Les investisseurs ont eu de bonnes raisons ces derniers jours pour faire une pause : la fin de la saison des résultats trimestriels, les attentats en France, des élections générales en Espagne et des réunions des trois plus grandes banques centrales de la planète pendant la première quinzaine de décembre. Ils l’ont fait. Les fonds obligataires et les fonds actions ont terminé la semaine au 18 novembre dans le rouge et les fonds monétaires ont attiré 15,6 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire Bank of America-Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le cabinet spécialisé dans le suivi des flux EPFR Global. Les fonds d’actions européennes continuent néanmoins de bénéficier d’une excellente dynamique avec une collecte nette de 1,7 milliard de dollars durant la semaine sous revue, enregistrant ainsi 25 semaines de hausse en l’espace de 27 semaines. Une évolution probablement liée à la conviction des investisseurs que la Banque centrale européenne va confirmer voire accentuer sa politique d’assouplissement quantitatif avant la fin de l’année. Il reste que toutes zones géographiques confondues, les fonds actions terminent la semaine sur une décollecte nette de 2,2 milliards de dollars. Face à la bonne tenue des fonds d’actions européennes, les fonds d’actions émergentes affichent des rachats pour un montant net de 2,4 milliards de dollars et les fonds d’actions américaines enregistrent des sorties nettes à hauteur de 1,8 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine s’est soldée par une décollecte nette d’environ 2,5 milliards de dollars, avec des sorties nettes de 1 milliard de dollars pour les fonds de dette émergente, 900 millions de dollars pour les fonds obligataires high yield et 800 millions de dollars pour les fonds d’obligations en catégorie d’investissement. A noter que les fonds de matières premières ont attiré 1,1 milliard de dollars, principalement dans les fonds énergie et pétrole. Selon EPFR Global, l’intensification de la guerre engagée contre ledit «Etat islamique» et les réductions de coûts mises en œuvre par les grandes compagnies pétrolières poussent une partie des investisseurs à jouer un rebond du prix du pétrole dans les prochains mois.
Le «bull market» va-t-il s’arrêter en 2015 ? Pour Dominic Rossi, Global CIO Actions chez Fidelity International, la réponse ne fait aucun doute. Même après cinq années de hausse continue, «les conditions ne sont pas encore réunies pour la fin du bull market», a estimé Dominic Rossi la semaine dernière à Londres à l’occasion d’un séminaire de presse organisé par Fidelity Inernational.Rien là d’exceptionnel de son point de vue. Simplement, l'économie mondiale est reparti d’un point si bas après la crise financière de 2008 qu’il reste de la marge. «La Fed n’a même pas encore relevé ses taux», remarque Dominic Rossi qui, pour bien se faire comprendre, compare le bull market actuel à celui de 2003-2008 et au changement de leadership auquel il a donné lieu. «La hausse des marchés durant cette période était liée à l'émergence de la Chine et de son impact sur l'économie mondiale», avec une revalorisation des matières premières, des actifs tangibles et de l’ensemble des marchés émergents. Nous sommes dans la situation exactement inverse dans le bull market actuel. «Tout ce qui avait été revalorisé entre 2003 et 2008 est désormais dévalorisé, y compris la Chine, y compris les marchés émergentes, y compris les matières premières, et y compris les actifs tangibles», a expliqué Dominic Rossi. Le leadership est ainsi passé de la Chine aux Etats-Unis qui connaît actuellement une formidable croissance des nouvelles technologies de l’information, des biotechs, et des actifs intangibles en général. «La surperformance du marché américain est lié à des facteurs structurels très solides et je ne crois pas que le marché américain soit surévalué car le ROE est beaucoup plus élevé aux Etats-Unis, ce qui justifie une prime plus élevée», a soutenu Dominic Rossi. C’est également le point de vue de Stephanie Sutton, investment director Actions. «Les valorisations sont correctes même si avec des multiples de 16 ou 17, elles ne sont pas particulièrement bon marché», estime Stephanie Sutton qui souligne toutefois qu’il convient d'être plus prudent et sélectif qu’il y a deux ou trois