En 2015, les fonds (OPC) français ont renoué avec une collecte nette positive globale de 21,6 milliards d’euros, contre des sorties nettes de 21,4 milliards d’euros en 2014, selon les statistiques communiquées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Celle-ci s’est concentrée sur les fonds diversifiés (+14 milliards d’euros) et les fonds monétaires (+23 milliards d’euros). Les souscriptions nettes sur les fonds actions s’élèvent à 3 milliards d’euros. Les encours globaux sous gestion en France (mandats et OPC) poursuivent ainsi leur progression en 2015, avec une hausse de 170 milliards d’euros soit 5% approchant les 3 600 milliards d’euros. Depuis le point bas de 2008, le taux de croissance annualisé est de 5,3%. L’encours des OPC de droit français augmente de +5,2%, et approche 1 700 milliards d’euros, dont 920 milliards d’euros de FIA et 763 milliards d’euros d’OPCVM, tandis que les mandats des clients français et étrangers (y compris les fonds étrangers gérés en France) croissent de +4,7%, dépassant désormais les 1 900 milliards d’euros. L’an dernier, les sociétés de gestion ont été confrontées d’une part à une pression sur les revenus résultant, entre autres, de l’accroissement de la part de la gestion passive, de la contraction de la demande institutionnelle locale et de l’arrivée de nouveaux acteurs, et d’autre part à une hausse de leurs charges liées aux coûts d’adaptation règlementaire, d’investissement technologique et de développement commercial. Les rapprochements entre sociétés et/ou les restructurations dans le cas de sociétés d’un même groupe sont dynamisés par cet « effet de ciseau » qui incite à la recherche de la taille nécessaire au développement des activités, et a concerné 38 SGP en 2015. Parallèlement le dynamisme des créations de nouvelles SGP, notamment entrepreneuriales, se poursuit avec la création de 31 sociétés cette année. Au total, à fin 2015, le marché français comptait 627 SGP, en légère diminution de 7 unités sur un an après le pic atteint l’an dernier (634). A fin 2015, l’encours des fonds domiciliés en Europe atteint 12 637 milliards d’euros (en hausse de 11,9% sur un an). Si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est effectivement réalisée, la France garde sa troisième place, avec une part de marché de 15,8%, derrière le Royaume-Uni (21,4%) et l’Allemagne (18,1%). En incluant la gestion sous mandat, la gestion française est le deuxième marché européen avec 20% de parts de marché, souligne l’AFG. En termes de domiciliation d’OPC, avec une part de marché de 27,7%, le Luxembourg – centre off shore dont les activités sont centrées sur la domiciliation et l’administration de fonds – consolide son premier rang en Europe. En deuxième place, l’Irlande continue sa progression (15,0%), suivi de l’Allemagne (13,7%) et de la France (13,3%). En distinguant selon la catégorie juridique des fonds, la part de marché des fonds français est de 21% pour les fonds FIA (2ème place en Europe) et de 9% pour les fonds OPCVM (4ème place en Europe). Au-delà du bilan de la gestion de l’année écoulée, l’association professionnelle n’oublie pas de renouveler son souhait d’une réorientation de l'épargne vers le long terme. L’AFG rappelle que la faiblesse des rémunérations des comptes et livrets et sur les marchés de taux, particulièrement pour les titres de dettes publiques, impacte de façon croissante les contrats d’épargne investis de façon dominante en obligations. A titre de comparaison, le poids des actions cotées, détenues directement ou indirectement, dans le patrimoine financier des épargnants anglo-saxons est de l’ordre de trois fois supérieur à celui des ménages français. Dans une logique de long terme, il résulte de cet écart dans la structure des patrimoines un risque de sous-rémunération de l’épargne, affectant plus particulièrement les jeunes actifs. «Ce constat montre l’importance et l’urgence de la réorientation progressive des placements des ménages, dans un cadre réglementairement et fiscalement adapté, vers des solutions d’épargne à long terme qui favorisent réellement, et plus qu’aujourd’hui, l’investissement en fonds propres d’entreprises. Les deux missions de l’AFG « Fiscalité de l’épargne », « Financement des PME/ETI » et sa commission « Solutions d’épargne » feront, en 2016, des propositions concrètes en ce sens», indique l’association. Cette réorientation aurait une double vertu : d’une part faire bénéficier directement et davantage les épargnants des revenus générés par des patrimoines mieux valorisés, et d’autre part assurer un volume et des flux de financement réguliers vers les besoins d’investissements à long terme nécessaires à la croissance...
