Les banques centrales ne peuvent pas tout faire. Elles ont très largement contribué au soutien de l'économie mondiale mais les gouvernements doivent dès à présent prendre le relais. «La politique monétaire a fait sa part du travail. Pour susciter la reprise, il faut désormais s’attacher à favoriser la flexibilité et le dynamisme économiques, et à stabiliser les finances publiques», a déclaré le 23 juin à l’occasion de la publication du 83ème rapport annuel de la Banque des Règlements internatinaux (BRI), son directeur général, Jaime Caruana, dont le mandat a été prolongé de trois ans jusqu’en mars 2017. «Seul un programme vigoureux d’assainissement et de réforme replacera les économies sur la voie d’une croissance réelle forte et durable», estime la BRI dans son rapport annuel.Dans son analyse économique de l’année écoulée, la BRI montre que, même six années après le début de la crise financière mondiale, «l’objectif d’une croissance économique robuste, durable et équilibrée reste insaisissable». Durant cette période, «les banques centrales de ces économies ont été contraintes de trouver des solutions pour assouplir encore leurs politiques». Or, elles n’ont pas vocation à résoudre les problèmes structurels qui font obstacle au retour d’une croissance forte et durable."Les banques centrales ne sauraient, en effet, assainir les finances des ménages et des établissements financiers, pas plus qu’assurer la viabilité des finances publiques. Surtout, elles ne sauraient édicter les réformes de fond, indispensables pour retrouver la voie d’une croissance réelle, voulue par les autorités et attendue par les opinions publiques», écrit la BRI. «La politique accommodante des banques centrales durant la phase de reprise n’a, en vérité, octroyé qu’une période de répit – du temps pour assainir les finances des secteurs privé et public, et pour engager des réformes afin de rétablir la croissance de la productivité». Mais ce répit doit être utilisé avec discernement, d’autant que le rapport coûts-avantages se dégrade.Un retour à la croissance exigera de revoir la répartition des tâches. «Les pouvoirs publics doivent hâter la réforme des marchés du travail et des produits, qui facilitera le transfert des ressources économiques vers les secteurs à haute productivité. Ménages et entreprises doivent achever la lourde tâche d’assainissement de leurs bilans, et les gouvernements, redoubler d’efforts pour assurer la viabilité des finances publiques». «Les autorités compétentes doivent ajuster la règlementation pour tenir compte des interconnexions et de la complexité croissantes au sein du système financier, et veiller à ce que les banques détiennent des volants de fonds propres et de liquidité à la mesure des risques associés. Il faut que chaque pays adapte le calendrier des réformes de manière à maximiser ses chances de succès, sans mettre en péril la reprise économique en cours». Si tous ces acteurs jouent leur rôle, les banques centrales seront en mesure de normaliser la politique monétaire.Cela, le rapport de la BRI souligne dans ses conclusions la difficulté de la tâche à accomplir. Les banques centrales se trouvent «de plus en plus sursollicitées, car voilà des années qu’on s’en remet à elles pour dynamiser l’économie par l’adoption de politiques monétaires très accommodantes». L’efficacité de ces politiques et leurs effets secondaires suscitent actuellement des préoccupations croissantes. L’efficacité de la détente monétaire est à la mesure de l’efficacité des politiques de bilan, budgétaires et structurelles qui l’accompagnent.La sortie des politiques actuelles présentera aussi des défis majeurs, certains purement techniques et d’autres de nature politico-économique. Les instruments qui serviront à gérer la sortie sont en place et ont dans une certaine mesure été mis à l’épreuve. Cela étant, «les banques centrales ont conscience de l’ampleur et de la portée sans précédent de ces stratégies de sortie, dimensions qui amplifient les incertitudes et les risques de sortie non ordonnée».
Pour les institutionnels, la Deutsche Börse a conçu le nouvel indice Dax ex-Financials 30 qui regroupe les actions cotées sur le segment prime standard de la Bourse de Francfort des trente plus grandes entreprises allemandes hormis celles du secteur «FIRE», celui des banques, des prestataires de services financiers et des assurances.Ces valeurs représentent environ 80 % de la capitalisation totale des entreprises allemandes cotées. Le Dax ex-Financials 30 index comporte actuellement des actions de 25 sociétés du Dax et de 5 du MDax.La composition du nouvel indice sera actualisée trimestriellement et les données sont disponibles en rétropolation jusqu’au 20 mars 2003. La pondération de chaque valeur est plafonnée à 10 %.
