À la fin de l’année 2014, les non‑résidents détenaient 491 milliards d’euros d’actions des sociétés françaises du CAC 40, sur une capitalisation boursière totale de 1.084 milliards d’euros, soit un taux de détention de 45,3 %. Cette proportion est en diminution par rapport à la fin de l’année précédente (47,6 %), précise la Banque de France dans son bulletin trimestriel. Cette proportion est néanmoins supérieure au point bas observé en 2007 (41,2 %). La baisse constatée fin 2014 résulte notamment de ventes nettes d’actions de la part des non‑résidents à hauteur de 6,4 milliards d’euros. Les pays de la zone euro continuent à être les principaux détenteurs des sociétés du CAC 40. Mais, depuis cinq ans, leur part dans la détention non résidente diminue au profit de celle des États‑Unis et du Royaume‑Uni. En 2014, la détention hors zone euro s’établit à 26,1 %. Les dividendes versés aux non‑résidents par les sociétés du CAC 40 s’élèvent à environ 17 milliards d’euros. Mais les groupes du CAC 40 ont perçu dans le même temps d’importants revenus d’investissements directs à l’étranger, évalués à 46 milliards d’euros, indique la Banque de France.
La société de capital-investissement Omnes Capital a annoncé, ce 29 septembre, la réalisation d’un investissement de 9,5 millions d’euros dans le groupe Capcom dans le cadre d’une opération d’OBO (Owner Buy Out) primaire aux côtés du management. Créé en 2001, le groupe Capcom est spécialisé dans le déploiement, l’installation, la maintenance et la commercialisation d’offres de fibre optique et de réseaux câblés. La société, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, prévoit de doubler de taille d’ici deux ans. L’objectif de cette opération est donc «d’accompagner Capcom dans cette stratégie de croissance ambitieuse», indique Omnes Capital dans un communiqué.
Petites valeurs attention danger ! Sur les sept dernières années, le nombre de micro/small caps (*) cotées en bourse en Europe a baissé de 20 %. Or, le segment des petites valeurs est considéré comme le moteur des marchés européens puisque pas moins de la moitié des grandes valeurs en 2014 étaient des small/mid caps en 2000… Telles sont les conclusions d’une étude menée par La Financière de l’Echiquier et l’Institut de Recherche Middlenext au niveau paneuropéen sur les petites et moyennes valeurs. «Les micro/small caps sont confrontées à trois défis majeurs», recense l’étude qui relève que le régulateur affiche un tropisme fort envers les large caps et ne mesure pas l’impact de ses régulations sur ce segment clé de la cote. Car cette situation ne pousse pas les acteurs de l’industrie financière à investir dans ces niches, ce qui se traduit par moins d’introductions en Bourse et moins de suivi. Sachant de surcroît que du côté des émetteurs, les contraintes et les coûts de cotation ont pour conséquence de masquer les avantages de la cotation. Dans ce cadre, les deux auteurs de l’étude insistent pour que le régulateur prenne conscience de l’importance et de l’interdépendance des segments de l’écosystème boursier afin de créer un environnement plus propice à ces petites sociétés. En outre, la Financière de l’Echiquier et l’institut de recherche mettent en lumière quelques propositions. A l’égard des entreprises tout d’abord, il serait question de créer un statut européen de micro/small prévoyant un allégement des coûts de cotation et un allègement des contraintes obligatoires non essentielles à la bonne information. En contrepartie, précisent La Financière de l’Echiquier et l’institut de Recherche, les entreprises cotées en question auraient l’obligation de souscrire à un contrat de suivi en analyse tant que les volumes de transaction sont insuffisants. Les acteurs économiques ne sont pas mis à l’écart puisqu’il est question de drainer l’épargne sur le segment en question au niveau européen. Pour cela, ils proposent de créer un cadre réglementaire et fiscal spécifique au fonds micro/small caps. Par ailleurs, il est également proposé de mettre en place un avantage fiscal sous le forme d’un crédit d’impôt pour les analystes « sell side » spécialisés sur ces segments de marché (micro/small). Enfin, parmi les propositions, figure également un allègement des contraintes auxquels sont soumis les assureurs. (*) Micro caps : inférieur à 150 millions d’euros/Small caps entre 150 millions et 1 milliard/Mid caps entre 1 milliard et 5 milliards
L’Agefi rapporte que la moitié des obligations émises par le Nigeria sera retirée aujourd’hui du GBI-EM, l’indice obligataire souverain des marchés émergents créé par JPMorgan, tandis que le reste sera retiré le mois prochain, a déclaré la banque hier, conformément à sa décision du 8 septembre. Celle-ci est motivée par la politique restrictive de change mise en place par la Banque centrale du Nigeria.