La croissance des actifs de beta stratégique ou smart beta va continuer à mettre la pression sur les gestionnaires actifs et leur capacité à garder des fonds, selon une nouvelle étude publiée par Cerulli Associates sur les évolutions en cours sur le marché américain («U.S. Evolution of Passive and Strategic Beta Investing 2016: Opportunities for Asset Managers and Indexers»). Cette tendance devrait se confirmer car les investisseurs sont de plus en plus nombreux à comprendre les bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’intégration de produits de smart beta dans leurs portefeuilles, entre autres la possibilité de réduire leurs risques et d’améliorer leurs performances tout en réduisant les coûts par rapport à une gestion active. «Le smart beta représente une situation intermédiaire sur le spectre qui va de la gestion passive à la gestion active. On peut le considérer comme une approche hybride», estime Jennifer Muzerall, associate director chez Cerulli. «Les affirmations subjectives sur la stratégie d’investissement beta sont davantage assimilables à une stratégie active, alors que sa mise en œuvre transparente et basée sur des règles présente des caractéristiques similaires à celles de la gestion passive», précise-t-elle. «Le développement du smart beta met la barre plus haut pour les gestionnaires actifs et leur capacité à générer de l’alpha. Les gérants actifs se mettent à contre-coeur au smart beta en raison de la poursuite des sorties qui affectent les stratégies actives», selon Jennifer Muzerall. De leur côté, les gérants passifs voient dans cette évolution l’opportunité de proposer des produits originaux et mieux margés.
A la fin 2015, la performance annuelle des fonds non monétaires affiche une diminution de 0,3 point de pourcentage par rapport à fin 2014 pour s'établir à 5,1% après 5,4%, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Cette quasi-stabilité masque toutefois des disparités importantes par type de fonds. Le repli est particulièrement marqué pour les fonds obligations dont la performance recule à 0,8% contre 5,1% l’année précédente, et dans une moindre mesure, pour les fonds diversifiés, dont la performance se replie à 3,1% après 5,4%. En revanche, le rendement annuel des fonds actions progresse à 10% contre 6,9% précédemment en dépit de la moindre valorisation des fonds indiciels (+5,7% après 10%). La performance des fonds monétaires reste très faible, à 0,2% après 0,4%.
En lourde perte, et face à la montée de sa dette, le minier suspend ses projets et taille dans ses investissements pour résister à la baisse des cours.
Le Groupe IRCEM fait évoluer son organisation, dans le cadre de son plan stratégique baptisé IRCEM 2020, qui intègre les principes de gouvernance de Solvabilité 2 . La gouvernance du Groupe IRCEM s’articulera désormais en 2016 autour de son directeur général, son directeur général délégué, et du comité exécutif créé, composé des 7 personnes que nous vous dévoilons ci-dessous. Jean-Charles Grollemund demeure directeur général du groupe, poste qu’il occupe depuis 2006. Lim Heng Thong, jusqu’alors directeur général adjoint, devient directeur général délégué. Denis Jospin est conforté dans ses fonctions de directeur des opérations clients. Alain Koutouan, outre le périmètre que couvrait déjà la direction de l’actuariat et finances, va diriger la souscription, les risques et les partenariats. Stéphane Salon, directeur des ressources humaines devient directeur des ressources et des comptabilités. François Depoortere prend la nouvelle direction digitalisation, développement et informatique. Enfin, Sylvie Torrès, est nommée directrice de la conformité et de la communication institutionnelle.
La bataille que se livrent la banque centrale chinoise et les spéculateurs au sujet du renminbi s’est intensifiée la semaine dernière avec la lettre du gérant de hedge funds américain Kyle Bass, qui prédit une crise de la dette et de la devise chinoises, rapporte le Financial Times. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque de Chine, a brisé des mois de silence lors du weekend, en minimisant le déclin des réserves de change de la Chine et en soulignant que Pékin ne cherchait pas à dévaluer sa monnaie. Cela est intervenu quelques semaines après que l’Etat a mis en garde George Soros contre une guerre contre le renminbi.
