Les investisseurs professionnels français ne manquent pas de confiance en leurs capacités à bien gérer les investissements qu’on leur a confiés, bien au contraire. Ils sont très souvent victimes de leur excès de confiance, un biais comportemental qu’ils partagent d’ailleurs avec les investisseurs particuliers. C’est ce qui ressort d’une étude de deux chercheurs de l’Université de Strasbourg réalisée en partenariat avec Morningstar et CCR Asset Management («Excès de confiance, perception du risque et prise de risque : le cas des professionnels de la finance» par MH.Brouihanne, M.Merli et P.Roger, juin 2011). L’objet de l'étude, rédigée sur la base d’un questionnaire auprès de 61 professionnels de la finance (directeurs financiers, gérants de portefeuilles, responsables trésoreries…), est de mettre en lumière les facteurs sous-jacents à la propension à prendre des risques. Les répondants sont majoritairement des hommes (52 sondés), âgés en moyenne de 44 ans. Deux séries de 10 questions, portant sur la culture générale et sur la culture financière, ont été posées aux participants, qui pouvaient choisir entre des réponses sous forme d’intervalles. Concrètement, à la question «Quelle est la longueur du Rhône en kilomètres ?», on pouvait très bien répondre «entre 0 et 5000 km» ou «entre 750 et 850 km». Les deux réponses sont bonnes, puisque le Rhône fait 812 km de long, mais le risque pris n’est pas le même. Or, en moyenne, les professionnels ont eu un score de 4,94 bonnes réponses sur 10 en culture générale et de 4,74 sur 10 en culture financière. De fait, les auteurs notent que le décalage est particulièrement important entre le nombre de bonnes réponses attendues par les personnes interrogées et leurs scores finaux. «Nous assistons clairement à un excès de confiance de la part des professionnels de la finance», souligne Maxime Merli, un des auteurs de l'étude, «surtout que les erreurs commises sont exclusivement liées à des intervalles de confiance trop étroits, soit des erreurs de calibrage, et non à des réponses aberrantes», ajoute le chercheur de l’Université de Strasbourg. Autre enseignement de l'étude : contrairement à ce que l’on pourrait attendre, avec cinq titres de sociétés pris comme base, les professionnels sondés anticipent une volatilité très inférieure à la moyenne historique, quelle que soit la fenêtre d’estimation retenue (1 à 3 ans, avec ou sans la crise). Victimes de leurs certitudes, les investisseurs professionnels laissent libre cours à leurs biais comportementaux. «Cet excès de confiance conduit les professionnels à des prises de risque importants», notent les auteurs de l'étude, qui soulignent que ce type de comportement se retrouve chez de très nombreuses corporations de spécialistes, comme les médecins, les juristes ou les étudiants.
La société d’Investissement Derivatives Capital a annoncé le lancement de ZEN autocall, un placement reposant sur un EMTN (structured Euro Medium Term Note) émis par le Crédit Agricole CIB Financial Solutions d’une durée maximum de huit ans. La performance du placement repose sur l’Eurostoxx 50 et présente un mécanisme de remboursement anticipé de l’année 1 à l’année 7. Concrètement, si l’indice enregistre une performance positive ou nulle par rapport à la date de constatation initiale, un mécanisme de remboursement anticipé est activé. L’investisseur reçoit alors son capital initial investi augmenté d’un gain de 10% par année écoulée. A la fin de l’année 8, le 28 octobre 2019, si l’indicateur de référence enregistre une performance positive ou nulle par rapport à la date de constatation initiale, l’investisseur reçoit son capital initial investi augmenté d’un gain de 80%. Si le mécanisme de remboursement anticipé n’a jamais été activé et si le cours de l’Eurostoxx 50 n’a pas baissé de plus de 50% depuis la date de constatation initiale, le capital est intégralement protégé. Enfin, si le mécanisme de remboursement anticipé n’a jamais été activé et si l’indice a baissé de plus de 50%, l’investisseur enregistre alors une perte en capital. Caractéristiques : Code Isin : FR0011073931Période de commercialisation : du 7 juillet 2011 au 28 octobre 2011Durée maximum : 8 ansValeur nominale : 1.000 € en assurance-vie et 50.000 € en compte-titres Date de constatation initiale : 28 octobre 2011Date de constatation finale : 28 octobre 2019Cadre de distribution : assurance-vie, contrat de capitalisation et compte-titres
Selon les données de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), avec un mois de juillet en diminution de 16 %, le montant des cotisations collectées sur les sept premiers mois de l’année s’élève à 80,6 milliards d’euros, marquant une baisse de 12 % par rapport à la même période de l’année 2010. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 6 % sur un an, à 1 379,4 milliards d’euros.Dans le détail, les versements sur les supports euros s’affichent en net recul (- 13 %) avec 68 milliards d’euros collectés tandis que les versements sur les supports en unités de compte (UC) diminuent très légèrement (-1 %) avec 12,6 milliards d’euros collectés, précise la FFSA. De fait, la part des UC dans l’ensemble des cotisations est de 16 % à fin juillet 2011, soit deux points de plus qu’à fin 2010.
