climatique est décevant…
Un consortium emmené par Kohlberg Kravis Roberts doit annoncer mercredi un investissement de 160 millions de dollars dans International Far Eastern Leasing, un établissement de crédit chinois spécialisé dans les petites et moyennes entreprises, affirment des personnes proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Cela correspond à une participation de 30 %. Ce serait la troisième opération de la société de private equity en Chine. KKR investit aux côtés du fonds souverain Government of Singapore Investment et la banque d’investissement chinoise China International Capital.
A fin septembre, 432 ETF cotés 480 fois et lancés par 13 émetteurs étaient négociés sur NYSE Euronext, indique l’entreprise de marché, précisant que ces produits répliquent 281 indices.Depuis le début de l’année, le nombre d’ETF s’est ainsi accru de 26 %. Au total, 90 ETF ont été admis à la négociation tandis que 6 ont été retirés de la cote.Le spread moyen de tous les ETF cotés s’est situé à 32,53 points de base en septembre.Quant au volume de transactions journalier moyen il s’est accru en septembre de 29,3 % sur août à 340 millions d’euros pendant que le nombre de transactions progressait de 7,9 % à 7.446 unités/jour.A titre de comparaison, le segment XTF de la Deutsche Börse cote actuellement 497 ETF et affiche un volume de transactions mensuel moyen d’environ 10 milliards d’euros.
Au premier semestre, les fonds immobiliers n’ont acheté en Allemagne que pour 250 millions d’euros d’actifs logistiques et de stockage, ce qui représente une chute de 80 % par rapport à janvier-juin 2008. Et, rapporte le Handelsblatt, Lutz Aengevelt, directeur général du cabinet de conseil qui porte son nom, s’attend pour l’ensemble de l’année à un volume de transactions de 500-600 millions d’euros contre 1,8 milliard pour l’an dernier et 2,6 milliards en 2007.Selon Bertrand Ehm, directeur de l’investissement chez Savills à Hambourg, les grands perdants vont être les actifs à l'écart des grands axes européens. En revanche, des sites comme Hambourg, la Ruhr et l’aéroport de Francfort seront gagnants, parce qu’il y existe des immeubles logistiques de qualité, bien situés et agencés pour faire face au besoin de plus d’un seul utilisateur.
Le rapport Carbon Disclosure Project 2009 (CDP 2009) pour l’Allemagne établi avec l’association BVI des sociétés de gestion et le WWF a suscité cette année la communication de données relatives au climat de la part de 51 % des 200 plus grandes capitalisations du pays, contre 31 % pour l'édition 2006. Quelque 67 % des entreprises, contre 77 % en 2008, tiennent le changement climatique pour un risque. Les sociétés ayant participé au sondage ont fait état d’une augmentation de 3 % de leurs émissions de CO2 pour l’an dernier.Le BVI indique par ailleurs que les entreprises allemandes se fixent des objectifs ambitieux de réduction des émissions polluantes avec 2,8 % par an (contre une moyenne mondiale de 1,9 %. Cependant, il serait nécessaire de réduire les émissions de 3,9 % par an pour atteindre l’objectif d’une diminution de 80 % d’ici à 2050 dans les pays industrialisés.Le CDP 2009 est d’ailleurs placé sous l’exergue : la qualité de la communication augmente, les émissions aussi…
Le «découplage» entre l’Asie et les marchés développés refait surface, note la Tribune. L’Asie émergente a mieux résisté à la crise, et ce, en partie grâce aux mesures fiscales et monétaires qu’elle avait été contrainte de mettre en place lors de la crise régionale de 1997 rapporte la Tribune qui cite le résultat d’une étude Reuters, publiée mardi 13 octobre. Cette zone géographique connaît notamment une reprise plus vigoureuse qu’attendue au cours des derniers mois et si l’Asie n’a pas échappé à la récession mondiale, elle est aujourd’hui en bien meilleure position que les pays développés pour passer outre. En chiffres, l’Asie creuse également l'écart du point de vue des marchés financiers avec, en 2009, un indice MSCI All Country Far East ex Japan qui progresse de l’ordre de 60 %, contre 20 % environ pour les marchés développés. Un bémol cependant, des changements sont en cours mais ils restent encore à leur tout début. La grande majorité des flux entrants sur ces marchés émergents restent étrangers.