La société allemande de conseil en investissements durables versiko a annoncé le lancement d’un plan d'épargne-retraite en unités de compte, ökoViola, dont le portefeuille sera exclusivement investi en parts du fonds ökovision Classic, lancé par la filiale luxembourgeoise ökoworld, la partie assurance du contrat étant confiée à Continentale.Selon versiko, cette formule permet aux souscripteurs d'être sûrs que leur épargne sera investie de manière éthique, avec l’exclusion des firmes d’armement, du nucléaire, de chimie du chlore ou encore qui font travailler des enfants.Au 31 mai, le fonds ökovisin Classic affichait un encours de 361,8 millions d’euros pour les parts C (LU0061928585) et de 15,8 millions pour les parts A (LU0551476806).
L’agence de notation allemande Scope, sur la base de six fonds de volatilité disposant d’un historique de cinq ans, a établi que la corrélation moyenne avec les actions mondiales (MSCI World TR) se situe à 0,09 (de - 0,23 à + 0,49) tandis que celle avec les obligations mondiales (Citigroup WGBI TR) s’avère légèrement négative, mais avec une dispersion plus importante (- 0,49 à + 0,81).La corrélation négative s’explique par le fait que la volatilité implicite augmente lorsque les marchés d’actions baissent, et inversement. En période de baisse, de nombreux opérateurs se couvrent au moyen d’options et la forte demande d’options fait monter les prix et donc la volatilité implicite.D’autre part, Scope a établi que la performance des fonds analysés est majoritairement positive. Ainsi, le Amundi Funds Absolute Volatility World (LU0319687124) a affiché sur les cinq dernières années une performance absolue de 48,7 %, meilleur résultat de l'échantillon, sachant que la moyenne des fonds de volatilité analysés a produit dans le même temps un gain de 15,8 %.
Russian Direct Investment Fund (RDIF), le fonds de capital investissement soutenu par l’Etat russe, et le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala Development Company, ont annoncé le lancement d’un fonds de co-investissement de 2 milliards de dollars afin de rechercher des opportunités d’investissement sur le marché russe.Les deux fonds contribuent au nouveau fonds pour 1 milliard de dollars chacun. Cette nouvelle initiative de Mubadala s’inscrit dans la volonté de la société de s’installer durablement sur les grands marchés internationaux.
Pour son fonds ISR d’actions européennes Equities Europe Sustainable (environ 50 millions d’euros d’encours), le gestionnaire belge Petercam utilise désormais les données brutes de Sustainalytics au lieu de celles de Vigeo. Elles sont toujours retraitées en interne par le comité ISR, qui établit la liste des valeurs éligibles communiquée au gérant, Didier van de Veire.Cela s’est traduit par une dizaine de changements sur 60 lignes, l’univers que couvre Sustainalytics étant plus large en direction des moyennes capitalisations, ce qui correspond mieux au mode de recherche de performance du gérant.Petercam est satisfait de la réactivité et du pragmatisme de son fournisseur et n’exclut pas d’élargir l’utilisation des données à d’autres produits actions, voire obligataires.
Le New Zealand Superannuation Fund a annoncé avoir exclu plusieurs opérateurs de bases nucléaires de son portefeuille dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 22 milliards de dollars.Parmi les exclusions figurent notamment Babcock & Wilcox, Fluor Corporation, Huntington Ingalls Industries, Jacobs Engineering Group, Serco Group et URS Corporation. Le fonds souverain avait déjà exclu Lockheed Martin. Au 31 mars 2013, les actifs du fonds dans les sociétés exclues totalisaient 2,2 milliards de dollars néo-zélandais. Tous ces actifs ont été vendus. Le fonds a par ailleurs indiqué que quatre sociétés précédemment exclues sont désormais susceptibles de revenir dans le portefeuille, General Dynamics, L-3 Communications, Raytheon et Goodrich Corp. Ces sociétés ont confirmé qu’elles ne participaient plus à la fabrication de munitions à fragmentation.
La Banque européenne d’investissement et la Banque publique d’investissement française ont signé une convention pour que la première mobilise 1,2 milliard d’euros au service du financement des petites et moyennes entreprises en France. La convention permettra notamment de financer conjointement les activités de prêt aux entreprises et les fonds de soutien.