ans. Dans ce contexte, pourquoi ne pas s’intéresser à l’Asie ? Malgré les vents contraires, «la croissance structurelle en Asie reste intacte. Les valorisations sont intéressantes, tout particulièrement relativement aux autres marchés et notamment par rapport aux Etats-Unis», a indiqué Catherine Yeung, investment director basée à Hong Kong, spécialiste des actions de la région. Catherine Yeung a balayé, statistiques à l’appui, l’idée selon laquelle le ralentissement d’une économie impliquerait une détérioration des performances boursières. Une idée bien entendu qui, appliquée à la Chine, a incité les investisseurs à se détourner du marché chinois. A tort, car l'économie chinoise devrait bénéficier dans les prochaines années des réformes engagées par ses dirigeants. Au-delà des péripéties boursières de l'été, «les investisseurs devraient se concentrer sur l’essentiel, à savoir le calendrier de réformes et la volonté du président Xi de faire de la Chine une super puissance», a insisté Catherine Yeung. L’objectif serait même de faire de la Chine LA super puissance mondiale d’ici à 2049, lorsque le parti communiste fêtera ses cents ans. Pour en arriver là, le président chinois est en train de consolider son pouvoir, avec notamment une campagne anti-corruption sans précédent, qui va lui donner toute latitude pour mettre en œuvre son programme de réformes. Catherine Yeung a également souligné les énormes opportunités de croissance structurelle en Inde où le premier ministre Modi, malgré des revers politiques récemment, dispose encore d'énormes leviers pour mener à bien les réformes annoncées. Côté valorisations, les marchés chinois et de Hong Kong sont très bon marché alors qu’il faut peut-être accepter de payer un peu plus cher sur le marché indien, a suggéré Catherine Yeung.
Les fusions et acquisitions (M&A) effectuées dans le monde depuis le début de l’année dépassent les 4.000 milliards de dollars, soit environ 3.742 milliards d’euros, ce qui n’est arrivé que deux fois, la première en 2007, année record pour ce type d’opérations, selon des données de Thomson Reuters.Le nombre d’opérations atteignant au moins les cinq milliards de dollars est de 128 pour l’instant cette année, dépassant déjà le record de 125 établi voici huit ans, grâce en particulier à deux grosses OPA annoncées la semaine dernière, celle du canadien Pacific Railway sur l’américain Norfolk Southern et celle d’Air Liquide sur son homologue américain Airgas.
Javier Serna, directeur de la recherche crédit chez BBVA, estime dans L’Agefi que le marché primaire en euro devrait bien performer dans les semaines à venir, soutenu par les dispositions favorables des banques centrales. «Nous prévoyons une amélioration des indicateurs macroéconomiques en zone euro, grâce notamment à la faiblesse conjointe des prix des matières premières et de l’euro», souligne-t-il, ajoutant qu'à leurs niveaux de valorisation actuels, les obligations corporate disposent d’une marge d’appréciation après l'écartement des niveaux de spreads, consécutif au regain de volatilité éprouvé depuis mi-juillet. Par ailleurs, Javier Serna constate que les banques européennes renforcent leurs capitaux propres, via la cession d’actifs non stratégiques et la clôture des activités non profitables, des décisions favorables aux investisseurs obligataires.
Le patrimoine des ménages suisses a progressé de 4,4% à 3335 milliards de francs suisses en 2014, porté par la hausse du cours des actions et des prix immobiliers, a indiqué le 20 novembre la Banque nationale suisse (BNS). Les actifs financiers des ménages ont augmenté de 4,2% à 2314 milliards de francs suisses, tandis que la valeur de marché des biens immobiliers s’est inscrite en hausse de 4,3% à 1815 milliards de francs, précise l’institut d'émission dans son rapport annuel sur le patrimoine des ménages.Dans le détail, l’immobilier représentait 44% du total des actifs des ménages, suivi des droits sur les assurances et les caisses de pensions (23,1%), le numéraire et les dépôts (17,8%), des actions (6,9%), des parts de placements collectifs de capitaux (5,3%) et des titres de créance (2,4%). Les ménages helvétiques ont réalisé l’année dernière des gains en capital de 44 milliards de francs sur leurs actions, titres de créance et parts de placements collectifs de capitaux.
