Depuis plusieurs années, les groupes de protection sociale n’ont fait que fusionner entres elles. Humanis a commencé en 2011 à se rapprocher de Vauban et Aprionis, puis de Novalis Taitbout en 2012. Mornay et D&O se sont réunis pour former Klesia en 2012. Quant à AG2R-La Mondiale, qui a déjà absorbé Isica et Premalliance, il entame une fusion avec Réunica. Ces rapprochements s’accompagnent ainsi d’union entre les filiales du groupes, à savoir des caisses de retraite complémentaires, des institutions de prévoyance ou encore de la gestion d’actifs. L’ensemble de ces groupes de protection sociale sont soumis à des contraintes croissantes : d’une part liées à la diminution des encours gérés dans le cadre des régimes de retraite complémentaire Agirc-Arrco, et d’autre part liées à la réglementation (Solvabilité II, Ucits, AIFM. L’impératif pour eux est donc de rationaliser la gestion d’actifs. Le contrôle des coûts «Notre objectif est de consolider la structure de gestion qui doit faire face à de multiples contraintes réglementaires : Emir, Fatca, AIFM, Solvabilité 2..., précise Jean-Louis Charles, directeur des investissements du groupe AG2R-La Mondiale, chargé également d’Agicam. Nous sortons de deux années de fusion avec l’autre filiale de gestion du groupe, à savoir La Mondiale Gestion d’actifs.» L’objectif de la fusion était significativement de maîtriser les coûts. «Cette fusion nous a permis de renforcer la mutualisation et de pouvoir prendre en charge des coûts d’exploitation en hausse du fait de la réglementation. La direction financière assure la gestion obligataire en direct, la société de gestion (Agicam) s’occupe essentiellement de la gestion actions, des fonds de la retraite complémentaire et de l'épargne salariale», indique Jean-Louis Charles. Agicam gère ainsi près de 17 milliards d’euros sur un total de 70 milliards d’euros du groupe. Utilisation des fonctions support des groupes Comme AG2R-La Mondiale, Agrica Epargne n’emploie que des gérants et utilise les fonctions supports du groupe. «Nous gérons l’ensemble des actifs de diversification du groupe Agrica ainsi que les réserves du régime Agirc-Arrco et l'épargne salariale pour un total d’encours sous gestion de 2,2 milliards d’euros, le groupe prenant en charge la gestion du portefeuille assurantiel», explique Jean-Claude Guimiot, directeur général d’Agrica Epargne. Afin de garder un effectif réduit, la société de gestion fonctionne essentiellement par le biais d’une sélection de fonds tout en participant à la définition de l’allocation d’actifs. «Agrica nous a confié un mandat de conseil en allocation qui porte sur l’intégralité des actifs, à savoir 6 milliards d’euros, et nous intervenons en amont pour toutes les opérations financières, indique Jean-Claude Guimiot. Contrairement à Agrica, le Groupe Pro BTP confie 75% (12,3 milliards d’euros) de ses encours à sa filiale de gestion, à savoir Pro BTP Finance. Cette dernière est spécialisée sur les actions et les obligations de la zone euro et depuis peu a ouvert sa gestion aux actifs américains et asiatiques, tandis que le groupe ne s’occupe que des actifs réels : immobilier pierre et papier, infrastructures, capital-investissement. Dans la conquête des clients externes Afin de palier à ces contraintes, certains groupes de protection sociale comme Médéric/Malakoff par le biais de Fédéris Gestion d’actifs, développe une autre stratégie, à savoir la gestion pour compte de tiers. «Nous gérons 26 milliards d’euros dont 2 milliards pour compte de tiers, indique Anne Courrier, directrice générale de Fédéris Gestion d’actifs. Nous travaillons essentiellement pour des mutuelles, des institutions de prévoyance et des sociétés d’assurance. Depuis un peu moins de deux ans, nous avons mis en place une démarche pro-active de conquête de clients externes en constituant une équipe commerciale composée de trois personnes.» Le groupe mise également sur les partenariats. «Nous avons conclu un premier partenariat avec Kepler afin de concevoir et gérer des fonds de prêts à l'économie, investis