Fondé sur l'analyse de la performance du «sell side», le classement en France souligne que les petits courtiers ont des armes face à leurs grands rivaux
C’est ce qu’a indiqué le ministre des Finances George Osborne à l’occasion d’un entretien accordé à la BBC. Le dirigeant s’est pourtant engagé à poursuivre sa politique d’austérité, à quelques jours de l’annonce d’un nouveau train de mesures d’économies. George Osborne devrait en effet présenter dès mercredi un examen des dépenses publiques pour 2015 et 2016 passant par 11,5 milliards de livres de réductions des dépenses ministérielles.
La CDU de la Chancelière allemande et son alliée la CSU présentent aujourd’hui un programme de campagne, à trois mois des élections législatives. Si les partis assurent que la rigueur budgétaire reste la priorité, le document est riche de cadeaux, sur les allocations familiales ou les retraites par exemple. Le Handelsblatt a chiffré ces promesses à 28 milliards d’euros.
L’Italie va reporter d’au moins trois mois une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée qui devait s’appliquer en juillet et le gouvernement devrait revenir entièrement sur ce projet, selon le ministre de l’Economie Stefano Fassina. Le relèvement prévu d’un point de pourcentage, à 22%, du taux principal de TVA est devenu une source de tensions pour la coalition au pouvoir d’Enrico Letta.
La Grèce est sur la voie des objectifs fixés dans le cadre du plan de sauvetage international, même si certains sont difficiles à atteindre, a confié le Premier ministre Antonis Samaras au quotidien To Vima. Il a ajouté que de nouvelles mesures d’austérité ne devraient pas être nécessaires pour compenser l'échec de la privatisation de la compagnie gazière Depa. Le FMI espère de son côté trouver un accord en juillet permettant le versement d’une nouvelle tranche d’aide.
La Grande-Bretagne et la Chine ont convenu de mettre en place une ligne de « swap » de devises - premier accord de ce type avec un pays du G7 - dans le but de promouvoir le commerce et la stabilité financière, a indiqué la Banque d’Angleterre. La Chine avait déjà établi des lignes de « swap » sur le yuan avec une quinzaine de pays, mais il s’agissait d'économies émergentes riches en ressources naturelles ou en biens utilisés dans la production industrielle destinée à l’exportation. Le gouverneur de la BoE Mervyn King et son homologue de la Banque populaire de Chine (PBOC) Zhou Xiaochuan ont prévu d’installer une ligne d'échange de devises sur trois ans, d’un montant maximum de 200 milliards de yuans (25 milliards d’euros). Cet accord permettra à la BoE de fournir du yuan en échange d’autres devises en cas de pénurie de la devise chinoise sur le marché de Londres, par exemple pour permettre à une société britannique de payer ses importations de Chine.
L’agence de notation a confirmé la note maximum « AAA » de la dette souveraine de la Norvège, reflétant une économie à forte valeur ajoutée et un cadre institutionnel solide. La perspective de la note est stable. « Le bilan sain du pays lui laisse une grande flexibilité pour s’adapter à d'éventuels chocs négatifs et au vieillissement de sa population », précise Fitch.
Le bâtiment, qui a abrité le siège de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) jusqu’en février 2012 à Paris (XVIe), a été vendu à un promoteur et à une mutuelle, a-t-on appris vendredi au ministère du Budget. Interrogé par l’AFP, le ministère a précisé que la vente avait eu lieu à l’issue d’un appel d’offres remporté par le groupe immobilier Nexity et la mutuelle Carac. Le ministère s’est refusé à livrer le montant de la transaction, soulignant seulement que le montant était supérieur à l’estimation domaniale. Selon le ministère du Budget, le nouvel immeuble comprendra 50 % de logements sociaux et une crèche. La Carac, mutuelle d'épargne et de retraite, et son partenaire Nexity ont bien remporté l’appel d’offres lancé par l’Etat, a confirmé vendredi après-midi à l’AFP la Carac. Mais, selon la Carac, l’acte définitif de vente n’est pas encore signé et quelques points de négociations sont encore en cours actuellement. Ce projet de 11.500 m2, ajoute la Carac, comprendra une crèche, 30 % de logement social, 20 % de logement étudiant et 50 % de logement libre qui resteront propriété de la Carac. Nexity sera le maître d’oeuvre de cette opération d’aménagement dont le projet architectural a été confié à l’architecte Louis Paillard et le projet s’inscrira dans une démarche de développement durable en réutilisant l’espace bâti existant, assure la Carac. Ainsi la façade sera conservée. Si les négociations avec l’Etat aboutissent rapidement, ce projet pourra prendre une forme définitive en 2016, conclut la Carac. Le Journal officiel avait publié mercredi une décision du ministère de l’Intérieur en date du 15 mai portant déclassement du domaine public de l’Etat et désaffectation d’un immeuble domanial, 33 bis-35, rue Saint-Didier et 3, rue des Sablons à Paris (XVIe), adresse correspondant à l’ex-siège de la DGGN. L’immeuble, sis sur une parcelle de 3.400 m2, est situé entre le Trocadéro et la place Victor-Hugo, l’un des quartiers les plus chers de Paris. Une partie du produit de cette vente devrait être affectée au budget de la gendarmerie, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. La DGGN s'était installée en 1969 dans ce bâtiment du XIXème siècle, un ancien couvent. Elle a rejoint en février 2002 son nouveau siège construit autour du fort d’Issy-les-Moulineaux, près de Paris.