La société de gestion alternative Fortress Investment, qui a investi environ 180 millions de dollars d’un nouveau fonds dans des actifs hôteliers japonais, envisage de renforcer ses engagements dans le secteur en raison de son potentiel de long terme malgré la hausse des prix, rapporte l’agence Reuters. Fortress a bouclé en octobre à 1,1 milliard de dollars un fonds dédié au Japon. La société est l’une des plus prospères au Japon dans le secteur de l’immobilier car elle n’a pas hésité à investir dans des hôtels en difficulté dans le sillage de la crise financière de 2008, dans une période où la plupart des investisseurs estimaient qu’il fallait rester à l'écart du secteur.
Dans l’environnement actuel de taux d’intérêt toujours très bas et de perspectives de rendement modestes, les conseillers financiers estiment dans leur grande majorité qu’il est maintenant temps d’accroître leur allocation dans des stratégies d’investissement actives, selon un sondage réalisé par AllianceBernstein (AB) auprès de plus de 200 conseillers financiers à l’occasion de la conférence annuelle Schwab Impact à Boston du 10 au 13 novembre. Près des trois quarts des conseillers financiers (72%) indiquent qu’ils utilisent des ETF dans les portefeuilles de leurs clients, mais 68% d’entre eux estiment que les conditions de marché sont désormais favorables à une approche active en gestion d’actifs. Les préoccupations relatives entre autres à la sécurité des ETF high yield vont croissant et les conseillers cherchent d’autres moyens de s’exposer à cette classe d’actifs. Et dans ce domaine, c’est manifestement à la gestion active qu’il faut donner la préférence. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les deux plus gros ETF high yield ont largement sous-performé le gérant d’actifs moyen, sans parler de leurs indices de référence. La dépendance à un indice implique que les ETF ne peuvent pas choisir leurs expositions à des secteurs ou des titres comme peuvent le faire les gérants actifs, et dans des classes moins liquides comme le high yield, l’investisseur de long terme classique se retrouve véritablement pénalisé en optant pour la gestion passive», explique Gershon Distenfeld, responsable du high yield chez AB. Les conseillers financiers indiquent également que le risque de liquidité peut être facilement mal compris ou mal géré. Environ 30% des conseillers estiment qu’ils n’ont pas une très bonne compréhension des problèmes de liquidité sur le marché obligataire. Cette question du risque de liquidité incite d’ailleurs 32% des conseillers à éviter les ETF high yield, alors que 22% citent la sous-performance par rapport aux fonds obligataires gérés activement.
L’éditeur de logiciels Playtech a annoncé lundi renoncer à son projet d’acquisition du site de trading de devises Plus500. Playtech, fondé par le milliardaire israélien Teddy Sagi, avait annoncé en juin le rachat pour un montant d’environ 460 millions de livres, soit 643 millions d’euros à l’époque. La Financial Conduct Authority, le régulateur financier britannique, a posé des conditions qui ne pourront être satisfaites avant la date prévue du 31 décembre, a indiqué Playtech dans un communiqué. Les titres des deux sociétés, cotées à Londres, ont plongé lundi matin.
Le producteur français Akuo Energy a annoncé l’ouverture avec la Banque européenne d’investissement (BEI) d’un programme de financement de neuf projets de centrales électriques d’énergie renouvelable en France. La ligne de crédit de la BEI pourra atteindre 50% du montant total du projet estimé à 329 millions d’euros, soit 164,6 millions d’euros de financement. Plusieurs banques commerciales participent en tant qu’intermédiaires à l’opération. Le premier volet du programme, portant sur cinq projets, sera structuré par Natixis Energeco.
Synerlab, le groupe français de façonnage pharmaceutique, a conclu le rachat d’Alcala Farma en Espagne avec le soutien financier de ses deux actionnaires, les fonds d’investissement 21 Partners et Ardian. La cible réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 110 millions pour l’acquéreur, qui fera ainsi passer de 30% à 45% la part de ses ventes à l’international.