Standard & Poor’s indique dans sa dernière livraison sur les «fallen angels» que 70 émetteurs sont actuellement au seuil de la catégorie «spéculative», dont 16 banques, représentant au total quelque 126 milliards d’euros de dette. Ces émetteurs sont notés «BBB-" avec une perspective négative ou sous surveillance avec implication négative.Depuis le 1er janvier 2009, Standard & Poor’s a abaissé les notes de 67 entités de la catégorie «investissement» à la catégorie «spéculative», représentant près de 152 milliards d’euros de dette. Sur ce total, on compte 12 sociétés financières, 9 banques et 8 utilities.
L’investissement responsable est de plus en plus présent dans le paysage de la gestion de fortune. Selon un sondage réalisé par le spécialiste de l’investissement responsable Eiris et publié en association avec le fil spécialisé WealthBriefing et la banque privée Kleinwort Benson, 90% des gérants de fortune ayant répondu au sondage indiquent que leurs portefeuilles d’investissements responsables ont dégagé des performances similaires ou meilleures que leurs autres portefeuilles. De son côté, la clientèle fortunée est de plus en plus sensible aux problématiques sociales, environnementales et de gouvernance et à leurs implications sur leurs investissements. Cette année, 55% des gérants de fortune vont probablement considérer l’impact des problèmes de gouvernance et autres sujets réglementaires sur les portefeuilles de leurs clients. Cela dit, les gérants de fortune déplorent un manque de clarté et d’information sur la performance qui constitue, de leur point de vue, une barrière significative à la mise en œuvre de solutions dédiées en matière d’investissement responsable.Conséquence de la crise, il est de plus en plus difficile pour les gérants de fortune de garder une clientèle devenue de plus en plus instable. Selon l'étude, l’un des moyens de fidéliser sa clientèle peut être justement de répondre aux demandes de plus en plus nombreuses des clients fortunés pour des produits ISR.
Selon L’Echo, l’association sans but lucratif BELSIF, le Forum Belge pour l’Investissement Durable et Socialement Responsable, organise du 17 au 23 octobre 2009 la semaine de l’investissement durable & socialement responsable (ISR) dans toute la Belgique. Belsif a mobilisé ses membres, représentants du monde financier, institutions de recherche et ONG actives en matière de développement durable et de responsabilité sociale. Près de 22 initiatives auront lieu la semaine prochaine pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux thématiques de l’ISR.
Hedgeweek rapporte que les hedge funds ont enregistré, dans leur ensemble, un gain au mois de septembre. Ainsi, le HFRI Fund Weighted Composite Index affiche une hausse de 3 % - selon Hedge Fund Research. Compte tenu de cette forte progression, la performance de l’indice composite ressort à plus de 17 % depuis le début de l’année - après des pertes record en 2008 de plus de 19 %. Parmi les stratégies alternatives, la plus performante du mois - event driven - affiche un gain de plus de 4,2 %. A l’inverse, la stratégie «short Bias» est la seule qui a baissée en septembre, en recul de 4,9 % qui porte sa perte à plus de 19 % depuis le début de l’année - contre une progression de 28,4 % en 2008.
Le gestionnaire Central Huijin Investment, filiale du fonds souverain China Investment Corp (CIC), a annoncé avoir acheté sur la Bourse de Shanghai 30 millions d’actions de l’Industrial & Commercial Bank of China (ICBC), 16,1 millions de titres de la China Construction Bank (CCB) et 5,1 millions d’actions de la Bank of China (BoC), rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. A l’issue de ces opérations, Central Huijin détient 35,4 % d’ICBC, 57,1 % de CCB et 67,5 % de BoC.