en placements privés, nous avons également lancé un fonds ISR sur les convertibles avec UBI et un fonds ISR sur les small et mid cap avec Oddo Asset Management, énumère Anne Courrier Chaque acteur apporte son expertise, nous la nôtre, il faut être complémentaire et bien s’entendre sur le partage des rôles et des marges.» Une notion de performance relative Si la rationalisation menée par ces groupes s’accompagne souvent par le renforcement de leur expertise en matière d’ISR et de financement de l'économie française, la recherche de la meilleure performance possible est toujours présente, mais reste difficile à mettre en oeuvre. En effet, les fonds des groupes de protection sociale ne sont pas tous soumis aux même contraintes, ce qui ne permet pas de comparer les performances aisément. «La culture institutionnelle est une culture du risque, précise Jean-Claude Guimiot. Les institutionnels définissent une allocation d’actifs en prenant en compte l’ensemble des marchés financiers et leurs perspectives en y associant des objectifs en matière de risque, mais aussi de gestion actif/passif.» Un équilibre doit donc être trouvé entre les contraintes réglementaires et la performance, car celle-ci remplit plusieurs objectifs. «Nous voulons délivrer de la performance et le faire savoir. Nous figurons régulièrement dans des palmarès et des prix, se félicite Jean-Louis Charles. Cela offre une certaine reconnaissance à nos gérants et nous permet ainsi de conserver des talents.» D’autres comme Médéric/ Malakoff n’hésite pas à mettre ses équipes en concurrence avec des sociétés de gestion externes afin de les stimuler...et les comparer.
Malakoff-Médéric confirme bien le départ imminent de Pierre Nuyts au poste de directeur financier du groupe pour rejoindre le groupe Humanis (voir actu). Pour le moment, le groupe de protection sociale n’a personne pour le remplacer et recherche activement son successeur.
Le fonds d’investissement Montefiore est en voie de finaliser l’acquisition auprès du groupe Coser de Lyovel, un des acteurs majeurs de la distribution automatique de boissons chaudes, snacks, boissons froides et produits frais en France. La société compte aujourd’hui 500 salariés, un parc d’environ 15.000 distributeurs sous gestion, 6.800 clients et a affiché un chiffre d’affaires 2013 de près de 60 millions d’euros.
La Financial Market Supervisory Authority, le régulateur bancaire suisse, a fixé à 19,2% et 16,7% respectivement le ratio de solvabilité total qu’UBS et Credit Suisse devront afficher au minimum en 2019. Une exigence basée sur les comptes 2012 et qui pourrait diminuer compte tenu des programmes de réduction du bilan engagées par les deux groupes, a reconnu le régulateur. UBS et Credit Suisse devront aussi détenir en fonds propres l'équivalent de 4,6% et 4% de leur total de bilan, soit au-dessus du ratio de levier de 3% fixé par le Comité de Bâle au niveau international.
La société de gestion Alceda, basée au Luxembourg, a annoncé le 5 mai avoir passé un accord de coopération avec le gestionnaire allemand Lingohr & Partner Asset Management qui se traduit d’ores et déjà par l’arrivée sur sa plateforme Alceda Ucits Platform (AUP) de fonds de Lingohr notamment dédiés à la clientèle institutionnelle. Il s’agit des fonds Lingohr - Global Equity USD (ISIN LU0384133921), Lingohr - Global Equity EUR (ISIN LU0384133178) et Lingohr Viking Constrained (ISIN LU0477386287)."Nous souhaitons proposer nos stratégies d’investissement à un plus grand cercle d’investisseurs et nous voulons développer nos relations existantes qui vont de l’Australie au Canada. Dans cette perspective, Alceda peut nous apporter une plus-value significative avec son réseau international. Nous avons d’autres projets en préparation, en Australie, en Asie et en Amérique du Nord où nous sommes présents depuis 2007 avec notre filiale Lingohr & Partner North America», explique le patron de Lingohr & Partner, Michael Broszeit, cité dans un communiqué.Les actifs sous gestion de Lingohr & Partner s'élèvent à environ 5,5 milliards d’euros.
