Dans des déclarations à CNBC relayées par Cinco Días, l'économiste Nouriel Roubini juge que s’il est possible d’apporter des financements publics à l’Irlande, au Portugal et à la Grèce et de maintenir ces pays hors du marché pendant trois ans avant de restructurer. Le véritable cauchemar pour la zone euro est la dette publique espagnole, qui atteint 1.000 milliards d’euros contre 300 milliards pour la Grèce, à laquelle s’ajoute une dette extérieure privée de 1.000 milliards d’euros également. Pour des problèmes de cette ampleur, il n’y a simplement pas de ressources suffisantes, gouvernementales ou supranationales pour effectuer un sauvetage.Le président de Roubini Global Economics s’est aussi montré sévère pour Nicolas Sarkozy, qu’il accuse d’avoir promis beaucoup de réformes sans en faire une seule. Ceux qui surveillent l’obligataire ont pu se focaliser en premier sur la Grèce, l’Irlande et le Portugal, mais la France ne paraît pas beaucoup mieux que la périphérie, ajoute Nouriel Roubini.
Dans un entretien accordé aux Echos, Richard Bruyère, président du cabinet de conseil Image&Finance et auteur d’une étude sur l'épargne salariale, estime qu’une vingtaine de grandes entreprises ont atteint un niveau de sophistication élevé dans la gestion. «Les grandes entreprises apparaissent comme «le véritable relais de croissance» pour les gérants», affirme-t-il. «Elles prônent l’architecture ouverte, recherchent la performance financière, sélectionnent les gérants sur ce critère et développent une vision internationale de ces enjeux. A terme, on peut assister à une migration des actifs vers ce monde de l’entreprise, qui serait appelé à constituer le troisième pilier de notre système des retraites», précise-t-il.
Dominique Strauss-Kahn, d’après le texte de son discours au congrès bancaire européen, a souligné que les Etats européens allaient devoir diversifier leurs sources de croissance. «Les déficits des comptes courants dans certains pays européens vont devoir être réduits, et dans le même temps dans d’autres pays tels que l’Allemagne, la croissance devra être davantage alimentée en interne», a-t-il estimé.
«Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour éviter la création de bulles spéculatives dans l'économie», a déclaré Henrique Meirelles, le gouverneur de la banque centrale brésilienne. «Parmi les prix des actifs qui pourraient être le sujet d’une bulle, l’un est la devise elle-même», a-t-il ajouté.
Afin de lutter contre la flambée des prix de l’immobilier, Hong Kong a décidé la mise en place depuis vendredi d’un droit de timbre de 15% pour les maisons cédées dans les six mois suivant leur acquisition. Par ailleurs, les acomptes versés pour des biens coûtant 12 millions de dollars hongkongais ou plus passeront de 40 à 50%.
Le secrétaire américain au Trésor a mis en garde le Congrès contre toute remise en cause du double mandat de la Fed visant à veiller à la stabilité des prix et à assurer le plein emploi. Ce double mandat «a bien servi le pays au fil du temps», a-t-il déclaré alors que deux parlementaires républicains ont estimé que la Fed devrait uniquement se focaliser sur l’inflation.
Un plan d’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international destiné à l’Irlande devrait être annoncé la semaine prochaine, en même temps ou juste après la présentation par Dublin d’un programme d’austérité, rapporte Reuters. Ce programme a pour objectif de réaliser 15 milliards d’euros d'économies entre 2011 et 2014.
