Selon les dernières estimations de Morningstar, les fonds de long terme (hors monétaires) ont subi en juin des remboursements nets de 4,5 milliards de dollars après avoir enregistré des rentrées nettes de 22,6 milliards de dollars en mai. Autrement dit, il s’agit des premières sorties nettes depuis décembre 2010.Pour les six premiers mois de cette année, les fonds de long terme ont drainé 134,33 milliards de dollars, tandis que les fonds monétaires souffraient de sorties nettes de 113,44 milliards.L’aversion au risque a incité les investisseurs à retirer environ 18 milliards de dollars des fonds d’actions américaines en juin, ce qui représente l’hémorragie la plus forte pour cette classe d’actifs depuis le pic de la crise du crédit en octobre 2008. Pourtant, les souscripteurs ont aussi perdu leur appétence pour le risque crédit, puisqu’ils ont retiré 6,3 milliards de dollars en net des fonds à haut rendement.En revanche les ETF ont attiré 9,8 milliards de dollars en juin après des sorties nettes de 3,1 milliards le mois précédent. Sur l’ensemble du premier semestre, ils ont collecté 57,3 milliards de dollars. Les ETF d’actions américaines ont drainé au premier semestre des souscriptions nettes de 23,6 milliards de dollars, ceux de «taxable bonds» ont bénéficié de 15,1 milliards, ceux d’actions internationales ont collecté 11,4 milliards et les ETF spécialistes de l’alternatif ont attiré 10,4 milliards de dollars. Seuls les ETF de matières premières ont subi des sorties, pour 3,91 milliards de dollars au premier semestre, dont 892 millions pour juin.
A partir d’une étude portant sur plus de 2.000 transactions au cours des 10 dernières années sur des cibles cotées dont le siège se situe en Europe de l’Ouest, PwC a réalisé une étude sur les primes payées, c’est-à-dire l’écart entre le prix offert lors d’une transaction et le cours de bourse lors de l’acquisition de blocs d’actions de société cotées.Au final, il ressort que la prime en moyenne s'élève à 27 %, un niveau assez stable malgré la crise et le nombre variable de transactions. Cela dit, des différences importantes apparaissent en fonction de la nature des blocs acquis (majoritaires, minoritaires) et de celle des investisseurs (corporate, investisseurs financiers).D’une façon générale, la prime est croissante en fonction du pourcentage acquis. Elle atteint son maximum pour l’acquisition de blocs majoritaires. «Sur des blocs de moins de 10 %, elle s’établit à 15 % à la date des rumeurs et il existe une prime complémentaire de 20 % pour des transactions portant sur plus de 90 % du capital», précise l'étude qui montre également que les primes de contrôle les plus élevées sont payées dans le cas d’acquisitions faites par des industriels dans leur secteur d’activité."Les investisseurs financiers paient aussi des primes de contrôle même si, a priori, ils ne bénéficient pas de synergies», relève encore PwC. Toutefois leur niveau est moins élevé, en moyenne en étant inférieure de 7%. «Ces primes peuvent se justifier par les perspectives d’amélioration des performances et du mode de financement que les investisseurs financiers pensent pouvoir mettre en œuvre en exerçant une influence notable ou en prenant le contrôle de sociétés cotées». L’étude explique que «les primes de contrôle payées sont assez similaires d’un secteur à l’autre, sauf dans le secteur bancaire. Le différentiel moyen de 7 % inférieur pourrait s’expliquer par le fait que lors de rapprochements et, contrairement aux autres activités, les banques peuvent plus difficilement optimiser le niveau des capitaux engagés du fait de la réglementation bancaire, notamment l’exigence de fonds propres.»
Le Premier ministre grec Georges Papandréou et les principaux responsables du Parti des socialistes et démocrates européens ont appelé samedi à la création d’une agence de stabilité, pour le reprofilage (délais de remboursement plus longs, NDLR) de la dette des Etats de la zone euro permettant d’assurer une correction d’un Etat dont l'économie court le risque de perdre sa stabilité, rapporte les Echos. Ils se sont dits également favorables à l'émission d’euro-obligations et à la mise en place d’un mécanisme véritablement efficace de la zone euro, avec des garanties conjointes, prévu pour aider les pays attaqués par les spéculateurs.