Le ministre des finances danois, Bjarne Corydon, a critiqué les hedge funds et autres investisseurs étrangers qui spéculent contre le Danemark en pariant sur une dégradation prochaine de la note du pays aujourd’hui AAA. Les détracteurs du Danemark se fondent essentiellement sur le niveau de la dette des ménages qui atteint 300% du revenu disponible soit un record mondial. Mais selon Bjarne Corydon dont Bloomberg rapporte les propos, les investisseurs qui parient contre le Danemark occultent totalement « l’autre partie de l’équation, à savoir le système de retraite danois ». En effet, selon l’office des statistiques danois, la richesse nette des ménages représentait 328% du PIB fin 2012 soit 6 trillions de couronnes danoises. L’épargne retraite s’élève notamment à 2.500 milliards de couronnes, soit l’équivalent de 42% la richesse nette des ménages.
Dans le cadre de la conférence de la fondation Sohn qui se tenait à New York, quelques gérants stars de hedge funds ont exposé certaines de leurs convictions, rapporte ce matin Les Echos. Parmi les idées exprimées, celle de Paul Tudor Jones qui dirige Tudor Investment Corporation et qui parie sur une possible correction du marché obligataire anglais dès le début de l'été, selon Les Echos. Les obligations britanniques commencent à baisser en moyenne cinq mois avant la première hausse des taux; or ,la BoE pourrait durcir sa politique en décembre, explique le gérant. En revanche, Paul Tudor Jones, ne croit pas à une remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis dans les mois à venir, précise Les Echos.
La société de gestion F&C Reit Asset Management propose un fonds réservé à la clientèle institutionnelle, le Best Value UK I, qui se propose d’investir dans 10 à 15 objets immobiliers, rapporte Das Investment.Le fonds s’intéresse en priorité à l’immobilier commercial et de bureaux ainsi qu'à la logistique, pour des montants unitaires compris entre 5 et 35 millions d’euros à Birmingham, Glasgow, Edimbourg et Manchester ainsi que dans des villes moyennes situées au sud-ouest de Londres.Le fonds a un objectif d’encours de 180 millions d’euros avec un rendement de 5,75% par an sur dix ans.
Les actifs sous gestion des mutual funds britanniques pourraient atteindre le niveau record de 880 milliards de livres en 2014, soit une progression de 8,9 % par rapport aux 808 milliards de livres de 2013, selon un rapport du «think tank» économique EY Item Club dévoilé par Financial News. Les analystes anticipent en effet une forte augmentation des flux vers les fonds actions, avec une prévision de croissance de % en 2014, estimant que la reprise économique devrait stimuler l’appétit des investisseurs pour le risque. De même, ce groupe de réflexion juge que la récente réforme des retraites annoncée au Royaume-Uni dernièrement devrait constituer une belle opportunité pour les gérants de fonds.
Le spécialiste de la gestion alternative Felix Zulauf et son associé et fils Roman viennent de lancer leur premier fonds ouvert au public. Le Vicenda Multi Asset Opportunities Fund UCITS UI réplique une stratégie global macro lancée en 2013, selon un communiqué de Universal-Investment, la société qui administre le fonds. Le fonds sera gérée par la boutique suisse Vicenda Asset Management dont Zulauf père et fils sont les co-CIO et Vicenda coopère avec Zulauf Asset Management, la société créée en 1990 par Felix Zulauf et spécialisée dans la gestion de hedge funds.
Avec une collecte de 20,6 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de l’année, les ETP cotés en Europe ont attiré sur la période davantage d’actifs que sur l’ensemble de l’année 2013, relève BlackRock dans son dernier point mensuel sur le secteur des ETP.Toujours en Europe, la classe d’actifs la plus demandée sur les quatre premiers mois de l’année a été le fixed income qui a contribué à hauteur de 54% à la collecte depuis le début de l’année.Au niveau mondial, le mois d’avril a été exceptionnel avec une collecte de 33,5 milliards de dollars. Les actions des marchés développés hors Etats-Unis ont capturé 30% de la collecte mensuelle. Les actions et la dette émergente ont également été très demandés, enregistrant leur meilleure collecte depuis 14 mois.Plus précisément, les actions émergentes dans leur ensemble ont collecté 5,9 milliards de dollars, soit un résultat positif sur un mois pour la première fois depuis octobre dernier. Les actions des marchés frontières ont attiré 0,2 milliard de dollars, ce qui a doublé les souscriptions depuis le début de l’année. De leur côté, les ETP dédiés aux obligations émergentes ont attiré 1,3 milliard de dollars, soit le meilleur résultat observé depuis octobre 2012.