Se limiter à son marché d’actions domestique n’est pas une bonne attitude si l’on souhaite obtenir de meilleures performances et limiter les risques. C’est ce qui ressort d’un livre blanc publié par BNY Mellon Asset Management, qui préconise de diversifier son exposition de manière «mondiale». Une approche mondiale de l’allocation devient indispensable pour les investisseurs, alors que les marchés en voie de développement prennent de plus en plus de place dans les indices et offrent de nouveaux potentiels de croissance aux entreprises, elles-mêmes toujours plus internationales dans leur structure et leur fonctionnement, note BNY Mellon AM. Pour répondre aux inquiétudes que peut susciter l’investissement dans un marché exotique, le livre blanc de la société de gestion passe en revue un certain nombre de risques présumés liés à l’investissement sur les marches actions étrangers. «Les risques individuels des différents pays ont changé. Il faut donc examiner chaque société, chaque secteur et chaque opportunité d’investissement d’un point de vue mondial afin d’identifier les gagnants à long terme», résume Helena Morrissey, CEO de Newton, une des sociétés de gestion membre de la galaxie BNY Mellon AM.
En dépit en effet d’une baisse de 10% de son chiffre d’affaires sur le trading actions au comptant (136,9 millions de livres, soit 160,3 millions d’euros), les revenus du London Stock Exchange (LSE) n’ont cédé que 1,1% à 297,9 millions au cours du semestre clos le 30 septembre, rapporte l’Agefi . L’activité a été soutenue par les services d’information, les services post trade, ou ceux liés au marché primaire, avec un doublement du nombre de sociétés introduites (dont 19 étrangères) et 18 milliards de livres de capitaux levés sur le semestre écoulé. En outre, le repli de 8,3% des charges (165,2 millions de livres) a permis au LSE d’afficher des résultats opérationnel ajusté (154,8 millions) et imposable (100,2 millions) en hausse respectivement de 14,8 et 26,2%.La vente de technologies, dont les revenus progressent de 78%, «devient une activité importante et va être appelée à se développer davantage», confiait Xavier Rolet, directeur général du LSE, dans L’Agefi Hebdo du 18 novembre cité par le quotidien.
Le président du Conseil européen a fait savoir que les propos tenus mardi à Bruxelles et selon lesquels l’UE était plongée dans une «crise de survie», se référaient à la situation d’avril et mai derniers, lorsque la forte hausse du déficit budgétaire de la Grèce a mis la zone euro au bord de la crise, et pas aux problèmes d’endettement actuels de l’Irlande.
Le Trésor espagnol a placé jeudi 3,66 milliards d’euros de dette à long terme, dont 2,59 milliards d’euros de titres à dix ans (à un rendement moyen de 4,615%) et 1,07 milliard à trente ans (à un rendement moyen de 5,488%). Les rendements sont ressortis en hausse de 50 pb environ par rapport à un précédent placement il y a deux mois.
La France a racheté au moins 17,2 milliards d’euros de dette à moyen et long terme (BTAN et OAT) depuis le début 2010, ce qui en fait une année record, selon les données publiées par l’Agence France Trésor. Le précédent record remonte à 2009 avec 13,6 milliards d’euros de rachats de titres avant leur arrivée à échéance.
L’analyste bancaire Meredith Whitney, connue à Wall Street pour ses opinions négatives sur le secteur avant la crise financière, confie dans un entretien son projet de création d’une nouvelle agence de notation. L’analyste, qui assure mettre en œuvre des défenses strictes pour prévenir tout conflit d’intérêts, a quitté l’an passé son poste chez Oppenheimer pour créer sa propre société de recherche. Il s’agit d’«utiliser le même modèle de développement» que Moody’s ou S&P, l’émetteur de dette payant pour être noté. Le projet est actuellement sous revue par les autorités afin d’obtenir le statut formel d’agence de notation (NRSRO, Nationally recognised statistical rating organisation).
Le groupe est en discussion avec Roland Berger en vue d’un rapprochement qui pourrait donner naissance au deuxième acteur mondial du conseil en entreprises. Ce projet, qui s’inscrit dans une logique de complémentarité géographique, n’est pas sans soulever des questions dans la profession.
Le ministre des finances et le gouverneur de la Banque centrale ont évoqué un prêt important destiné à redresser le secteur bancaire. Si le gouvernement irlandais accepte le principe d’une solution impliquant l’Europe et le FMI, il refuse toute intervention extérieure dans sa politique fiscale.