L’agence de notation Fitch a annoncé le 30 août qu’elle allait probablement encore revoir à la baisse la perspective d'évolution de la dette chinoise libellée en yuans, après l’avoir passée de stable à négative en avril dernier.L’agence a justifié cette annonce par la hausse des défauts de paiement et la forte inflation actuelle, après une longue période de crédit facile. Fitch a également averti que les autorités chinoises auront du mal à répondre à un nouveau retournement de tendance économique, la hausse des prix et l’accumulation des créances douteuses auprès des établissements de crédit rendant impossible un nouveau plan de relance massif comme celui lancé il y a près de trois ans. En avril, Fitch avait revu de «stable» à «négative» la perspective d'évolution de la note de la Chine, pour sa dette libellée en monnaie locale, s’inquiétant de l’augmentation de la dette des ménages et des entreprises et de l’envolée des prix immobiliers. La dette en yuans de la Chine est notée actuellement «AA-", la dette en devises du pays étant notée «A+".
L’indice de confiance des investisseurs calculé par State Street Global Markets a baissé de 12,9 points en août, à 89,6 contre 102,5 en juillet (chiffre corrigé). Le repli le plus significatif a été enregistré chez les investisseurs en Amérique du Nord, dont la confiance a diminué de 13,9 points pour s’établir à 88,6 points par rapport au niveau corrigé de 102,5 atteint en juillet. Ailleurs, le repli a été plus modéré. Ainsi, l’indice européen a décroché de 4,6 points à 90,5 par rapport à 95,1 (niveau corrigé) en juillet, tandis qu’en Asie, la confiance des investisseurs affiche un léger recul de 0,6 point, passant de 95,8 (niveau corrigé) pour s’établir à 95,2 points.« La forte volatilité des marchés ce mois-ci a fortement pesé sur la confiance des investisseurs, ce qui n’est probablement pas surprenant », estime State Street Global Markets dans un communiqué. « Les prévisions de croissance revues à la baisse, la dégradation de la note de la dette souveraine américaine, et les difficultés persistantes concernant le financement de la dette publique en Europe sont autant de facteurs ayant incité les investisseurs institutionnels à réduire leurs allocations en actifs à haut risque. La question cruciale qui se pose pour les investisseurs, c’est de savoir si l’augmentation du niveau de stress au sein du système financier se traduira par des effets concrets sur l’économie ».
Clayton, Dubilier & Rice et ses partenaires Axa Private Equity et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont finalisé l’acquisition de SPIE, leader européen des services multitechniques, auprès de PAI Partners. Le montant de l’opération s’élève à 2,1 milliards d’euros.
Bank of New York Mellon aurait choisi Credit Suisse pour organiser la vente d'Alcentra, qui gère 17 milliards de dollars de prêts et obligations high yield
L’heure de vérité pour les fonds de performance absolue et les fonds flexibles multi-classes d’actifs ? Peut-être pas mais les turbulences boursières estivales les ont confrontés à un test grandeur nature, le plus important depuis la faillite de Lehman Brothers. Notamment les fonds de performance absolue qui sont censés enregistrer des performances positives dans tous les environnements de marché.Selon une étude réalisée par l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings, les fonds européens de peformance absolue et les fonds flexibles européens multi-classes d’actifs ont subi durant les trois premières semaines d’août des pertes respectives de 2,5% et 7,6%. Depuis le début de l’année, ces fonds affichent des performances négatives de -3,5% et -8,9% respectivement. Toujours depuis le début de l’année, 77% des fonds de performance absolue sont en perte.Selon l'étude, de nombreux gérants ont été pris par surprise par l’ampleur du mouvement de baisse et certains mécanismes de protection, couvertures macro ou des risques extrêmes, n’ont pas été efficients dans certains cas. «La volatilité du marché observée en août a augmenté la dispersion des rendements des fonds, particulièrement en période de baisse. Compenser les pertes de 2011 est devenu une priorité absolue pour de nombreux fonds de performance absolue et flexibles, qui doivent respecter des budgets de risque très stricts», relève l’agence.