Central Huijin Investment, une branche d’investissement du fonds souverain chinois China Investment Corp de 300 milliards de dollars, va continuer à acquérir des actions dans les trois principales banques du pays l’année prochaine afin de rassurer les investisseurs et de stabiliser le marché actions, indique le Wall Street Journal. Vendredi, Huijin détenait 35,42 % d’ICBC, 57,09 % de China Construction Bank et 67,53 % de Bank of China. Par ailleurs, CIC cherche à investir dans des ressources naturelles en Indonésie par le biais d’un partenariat avec PT Bumi Resources.
A compter du 26 octobre, Eurex admettra à la négociation un contrat à terme sur actions utilisant l’indice MSCI Japan comme sous-jacent. Ce sera le premier contrat sur le marché à terme germano-suisse à s’appuyer sur un indice asiatique. Le MSCI Japan couvre environ 80 % de la capitalisation bourière japonaises et comprend environ 350 des titres les plus importants.Le nouveau future sera libellé en dollars.
Selon le site H 24 Finance, vingt-quatre sociétés de gestion ont été créées en France en 2009, ce qui porte à 580 le nombre de sociétés de gestion enregistrées.En dix ans, elles ont quasiment doublé.
La forte activité d'émission d’obligations par les entreprises espagnoles est attribuable pour la quasi-totalité à la demande des investisseurs institutionnels étrangers, qui ont souscrit environ 90 % des volumes lancés sur le marché depuis le début de l’année, soit 14,9 milliards d’euros sur 16,5 milliards, rapporte Cinco Días. Cela va de 85 % pour l’emprunt de Telefónica à 100 % pour celui de Gas Natural. Les ratios ont été de 90 % pour Iberdrola et de 95 % pour Enagás. Les principaux acquéreurs de la dette émise fin septembre par Abertis sont français, britanniques et allemands.
Aujourd’hui, il y a des pays qui présentent toutes les caractéristiques de pays en voie de développement ou du tiers monde, et qui sont en réalité des pays dits développés, a démontré Marc Girault, l’un des fondateurs de la société de gestion HMG Finance, au cours d’une présentation. Et c’est le cas de… la France, qui affiche notamment une dette collective accumulée de plus d’un an de PNB. A contrario, un pays comme le Brésil, au vu de son taux de chômage, de sa croissance, de sa balance commerciale, etc., apparaît comme un pays développé bien géré. Ainsi, pour Marc Girault, «il n’y a aucune raison de continuer à investir plus en France qu’au Brésil, si ce n’est à cause du fameux biais de proximité psychologique qui fait apparaitre l’investissement le plus proche géographiquement comme le moins risqué».Quel que soit le scénario économique envisageable, les pays émergents s’en sortent mieux que les pays occidentaux. «En effet, les Etats sont moins endettés, leurs consommateurs sont moins endettés que ceux des pays occidentaux et ils jouissent d’une bonne démographie qui tire la croissance», a expliqué le gérant de HMG. De plus, leur population se trouve dans la situation de la population européenne de l’après-guerre : elle découvre l’accès à la consommation et à l’investissement personnels, et ses besoins à satisfaire restent énormes.Pour Marc Girault, le risque pays n’est donc plus là où on le croit. Pour autant, investir dans des marchés émergents dont on ne connaît pas la langue peut s’avérer compliqué. Parallèlement, l’Europe conserve de véritables numéros un mondiaux. Pour réconcilier tout cela, Marc Girault investit, au travers de son fonds HMG Globetrotter, dans les filiales cotées à l'étranger des grands groupes français ou européens ou dans les sociétés françaises ou européennes dont l’activité s’exerce essentiellement à l'étranger. «Ces sociétés sont bien placées pour capter la croissance de ces marchés», estime le gérant. Elles valent en général le même prix en ratio que leurs maisons mères, avec des rentabilités largement supérieures.