En attendant la décision de la Réserve fédérale de ce jour, les investisseurs internationaux sont une majorité (58%) à prévoir trois ou quatre relèvements de taux au cours des douze prochains mois, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 décembre auprès d’un échantillon de 215 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 620 milliards de dollars. L’appétit pour le risque a diminué début décembre par rapport au mois précédent. La poche de cash dans les portefeuilles a ainsi progressé à 5,2% contre 4,9% un mois plus tôt. Les investisseurs ont accentué leur sous-pondération sur les actions américaines mais l’Europe et le Japon sont considérés comme les régions de la planète les plus intéressantes pour des surpondérations en 2016. «Les actions européennes restent recherchées malgré la déception provoquée par la décision de la Banque centrale européenne», relève James Barty, responsable de la stratégie sur les actions européennes.
L’opérateur boursier américain Bats Global Markets a enregistré mercredi auprès de la Securities and Exchange Commission l’équivalent de son document de base afin de s’introduire en Bourse. Bats avait déjà tenté une IPO en 2012. Le groupe avait dû renoncer à son projet faute de pouvoir techniquement assurer la cotation de ses actions sur sa propre plate-forme, alors que l’offre avait pourtant été couverte par les investisseurs. Morgan Stanley et Citigroup dirigeront l’opération pour cette deuxième tentative, et les actions seront listées sur Bats. Sur les neuf premiers mois de 2015, le groupe a enregistré 1,34 milliard de dollars de revenus proforma, pour un résultat net de 57 millions de dollars.
Le groupe Caisse des dépôts lance un « laboratoire d’innovation » sur la technologie Blockchain en partenariat avec AXA, BNP Paribas, Blockchain Solutions, le Groupe BPCE, Cellabz, le CNAM, CNP Assurances, le Crédit Agricole, Croissance Plus, Paymium, et le pôle de compétitivité « Finance Innovation ». «L’objectif est de mutualiser les démarches d’exploration et d’évaluer in fine le potentiel des usages concrets de cette technologie», selon un communiqué. L’initiative, lancée en janvier pour une période initiale de six mois, «est ouverte à d’autres partenaires désireux de la rejoindre dans le courant du premier trimestre 2016».
La Médiation du crédit et l’association Financement Participatif France (FPF), qui représente les acteurs français du crowdfunding, ont signé ce matin une convention de partenariat. Cet accord matérialise des engagements mutuels. La Méditation du crédit informera les entreprises de la possibilité de recourir au crowdfunding et proposera, le cas échéant, des montages combinant des financements bancaires et du financement participatif. De leur côté, les plates-formes informeront les entreprises dont elles ne retiennent pas le projet de la possibilité de saisir la Médiation du crédit. Cette convention a été signée pour une durée de trois ans. «Des entreprises ne voient pas leurs besoins de financement couverts intégralement alors qu’elles connaissent une bonne situation financière. Le financement participatif pourra apporter une réponse», a expliqué Fabrice Pesin, médiateur national du crédit.
Cisco met ses promesses en œuvre. L’équipementier en télécoms américain, qui ambitionne d’investir 200 millions de dollars (182 millions d’euros) dans l’écosystème des start-up françaises, a annoncé hier l’investissement de 34 millions de dollars dans un nouveau fonds dédié au capital risque de Partech Capital International Ventures. Cisco va par ailleurs abonder de 17 millions de dollars le fonds Digital Fund II d’Idinvest. Dédié aux secteurs du numérique et des nouvelles technologies, ce dernier atteint désormais les 155 millions d’euros.
L’autorité allemande de régulation financière a décidé d’étudier de plus près le projet de rachat par Fosun International de la banque privée allemande Hauck & Aufhäuser, selon Reuters qui citait hier une source proche. La BaFin a demandé à Fosun davantage d’informations sur cette opération de 210 millions d’euros après les rumeurs de disparition du président du conglomérat chinois Guo Guangchang, réapparu lundi lors de l’assemblée générale annuelle du groupe à Shanghai.
Jusqu’alors délégué général de Malakoff-Médéric, Guillaume Sarkozy a décidé de saisir la proposition des partenaires sociaux. Il prendra de nouvelles fonctions non exécutives au sein du groupe de protection sociale.