Julius Baer et Credit Lyonnais Securities Asia (CLSA) ont établi un partenariat en matière de recherche pour comprendre la consommation et le comportement d’investissement des millionnaires (HNWI ou high net worth individuals) en Asie, rapporte L’Agefi suisse. Cette alliance procure une analyse exclusive et approfondie du marché des personnes fortunées dans cette région. Le fort ancrage local de CLSA dans la région constitue un appui considérable pour Julius Baer Group, qui considère l’Asie comme son second marché domestique.Sur la base de prévisions de croissance relativement conservatrices pour l’Asie, le nombre de HNWI pourrait y progresser de 19% par an. Les fortunes en Asie recèlent un potentiel de croissance de 23% par en moyenne. Du coup, à ce rythme, le nombre de HNWI sera deux fois plus élevé dans cinq ans que celui de 2010, passant d’environ 1,2 million à 2,8 millions de personnes. La valeur estimée en dollar triplera presque, de 5.600 milliards à 15.000 milliards de dollars, d’après CLSA et Julius Baer.
Bill Gross, fondateur de Pimco (groupe Allianz Global Investors) et gérant du Total Return Fund, a reconnu avoir perdu le sommeil à cause du mauvais timing d’un pari sur les Treasurys, rapporte The Wall Street Journal. Le gérant-vedette confesse que sa décision de liquider la totalité des positions du fonds en bons du Trésor US pour utiliser ensuite des dérivés afin de parier contre les obligations d’Etat en mars a été une «erreur».Depuis le début de l’année et jusqu'à mercredi, le Total Return Fund a généré pour ses investisseurs une performance de 2,99 %, se classant ainsi en 157ème position sur les 179 produits de la catégorie obligations à échéance intermédiaire chez Lipper. Et sur le mois à vendredi dernier, le fonds perd 0,56 % alors que le benchmark a gagné 2,01 %.
Durant la semaine au 23 août, les hedge funds et d’autres gros investisseurs américains ont augmenté de 15 % leurs positions longues nettes sur onze contrats à terme sur des matières premières agricoles, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung citant les chiffres collectés par Bloomberg auprès de la CFTC. Ces positions nettes acheteuses n’avaient plus été si élevées depuis début mai, ce qui s’explique par des projections selon lesquelles les productions de maïs et de soja devraient se révéler inférieures aux prévisions, entrainant ainsi une hausse des prix du fait de la pénurie. Ce pari vaut également pour le froment.
A fin juin, le nombre de contrats d'épargne retraite subventionnés Riester en unités de compte atteignait les 2,88 millions contre 2,71 millions douze mois plus tôt et 2,48 millions fin juin 2009, rapporte l’association allemande BVI des sociétés de gestion. En l’espace de ces deux dernières années, l’encours des fonds Riester a plus que doublé, passant de 3,54 milliards à 8,2 milliards d’euros. Cependant, le nombre de comptes n’a doublé que sur les quatre dernières années, puisqu’il se situait à 1,48 million à la fin du premier semestre 2007.L’augmentation du nombre de contrats Riester s’essouffle, puisque l’augmentation de 170.000 unités sur la dernière année fait suite à des hausses de 230.000 entre juin 2009 et juin 2010, de 360.000 entre juin 2008 et juin 2009 et de 640.000 entre juin 2007 et juin 2008. Le ralentissement que traduisent ces chiffres ne laisse pas d’inquiéter le BVI, pour lequel l'évolution démographique prévisible de l’Allemagne exigerait que les Allemands investissent davantage dans leur prévoyance vieillesse individuelle.
Au 30 juin, les 363 fonds développement durable recensés dans l’espace germanophone (Allemagne, en Autriche et en Suisse) par le Sustainable Business Institute (SBI) géraient environ 34 milliards d’euros, soit autant que les 354 fonds enregistrés au début de l’année. Au total, 23 fonds d’un volume de 2 milliards d’euros ont été nouvellement admis dans la base SBI pendant que 14 autres ont été fermés ou ont fusionné.Le gros des encours à la fin du premier trimestre, avec 22 milliards d’euros, revient aux 205 fonds d’actions. Ceux qui étaient déjà en activité à fin décembre ont affiché pour le premier semestre des performances allant d’un gain de 5 % à une perte de 22 %L’autre gros contingent est fourni par les 55 fonds obligataires, avec 6 milliards d’euros et des performances comprises entre + 6 % et - 6 %.Le SBI a aussi comptabilisé 4,7 milliards d’euros pour les 65 fonds diversifiés et 150 millions pour les 15 fonds de fonds. Les 20 ETF durables géraient 697 millions et les trois fonds de micro-finance réunissaient 484 millions d’euros d’encours.