Le suisse Stoxx Ltd a annoncé le 17 novembre le lancement des indices Stoxx North America 50, Asia/Pacific 50, qui utilisent la méthodologie de l’Euro Stoxx 50 et sont dérivés des Stoxx Americas 600 et Stoxx Asia/Pacific 600. Cette gamme d’indices de grandes capitalisations est complétée d’un produit à couverture mondial, le Stoxx Global 150, qui couvre les éléments constitutifs des Stoxx North America 50, Europe 50 et Asia/Pacific 50.Les nouveaux indices sont pondérés en fonction de la capitalisation ajustée du flottant. Ils sont calculés en euros et en dollars sous les formes «cours «et «rendement net». L’historique journalier disponible est rétropolé au 31 décembre 1991. Ces indices seront actualisés chaque année en septembre.
L’indice des hedge funds Dow Jones Credit Suisse a progressé en octobre de 1,92%, ce qui porte la performance depuis le début de l’année à 8,02%.Neuf des dix stratégies de l’indice ont enregistré des performances positives durant le mois sous revue, le secteur des «managed futures» arrivant en tête avec un gain de 4,29%. L’indice Barclays Hedge Fund affiche pour sa part une progression de 2,02% en octobre, ce qui porte la performance des dix premiers mois de l’année à 7,24%, proche des 7,84% de l’indice S&P 500. A l’exception d’un indice (le short bias), toutes les stratégies sont dans le vert.
Environ les deux tiers des dirigeants de fonds de pension britanniques demeurent préoccupés par la volatilité actuelle des marchés, révèle le sondage annuel effectué en ligne par Baring Asset Management auprès des professionnels du secteur. Les réponses montrent aussi que la moitié des fonds de pension ont récemment modifié leur allocation d’actifs en fonction de ces préoccupations, dans la majorité des cas (61 %) en réduisant leur exposition aux actions au profit des investissements alternatifs (69 %). Dans 61 % des cas, les gestionnaires indiquent que ces modifications ont été effectuées pour réduire la volatilité du fonds, la seconde raison la plus fréquemment avancée (54 %) étant le désir de réduire la corrélation entre les classes d’actifs présentes dans le portefeuille.Actuellement, les portefeuilles sont investis à 55 % en actions, 25 % en obligation ou en LDI (sous contrainte de passif) et à 15 % en placements alternatifs. Dans la poche actions, les pays émergents représentent 10 %. D’autre part, le sondage a montré que 44 % des personnes interrogées cherchent à diversifier davantage leurs actifs, les autres solutions les plus utilisées pour diminuer l’impact de la volatilité étant de renforcer l’analyse risque/rendement et de procéder à des révisions plus régulières des portefeuilles.Concernant l'évolution ultérieure de l’allocation d’actifs, 65 % des gestionnaires considèrent que les actions de l’Asie émergente sont celles dont le potentiel de plus-values est le plus important pour les dix prochaines années.
Au 30 juin, le nombre de fonds de performance absolue distribués en Allemagne se situait à 308 unités. Depuis juin 2007, 96 ont été fermés et 172 lancés. L’encours total est tombé de 38,4 milliards d’euros au 30 juin 2007 à 23,4 milliards un an plus tard puis à 18,5 milliards fin juin 2009. Depuis lors, il est remonté à 20,9 milliards d’euros, révèle une étude du francfortois Lupus alpha (5,6 milliards d’euros en fonds de performance absolue et 1,4 milliard en petites capitalisations européennes, à fin octobre).La performance moyenne de 0,57 % annuels pour les trois ans à fin juin 2009 s’est transformée en une perte de 0,31 % pour les trois ans à fin juin 2010. Seuls 50 % des fonds ont enregistré un résultat positif. Au premier semestre 2010, la performance moyenne s’est limitée à 0,07 %, avec toujours environ la moitié des fonds dans la zone positive. Mais la dispersion est importante, entre une perte de 16,7 % et un gain de 24,2 %.Lupus alpha a aussi constaté que, sur trois ans, seuls 21 % des fonds de performance absolue affichent un ratio de Sharpe positif.