Les actionnaires d’Autodis Group, les fonds TowerBrook Capital Partners (63%) et Investcorp (18%) et le management, ont annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec le fonds d’nvestissement Bain Capital en vue de la cession de la société. Le leader français de la distribution indépendante de pièces détachées automobiles et poids lourds a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 1,17 milliard d’euros. Au premier semestre 2015, les revenus ont atteint 618 millions d’euros, contre 580 millions un an plus tôt.
Zurich Insurance a décidé de consacrer jusqu’à 10% de son allocation au private equity dans les placements à effets sociaux et environnementaux positifs (impact investments). L’assureur suisse «investira dans des sociétés de gestion dont les stratégies d’investissement doivent produire des résultats positifs en terme sociaux et environnementaux et qui acceptent de rendre compte d’indicateurs de mesure non financiers», explique-t-il dans un communiqué. Zurich Insurance collabore d’ores et déjà avec deux gestionnaires de ce type: Ambienta et LeapFrog Investments. L’encours concerné par cette stratégie devrait représenter 100 millions de dollars d’ici à la fin de l’année.
Les banques seraient exposées à hauteur de 20,2 milliards d’euros au groupe espagnol d’énergie renouvelable Abengoa (criblé de 9,8 milliards de dette brute), a indiqué une source à Reuters, confirmant une information d’El Confidencial. La moitié de cette somme serait liée à des financements de projets, tandis que 7,6 milliards concerneraient le financement du fonds de roulement du groupe sévillan. Santander, Caixabank et Bankia font partie des établissements espagnols exposés.
Suite au départ il y a un an de son CEO Theodore Economou, le fonds de pension du CERN, situé en Suisse et gérant plus de 4 milliards de francs suisses, accueille un remplaçant. Il s’agit, selon IPE, de Matthew Eyton-Jones. L’intéressé a notamment travaillé chez John Lewis Partnership, où il était responsable des fonds de pension.
Eight Advisory, cabinet de conseil financier et opérationnel, a annoncé mardi le lancement d’une offre d’affacturage et de financements de court terme. Pour diriger ce nouveau service, le cabinet a nommé Hélène Dubly, 48 ans, ayant auparavant travaillé chez GE et ayant dirigé pendant douze ans son propre cabinet de conseil spécialisé en affacturage. Eight Advisory précise dans son communiqué viser aussi bien des sociétés en situation de sous-performance que des filiales de grands groupes.
L’Autorité européenne de supervision des assureurs (Eiopa) a rendu cet après-midi son avis à la Commission européenne sur la façon de promouvoir de l’investissement dans les infrastructures. Le régulateur propose de créer une classe d’actifs spécifique dans les règles de Solvabilité 2 en modèle standard, dédiée aux infrastructures de haute qualité. Les charges en risque pour un investissement en dette d’infrastructure seraient réduites de 30% en moyenne pour des titres notés BBB, selon l’Eiopa. L’investissement en fonds propres serait soumis à une charge en risque de 30% à 39%. En contrepartie, les assureurs devront se montrer pointilleux sur la gestion des risques attachés à ces actifs de qualité.