D’après les données de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion, l’encours à fin juin de 1.277 plans d'épargne retraite individuels (fonds de pension) représentait 51,53 milliards d’euros pour 8,4 millions de comptes. A un an, grâce aux produits actions (+ 13,09 %) et à majorité d’actions (+ 7,47 %), la performance moyenne est ressortie à 2,53 %. Elle se situe à 2,93 % annuels sur 15 ans et 4,61 % sur 20 ans.Le consultant Mercer estime de son côté que, pour l’ensemble du premier semestre, la performance moyenne des fonds de pension espagnols est ressortie à 1 %, grâce notamment aux gains de 1,6 % des produits obligataires et aux 0,5 % gagnés par les fonds en action euro, ce qui a plus que compensé la perte de 2,6 % des fonds d’actions non euro.
Après avoir baissé de 2,3 points à 86,9 % en mai, le taux de couverture des fonds de pension d’entreprise américains est remonté en juin à une moyenne de 88,5 %, selon les calculs de BNY Mellon Asset Management. D’après l'établissement, la progression après ajustement est ressortie à 0,8 point le mois dernier.Les engagements du fonds moyen ont diminué de 2,1 % du fait que le taux d’actualisation (discount rate) a progressé à 5,53 % contre 5,34 %. Dans le même temps, les actifs se sont repliés de 1,1 % avec la baisse du cours des actions américaines et internationales.
Au 30 juin, les actifs gérés par les fonds autrichiens sont ressortis selon l’association VÖIG du secteur à 142,4 milliards d’euros. Cela est certes supérieur aux 141,5 milliards enregistrés douze mois auparavant, mais l’encours a diminué par rapport tant à fin mai (144,1 milliards) qu'à fin décembre 2010 (145 milliards).
D’après le journal économique Finansavisen relayé par le Handelsblatt, le Government Pension Fund-Global , le fonds de pension souverain norvégien (ex Fonds pétrolier, 3.000 milliards de couronnes) a investi l’an dernier 84 milliards de couronnes (10,8 milliards d’euros) en obligations d’Etat italiennes et espagnoles, puis 2,9 milliards de couronnes supplémentaires au premier trimestre 2011. D’après les calculs du journal, le fonds a déjà perdu jusqu'à présent 3,3 milliards de couronnes sur ces placements.
Alors que le niveau de collecte sur les contrats d’assurance-vie ne cesse de décroître, celui de Préfon-Retraite progresse de 2,3% (hors rachat d’années) au cours des six premiers mois de l’année 2011 par rapport au premier semestre 2010. Le régime Préfon-Retraite conforte ainsi sa place de leader de la retraite complémentaire et facultative du service public. Contrairement aux contrats d’assurance-vie qui ont connu une forte décollecte en 2010, Préfon-Retraite enregistre une progression constante de ses affiliés et de la collecte, avec une augmentation de 2,3% au premier semestre 2011 par rapport au 1er semestre de l’année précédente. Cette augmentation témoigne d’une préoccupation grandissante des agents publics pour leurs conditions de ressources à l’heure de la retraite. C’est pourquoi la complémentaire retraite Préfon avec rente viagère garantie séduit de plus en plus d’affiliés, à la recherche d’une retraite sereine.
La dernière livraison du magazine Vision de State Street (“Hedge Funds: Rebuilding on a New Foundation.”) fait ressortir que dans l’environnement actuel, après la crise, la sélection de fonds va mettre en exergue six éléments critiques sur les plans opérationnel et de la gestion du risque.Il s’agit de la stratégie d’investissement et de la performance, de la liquidité du portefeuille, de la transparence du portefeuille, d’une remise en question de la structure tarifaire et des périodes de lock-up, de la due diligence opérationnelle et enfin de l’indépendance aussi bien des conservateurs que des administrateurs.George Sullivan, executive vice president et head du alternative investment solutions group de State Street, souligne que les investisseurs institutionnels s’intéressent de plus en plus près à la manière dont les hedge funds gèrent leur infrastructure opérationnelle, choisissent les administrateurs et pourvoient à une bonne gouvernance ainsi qu'à de bonnes pratiques.Le fait que les clients exigent toujours davantage de contrôles opérationnels et de transparence incite les fonds à sous-traiter plusieurs fonctions à des administrateurs experts de toutes les classes d’actifs et de toutes les stratégies d’investissement. En recourant aux services de tels administrateurs pour un certain nombre de tâches, dont celle de la gestion des données, de la couverture de la classe d’actifs et de l’analyse du risque des portefeuille, les gérants de fonds sont en mesure de se concentrer sur la génération de surperformance et sur la distribution de produits d’investissements, conclut George Sullivan.