L’ancien chef économiste de Lehman Brothers, John Llewellyn, espère bien pouvoir démarrer prochainement ses activités en tant que gérant de hedge funds spécialisé dans les stratégies macro, rapporte Financial News. John Llewellyn, qui précise avoir déjà trouvé un associé qui apporterait des fonds, souhaiterait tenter avec son équipe d’interpréter les intentions des banques centrales lorsqu’elles explicitent leur politique. La stratégie macro, si elle est bien lancée, serait conseillée par sa firme de conseil, Llewellyn Consulting, qui publie des études économiques.
Wendel a annoncé mercredi matin avoir finalisé la cession de 24 millions actions qu’elle détenait dans Saint-Gobain, soit 4,3% du capital pour un montant d’environ 1 milliard d’euros. Le lancement du placement avait fait l’objet d’un communiqué mardi soir. Après ajustement de sa participation, la holding détient désormais environ 12% des actions et 20% des droits de vote de Saint-Gobain. «Le niveau de détention de Wendel se stabilisera durablement autour de 11,5% du capital et de 19% des droits de vote», indique un communiqué. Ondra Partners a conseillé Wendel sur l’opération.
Le bénéfice net de la deuxième banque allemande est ressorti à 200 millions d’euros contre 98 millions un an auparavant et un consensus à 231 millions. La vente à un rythme plus rapide que prévu des actifs de la «bad bank» interne du groupe a en effet provoqué une baisse de 8% du produit net bancaire à 2,26 milliards d’euros. Les encours de la structure de défaisance ont diminué de 29% sur un an à 102 milliards d’euros au premier trimestre.
Foncière des Régions (FdR), qui cherche à se recentrer sur les bureaux loués à de grandes entreprises ou le résidentiel allemand, a conclu pour 498 millions d’euros de cessions dans la logistique au premier trimestre, dont 473 millions pour la seule transaction avec Blackstone annoncée en mars. Au total, ces cessions d’actifs, finalisées ou signées, ont atteint 616 millions d’euros.
La société d’investissement cotée a l’intention de céder sur le marché 4,3% du capital de Saint-Gobain , soit 24 millions d’actions, pour un montant d’environ 1 milliard d’euros. A l’issue de l’opération, Wendel détiendra environ 12% des actions et 20% des droits de vote de Saint-Gobain. La participation de Wendel se stabilisera durablement autour de 11,5% du capital et de 19% des droits de vote compte tenu de l’effet des augmentations de capital attendues liées au Plan d’Epargne Groupe et au versement d’une partie du dividende en actions, explique Wendel. Le produit de la vente permettra à la holding de renforcer sa trésorerie, qui s'élevait à 547 millions d’euros au 17 mars 2014. La transaction n’affectera pas la gouvernance et la composition du conseil d’administration de Saint-Gobain, ajoute le groupe, qui réaffirme son soutien pour le long terme à la stratégie déployée par Saint-Gobain.
Le fonds immobilier coté Griffin-American Healthcare Reit II, qui détient des biens liés à la santé dans trente états américains, fait l’objet de quatre offres de rachat. Ces propositions émanent de Ventas, d’Health Care Reit, d’American Realty Capital Healthcare Trust et d’une division de NorthStar Realty Finance. La valorisation du fonds pourrait approcher les 3,7 milliards de dollars.
Natixis a annoncé mardi la tenue d’une réunion analystes le 7 mai pour lancer le processus d’introduction en Bourse de sa filiale d’assurance crédit, Coface. La filiale de BPCE a par ailleurs publié ses résultats du premier trimestre 2014, qui témoignent de la poursuite de l’amélioration de la rentabilité du groupe. Hors gestion active des protefeuilles cantonnés (GAPC) et effets comptables sur la dette propre, le résultat net progresse de 8% sur un an à 304 millions d’euros, alors que le produit net bancaire a augmenté de 3% à 1,857 milliard. Dans la banque de grande clientèle, ex-BFI, les revenus sont stables, avec une chute de 18% du PNB de la division taux, change et matières premières, mais une progression de 16% dans les actions, portée notamment par le déploiement des dérivés actions. La fermeture prochaine de la GAPC a été confirmée.