Le fonds KKR, qui a lancé la mise en Bourse du fabricant allemand de chariots élévateurs Kion, aurait reçu suffisamment de demande de la part d’investisseurs pour couvrir l’offre, selon Bloomberg. Le prix d’introduction de la société a été fixé entre 24 et 30 euros la semaine dernière. Outre KKR, les banques chargées de l’IPO sont Deutsche Bank, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Des intermédiaires financiers britanniques réclament un réexamen d’urgence des normes comptables IFRS, dont la fiabilité les laisse sceptiques. Leur appel tombe au lendemain de la révision à la hausse par l’Autorité de régulation prudentielle (PRA) britannique des besoins de fonds propres des banques. Dans un document remis à la commission parlementaire sur les normes bancaires (PCBS) et à la Commission européenne, les investisseurs disent que les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) ne donnent pas un aperçu «réel et juste» de la performance d’une entreprise, sapent la confiance des investisseurs et remettent en cause la stabilité économique.
Les ventes qui touchent les obligations ont provoqué la chute de nombreux ETF en deçà de la valeur de leurs actifs sous-jacents, rapporte le Financial Times. Les ETF marchés émergents ont été les plus affectés. Par exemple, le cours de la part du iShares MSCI Emerging Markets Index a atteint une décote de 6,5 % par rapport à la valeur sous-jacente. La baisse des marchés a aussi provoqué des problèmes dans la « plomberie » derrière plusieurs ETF, note le FT. Citigroup a ainsi cessé d’accepter les ordres pour rembourser les actifs sous-jacents venant des émetteurs d’ETF, après qu’un trading desk ait atteint les limites en termes de risque alloué.
Les actifs sous gestion des boutiques affiliées au groupe Montage Investments ont dépassé en mai la barre des 16 milliards de dollars. Les encours ont progressé de plus de 3 milliards de dollars en l’espace de cinq mois après avoir enregistré une hausse de 4 milliards de dollars en 2012.Plusieurs gestionnaires parmi les boutiques du réseau de Montage Investments ont enregistré d’excellentes performances ces derniers mois, entre autres Nuance Investments, Convergence Investment Partners et Tortoise Capital Advisors.
NYSE Euronext (NYX) a annoncé en milieu de semaine le lancement d’un nouvel indice boursier : le CAC 40 ® Ext. Ce dernier a pour objectif de suivre sa référence, le CAC 40, mais avec un calcul étendu au delà des heures d’ouvertures de la référence de la Place de Paris. La plage horaire passe de 9 heures à 17:30 heures à 8 heures à 18:30 heures. Le CAC 40 Ext est également calculé à partir du cours du contrat à terme sur le CAC 40 ajusté des dividendes et des taux. Le nouvel indice doit répondre à la demande de nombreux émetteurs de produits structurés qui veulent l’utiliser comme un indice sous-jacent.
Agacé par les frais et la performance récente de son fonds de pension, le Montgomery County a décidé de transférer la quasi-totalité des actifs de ce fonds de 470 millions de dollars à une poignée de fonds indiciels gérés par Vanguard Group, rapporte le Wall Street Journal. Le county a suivi pour cela les conseils de John C. « Jack » Bogle, le fondateur de Vanguard et le « parrain » des fonds indiciels. Ce transfert devrait permettre au fonds de réduire les frais d’investissement d’environ deux tiers : 0,13 % des encours contre 0,43 % précédemment.