PAI Partners a damé le pion à Goldman Sachs PE et au groupe hôtelier chinois GreenTree. Le fonds d’investissement a remporté les enchères menées par Morgan Stanley pour la prise de contrôle de la chaîne hôtelière B&B, contrôlée par Carlyle. La transaction a été officialisée peu avant 19 heures. Rothschild a conseillé PAI. La transaction valoriserait la société autour de 800 millions d’euros, selon des sources financières.
Indicateur avancé pour les banques d’investissement, le groupe américain Jefferies a vu ses revenus baisser de 11,4% sur trois mois lors de son quatrième trimestre clos au 30 novembre, à 513 millions de dollars. Les revenus de trading sont tombés à 132 millions, contre 185 millions au trimestre précédent, et 207 millions il y a un an. Jefferies a notamment payé l’arrêt de Bache, son courtier sur matières premières, dont certaines activités ont été transférées à la Société Générale.
Le milliardaire activiste Carl Icahn a annoncé le 14 décembre avoir augmenté sa participation au capital du groupe informatique Xerox. Dans un document boursier, il déclare détenir 8,13% du capital. Un niveau qui le rapproche de la participation détenue par le premier actionnaire de Xerox, le fonds Vanguard Group (8,4% environ). Carl Icahn avait annoncé en novembre son entrée au capital de Xerox, dévoilant à l'époque une participation de 7,13% et disant vouloir discuter avec la direction du groupe des moyens d’améliorer la performance opérationnelle et de rechercher d’autres voies stratégiques.
L’engouement pour les actions européennes est toujours présent, mais faiblit légèrement. C’est ce qui ressort du baromètre de décembre 2015 du cabinet de conseil en investissements financiers Insti7*, portant sur les anticipations pour chacune des grandes classes d’actifs en termes de couple rendement/risque des sociétés de gestion interrogées.La catégorie actions grandes capitalisations Euro / Europe récolte ainsi 81% d’anticipations positives contre 89% en juin. Les portefeuilles de référence reflètent ces préférences avec près de 81% de portefeuilles surpondérés sur cette classe d’actifs. Les actions petites et moyennes capitalisations Euro / Europe suscitent elles aussi toujours l’engouement, les opinions positives représentant 64,3% du panel des sociétés de gestion interrogées et les portefeuilles surpondérés 51,7 %.On constate en décembre un léger recul de l’engouement pour la classe d’actifs des actions japonaises, avec 70% d’anticipations positives (contre 84,8% en juin). Insti7 note toutefois dans les portefeuilles une légère hausse des positions surpondérées, à 66,7 %.Les actions américaines en revanche observent un recul de l’intérêt des investisseurs avec 12,9 % d’anticipations positives, contre 17,6 % en juin. Les anticipations neutres restent prépondérantes et plus d’un tiers des sociétés de gestion interrogées se positionnent comme souspondérées sur cette classe d’actifs, souligne le baromètre Insti7.Les actions émergentes subissent une forte hausse des opinions négatives (53,6% contre 37,5% en juin), au détriment d’opinions neutres et positives. Les portefeuilles reflètent ce même mouvement avec une proportion de gérants sous-pondérés atteignant 48,1% ce mois-ci.Sur le monétaire euro, le baromètre souligne que « le manque d’intérêt se renforce sur cette classe d’actifs d’ajustement, avec le recul des anticipations neutres au profit d’anticipations négatives». Par rapport à juin, Insti7 constate une hausse des anticipations fortement négatives à 19,4% contre 5,7%.Concernant la classe d’actifs obligataire, les obligations gouvernementales long terme Euro affichent une baisse de 4 points de pourcentage des anticipations neutres au profit d’anticipations négatives, qui passent à 45,5 %. Même constat pour les portefeuilles de référence, les positions neutres reculant au profit de positions sous-pondérées.L’engouement pour les obligations à haut rendement recule en cette fin d’année. Insti7 constate un léger recul avec 59% d’anticipations positives contre 66% lors de l’édition précédente. Les portefeuilles restent toutefois majoritairement surpondérés, à 62,5 %.(*) réalisée du 13 au 27 novembre 2015 auprès de 33 sociétés de gestion de la place de Paris, l’enquête a porté d’une part sur les anticipations relatives à différentes classes et typologies d’actifs et d’autre part sur les stratégies d’investissement mises en oeuvre.