La société de gestion Qualium Investissement, filiale de la Caisse des Dépôts, et le Groupe Bertrand ont annoncé, le 28 septembre, être entrés en négociations exclusives en vue de l’acquisition du groupe Quick et de ses 509 restaurants. Le Groupe Bertrand, groupe familial français spécialisé dans la restauration en France, est déjà l’actionnaire majoritaire de Burger King France, une coentreprise détenant la «master franchise» Burger King en France. «Le rapprochement envisagé permettrait au nouvel ensemble de devenir le deuxième acteur de la restauration rapide dans l’Hexagone», ont commenté le Groupe Bertrand et Qualium Investissement dans un communiqué commun. Qualium, qui a acquis Quick en 2007, en détient 94% du capital. «Qualium Investissement a accompagné le groupe Quick dans le développement de son réseau depuis 2007, a commenté Jean Eichenlaub, président de Qualium Investissement, cité dans un communiqué. Les discussions que nous avons engagées avec le Groupe Bertrand devraient permettre d’aboutir à un projet d’entreprise solide avec de réelles perspectives de développement pour créer un nouvel acteur majeur de la restauration.»En France, les restaurants Quick basculeraient progressivement sous enseigne Burger King. La marque Quick serait en revanche maintenue en Belgique, au Luxembourg et hors d’Europe.L’opération reste soumise à l’avis des représentants du personnel, aux accords nécessaires pour l’aménagement des emprunts obligataires existants et à l’approbation des autorités de la concurrence. La clôture de l’opération pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année 2015.
Le fonds de gestion et d’investissement immobilier Northwood Investors a conclu un accord en vue d’acquérir la participation de 59,78% de la foncière Cegereal détenue par Commerz Real (agissant pour le compte du fonds HausInvest), actionnaire depuis la création de la foncière en 2006. Groupe immobilier commercial, Cegereal détient un portefeuille de bureaux «prime» au sein du Grand Paris d’une surface totale d’environ 125.000 m². Cette opération «lui permettra de disposer d’atouts solides pour amorcer sa croissance», estiment les parties prenantes dans un communiqué commun. Northwood Investors va acquérir les actions Cegereal au prix de 35,62 euros par action. Un prix qui pourra faire l’objet d’ajustements sur la base des comptes à la date de la réalisation de l’acquisition. La finalisation de la transaction devrait intervenir au cours du mois de novembre 2015. «Northwood a l’intention de maintenir la cotation des actions de Cegereal ainsi que son statut de SIIC et allouera d’importantes ressources pour soutenir la croissance de Cegereal», a précisé la société. A l’issue de l’opération, la direction générale de Cegereal restera assurée par Raphaël Tréguier.Cette opération «s’inscrit dans le cadre de la stratégie en Europe» de Northwood Investors. «Nous continuons d’observer une amélioration des fondamentaux de l’immobilier de bureaux parisiens, note Khaled Kudsi, senior managing director de Northwood Investors. Notre investissement dans Cegereal donnera à Northwood une taille critique, un portefeuille d’actifs de grande qualité, difficile à répliquer et une équipe de management reconnue. En tant qu’investisseur long terme, nous serons en mesure d’accompagner la croissance de la société sur la durée.»
Le groupe bancaire britannique Barclays vient de lancer un nouvel indice de placement destiné au secteur immobilier, développé conjointement avec le professeur d’économie Robert Shiller. Baptisé Shiller Barclays US Reit, cet indice s’appuie sur l’expertise de Robert Shiller dans le domaine immobilier et les capacités de Barclays en matière de création d’indices pour identifier des titres de REIT (l’équivalent des SIIC en France) américains sous-évalués. Concrètement, cet indice vise à «proposer une alternative aux indices pondérés par capitalisation boursière et à faire bénéficier les investisseurs d’une meilleure exposition aux marchés de l’immobilier en suivant la performance de REIT liquides», précise la banque anglaise. De fait, l’indice cherchera le juste équilibre en privilégiant les véhicules identifiés par la méthodologie comme étant les plus sous-évalués, mais affichant un niveau satisfaisant de liquidité, de négociabilité et de diversification.