Le gestionnaire d’actifs indien Karvy Capital, qui appartient au fournisseur de services financiers Karvy Group, vient de lancer son premier hedge fund, selon The Economic Times.Ce fonds systématique met en œuvre une multi-stratégie de performance absolue qui a pour objectif de dégager des performances dans toutes les configurations de marché.
La première émission obligataire de l’Etat fédéral allemand et de dix des seize Länder serait imminente et pourrait en tout cas intervenir avant la pause estivale, rapporte Les Echos. Ce « Deutschland Bond », qui vise un montant de 3 milliards d’euros, profitera à 20 % à la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le Bund fédéral, récoltant 13,5 %, se situe au-dessus de la moyenne des Länder, qui est à 8,7 %. Autrement dit, Berlin soutient ce projet. « Il ne s’agit pas de servir de modèle pour de futurs " eurobonds " », a toutefois précisé Tammo Diemer, directeur de la Finanzagentur, l’agence chargée de placer la dette du Bund sur les marchés.
78 % des épargnants allemands interrogés par le BVI rejettent la taxe sur les transactions financières (TTF) au cas où les particuliers seraient concernés par cette dernière, indique l’association allemande des gestionnaires de fonds. Une grande majorité des personnes interrogées étaient spontanément pour une taxe, quand il n'était pas question qu’ils la paient (73 %). Malgré le fort rejet d’une éventuelle TTF financée par les épargnants particuliers, seulement 22 % des personnes interrogées ont déclaré suivre les débats autour de la TTF et de son application.
Londres et Paris restaient en 2012 les villes de l’Union européenne avec les prix immobiliers les plus élevés, selon une étude du cabinet Deloitte publiée le 20 juin, qui souligne également l’hétérogénéité croissante des marchés immobiliers selon les pays."Londres centre demeure la ville la plus chère en Europe avec un coût moyen de 10.000 euros par mètre carré» dans l’immobilier résidentiel neuf, suivie par Paris intra muros, qui «affiche un coût moyen de 8.300 euros par mètre carré», détaille l'étude, qui porte sur le marché du logement résidentiel dans 12 pays européens.Le prix moyen du mètre carré descend à 6.000 euros pour le Grand Londres et 5.500 euros en Ile-de-France. On trouve ensuite Munich, ville la plus chère d’Allemagne avec environ 5.000 euros du mètre carré, puis Moscou, Milan, Rome, Lyon et Marseille, autour de 4.000 euros le mètre carré, ajoute Deloitte.Rapporté au niveau de vie, c’est toutefois en Russie que l’accès à la propriété est le moins aisé, avec en moyenne 10 années de salaire brut nécessaires pour acquérir un logement neuf de 70 mètres carrés. La France arrive en deuxième position, avec 9,4 ans, suivie par le Royaume-Uni et l’Italie. Le pays le plus accessible est le Danemark, avec à peine plus de 2 ans de salaire nécessaires pour l’achat d’un bien comparable.Selon l'étude, «la récession économique en Europe a accentué l’hétérogénéité des marchés selon les pays». Elle note ainsi que si les prix ont continué à grimper au Royaume-Uni (+13,5% par rapport à 2011), en Russie (+11%) et en Allemagne (+9,1%), la croissance a été beaucoup plus modérée en France (+2,5%) et en Belgique (+3,1%) et les prix ont reflué en Italie (-3,6%), en Espagne (-6,2%) et aux Pays-Bas (-6,9%).
Des crédits supplémentaires seront consacrés à la lutte contre le chômage malgré un contexte budgétaire tendu, a déclaré vendredi le ministre du Travail, qui relativise les prévisions de l’Insee sur la progression de la courbe du chômage. Dans une note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l’institut de la statistique prévoit 29.000 destructions d’emplois marchands au deuxième trimestre, 42.000 au troisième et 34.000 au quatrième, portant le nombre total à -113.000 sur l’année.
Des recettes exceptionnelles liées à un accord fiscal avec la Suisse ont permis de limiter le déficit budgétaire britannique en mai. Le déficit hors interventions dans le secteur financier, la mesure de la situation budgétaire privilégiée par le gouvernement, ressort à 8,772 milliards de livres sur le mois, a annoncé l’Office national des statistiques (ONS). C’est près de deux fois moins qu’en mai 2012 (15,629 milliards). La dette publique, hors coûts liés au renflouement des banques, a quant à elle atteint 1.189,2 milliards de livres, l'équivalent de 75,2% du PIB.