Le fonds de pension néerlandais APG a annoncé qu’il intégrait le Climate Bonds Initiative et son programme de partenariats avec effet immédiat. Le Climate Bonds Initative est une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir une économie bas carbone et qui vérifie la conformité des projets aux critères d'éligibilité des obligations vertes."Le partenariat avec le Climate Bonds Initiative répond à une démarche pratique pour APG qui nous permet de soutenir le développement des nouveaux mécanismes d’investissement dans les obligations vertes, ainsi que les standards et processus de certification qui fourniront aux investisseurs internationaux, aux gestionnaires et aux émetteurs un niveau de confort et de certitude sur ce qu’est une obligation verte», indique Herman Slooijer, managing director Global Crédits chez APG Asset Management.
Blackstone a annoncé le 14 décembre avoir bouclé son fonds international de private equity, Blackstone Capital Partners VII, à 18 milliards de dollars. Lancé en novembre 2014, le fonds a donné lieu à un premier closing record de 15,7 milliards de dollars en mai dernier. La demande a largement dépassé le plafond des 17,5 milliards de dollars, qui ont été complétés avec les engagements des collaborateurs de Blackstone pour un montant de 500 millions de dollars. Les premiers investissements du fonds devraient intervenir dans le courant du premier trimestre 2016. Les encours de l’activité private equity de Blackstone s'élevaient à plus de 91 milliards de dollars au terme du troisième trimestre 2015.
Cisco met ses promesses en œuvre. L’équipementier en télécoms américain, qui ambitionne d’investir 200 millions de dollars (182 millions d’euros) dans l’écosystème des start-up françaises, a annoncé mardi l’investissement de 34 millions de dollars dans un nouveau fonds dédié au capital risque de Partech Capital International Ventures. Cisco va par ailleurs abonder de 17 millions de dollars le fonds Digital Fund II d’Idinvest. Dédié aux secteurs du numérique et des nouvelles technologies, ce dernier atteint désormais les 155 millions d’euros.
La banque japonaise Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) a signé l’acquisition de l’activité de crédit-bail de General Electric pour 4,8 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros), annoncent les deux sociétés dans un communiqué. Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan de GE de cession de sa branche financière GE Capital, dont les actifs représentent environ 200 milliards de dollars, afin de se recentrer sur ses activités industrielles. Le conglomérat américain a annoncé au début du mois qu’il s’attendait à ce que ce plan soit quasiment bouclé d’ici la fin de 2016.
L’ex-président du directoire de la société d’investissement Wendel, Jean-Bernard Lafonta, poursuivi pour diffusion d’informations fausses ou trompeuses et délit d’initié du temps de son mandat à la tête de la holding d’investissement, a été condamné lundi à une amende de 1,5 million d’euros dans cette affaire financière, a indiqué son avocat à Reuters. «Le tribunal a cherché par tous les moyens à tordre les chiffres pour prononcer une condamnation injustifiée», a protesté Me Antonin Levy, auprès de Reuters, précisant qu’il avait «immédiatement» fait appel.
Le fonds d’investissement Cinven a annoncé hier l’acquisition de Kurt Geiger, spécialiste londonien de la chaussure haut de gamme, auprès de Sycamore Partners. Le prix de la transaction n’est pas communiqué, mais il attendrait 245 millions de livres dette comprise, ce qui valoriserait la cible à 8 fois son Ebitda environ. Kurt Geiger, qui a dégagé un chiffre d’affaires de 260 millions de livres en 2014, faisait partie de Jones Group, racheté et retiré de la cote l’année précédente par Sycamore.
Vatel Capital, société de gestion indépendante spécialisée dans les PME cotées et non cotées, a annoncé hier un investissement de 2,2 millions d’euros dans l’hôtel Syracuse, implanté à Porto-Vecchio en Corse. Cette opération est réalisée dans le cadre de la transmission de l’entreprise par son dirigeant Marc Orecchioni à son cousin Jean-Pierre Gori (déjà copropriétaire de l’Hôtel des Roches à Sartène) et s’inscrit dans la perspective de travaux de rénovation prévus pour l’année 2016 afin d’améliorer les services proposés.
CNP Assurances va acquérir une participation majoritaire dans Géosud, le site de gestion des stocks de gaz naturel français, aux termes d’un accord définitif signé hier avec Total, le groupe d’ingénierie Géostock et le chimiste Ineos. Géostock - filiale de Vinci et de Total - conservera une part de 2% dans Géosud, tandis que Total et Ineos céderont à l’assureur l’intégralité de leur part de respectivement 56,1% et 13,9%. L’opération devrait être finalisée au cours du premier semestre 2016.