La Banque nationale suisse (BNS) traite désormais ses opérations de politique monétaire et les enchères des emprunts de la Confédération et des créances comptables sur la plateforme de négoce de la Bourse suisse SIX, selon un communiqué publié le 5 mai par SIX Management. Depuis le 2 mai 2014, SIX met ainsi le nouveau marché monétaire suisse à la disposition de la BNS et des établissements financiers, précise le communiqué. Cette plateforme de négoce «contribue de manière significative à la stabilité et à l’efficience du système financier suisse», souligne le communiqué. La BNS traitait jusqu’ici ses opérations de politique monétaire sur la plateforme d’Eurex. La décision de les transférer sur la plateforme de négoce de SIX permet de bénéficier d’ «une solution totalement intégrée pour le négoce, le règlement des titres et le traitement des paiements, dans treize monnaies différentes». La plateforme de négoce exploitée par SIX est à la disposition des établissements financiers suisses et européens souhaitant participer aux opérations d’ «open market» et autres facilités proposées par la BNS. Il s’agit d’une première étape. Par la suite, SIX entend développer encore cette plateforme et les systèmes de règlement des transactions. De nouvelles fonctions et d’autres segments de marchés sont prévus à partir de l’automne 2015.
Le rythme de distribution des quotas QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) marque le pas en Chine. La State Administration of Foreign Exchange (Safe) a ainsi modestement accordé 850 millions de dollars de quotas en avril, après 1,45 milliard de dollars en mars, rapporte Asia Asset Management. Au 30 avril, 242 institutions étrangères ont à ce jour obtenu des quotas QFII pour un montant total de 54,4 milliards de dollars depuis l’instauration de ce programme.Au cours du mois écoulé, l’autorité gouvernementale a accordé un quota de 50 millions de dollars à un nouvel acteur, à savoir Washington University. D’autres compagnies, déjà participantes au programme, ont reçu des quotas supplémentaires. C’est le cas de Citic Securities International Investment Management (HK), British Columbia Investment Management Corporation et Nan Shan Life Insurance qui ont obtenu 200 millions de dollars chacun. En parallèle, Board of Regents of the University of Texas System et Capital Securities Investment Trust Corporation ont reçu 50 millions de dollars chacun de nouveaux quotas. Enfin, 100 millions de dollars de quotas supplémentaires ont été accordés à Prescient Investment Management.
Andrew Bazarian, ancien gérant de portefeuille de SAC Capital Advisors, prépare le lancement d’un hedge fund basé à Hong Kong avec le soutien de l’un des cofondateurs d’Alibaba, Joe Tsai, comme potentiel investisseur, croit savoir le Wall Street Journal qui évoque des sources proches du dossier. Après dix ans chez SAC Capital, Andrew Bazarian a quitté le bureau de Hong Kong de la compagnie en mars dernier pour lancer un fonds qui pariera sur la hausse et la baisse des valeurs boursières. A ce stade, Joe Tsai, cofondateur d’Alibaba, n’a procédé à aucun investissement dans ce nouveau fonds et tout investissement sera fait à partir de sa fortune personnelle, ont précisé les sources citées par le Wall Street Journal.
Les fonds de pension espagnols prennent de l’ampleur. En combinant les chiffres des trois systèmes privés de retraite existants dans le pays – plans individuels, plans d’entreprise et plans d’association –, leurs encours s’établissent à 93,822 milliards d’euros, soit une progression de 1,53 % par rapport à fin 2013, rapporte Funds People qui évoque des chiffres publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Ce montant constitue un nouveau record pour l’industrie qui enregistre son plus haut niveau historique. Le marché reste dominé par les fonds de pension individuels, qui représentent 63,5 % de l’ensemble des fonds de pension privés en Espagne. A l’issue des trois premiers mois de l’année 2014, ces fonds ont également atteint un niveau record d’actifs sous gestion, à 59,57 milliards d’euros, soit une croissance de 2,73 % par rapport au 31 décembre 2013.
