La plupart des stratégies d’investissement actuelles sont en passe d'être démodées. Les exigences des investisseurs et le cadre dans lequel ces derniers évoluent s'éloignent des allocations rigidement focalisées sur les indices de référence au profit de mandats gérés en fonction du risque et des résultats. Dès lors, selon le consultant américain Casey Quirk, les gestionnaires devront basculer sur des stratégies actives de nouvelle génération qui devraient pouvoir représenter près de 45 % du chiffre d’affaires mondial d’ici à 2018, avec des souscriptions nettes de 3.400 milliards de dollars, alors que les portefeuilles actifs traditionnels perdront environ 1.800 milliards de sorties nettes. Parallèlement, les stratégies passives n’attireront sur la même période que 1.000 milliards de dollars.Selon Casey Quirk, on peut identifier six catégories de «new active strategies» qui brouillent la frontière entre investissements traditionnels et alternatifs en intégrant des techniques innovantes dans une enveloppe plus conviviale : les investissements sur tout le spectre obligataire, les actions sans benchmark, les stratégies sur le non coté, les stratégies de négoce, les solutions dynamiques multiclasses d’actifs et les actifs réels.Le consultant souligne aussi que les gestionnaires d’actifs peuvent utiliser l’un quelconque des trois leviers suivants pour mettre à jour les stratégies hérités du passé : la fixation de nouvelles glissières de sécurité en matière de risque, l'élargissement de l’univers d’investissement et l’acquisition de nouvelles compétences en matière de marché des capitaux. En fait, la meilleure stratégie dépendra de la crédibilité du gestionnaire, de sa clientèle actuelle et de l’appétence des institutionnels pour le changement.