Après être successivement passé dans le giron d’Ardian (2008 à 2012) puis d’IK Investment Partners (2012 à 2015), le fournisseur d’ingrédients actifs et de spécialités chimiques Unipex réorganise son capital. Le groupe a scindé ses activités cet été et vendu la partie «produits propriétaires» à un industriel. La partie Unipex Europe Solutions a, elle, fait l’objet d’un MBO par l’équipe dirigeante : le président Patrice Barthelmes, le directeur opérationnel Frédéric Ivsic et le directeur commercial Jean Mazères.
Fabien Collangettes a pris le 14 septembre les fonctions de délégué général au sein du réseau Paris Business Angels. Agé de 33 ans, il a opéré deux levées de fonds pour son agence digitale Tribway. Dans son nouveau rôle il souhaite « capitaliser sur son expérience récente en start-up et sa connaissance de l’écosystème pour accompagner au mieux les entrepreneurs, l’accompagnement étant l’un des 3 piliers du réseau Paris Business Angels ».
Le fonds d’investissement 21 Centrale Partners a acquis hier Impact, société indépendante de marketing opérationnel. Il s’est s’associé aux trois fondateurs, François Crépin, Rémi Gammal et François Lévèque. Avec un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros et une croissance annuelle moyenne supérieure à 20%, Impact se développe dans l’externalisation des forces de vente, l’animation commerciale en grande distribution et le merchandising pour grands comptes.
La Société Générale et CNH Industrial (Case, Iveco...) ont signé plusieurs accords de coopération en vue d’offrir des services de leasing et de financement aux clients du groupe industriel dans les secteurs des véhicules commerciaux, de l’agriculture et des équipements de construction en Roumanie, en Bulgarie et en Suisse et au Liechtenstein. «CNH Industrial est [...] un partenaire essentiel de Société Générale Equipment Finance dans plusieurs régions», précise la banque.
L’agence de communication Mazarine, dédiée aux marques de luxe, a remboursé la dette mezzanine apportée par CM-CIC Private Debt et IFE Mezzanine et la dette senior contractées lors du LBO de Fondations Capital en 2013. Elle s’est appuyée sur ses banques historiques BNP Paribas, la Société Générale, LCL et le CIC, via l’émission d’une nouvelle dette senior de 30 millions. L’opération divise par deux le coût de la dette et maintient le levier financier inférieur à 2,5 fois.
Plusieurs sociétés de private equity internationales repartent en levée de fonds, selon Reuters, attestant d’une meilleure disposition des investisseurs à l’égard du non-coté. L’anglo-américain Apax (séparé de son homonyme français) entamerait prochainement la collecte de son neuvième fonds de LBO, pour un objectif de 7,5 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros). Le véhicule de huitième génération, daté de 2013, avait clos au même montant, mais Apax avait initialement espéré pouvoir lever 11,8 milliards. Le britannique BC Partners cherche quant à lui à collecter 7 milliards d’euros, a indiqué une source à l’agence de presse. Le processus devrait démarrer en 2016. Cinven et Permira envisageraient également de retourner sur le marché l’année prochaine, mais leur projet en serait à un stade moins avancé.
Les banques-conseil qui travaillent sur l’introduction en Bourse de l’assureur Caixa Seguridade Participações vont recommander à sa maison-mère, l’établissement public brésilien Caixa Econômica Federal, de reporter l’opération au mois d’avril 2016, selon une source citée par Reuters. Elles invoquent la détérioration actuelle des conditions de marché, qui fait courir le risque d’un rabais important sur les actions de l’assureur.