L’ex-président du directoire de la société d’investissement Wendel, Jean-Bernard Lafonta, poursuivi pour diffusion d’informations fausses ou trompeuses et délit d’initié du temps de son mandat à la tête de la holding d’investissement, a été condamné lundi à une amende de 1,5 million d’euros dans cette affaire financière, a indiqué son avocat à Reuters. «Le tribunal a cherché par tous les moyens à tordre les chiffres pour prononcer une condamnation injustifiée», a protesté Me Antonin Levy, auprès de Reuters, précisant qu’il avait «immédiatement» fait appel.
Le fonds d’investissement Cinven a annoncé l’acquisition de Kurt Geiger, spécialiste londonien de la chaussure haut de gamme, auprès de Sycamore Partners. Le prix de la transaction n’est pas communiqué, mais il attendrait 245 millions de livres dette comprise, ce qui valoriserait la cible à 8 fois son Ebitda environ. Kurt Geiger, qui a dégagé un chiffre d’affaires de 260 millions de livres en 2014, faisait partie de Jones Group, racheté et retiré de la cote l’année précédente par Sycamore.
Les actifs sous gestion des fonds de droit français ont progressé de 2,28 % en novembre, ce qui porte leur encours global à 856,13 milliards d’euros. Une hausse qui s’explique à fois par un effet collecte de 10 milliards d’euros et un effet marché positif pour l’ensemble des grandes classes d’actifs. Plus précisément, selon ses statistiques mensuelles, Europeformance SIX Telekurs relève que les fonds monétaires ont été en grande partie responsables de l’effet collecte. Cette classe d’actifs a capté 9,74 milliards d’euros. Les fonds obligataires ont su, pour leur part, attirer 743,49 milliards d’euros. Deux catégories en ont été largement responsables : les fonds d’obligations de la zone euro et les fonds d’obligations à haut rendement (+443,54 millions et +269,25 millions respectivement). En revanche, les fonds investis en obligations des pays émergents n’ont collecté en net que 10,22 millions. En matière de performances, la catégorie investie en titres de la zone euro et celle sur l’Europe ont affiché des hausses de respectivement +0,42 % et +1,98 %.De leur côté, les fonds d’obligations convertibles ont enregistré des souscriptions nettes globales de 103,04 millions. Les fonds à l’international ont capté 45,35 millions contre 32,18 millions pour celle investies sur le Vieux Continent. Côté performances, la classe d’actifs affiche un gain moyen de +0,33 %, sachant que les catégories de fonds investis en titres internationaux et européens ont été les plus performantes (+0,44 % et +0,62 % respectivement) Finalement, ce sont les fonds de long terme qui n’ont pas fait recette. Les fonds investis en actions ont subi des rachats nets de 975,53 millions d’euros. Trois grandes catégories en ont fait les frais. Les fonds investis en actions européennes (-420,25 millions), en actions américaines (-336,96 millions) et en actions de la région Asie/Pacifique (-499,46 millions). L’effet « performances » est venue limiter ces sorties. Notamment pour la catégorie « Actions Amérique » qui affiche un gain moyen de 4,18 %, tandis que celle investies en actions européennes a progressé de +2,59 %. Enfin, on notera que les fonds d’actions internationales ont à la fois collecté (+95,63 millions) et connu un effet marché positif (+2,97 %)
2016 pourrait être l’année de l’allocation tactique. «Le manque de momentum des marchés et une volatilité élevée nécessitent une allocation tactique active», a estimé le 11 décembre à Paris à l’occasion d’un point de presse Christophe Donay, responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique chez Pictet. Une telle approche et la sélection des titres joueront un rôle déterminant, les prévisions de rendement étant faibles avec une approche buy-and-hold. «Nos prévisions de rentabilité nominale pour 2016 sont proches des attentes à long terme, soit environ 4% pour un portefeuille équilibré», a précisé Christophe Donay.En l’absence de momentum économique et de retournement des prévisions de profits, il paraît improbable d’assister à une expansion des valorisations des marchés actions dans les économies développées, celles-ci évoluant en zone d’excès. A des fins de protection des portefeuilles contre les chocs – et malgré la hausse attendue des rendements - les obligations souveraines core restent attrayantes. Les rendements des obligations émergentes présentent de l’attrait, mais les risques de repli des devises de ces économies nous incitent à la prudence. La dette émergente en devises fortes se dessine ainsi comme une meilleure alternative. Le rapport rendement/risque des actions émergentes reste défavorable. Nous n’excluons cependant pas des opportunités tactiques pour profiter d’un rebond, compte tenu du faible niveau des valorisations de ces marchés actions. Les marchés financiers mondiaux, à l’image des économies, se caractériseront ainsi par un manque de momentum en 2016. Pour les investisseurs souhaitant améliorer leurs perspectives de rendement, une gestion active s’impose comme une alternative de choix. Côté actions, Christophe Donay suggère actuellement de jouer les indices avec un biais européen, les actions américaines liées à l’innovation et les actions européennes value. Côté obligations, sa préférence va aux obligations souveraines européennes, et au high yield européen, de meilleure qualité que le haut rendement américain.