La validation des aides à la banque allemande Hypo Real Estate (HRE) devrait être annoncée mercredi mais elle serait assortie d’une demande de restructuration radicale, a appris L’Agefi. La Commission pourrait ainsi demander la cession ou la liquidation de 90% de l’actif.
Selon un sondage du CFA réalisé auprès de 722 membres, plus de la moitié des répondants estiment que les fonds de pension ou d’investissement et les banques traditionnelles sont taxés de manière adéquate, alors qu’ils ne sont que 32% et 29% respectivement à penser la même chose pour les fonds d’arbitrage et les banques d’investissement.
Le groupe publicitaire français a fait part vendredi de la signature d’une ligne de crédit syndiqué de 1,2 milliard d’euros en plusieurs devises. Cette nouvelle ligne de crédit remplace celle de décembre 2004. «Grâce à ce crédit, Publicis Groupe améliore la gestion de la maturité de sa liquidité», a fait valoir le groupe.
Comme annoncé fin juin (cf. Newsmanagers du 28/06/2011), HSBC ETFs a lancé trois ETF sur Nyse-Euronext Paris : HSBC MSCI EM Latin America, HSBC MSCI Canada et HSBC South Africa.Au terme du mois dernier, Nyse Euronext a coté 656 fois 565 ETFs proposés par dix-sept émetteurs. Cette année, on compte 115 nouveaux inscrits dont 26 «cross listings». Quant à l’activité, elle représente en moyenne 8 575 transactions quotidiennes – soit une baisse de 7,4 % par rapport à juin 2010 mais une hausse de 7,07 % par rapport au mois de mai où l’on recensait 8 009 transactions en moyenne (cf. Newsmanagers du 09/06/2011). En montant, cela représente 409,8 millions d’euros, en hausse de 2,5 % par rapport à juin 2010. L’ensemble de ces ETFs couvre plus 360 indices composés d’une large palette d’actifs (actions, obligations, commodities; etc) et représente un encours global de 142,5 milliards d’euros, marquant une hausse de 22,1 % par rapport à juin 2010 (116,7 milliards d’euros).
Le suisse Julius Baer indique le 13 juillet avoir lancé un service permettant aux investisseurs de réduire ou de neutraliser entièrement les émission de CO2 de leur portefeuille actions, «green portolio services», qui a été développé en coopération avec le zurichois South Pole Carbon.Sur la base d’une analyse de portefeuille individualisée, les investisseurs auront la possibilité de réduire la teneur en gaz carbonique de leurs placements en adoptant une ou plusieurs mesures servant cet objectif. Les projets de réduction des émissions polluantes de South Pole Carbon ont été élaborés en conformité avec la convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (United Nations Framework Convention on Climate Change ou UNFCCC) et sont reconnues aussi par des organisations non-gouvernementales spécialistes comme la suisse Gold Standard. Ces projets se focalisent sur les sources d'énergies renouvelables, la reforestation et la prévention des émissions de méthane.
Avant la fin de 2015, les actifs gérés dans des ETF aux Etats-Unis devrait avoir doublé à 2.000 milliards de dollars, essentiellement grâce à l'émergence de produits sur de nouvelles classes d’actifs et de nouveaux indices, avec de nouvelles méthodes d’utilisation des ETF comme outils de construction des portefeuilles.Tel est le résultat d’une étude réalisée par BNY Mellon Asset Servicing et Strategic Insight, «ETFs 2.0: The Next Wave of Growth and Opportunity in the U.S. ETF Market» selon laquelle la part des ETF répliquant des indices traditionnels va diminuer alors que les fonds «non traditionnels» et alternatifs s’adjugeront un plus grand morceau du gâteau.Selon Loren Fox, senior research analyst chez Strategic Insight, les variétés d’ETF «non traditionnelles» susceptibles de bénéficier d’une augmentation de leur part de marché sont ceux reposant sur des stratégies de matières premières, les fonds inversés, ceux avec effet de levier, les ETF gérés activement et les ETF similaires à des hedge funds.