Axa Real Estate, la filiale immobilière du groupe Axa, étudierait en Espagne l’acquisition des actifs de luxe (terrain de golf, hôtels, sols…) de la société immobilière Sotogrande, dont NH Hoteles détient 97 % du capital, croit savoir le journal espagnol Expansion. L’opération pourrait se monter à 200 millions d’euros. Axa Real Estate serait conseillé par Richard Ellis pour la préparation de son offre, selon des sources de marché citées par Expansion.Cependant, NH Hoteles a indiqué à la CNMV, l’autorité boursière espagnole, n’avoir reçu à ce stade aucune offre liante. D’autres acteurs, principalement des fonds étrangers, auraient également faire de leur intérêt pour cette opération qui pourrait se conclure avant l’été, indique le journal espagnol. Axa Real Estate et NH Hoteles se connaissent bien. En 2013, Axa Real Estate avait en effet acquis auprès de NH Hoteles le Grand Hotel Krasnapolsky à Amsterdam pour 157 millions d’euros.
Les fonds communs de placement espagnols poursuivent leur état de grâce. Selon des données préliminaires divulguées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs, leurs encours ont enregistré une progression de 1,9 % en avril par rapport à fin mars pour atteindre 169,457 milliards d’euros. Ils dépassent ainsi leur niveau de 2008, année du début de la crise financière où ils affichaient 167,64 milliards d’euros d’encours.Cette performance a été portée par la revalorisation des portefeuilles, à hauteur de 259 millions d’euros, mais surtout par une très bonne collecte nette qui s’établit à 2,95 milliards d’euros sur le mois d’avril.
Dans le cadre de l’augmentation de capital de 2,9 milliards d’euros d’Eurobank, le gestionnaire d’actifs américain Pimco s’est invité au tour de table de la banque grecque en prenant une participation d’environ 1%, selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times. Une opération surprenante alors que la société de gestion californienne, filiale du groupe d’Allianz, n’est pas connue pour son appétit pour les actions : sur un total de 1.940 milliards de dollars d’actifs sous gestion, les actions ne représentent en effet que 9 milliards de dollars, note le quotidien économique. Toutefois, avec la nomination en début d’année de Virginie Maisonneuve au poste de directeur adjoint des investissements, Pimco pourrait accélérer son développement sur le terrain des actions. De fait, selon le Financial Times, la société de gestion aurait étudié de près les plans de recapitalisations de plusieurs banques européennes, comme Monte dei Paschi di Siena ou la banque grecque NBG.
Trop, c’est trop! Les grands actionnaires du groupe Allianz vont publiquement demander aux dirigeants de l’assureur de traiter le problème de la sous-performance de Pimco, dont le fonds phare obligataire subit une décollecte qui se chiffre en milliards de dollars depuis le départ de Mohamed El-Erian, l’ancien co-CIO de Pimco, en raison de divergences avec Bill Gross, rapporte l’agence Reuters. Union Investment a notamment indiqué vouloir faire état publiquement de ses préoccupations, le 7 mai à l’occasion de l’assemblée générale du groupe qui n’a pas encore répondu à ses sollicitations. «Actuellement, le titre Allianz souffre très clairement d’une décote Pimco», a indiqué à Reuters Ingo Speich, gérant de portefeuille chez Union. Depuis le début de l’année, le titre Allianz a sous-performé l’indice Stoxx Europe 600 de l’assurance de 4,5% environ en raison des problèmes chez Pimco. Pimco a contribué l’an dernier à hauteur de 3,2 milliards d’euros au résultat opérationnel d’Allianz mais son fonds phare, le Total Return Fund, a encore subi une décollecte de 3,1 milliards de dollars en avril et de plus de 55 milliards de dollars depuis mai 2013, selon les données de Morningstar. Les grands actionnaires souhaitent notamment que soit revue la structure de management mise en place depuis le départ de Mohamed El-Erian, avec six «chief investment officers» adjoints sous la houlette de Bill Gross dont la rémunération est perçue par certains comme trop élevée. Les actionnaires souhaitent également que leur soit présenté un plan de long terme sur le projet de Pimco d'élargir ses compétences au-delà de l’univers obligataire.
Au cours de la semaine terminée le 29 avril, les positions «short», futures et options cumulés, sur l’or ont progressé plus vite que les positions longues (2.079 contrats contre 1.461 contrats). En conséquence, la position acheteuse nette a reculé de 0,7% à 89.954 contrats, soit son plus bas niveau depuis 11 semaines, selon Bloomberg qui s’appuie sur les données de l’US Commodity Futures Trading Commission.