Le fonds d’investissement AnaCap a officialisé le rachat par son troisième d’un portefeuille de 1,2 milliard d’euros de prêts non performants auprès d’UniCredit. Le rachat porte sur 100% du portefeuille, baptisé Trevi 3. Ce dernier comprend des créances sécurisées et non sécurisées de sociétés en faillite, notamment des PME. En octobre 2014, AnaCap avait déjà allégé UniCredit d’un portefeuille similaire pour 1,9 milliard d’euros, la plus grande transaction de ce genre en Italie à l’époque. Au total, le fonds a repris 6,6 milliards d’euros de prêts non performants italiens en trois ans, et «maintient un gros pipeline actuel de transactions comparables auprès d’autres institutions financières italiennes».
la Société Générale et CNH Industrial (Case, Iveco...) ont signé plusieurs accords de coopération en vue d’offrir des services de leasing et de financement aux clients du groupe industriel dans les secteurs des véhicules commerciaux, de l’agriculture et des équipements de construction en Roumanie, en Bulgarie et en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein. «CNH Industrial est un client majeur de la Société Générale depuis longtemps, ainsi qu’un partenaire essentiel de Société Générale Equipment Finance dans plusieurs régions», précise le communiqué de la banque française.
Le fonds d’investissement 21 Centrale Partners a réalisé lundi l’acquisition d’Impact, le leader indépendant en France du marketing opérationnel. Il s’est s’associé aux trois fondateurs, François Crépin, Rémi Gammal et François Lévèque. Avec un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros et une croissance annuelle moyenne supérieure à 20%, Impact se développe autour de trois activités principales : l’externalisation des forces de vente, l’animation commerciale en grande distribution et le merchandising pour grands comptes.
La Chine a annoncé le 25 septembre la création en 2017 d’un marché national du carbone dans le cadre d’une déclaration commune avec les Etats-Unis destinée à promouvoir la conclusion d’un pacte mondial sur le climat lors de la conférence COP21 à Paris. Une «déclaration présidentielle commune» prononcée à l’occasion de la venue de Xi Jinping à la Maison Blanche, dans le cadre de la visite d’Etat du président chinois aux Etats-Unis, où il est arrivé en début de semaine. Les Etats-Unis et la Chine ont franchi un pas important l’an dernier en se fixant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2020. Pour la première fois, la Chine officialise 2017 comme année de lancement d’un marché d'échanges de crédits carbone qui devra servir son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre après un pic en 2030. Le marché, qui s’appuiera sur l’expérience de sept marchés pilotes déjà lancés au niveau régional, couvrira des secteurs clés comme la production d'électricité, la sidérurgie, la chimie et le ciment. La prochaine conférence des Nations unies sur le climat (COP21) a lieu du 30 novembre au 11 décembre à Paris. L’Onu espère qu’elle aboutira à un accord universel sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement climatique à 2°C d’ici la fin du siècle.
Selon Raphaël Chemla, responsable adjoint de la gestion dettes d’entreprises chez Edmond de Rothschild Asset Managemen, le marché du crédit corporate investment grade « est resté très actif en septembre, mois record concernant le primaire ». Une tendance qui devrait se poursuivre dans les prochaines semaines et les prochains mois « si la Fed ne prend pas de décision majeure», selon le responsable interrogé par L’Agefi. Concernant le high yield, « nous anticipons un fin d’année active sur le marché primaire », prédit-il. « Après un été volatil, septembre reste agité avec l'émergence de risques. Sur la dette financière subordonnée, concernant les additional tier 1, des deals opportunistes se dessinent. En fonction de la sévérité du TLAC, les banques pourraient émettre plus ou moins de lower tier 2 », explique Raphaël Chemla. Ce dernier estime que « les fondamentaux sont bons » sur la dette subordonnée financière ». Quant au high yield en euro, grâce à un taux de défaut bas et le soutien de la Banque centrale européenne (BCE), « le rendement de la classe d’actifs s’affiche à 5% dans un environnement de taux bas ».