Pour la première fois depuis juillet 2012, les prévisions des gestionnaires internationaux en matière de croissance et de bénéfices sont toutes deux négatives, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 5 et 11 février auprès d’un échantillon de 198 participants représentant un encours cumulé de 591 milliards de dollars. Les poches de cash représentent désormais 5,6% des encours, un niveau jamais vu depuis novembre 2001. Après la crainte d’un ralentissement marqué de la croissance en Chine, c’est désormais la perspective d’une récession aux Etats-Unis qui fait figure d'épouvantail auprès des investisseurs internationaux. Corollaire de cette nouvelle préoccupation, 90% des gestionnaires ne prévoient pas plus de deux relèvements de taux par la Réserve fédérale au cours des douze prochains mois, contre seulement 40% en décembre 2015.Les surpondérations sur les actions sont ainsi tombées à 5% en net en février contre 21% en janvier alors que s’accroît parallèlement le pessimisme sur lese obligations. En Europe, 42% des gestionnaires sont désormais surpondérés sur le cash mais les allocations internationales dédiées aux actions européennes sont encore surpondérées à hauteur de 36% en net, l’Europe demeurant la région préférée des investisseurs dans le monde. En revanche, les perspectives de croissance en Chine sont à leur plus bas niveau depuis 2008.
Devant le fort intérêt suscité par ses deux premiers fonds investis en bouteilles de grands vins, la Financière d’Uzès annonce le lancement d’un troisième fonds professionnel spécialisé ayant la particularité d’être ouvert : Uzès Grands Crus I. Ce fonds offre aux investisseurs tels que mentionnés à l’article 423-27 et suivants du Règlement Général de l’AMF l’opportunité de diversifier leur portefeuille en bénéficiant du dynamisme du marché mondial des grands crus. Uzès Grands Crus I est un FIA à valorisation trimestrielle. Son actif, investi au minimum à 75 % dans des bouteilles de grands vins, sera géré selon l’approche de conviction et de contrôle des risques mise en œuvre depuis 35 ans sur les marchés d’actions par UZES GESTION, la filiale spécialisée de la Financière d’Uzès. Le fonds a pour objectif de surperformer le taux annuel de l’OAT 5 ans avec un minimum de rendement de 5 %. Caractérisé par une offre limitée en raison de règles de production très strictes et par une demande croissante liée à l’arrivée constante de nouveaux consommateurs, collectionneurs et investisseurs, le marché des vins d’exception est structurellement acheteur. Ce marché mondial est estimé à 3,5 milliards d’euros par an. Il concerne essentiellement des vins français des 15 à 20 derniers millésimes et, à la marge, des vins italiens, espagnols, américains et australiens du même âge, 70 % des échanges étant concentrés sur des vins de Bordeaux. Le marché des grands vins bénéficie d’une efficience et d’une transparence accrues grâce aux nombreuses ventes organisées par les grandes maisons d’enchères, au rayonnement international des sites Internet marchands spécialisés et surtout grâce à la montée en puissance de Liv-ex (London International Vintners Exchange), la plateforme intégrée de négociation et de règlement-livraison dédiée aux grands vins qui regroupe aujourd’hui 440 membres (négociants, courtiers, distributeurs, spécialistes de l’import-export et fonds d’investissement) originaires de 35 pays qui réalisent 85% des transactions au monde.
La Société financière de la Nef lance le 4 avril les produits d'épargne solidaire Livret Nef et Compte à Terme Nef avec partage d’intérêts au profit de Terre de Liens. Ce partenariat vient renforcer les liens historiques entre le mouvement Terre de Liens, qui s’engage pour la préservation des terres agricoles et le développement d’une agriculture biologique et paysanne, et La Nef, bientôt Banque éthique de plein exercice.La Nef propose des produits d’épargne solidaire, dont la spécificité est l’utilisation transparente de l’argent déposé : tous les projets financés par l’épargne de ces produits est publiée chaque année, depuis 1988. Avec l’argent de ses épargnants, la Nef finance uniquement des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle, notamment l’installation et de développement de projets agricoles et des filières bio, qu’elle accompagne depuis ses débuts. L’encours actuel de financement de filières bio et paysannes est de 38 millions d’euros. Ces filières représentaient près de 42% des prêts réalisés par la Nef en 2015.