Trop peu de fonds de pension britanniques ont adopté une approche d’investissement responsable, y compris des fonds promus par des entreprises qui sont en pointe en matière de développement durable, indique le Financial Times Fund Management, qui cite l’association UK Sustainable Investment and Finance Association (UK SIF). Dans ce contexte, UKSIF va demander aux entreprises de convaincre leurs fonds de pension d’améliorer leurs pratiques.
Le fonds d’investissement immobilier coté australien a indiqué avoir reçu une offre indicative de la part d’un consortium d’investisseurs mené par Macquarie. La proposition, qui concerne le portefeuille australien du véhicule d’investissement, s’élève à 2,39 dollars par action.
Timothy Marquez, le patron et premier actionnaire du producteur de gaz naturel met sur la table 12,50 dollars par action pour retirer la société de la cote. L’offre valorise le groupe, dont la dette à long terme avoisine 644 millions de dollars, autour de 770 millions de dollars. Un niveau jugé trop faible par certains investisseurs qui pointent une déconnexion entre les prix de marché actuels et la valeur estimée des actifs.
Axa Private Equity et LGT Capital Partners auraient accepté de racheter un portefeuille de 620 millions d’euros appartenant à HSH Nordbank, selon le quotidien qui ne cite pas ses sources. Le portefeuille d’actifs de la banque allemande, sauvée par l’Etat durant la crise financière, contient des participations dans 47 fonds de capital investissement gérés, entre autres, par KKR, Carlyle et Cinven.
Le directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling, estime que la zone euro va surmonter sa crise actuelle de la dette d’ici 2014. «On peut légitimement s’attendre à ce que la crise soit surmontée d’ici deux à trois ans», a-t-il déclaré dans la dernière livraison de l’hebdomadaire Der Spiegel."Dans tous les pays de la zone euro, les fondamentaux s’améliorent», a-t-il dit. Tous les pays de la zone euro ont commencé à mettre leurs finances en ordre et déjà quelques uns des pays les plus affectés par la crise, tels que l’Irlande par exemple, plongée dans une crise économique et budgétaire majeure provoquée par l’effondrement du secteur bancaire national, sont en train de se remettre sur pied, a-t-il fait valoir.
Jeudi soir, rapporte the Wall Street Journal, iShares (groupe BlackRock) a déposé auprès de la SEC une demande d’agrément pour des ETF qui répliqueraient des indices BlackRock. Cela pourrait lui permettre par exemple de gommer la frontière entre gestions active et passive pour certains produits et de concevoir, à l’instar de Wisdom Tree, des ETF qui correspondent davantage à de nouveaux concepts d’investissement qu'à des segments spécifiques de marché.Ainsi iShares pourrait par exemple lancer une gamme d’ETF qui investiraient à la fois en actions et en obligations pour générer une performance prédéfinie, par exemple 3 %, plutôt que de détenir un portefeuille d’actions à fort dividende ou bien d’obligations avec une échéance donnée.Une autre possibilité serait de lancer des ETF obligataires modifiés de manière à éviter qu’en période difficile ils ne donnent l’impression de trop s'écarter de leur benchmark.
Les avoirs financiers des ménages allemands (numéraire, comptes en banque, actions, obligations, assurances, etc.) ont atteint au premier trimestre leur plus haut niveau depuis la première publication en 1991 de cet indicateur qui ne tient pas compte des propriétés immobilières ou des biens non financiers, a annoncé le 26 août la Bundesbank.Ils s’inscrivaient fin mars à 4.824 milliards d’euros, soit 4,4% de plus qu’au premier trimestre 2010, selon les statistiques publiées par la banque centrale allemande. En retranchant l’endettement des ménages, la richesse nette (mesurée en avoirs financiers) des Allemands s'élevait à 3.291 milliards d’euros fin mars. La Bundesbank souligne dans son communiqué que, crise de la dette oblige, les Allemands ont moins investi dans les obligations d’Etat, hors celles de l’Allemagne, jugées sûres, qui ont connu «de fortes augmentations». Au contraire, ils ont augmenté leurs placements en actions ainsi que dans les contrats d’assurance.La Banque centrale précise également qu’au premier trimestre les fonds d’investissement ont subi des sorties nettes de presque 3,5 milliards d’euros et sont revenus à 585,1 milliards contre 587,4 milliards trois mois plus tôt, après déjà des remboursements nets de 1 milliard en octobre-décembre. Les rachats ont surtout affecté les fonds obligataires.