Depuis le mois de mai, le gestionnaire d’actifs BlackRock a conservé la même allocation d’actifs, tout en procédant à quelques évolutions au sein de chaque classe d’actifs, a observé Stephen Cohen, responsable des stratégies d’investissement de BlackRock, dans le cadre d’un entretien à L’Agefi. Ainsi, « nous avons adopté une approche plus cyclique sur les actions européennes, a-t-il indiqué Cette approche flexible et ciblée est fondamentale dans le contexte actuel ». Le responsable juge même que, suite à la chute du marché en actions, les actions européennes sont devenues plus attractives. « Une croissance modérée, l’amélioration des fondamentaux d’entreprises, des preuves de progression des profits et le soutien de la BCE sont des signaux très positifs qui permettent aux actions européennes de se reprendre », analyse Stephen Cohen. Pour autant, « les préoccupations au sujet de la croissance mondiale continuent à peser sur le sentiment de marché. Au vu de cette situation, nous gardons une approche équilibrée », conclut-il.
Dans un entretien accordé à L’Agefi, Fabrizio Quirighetti, responsable des investissements de Syz Asset Management, juge que « les actions européennes et japonaises offrent les meilleures opportunités, soutenues par la reprise de la demande domestique, des politiques monétaires, une faible exposition au secteur de l'énergie et des matières premières, et des évaluations plus attrayantes qu’aux Etats-Unis » Pour justifier sa politique d’investissement, le responsable de Syz AM évoque les « nuages » qui pèsent sur le secteur manufacturier aux Etats-Unis et des « multinationales qui souffrent du mix dollar fort et de la contraction de l’industrie du gaz de schiste, entraînant des exportations sous pression et des investissements productifs en berne ».
La pression est retombée dans le sillage de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de ne pas relever ses taux dans l’immédiat et les flux sortants sur les fonds émergents se sont nettement ralentis. Durant la semaine au 23 septembre, les fonds spécialisés sur les actifs émergents ont ainsi enregistré leurs plus faibles sorties nettes depuis deux mois, à 200 millions de dollars également répartis entre les fonds actions et les fonds obligataires, selon la dernière étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch qui reprend des données du cabinet spécialisé sur le suivie des flux EPFR Global.Pour les analystes de BofA Merrill Lynch, les dégagements sur cette classe d’actifs, pénalisés par les perspectives de hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale, pourraient toucher à leur fin. Hors émergents, les sorties nettes sur les fonds actions ont atteint 3,2 milliards de dollars environ qui recouvrent des entrées nettes à hauteur de 2,9 milliards sur les fonds d’actions européennes et de 900 millions de dollars sur les fonds d’actions japonaises pour 7,3 milliards de sorties nettes sur les fonds d’actions américaines dont 7,4 milliards sur le principal ETF sur le S&P 500. Les fonds obligataires toutes catégories confondues ont enregistré 400 millions de dollars d’entrées nettes mais 1,3 milliard de dollars de sorties sur les fonds spécialisés sur les titres en catégorie d’investissement et 200 millions sur les fonds de dettes à haut rendement. Les fonds monétaires ont engrangé pour leur part 17 milliards de dollars de souscriptions nettes sur la semaine au 23 septembre.
EFPA Espagne, la délégation espagnole de l’Association Européenne de Planification Financière et des conseillers financiers (EFPA selon le sigle anglais), a signé un accord de collaboration avec la société de gestion Franklin Templeton en vertu duquel les deux entités s’engagent à travailler conjointement pour développer la formation continue des conseillers financiers via l’organisation de cours, de conférences et de séminaires visant à obtenir la certification «European Financial Advisor» (EFA) et «European Financial Planner» (EFP).En vertu de cet accord, Franklin Templeton participera à toutes les actions de soutien au travail de qualification et de certification professionnelle de EFPA Espagne dans le secteur financier et à toutes autres initiatives visant à faciliter une meilleure et plus adéquate distribution des produits financiers auprès des investisseurs en accord avec la législation et les recommandations en vigueur en Espagne.Franklin Templeton a ouvert son bureau espagnol, à Madrid, en 1998 et il compte aujourd’hui 3,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion en Espagne, au Portugal et à Andorre.