Groupama Asset Management a annoncé le 16 février la commercialisation d’un nouvelle stratégie sur les petites et moyennes capitalisations européennes. Il s’agit en fait d’un élargissement à l’Europe de la stratégie euro logée dans le FCP Groupama Avenir Euro IC qui affiche de solides performances au cours des dernières années. L’actif net global approchait le milliard d’euros fin 2015 à 926 millions d’euros à fin décembre contre un peu plus de 100 millions d’euros fin 2012. Une croissance des encours qui a été favorisée par une performance de plus de 200% sur les dix ans à fin 2015, contre à peine 87% pour l’indice de référence MSCI EMU Small Cap sur la même période. Le nombre d’investisseurs qualifiés investis dans la stratégie a ainsi été multiplié par deux au cours des trois dernières années, passant de 127 à 224 fin 2015. Fort de cette réussite commerciale, Groupama AM a donc décider d'élargir le périmètre de la stratégie à l’Europe, avec néanmoins un socle commun zone euro de plus de 50%. Le nouveau fonds, G Fund -European Small and Mid Cap, mis en incubation fin 2014, couvre la Suisse, la Scandinavie et le Royaume-Uni, a précisé à l’occasion d’un point de presse Cyrille Carrière, gérant de Groupama Avenir Euro, qui est épaulé depuis septembre 2014 par Cyril de Vanssay de Blavous, analyste gérant SMID. Les résultats sont prometteurs depuis la création de la stratégie, fin 2014, jusqu’au 29 janvier, la performance s’inscrivant sur la période à 37,1% contre seulement 18,9% pour l’indicateur de référence, le MSCI Europe Small Cap Euro (dividendes nets réinvestis). Dans un contexte de marchés soumis à une volatilité de plus en plus violente et récurrente, «les petites et moyennes capitalisations constituent la meilleure niche d’investissement sur le long terme», a souligné Pierre Alexis Dumont, directeur de la gestion Actions et Convertibles de Groupama AM. Un gisement d’opportunités qui repose sur de nouveaux business models sur des marchés spécifiques qui seront déployés sur cinq ou dix années. Sur une période de quinze ans à partir du 28 mars 2000, soit le plus haut de la bulle internet, le marché des petites et capitalisations affiche un écart de rendement moyen de l’ordre de 6% si l’on compare le MSCI Small Cap Europe avec l’Europe Stoxx alors que la volatilité est moindre. L’an dernier, le retour des actions européennes dans les allocations a d’ailleurs été porté par les petites et moyennes capitalisations. A l’instar du fonds Groupama Avenir Euro, G Fund-European Small and Mid Cap s’appuiera sur les méthodes éprouvées de son gérant, Cyrille Carrière. Ce dernier déploie une approche qualitative et exclusive, fondée sur des critères de sélection précis et exigeants : « Notre process de sélection de valeurs vise à identifier des sociétés positionnées sur des niches de marché estimées à fort potentiel qui peuvent changer de dimension en quelques années. C’est un choix d’investissement inscrit dans une vision long terme de ce que peuvent devenir ces entreprises innovantes » précise Cyrille Carrière.
Le cabinet de conseil en optimisation des coûts et de la performance (RH, finance, etc,) Alma Consulting Group adopte un nouveau nom, Ayming. Cette décision fait suite au rachat par Alma de son concurrent LowendalMasaï, intégré l’an dernier. En 2015, le groupe, qui compte près de 1.500 collaborateurs dans 14 pays, a réalisé un chiffre d’affaires de 173 millions d’euros.
Qualium Investissement et le Groupe Monnoyeur ont annoncé mardi la signature de la cession de leur participation dans le groupe Financière Cofidim, actionnaire notamment des centres automobiles Feu Vert, au fonds de private equity Alpha. Le groupe rassemble les enseignes Feu Vert, Mondial Pare-Brise et Impex. En 2015, il a réalisé un volume d’activités de plus d’1 milliard d’euros et compte environ 7.720 collaborateurs. Le fonds de LBO de la Caisse des dépôts solde ainsi une aventure de près de 10 ans chez Feu Vert, qu’il avait racheté avant la crise financière de 2007. HSBC et Rothschild conseillaient Qualium, et BNP Paribas a conseillé et financé Alpha.
Le Groupe Bruxelles Lambert a vendu 0,7% du capital de Total, soit 17,1 millions d’actions, pour un montant global de 650 millions d’euros (38,01 euros par action), a annoncé mercredi Pargesa, la holding de contrôle du groupe belge d’investissement. Les actions ont été placées par BofA Merrill Lynch et Morgan Stanley au prix unitaire de 38,05 euros, soit avec une décote de 1,9%. La plus-value consolidée réalisée par GBL sera d’environ 260 millions d’euros et contribuera au résultat net consolidé en 2016, a précisé Pargesa. GBL conserve 1,4% du capital et 1,3% des droits de vote de Total. La holding d’Albert Frère avait précisé mardi soir que cette opération s’inscrivait dans sa stratégie de rotation de portefeuille, louant dans un communiqué «l’excellence» de la stratégie du PDG de Total, Patrick Pouyanné. Mercredi matin, le cours de l’action Total cède 0,71% à 38,50 euros.