D’après les statistiques publiées vendredi par la Bundesbank, l'épargne financière des Allemands a atteint un nouveau record de 4.824 milliards d’euros fin mars, soit 40 milliards ou 0,8 % de plus que fin décembre 2010 et 203 milliards ou 4,4 % de plus qu’un an auparavant.Cependant, la Banque centrale précise qu’au premier trimestre les fonds d’investissement ont subi des sorties nettes de presque 3,5 milliards d’euros et sont revenus à 585,1 milliards contre 587,4 milliards trois mois plus tôt, après déjà des remboursements nets de 1 milliard en octobre-décembre. Les rachats ont surtout affecté les fonds obligataires.
Parmi les mesures annoncées par le gouvernement pour redresser les comptes de la France, celles-ci concernent l'épargne salariale et les retraites d’entreprise : Le forfait social passe de 6 à 8 %, Le prélèvement sur les produits financiers passe de 12.3% à 13.5%, Un prélèvement supplémentaire de CSG et de CRDS de 0.24% est instauré, Le régime d’exonération des heures supplémentaires est écorné. Vous pouvez lire nos commentaires ci-dessous: Le forfait social passe de 6 à 8 %. D’après les calcul du gouvernement, cette taxe rapportera 400 millions d’euros au budget de l’Etat, soit deux fois plus que la contribution pour les très hauts revenus, qui n’est, de plus, qu’exceptionnelle. Pour mémoire, le forfait social s’applique à tout élément de rémunération bénéficiant d’exonération de charges sociales : intéressement collectif, participation aux résultats, abondement au PEE ou au PERCO, cotisations de retraite aux plans article 83 ou PERE. Le forfait social est à la charge de l’employeur, sachant que les accords peuvent comprendre une clause de répercussion de toute hausse de la fiscalité aux salariés. En tout état de cause, les entreprises vont légitimement intégrer ce coût supplémentaire dans le pilotage du coût du travail, à l’occasion des prochaines négociations. Le prélèvement sur les produits financiers passe de 12.3% à 13.5 %. Cette hausse concerne les produits financiers sur tous les produits d'épargne y compris les PEE, les PEI et les PERCO. Les épargnants sont actuellement pénalisés par les conséquences du krach boursier de l'été 2010 sur leurs placements en épargne salariale ou en actionnariat salarié sur un PEE. Avec l’accroissement de la taxe sur les produits financiers, la reconstitution de leur épargne est ralentie. Rappelons que l'épargne investie sur les plans de retraite article 83 ou PERE ne supporte pas la CSG et la CRDS sur les produits financiers. Un prélèvement supplémentaire de CSG et de CRDS de 0.24% est instauré. Le gouvernement annonce une suppression de l’abattement pour frais professionnels pour les revenus qui ne constituent pas du salaire, ce qui est le cas de l’intéressement, de la participation, de l’abondement et des cotisations article 83 ou PERE. Ainsi l’assiette de la CSG et de la CRDS passe de 97% 100% pour ces éléments de rémunération. Cette mesure technique correspond en réalité à un prélèvement supplémentaire de 0,24% sur ces éléments de rémunération, à la charge des salariés (0.24 = 8 - 8 x 97%). Extrait du discours du 1er Ministre : Nous proposons de fixer à 2 % le taux de l’abattement pour frais professionnels applicables aux revenus d’activité pour le calcul de la CSG et de restreindre son champ d’application pour les salariés aux seuls revenus ayant la nature de salaire. Le régime d’exonération des heures supplémentaires est écorné. Dans ce train de mesures d’austérité, c’est la seule bonne nouvelle pour l'épargne salariale En effet, les exonérations des heures supplémentaires avaient compromis le développement des dispositifs d’intéressement dans les petites entreprises, dont le mécanisme d’exonération paraissait moins avantageux. Il est édifiant de mettre en rapport ces hausses de prélèvement sur l’intéressement et la participation avec les discours incantatoires sur le nécessaire partage de la valeur avec les salariés, encore prononcés juste avant l'été. Les incitations à épargner pour la retraite sont elles aussi battues en brèche par les prélèvements sur l'épargne. Ces mesures devraient être mises en place dans les mois qui viennent, via le Projet de Loi de Finances rectificatif pour 2011, ou le PLF pour 2012 ou Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012. D’ici là, on peut imaginer que les débats seront nourris.