Par le passé, lorsque les capital-investisseurs avaient besoin d’argent pour réaliser une grosse acquisition, ils s’associaient avec des concurrents. A présent, ils semblent avoir trouvé une autre source de financement : leurs investisseurs, note The Wall Street Journal. En effet, le britannique Apax Partners s’est entendu avec les filiales de deux gros fonds de pension, Canada Pension Plan Investment Board et le Public Sector Pension Investment Board of Canada, pour monter l’acquisition pour 6,3 milliards de dollars, dette incluse, de Kinetic Concepts Inc, un fabricant de lits d’hôpital et de soins aux blessés. L’offre, à 68,50 dollars par action, représente une prime de 17 % sur le dernier cours de clôture avant l’annonce de l’opération.
Selon une étude de la Deutsche Bank, il faut s’attendre pour les trois prochaines années à un gonflement moyen de 25 % annuels des encours des ETF en Europe sur les trois prochaines années. Mais la crise de la dette a manifestement freiné la hausse au premier semestre 2011, où la progression s’est ralentie à 5 %, note la Börsen-Zeitung, un phénomène similaire à celui constaté en 2008 dans le sillage de la crise des subprime.Quant aux souscriptions nettes, elles ont représenté environ 14 milliards d’euros. A fin juin, la Deutsche Bank recensait 1.483 fonds avec un encours de 241 milliards d’euros.
L’indice Credit Suisse des caisses de pension suisses vous donne une image représentative et actuelle des activités de placement dans le deuxième pilier. Cet indice, qui repose sur des évaluations largement étayées, reflète le comportement des caisses de pension qui recourent aux prestations Global Custody du Credit Suisse. L’indice Credit Suisse des caisses de pension Suisses a enregistré une baisse de 0,4% lors de la première moitie de l’année 2011 malgré un bon départ. Au deuxième trimestre l’indice a pris 0,46% en avril puis a perdu 0,5% en Mai et 1,18% en Juin. Combiné à la progression de 0,81% de l’indice au premier trimestre, le résultat sur les 6 premiers mois de l’année est une baisse de 0,4%. Credit Suisse note que les principales causes de cette baisse sont les actions étrangères (- 1,32%), la dette étrangère (-0,41%), les actions Suisses (-0,23%) et l’alternatif (-0,22%). Les chiffres présentant l’allocation d’actif montrent que la pondération des liquidités est passée de 6,9% à 7,2% mais est toujours en dessous de son record de 7,3% fin 2010. L’exposition aux obligations en Francs Suisses est revenue, après une légère baisse, à 26,2% retrouvant son niveau de début d’année. Les autres classes d’actifs n’ont pas bougé les 6 derniers mois : Les actions étrangères restent à 16,8%, la dette étrangère à 8,5%, les actions Suisses à 12,2% et les placements alternatifs à 5%.
Alors que les discussions sur le relèvement du plafond de la dette semblent faire du surplace entre le Congrès et l’administration Obama, les deux agences, la première mercredi la seconde cette nuit, ont placé la notation souveraine AAA des Etats-Unis sous surveillance. En l’absence d’accord sérieux, il y a une chance sur deux pour que Standard & Poor’s abaisse cette note d’ici trois mois, a prévenu l’agence. Son président John Chambers a souligné que « s’il s’agit d’un accord au rabais, la note sera dégradée». Moody’s de son côté avait indiqué entrevoir «une possibilité de plus en plus grande que le plafond légal de la dette ne soit pas relevé en temps voulu, ce qui donnerait lieu à défaut sur les obligations du Trésor». Faute d’un relèvement du plafond de la dette, les pouvoirs publics fédéraux seront en cessation de paiement le 2 août. Aucune réunion ne devrait avoir lieu aujourd’hui.
Portée par les coûts de l'énergie, l’inflation sur un an dans la zone euro a atteint 2,7% en juin, a fait savoir hier Eurostat, l’office de statistiques de l’Union européenne, confirmant ainsi sa première estimation. Ce chiffre est identique à la mesure définitive de l’inflation au mois de mai.
Le nombre des inscriptions au chômage a atteint 405.000 aux Etats-Unis dans la semaine au 9 juillet, soit moins que les 415.000 attendues par les économistes, et contre 427.000 la semaine précédente, a indiqué le département du Travail.
Selon le ministre des finances Vitor Gaspar, le produit intérieur brut du Portugal devrait reculer de 2,3% cette année puis de 1,7% l’année prochaine. L’Union européenne et le FMI prévoyaient une récession de 2,2% en 2011 et de 1,8% en 2012.
La Chine devrait accélérer la diversification de ses 3.200 milliards de dollars de réserves en devises étrangères pour se couvrir contre le risque d’un déclin du billet vert sur le long terme, a estimé hier Xin Bin, un conseiller de la Banque populaire de Chine (PBOC).