La banque franco-belge a publié un résultat net part du groupe de 127 millions d’euros au troisième trimestre, gonflé par 154 millions d’«éléments de volatilité comptable». Le résultat net récurrent de la période est négatif de 39 millions, à comparer à une perte de 80 millions au deuxième trimestre. Dexia a réduit de 2,5 milliards son total de bilan sur les trois mois, à 238 milliards au 30 septembre 2015. Elle a aussi diminué de 2,4 milliards son recours aux financements souscrits auprès de la BCE, ramenant l’encours total à 23,9 milliards.
London Councils, une organisation qui défend les intérêt des 32 quartiers de Londres, a obtenu le feu vert réglementaire pour commencer à rassembler les 25 milliards de livres d’actifs appartenant aux 89 fonds de pension qui composent le Local Governement Pension Scheme. L’idée est de lancer un véhicule d’investissement collectif baptisé London CIV qui devrait permettre aux fonds de pension actuels d’économiser plusieurs millions de livres.
Synerlab, le groupe français de façonnage pharmaceutique, a annoncé le rachat d’Alcala Farma en Espagne avec le soutien financier de ses deux actionnaires les fonds d’investissement 21 Partners et Ardian. La cible réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 110 millions pour l’acquéreur, qui fera ainsi passer de 30% à 45% la part de ses ventes à l’international.
La Cass Business School (City University of London) a publié une série de quatre livres blancs qui étudient les origines, les sources de performance et les défis de due diligence posés par le Smart Beta. Sponsorisés par Invesco PowerShares, les ouvrages analysent en détail les origines, les sources de performance et les difficultés que pose le Smart Beta en termes de suivi :Le premier livre blanc étudie les origines du Smart Beta. «Cette approche de l’investissement a progressé de façon spectaculaire au cours des quarante dernières années grâce aux manières infinies de pondérer un indice du marché financier et du secteur financier. Ce livre retrace l’historique de ces approches alternatives à l’indexation et de suivi du Smart Beta», note Invesco PowerShares.Le deuxième livre porte essentiellement sur la recherche de preuves empiriques qui soutiennent l’investissement dans le Smart Beta en examinant la performance de certaines stratégies d’investissement de Smart Beta relativement connues et disponibles sur le marché. «Après avoir analysé la performance de certaines de ces approches d’investissement, le livre s’interroge sur les sources de leurs performances», précise Invesco PowerShares.Le troisième article approfondit l'étude en examinant 9 stratégies de Smart Beta sur le marché des actions américaines qui ont été transformées en indices financiers par S&P. Le livre cherche essentiellement des preuves selon lesquelles les « portefeuilles d’actions américaines de Smart Beta » peuvent être construits à partir de composants Smart Beta.Le dernier livre explore les challenges que représente l’investissement dans des fonds individuels ou ETF de Smart Beta, voire dans des portefeuilles de ces véhicules d’investissement. Il étudie également les difficultés que pose le suivi de la performance des investissements en smart beta, en les comparant à celles de l’investissement dans des fonds communs de placement traditionnels à gestion active.
Dexia a publié un résultat net part du groupe de 127 millions d’euros au troisième trimestre, gonflé par 154 millions d’«éléments de volatilité comptable». Le résultat net récurrent de la période est négatif de 39 millions, à comparer à une perte de 80 millions au deuxième trimestre. La banque franco-belge a réduit de 2,5 milliards son total de bilan sur les trois mois, à 238 milliards au 30 septembre 2015. Elle a aussi diminué de 2,4 milliards son recours aux financements souscrits auprès de la Banque centrale européenne, ramenant l’encours total à 23,9 milliards.
Le producteur français Akuo Energy, a annoncé l’ouverture avec la Banque européenne d’investissement d’un programme de financement de neuf projets de centrales électriques d’énergie renouvelable en France. La ligne de crédit de la BEI pourra atteindre 50% du montant total du projet estimé à 329 millions d’euros, soit 164,6 millions de financement. Plusieurs banques commerciales participent en tant qu’intermédiaires à l’opération. Le premier volet du programme, portant sur cinq projets, sera structuré par Natixis Energeco.