Le fonds de pension néerlandais PGGM, qui pèse quelque 99 milliards d’euros, vient de lancer un programme de recherche en partenariat avec l’université de Rotterdam pour mesurer l’impact social de son portefeuille d’investissements ESG (environnement, social et gouvernance)., rapporte Responsible Investor.L'évaluation de la valeur durable des investissements ESG intéresse de plus en plus les investisseurs institutionnels qui cherchent à justifier les impacts financiers et sociaux des stratégies d’investissement responsable.
Depuis septembre, Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim) a fait évoluer les outils utilisés en multigestion diversifiée pour les trois fonds de la gamme Saint-Honoré Allocation, les anciens «Multigest».Jacques Tebeka, directeur de la multigestion diversifiée, a expliqué le 17 novembre que cette évolution est destinée à épargner de nouvelles déconvenues aux investisseurs après les différentes crises de ces dernières années.Cela se traduit par quatre dispositions principales. D’abord, les bornes ont été élargies et deviennent plus souples pour certaines classes d’actifs comme les obligations convertibles, les actions et les émergents, ce qui était nécessaire dans la mesure où les produits datent du début de la décennie.D’autre part, Edrim a fixé des limites de perte de 5 % pour le fonds défensif (Saint-Honoré Allocation Rendement192,56 millions fin octobre) et de 10 % pour le Saint-Honoré Allocation Patrimoine ((36,58 millions). Un tel butoir avait moins de sens -et n’a donc pas été retenu- pour le Saint-Honoré Allocation Dynamique C (38,28 millions) qui ne peut détenir moins de 40 % d’actions.Troisième point : l'équipe de Jacques Tebeka s’impose désormais une limite de risque de change et obligataire (ou l’absence de couverture) de 10 % (contre 0 %) pour le fonds Rendement (qui n’est plus obligé de détenir au moins 5 % d’actions) et de 20 % contre 10 % pour le Patrimoine. Pour le Dynamique C, elle reste de 50 %.Enfin, Edrim permet désormais aux fonds Saint-Honoré Allocation de disposer d’une poche d’allocation tactique avec des titres obligataires vifs ou des produits dérivés (futures et options) qui sont censés augmenter la réactivité et la liquidité.
Les prix de détail ont progressé de 0,2% en octobre par rapport au mois de septembre aux Etats-Unis. Hors alimentation et énergie, l’indice CPI reste inchangé pour le troisième mois consécutif. Sa croissance annuelle atteint 0,6%, le plus faible niveau enregistré depuis la création de l’indice.
Le gouvernement russe a approuvé en conseil des ministres un plan de privatisation impliquant la vente d’environ 1.000 milliards de roubles (23,5 milliards d’euros) d’actifs publics sur les trois prochaines années, dont des participations dans les deux plus grandes banques du pays, dans le principal producteur pétrolier et dans le monopole ferroviaire.
L’agence France Trésor a annoncé une nouvelle réduction de 5,5 milliards d’euros de l’encours de sa dette court terme cette année, sur fond de tensions sur les emprunts d’Etat alimentées par la crise de la dette souveraine irlandaise. A la fin 2010, l’encours de BTF sera ramené à environ 194 milliards, soit une réduction totale de 20 milliards d’euros ou 10% de l’encours prévu en début d’année (214 milliards d’euros).
La Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne ont achevé hier une visite de trois jours en Grèce. Selon des sources au sein du gouvernement grec citées par Dow Jones, un accord a été trouvé pour le projet de budget 2011. Celui-ci comprend de nouvelles mesures d’austérité, d’un montant de 4 milliards d’euros.
En rythme annuel, l'économie espagnole est ressortie en progression de 0,2% de juillet à septembre contre une évolution nulle au trimestre précédent, selon les statistiques officielles. Le pays est parvenu à éviter la contraction grâce à ses exportations, en hausse de 8,7% sur le trimestre en rythme annuel.