Les investissements directs étrangers en Chine ont bondi de 148,4% au cours du premier semestre pour atteindre 60,9 milliards de dollars, selon le ministère du commerce. Pour le chef économiste de Hongyuan Securities, le pays «restera pendant des années encore une destination attractive», sur fond notamment d’essor de la classe moyenne.
L’International Oil Daily avance que les pouvoirs publics américains songent à réaliser une seconde vente d’une part des réserves pétrolières stratégiques des Etats-Unis. L’ampleur de cette initiative pourrait être comparable à celle du pays à l’occasion du mouvement coordonné par l’Agence internationale de l’énergie, soit 30 millions de barils.
La société Chequers Partenaires a levé un fonds de 850 millions d’euros en trois mois, Chequers Capital XVI, dépassant l’objectif initial de 800 millions d’euros. Le véhicule sera dédié aux LBO en France. La base d’investisseurs est en majorité originaire d’Amérique du Nord. SJ Berwin a conseillé la création du fonds, et MVision Private Equity Advisers servait d’agent de placement.
Le marché des fonds de droit français n’a pas vraiment fait dans le détail au mois de juin. A deux exceptions près, selon les données d’Europerformance-SIX Telekurs, toutes les catégories affichent une baisse de leur encours, que le phénomène soit dû à une décollecte nette – notamment du coté des fonds monétaires – ou d’un effet marché – pour les catégories obligataires ou actions – quand ce ne sont pas les deux phénomènes qui ont joué...En chiffres, l’encours des fonds de trésorerie perd 18,89 milliards d’euros sur le mois, soit une baisse de 6,2 % à rapprocher avec la diminution de 6,6 % constatée depuis le début de l’année. C’est aussi parmi ces fonds investis dans des actifs monétaires que l’on trouve le plus fort recul sur le mois. Les fonds de trésorerie «dynamique» voient ainsi leurs encours baisser de 10,8 % avec des souscriptions nettes en recul de 2,43 milliards. Petite consolation, la catégorie des «Dynamique plus» est l’une des exceptions de ce mois. Ses actifs sous gestion progressent (+1,4 %) avec des souscriptions nettes de 50 millions. Toutes les catégories de fonds obligataires voient, pour leur part, leur encours baisser. Pour les fonds de la zone euro par exemple (-2,8 %), le phénomène est dû à un effet «souscriptions» (en recul de 1,38 milliard) et un effet «marché» (-0,24 %). Même constat pour les fonds obligataires internationales (-2,3 %) avec une décollecte (-120 millions) et un effet marché négatif (- 0,75 %). Seuls les fonds investis dans des obligations à haut rendement (-0,4 %) voient les souscriptions nettes finir dans vert (+30 millions) tandis que la catégorie voient ses performances reculer de 1,26 %. Du côté des fonds actions, la surprise vient des fonds de la zone euro. Ils ont enregistré une collecte nette de 700 millions et, en dépit d’une performance moyenne négative de 0,89 %, leur encours progresse de 0,5 %. A titre de comparaison, les fonds investis en actions françaises ont connu des souscriptions nettes (90 millions) insuffisantes pour compenser l’effet marché (-0,62 %). Les actifs sous gestion sont en baisse de 0,4 %.Pour toutes les autres catégories, juin s’est soldé par des sorties nettes amplifiant ainsi leurs résultats en baisse (-2,67 % pour les fonds «actions Amérique» et -2,53 % pour les «actions européennes» par exemple). De fait, les décollectes de respectivement 300 millions et 380 millions de ces deux catégories ont conduit leurs encours à baisser de 3,3 % et 3,4 %. On notera cependant que ce sont les fonds actions Asie/Pacifique qui ont vu leurs encours baisser le plus fortement (-4,3 %). En raison d’une décollecte de 300 millions et de performances moyennes en recul de 1,53 %.
Bill Gross, qui gère le Total Return Fund de Pimco (244 milliards de dollars), a augmenté son exposition aux obligations d’Etat américaines pour le second mois consécutif en juin, un mois où les investisseurs ont recherché la sécurité dans les Treasuries, rapporte le Financial Times. L’allocation à ces titres est devenue neutre et la duration du portefeuille a été ajustée depuis fin mai pour s’aligner de plus près à celle de l’indice Barclays Aggregate Bond.