La banque française a confirmé hier qu’elle rejoignait la start-up R3 constituée pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain, qui sert de sous-jacent au Bitcoin. Début septembre, la société new-yorkaise R3 avait annoncé avoir reçu le soutien de neuf banques: Barclays, BBVA, Commonwealth Bank of Australia, Credit Suisse, Goldman Sachs, JPMorgan, RBS, State Street et UBS. «La technologie Blockchain pourrait permettre de simplifier l’infrastructure bancaire, notamment dans les activités de transactions bancaires, de paiements innovants et d’activité post-marché», rappelle BNP Paribas.
La banque publique d’investissement a réalisé sa première opération de crédit export en finançant Mecatherm pour financer l’exportation de deux lignes de fabrication de pain au Mozambique. Bpifrance a lancé en mars 2015 une offre nouvelle de crédit export couvert par Coface (crédit acheteur et crédit fournisseur) centrée sur les PME et les ETI, pour des montants de 1 à 25 millions d’euros en prêteur seul et de 25 à 75 millions en cofinancement. Elle doit récupérer début 2016 l’activité de garantie publique de Coface.
Les caisses de pension doivent encore progresser pour être reconnues comme des actionnaires responsables. Elles ne répondent que partiellement à leur devoir d'information, tel qu'il a été voulu par l'intitiative Minder. C'est la conclusion de la campagne PensionFairVote d'Actares et de Pol.éthique reprise par l'association Actares.
La banque française a confirmé jeudi qu’elle rejoignait la start-up R3 constituée pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain, qui sert de sous-jacent au Bitcoin. Début septembre, la société new-yorkaise R3 avait annoncé avoir reçu le soutien de neuf banques: Barclays, BBVA, Commonwealth Bank of Australia, Credit Suisse, Goldman Sachs, JPMorgan, RBS, State Street et UBS. «La technologie Blockchain pourrait permettre de simplifier l’infrastructure bancaire, notamment dans les activités de transactions bancaires, de paiements innovants et d’activité post-marché», rappelle BNP Paribas.
La Banque publique d’investissement a réalisé sa première opération de crédit export en finançant Mecatherm pour financer l’exportation de deux lignes de fabrication de pain au Mozambique. Bpifrance a lancé en mars 2015 une offre nouvelle de crédit export couvert par Coface (crédit acheteur et crédit fournisseur) centrée sur les PME et les ETI, pour des montants de 1 à 25 million d’euros en prêteur seul et de 25 à 75 millions en cofinancement. Elle doit récupérer début 2016 l’activité de garantie publique de Coface.
Au troisième trimestre 2015, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires est ressorti à 8 933 milliards d’euros, soit une baisse de 411 milliards par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette évolution a résulté des variations de prix (- 470 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (88 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement non monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 7,4 % au troisième trimestre 2015. Les fonds « mixtes » ont enregistré une entrée de 66 milliards d’euros au troisième trimestre 2015 et les fonds « obligations » une entrée de 7 milliards. Par ailleurs, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement monétaires s’est établi à 1 019 milliards d’euros, soit 50 milliards de plus qu’au deuxième trimestre 2015.S’agissant des actifs des fonds d’investissement non monétaires, le taux de croissance annuel des titres de créance est ressorti à 6,9 % au troisième trimestre 2015, les transactions représentant 50 milliards d’euros au cours de cette période. En ce qui concerne les actions, ce taux s’est établi à 1,7 % et les transactions à 18 milliards au troisième trimestre 2015. S’agissant des avoirs en parts de fonds d’investissement, le taux de progression annuel est ressorti à 12,8 % et les transactions à 1 milliard d’euros sur la même période. En ce qui concerne les catégories de fonds d’investissement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds « obligations » s’est établi à 4,5 % au troisième trimestre 2015 et les souscriptions nettes se sont élevées à 7 milliards d’euros au cours de la même période. Pour les fonds « actions », ce taux s’est inscrit à 1,7 % et les transactions à 2 milliards d’euros au troisième trimestre 2015. En ce qui concerne les fonds « mixtes », le taux de croissance annuel s’est établi à 16,3 % et les souscriptions nettes à 66 milliards d’euros.L’encours de parts émises par les fonds d’investissement monétaires a augmenté de 50 milliards d’euros par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette évolution a résulté des variations de prix (21 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (28 milliards). Le taux de croissance annuel des émissions de parts de fonds d’investissement monétaires, calculé sur la base des souscriptions nettes/rachats nets, s’est établi à 3,2 % au troisième trimestre 2015.