En 2011, près de huit responsables de fonds de pension sur dix (78% très exactement) ont une poche de gestion alternative dans leur allocation, selon un sondage annuel réalisé par SEI Investments auprès de 106 responsables de fonds de pension à la tête d’actifs compris entre 25 millions de dollars et plus de 1 milliard de dollars. Ce pourcentage, dont la progression a certes été ralentie par la crise de 2007-2008, n’a cessé de croître, passant de 51% en 2008, à 53% en 2009 et 65% en 2010. A la nuance près que les allocations supérieures à 10% du portefeuille total ont diminué l’an dernier. En 2010, 77% des fonds de pension disposant d’actifs de plus de 300 millions de dollars consacraient au moins 10% de leur portefeuille à la gestion alternative, contre seulement 42% cette année pour des tailles similaires.
L’indice des OPCI RFA (*) d’IPD et de l’Aspim, qui reflète la performance de 40 produits, affiche au premier semestre 2011 un rendement global de 4,73 %. Parmi ces véhicules, les 36 fonds spécialisés, c’est-à-dire dont l’exposition est de plus de 70 % sur un secteur particulier, enregistrent un gain de 5,1 %. Les 4 fonds diversifiés progressent plus faiblement de 2,34 % au cours du premier semestre 2011. L’actif net réévalué total de l’échantillon est de 4.854 millions d’euros à fin juin 2011 contre 4.517 millions à fin décembre 2010. La valeur des actifs sous-jacents est de 7.675 millions d’euros au 30 juin 2011. Sur les 40 véhicules analysés, 27 sont des OPCI RFA dédiés et 13 sont donc des OPCI RFA non dédiés. A noter que deux nouvelles sociétés de gestion d’OPCI ont rejoint l’échantillon de l’indice : BSG France et Perial. Les autres sont AEW Europe SGP, Amundi Immobilier, Archon Group, Axa Real Estate SGP, BNP Paribas REIM, Ciloger, GE Rem, Paref Gestion, Sofidy, UFG LFP, et Viveris Reim. Union Investment France n’a pas été en mesure de fournir les données nécessaires à son maintien dans l’indice. (*) Organismes de placement collectif immobilier à règles de fonctionnement allégées
Soutenue par l'évolution de la réglementation, la prise d’indépendance de Barclays Private Equity, rebaptisée Equistone Capital Partners, confirme la tendance générale dans les banques : la scission de leurs filiales de capital-investissement. Les transactions sont multiformes. Elles peuvent consister en une scission pure et simple de l'équipe, avec, parfois, une participation de l’ancienne maison mère dans la nouvelle entité. Autre cas de figure, la vente par la banque de ses participations dans des fonds gérés par des firmes de capital-investissement extérieures. La tendance est loin de s’éteindre, précise le quotidien, et la société de conseil Preqin a recensé 136 sociétés de capital-investissement, appartenant à 39 banques qui ont collecté 264 milliards de dollars de capital.
A fin juin, les actifs gérés par les hedge funds focalisés sur les marchés émergents ont atteint un nouveau record de 123 milliards de dollars, selon Hedge Fund Research (HFR). Le deuxième trimestre 2011 a été le quatrième consécutif de souscriptions nettes et de hausses pour cette catégorie de fonds.En avril-juin, l’encours s’est accru de 1,4 milliard de dollars grâce à un effet performance de 1,1 milliard et à des souscriptions nettes de plus de 300 millions.
En 2011, près de huit responsables de fonds de pension sur dix (78% très exactement) ont une poche de gestion alternative dans leur allocation, selon un sondage annuel réalisé par SEI Investments auprès de 106 responsables de fonds de pension à la tête d’actifs compris entre 25 millions de dollars et plus de 1 milliard de dollars. Ce pourcentage, dont la progression a certes été ralentie par la crise de 2007-2008, n’a cessé de croître, passant de 51% en 2008, à 53% en 2009 et 65% en 2010. A la nuance près que les allocations supérieures à 10% du portefeuille total ont diminué l’an dernier. En 2010, 77% des fonds de pension disposant d’actifs de plus de 300 millions de dollars consacraient au moins 10% de leur portefeuille à la gestion alternative, contre seulement 42% cette année pour des tailles similaires.