La Société Générale est entrée en négociations exclusives avec Wendel en vue de l’acquisition de la société Parcours via sa filiale ALD Automotive. «L’offre d’ALD Automotive valorise les titres Parcours à 300 millions d’euros», souligne le communiqué de la Société Générale. Septième acteur hexagonal de la location longue durée de véhicules, Parcours est aussi présent en Espagne, en Belgique, au Luxembourg et au Portugal. La société majoritairement détenue par Wendel a généré un chiffre d’affaires consolidé de 370 millions d’euros en 2015.
Le spécialiste américain des systèmes de sécurité électronique ADT Corp a annoncé hier avoir accepté d’être racheté par le fonds de capital-investissement Apollo Global Management pour 7 milliards de dollars (6,27 milliards d’euros). Une fois ce rachat bouclé, Apollo fusionnera ADT avec Protection 1, spécialiste de la sécurité domestique qu’il a acquis en 2015, dans le cadre d’une opération valorisée à environ 15 milliards de dollars. Cet ensemble, dont le siège se trouvera en Floride, affichera un chiffre d’affaires annuel pro forma de plus de 4,2 milliards de dollars.
Les propriétaires de l’opérateur polonais de téléphonie mobile P4, connu sous la marque Play, ont reporté sa vente, estimée à plus de 2 milliards d’euros, ne parvenant pas à trancher entre une vente directe et une introduction en Bourse partielle, rapportait hier Reuters de deux sources de marché. Les deux propriétaires de P4, le fonds grec Tollerton et le fonds islandais Novator, travaillaient avec BoA Merrill Lynch en vue de vendre ou de coter P4 en Bourse. La procédure devait en principe être lancée cette année. Play est devenu en novembre le numéro trois polonais par le nombre d’abonnés, derrière la filiale polonaise d’Orange et celle de Deutsche Telekom.
Le fonds d’investissement Alpha Private Equity va entrer en négociations exclusives pour racheter le groupe français d’entretien et de réparation automobile Feu Vert, a déclaré hier soir à Reuters une source proche du dossier. Feu Vert est détenu à 65% par le fonds Qualium Investissement, à 34% par le groupe Monnoyeur et à 1% par le management de l’entreprise. Feu Vert, qui compte 462 centres de réparation en Europe, dont 344 en France, a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires hors taxe de 676,9 millions d’euros.
Plus de 1,8 milliard d’euros ont été investis l’an dernier, note le cabinet EY. Une décélération a toutefois été observée au niveau européen au second semestre.
Selon un rapport publié par BNP Paribas Securities Services et l’Economist Intelligence Unit sur la base d’entretiens menés auprès de 23 investisseurs institutionnels, les principaux fonds de pension, caisses de retraite et compagnies d’assurance à l’échelle internationale repensent leur stratégie pour être en mesure de satisfaire leurs engagements à long terme.
Les propriétaires de l’opérateur polonais de téléphonie mobile P4, connu sous la marque Play, ont reporté sa vente, estimée à plus de 2 milliards d’euros, ne parvenant pas à trancher entre une vente directe et une introduction en Bourse partielle, rapporte mardi Reuters de deux sources de marché. Les deux propriétaires de P4, le fonds grec Tollerton et le fonds islandais Novator, travaillaient avec BoA Merrill Lynch en vue de vendre ou de coter P4 en Bourse. La procédure devait en principe être lancée cette année. Play est devenu en novembre le numéro trois polonais par le nombre d’abonnés, derrière la filiale polonaise d’Orange et celle de Deutsche Telekom.
Le spécialiste américain des systèmes de sécurité électronique ADT Corp a annoncé mardi avoir accepté d’être racheté par le fonds de capital-investissement Apollo Global Management pour 7 milliards de dollars (6,27 milliards d’euros). Une fois ce rachat bouclé, Apollo fusionnera ADT avec Protection 1, spécialiste de la sécurité domestique qu’il a acquis en 2015, dans le cadre d’une opération valorisée à environ 15 milliards de dollars. Cet ensemble, dont le siège se trouvera en Floride, affichera un chiffre d’affaires annuel pro forma de plus de 4,2 milliards de dollars.
Le crowdlending va décoller, c’est certain, selon Nicolas Bouzou, économiste et fondateur du cabinet Asterès. L’environnement est très favorable en France où l'épargne des ménages est abondante et où persistent des «trous de financement» pour les entreprises, d’après un point de vue détaillé dans une étude réalisée pour Credit.fr sous le titre «Le Crédit participatif: soutenir l’investissement, donner du sens à l'épargne».