Paris Europlace a présenté hier son rapport sur la « Titrisation au Service de la Croissance ». Elaboré dans le contexte du Comité « Place de Paris 2020 », il met l’accent sur le rôle de la titrisation comme l’un des instruments de financement alternatif de l'économie. Le rapport intègre des clarifications pour que la titrisation réponde à un besoin économique pour chaque typologie d’acteurs, dans les secteurs où les investisseurs pourront trouver une rémunération suffisante, où les rôles et responsabilités de la chaine des intervenants soient clairement définis, ainsi que la réelle « mécanique » des risques, leur partage et leur contrôle, et ce dans un cadre structurel et réglementaire favorable et harmonisé.En ce qui concerne le règlement proposé par la Commission européenne en cours de discussion au parlement, la Place de Paris indique cependant que les solutions proposées pour développer un marché de la titrisation en Europe sont encore très insuffisantes et pour partie inadaptées. «Pour assurer le plein succès de la réforme de la titrisation proposée dans le cadre de l’UMC», indique t-elle, «plusieurs actions sont nécessaires» :1) Créer à l’instar du marché nord-américain, un marché de la titrisation adossé à des agences publiques afin de favoriser le financement de long terme ;2) Lever les contraintes réglementaires et les ratios prudentiels pesant sur les banques et les assurances, principaux acteurs de la titrisation. Pour les établissements de crédit, l’exclusion des créances titrisées au ratio de levier est essentielle.3) Éviter la complexité des critères retenus pour une titrisation dite simple, transparente et standardisée ;4) Mettre en place les conditions d’une certification par un tiers.Le rapport établit la liste des mesures précises à mettre en oeuvre :1) Créer une norme juridique adéquate pour la société de titrisation- Renforcer l’efficacité des lois en élaborant des lois dites «finalité» ou «sectorielles» et en mettant en place une commission pour identifier les secteurs de l'économie méritant ou nécessitant de telles lois.- Promouvoir les véhicules de titrisation français comme le benchmark européen, grâce à un régime fiscal adéquat pour la société de titrisation.- Harmoniser les cadres juridiques de la cession de créance et des recours en cas de défaut, et renforcer la sécurité des droits et des contrats.2) Propositions pour les entreprises- Développer des initiatives européennes de plateformes électroniques qui permettent une cession dématérialisée, désintermédiée et concurrentielle de certaines typologies de créances.- Renforcer la transparence de la formation du prix à la cession de créances. Renforcer l’information et la protection du cédant sur ou contre les risques de liquidité encourus en cas d’arrêt du programme de cession.3) Propositions pour les sociétés de gestion- Limiter l’acquisition de titres à une clientèle avertie d’investisseurs professionnels.- Clarifier les obligations liées à la conservation des créances par le recouvreur.- Clarifier la séparation des tâches entre le recouvreur, la société de gestion et le dépositaire.- Préciser le rôle du dépositaire s’il constate des carences dans les contrôles exercés par la société de gestion.- Détacher, en France, les organismes de titrisation de la catégorie «FIA» comme la directive AIFM exclut la titrisation de l’application de la directive.- Adopter pour la société de titrisation un régime fiscal et social standard et lisible.- Faire émerger un traitement prudentiel identique aux investisseurs seniors et à ceux ayant investi directement dans le même portefeuille d’actifs.4) Faciliter le financement des ABCP répondant très concrètement au besoin des entreprises(1) Asset-Backed Commercial Paper ou titrisation de court terme permettent notamment de refinancer des créances commerciales.(2) Asset Backed Securities, Titres adossés à des actifs.Le rapport de Paris EUROPLACE sur la « Titrisation au Service de la Croissance » peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : http://www.paris-europlace.net/files/Rapport_Titrisation_Paris-EUROPLACE_18-novembre-2015.pdf