Malgré un environnement de marché difficile et malgré une croissance européenne qui devrait rester faible, Allianz Global Investors (AllianzGI) croît au potentiel du high yield. Pour Alexandre Caminade, directeur Europe des investissements crédit et gérant du fonds Allianz Euro High Yield, les fondamentaux des émetteurs high yield restent dans l’ensemble assez solides. «Les émetteurs disposent d’un profil financier satisfaisant et les taux de défauts anticipés sont faibles pour les douze prochains mois, avec 2,89 % de taux de défaut à 1 an, pour une moyenne historique qui tournait autour de 3,82 %», note-t-il.L’année 2015 a connu une offre nette plus restreinte que les années précédentes, avec des émissions moins nombreuses, notamment suite à une forte volatilité qui a aussi entraîné une réduction de l’activité du marché primaire. Cet aspect technique soutient l’effet de rareté et donc la performance de la classe d’actifs. Le marché du high yield européen offre actuellement un rendement de 6 % «un niveau jamais atteint depuis 2012", souligne Alexandre Caminade. Le responsable et gérant souligne que l’analyse des fondamentaux des émetteurs reste cruciale pour éviter le défaut. Il reste actuellement particulièrement attentif au risque de certains secteurs en Europe, comme celui du risque lié à l’impact de la baisse des matières premières, qui peut toucher les fournisseurs privés de l’industrie pétrolière.Concernant le secteur bancaire, qui inquiète, AllianzGI se veut rassurant. «Les fondamentaux des banques et leur ratio de capital s’améliorent et nous anticipons une stabilisation des principaux ratios de crédit au cours de l’année 2016", anticipe Alexandre Caminade, qui privilégie la dette subordonnée des banques de bonne qualité à la dette senior des banques au profil risqué telles que les petites institutions italiennes.
L’immobilier dans les villes allemandes est surévalué, indique dans son dernier rapport mensuel la Bundesbank, qui n’avait jamais aussi clairement mis en garde contre les conséquences du crédit bon marché et de l’afflux de réfugiés sur le prix des logements en Allemagne. Contrairement à nombre de leurs homologues européennes, en particulier britanniques, les grandes villes allemandes se sont longtemps caractérisées par la stabilité de leur marché immobilier et par une hausse des prix modeste. Cette caractéristique tend à disparaître depuis quelques années avec la baisse des taux d’intérêt, qui réduit le coût de l’emprunt et fait de l’immobilier un investissement attractif. Dans son rapport mensuel, la Bundesbank insiste sur le risque de surévaluation du marché immobilier, en particulier des prix des appartements qui ont augmenté d’environ 6% chaque année depuis six ans. Le prix d’un appartement de 100 m2 dans l’ouest de Francfort, la partie très prisée de la ville, atteint désormais environ un million d’euros. «Les appartements dans les grandes villes continuent d’afficher les surévaluations les plus importantes», affirme la banque centrale d’Allemagne, malgré une récente législation encadrant les hausses de loyers. Cette tendance sera accentuée par l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Allemagne.
PowerShares vient de lancer un nouvel ETF dédié aux dividendes sur la plateforme Xetra de la Deutsche Börse. Ce nouveau produit, conforme au format Ucits, combine des stratégies dividendes et basse volatilité par le biais de la réplication de l’indice EURO iSTOXX High Dividend Low Volatility 50. Le nouvel ETF est chargé à 0,3%.
Bpifrance a lancé mardi matin le Pass Repreneur, dédié aux entrepreneurs engagés dans la transmission de PME et ETI soutenues en fonds propres par Bpifrance. Ce type d’opération représente 30% des investissements réalisés par la banque publique, soit une trentaine de PME. Il s’agit d’un outil d’accompagnement dans la période «décisive» des 100 premiers jours de la prise en main de l’entreprise.
Apax Partners, Altamir et les dirigeants d’InfoPro Digital ont annoncé mardi avoir signé un accord d’exclusivité avec TowerBrook Capital Partners en vue de céder la majorité du capital du spécialiste de l’information professionnelle en France. L’offre sera soumise à la consultation des instances représentatives des personnels, avant le début des négociations finales. Les deux fonds d’investissement étaient entrés en 2007 au capital d’Infopro Digital (L’Usine nouvelle, L’Argus de l’assurance, Le Moniteur,…), qui affiche un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.