Malgré l’accueil plutôt réservé des marchés aux mesures supplémentaires d’assouplissement quantitatif annoncées le 3 décembre par la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs dans les fonds semblent persuadés que ce train de mesures aura malgré tout un impact positif sur le fragile rebond de la croissance en Europe. Pour preuve, durant la semaine terminée le 9 décembre, les fonds dédiés aux actions européennes ont encore engrangé environ 3,5 milliards de dollars, le montant le plus élevé enregistré au cours des quatorze dernières semaines, selon des statistiques communiquées par BofA Merrill Lynch sur la base des données du cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. Toutes catégories confondues, les fonds actions ont toutefois terminé la semaine sur une décollecte de 6,4 milliards de dollars, en raison notamment de rachats sur le marché américain pour un montant net de 9,2 milliards de dollars, soit le montant le plus important des treize dernières semaines. Les fonds d’actions émergentes ont de leur côté subi une décollecte de 1,7 milliard de dollars alors que les fonds d’actions japonaises ont encore engrangé 0,6 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine au 9 décembre s’est terminée sur une décollecte nette de 6,1 milliards de dollars. Pratiquement toutes les catégories obligataires ont subi des rachats, notamment les fonds de haut rendement pour un montant net de 3,8 milliards de dollars et les fonds de dette émergente pour un montant de 1 milliard de dollars. Les fonds monétaires ont enregistré des flux nets positifs pour la dixième semaine consécutive, pour un montant de 13,4 milliards de dollars, les fonds monétaires européens attirant plus de 6 milliards de dollars.
La société de capital-investissement Bain Capital vient de lever 3 milliards de dollars pour son nouveau fonds dédié à l’Asie, dépassant ainsi son objectif initial de 2,5 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal qui cite une source proche du dossier. Il s’agit du troisième fonds de Bain Capital dédié à l’Asie. Ce nouveau fonds réalisera ses premiers investissements l’an prochain, selon cette même source anonyme. Il investira dans une large palette de secteurs d’activités, des produits de consommation aux services financiers. Les dirigeants de Bain Capital ont engagé 250 millions de dollars pour investir aux côtés de ce nouveau fonds.
Pour Alain Zeitouni, directeur de la gestion de Russell Investments France, le mouvement baissier des taux longs est arrivé à son terme. «Aux Etats-Unis les taux 10 ans ont remonté de près de 40 points de base par rapport à leur plus bas. Même si les Etats-Unis sont proches du plein emploi, la pression salariale reste modeste», précise-t-il dans L’Agefi. A cela s’ajoutent selon lui les pressions déflationnistes liées à la forte baisse des cours du pétrole. «Ces éléments militent pour une inflation modérée dans les mois à venir, permettant d'éviter un mouvement violent de remontée des taux. La faiblesse actuelle des rendements ne permet pas de couvrir les pertes en capital suite à une remontée des taux. L'élargissement des primes de risque sur la dette à haut rendement offre des opportunités, à condition d'éviter le secteur de l'énergie qui pourrait pâtir d’une hausse des taux de défaut d’ici à 2018", souligne Alain Zeitouni.Parmi les actions, «nous privilégions les marchés en retournement, qui ont le soutien d’une politique monétaire accommodante et qui bénéficient de la faiblesse du prix du pétrole», précise-t-il.
Amundi soutient le Village by CA, écosystème dédié au business et à l’innovation conçu par le Crédit Agricole, qui accompagne une centaine de start-up agissant dans des domaines aussi variés que l’environnement, la santé, l’agriculture ou les services digitaux. Aux côtés de filiales du groupe et de grandes entreprises françaises ou internationales telles Orange, Engie, Philips, Sanofi, HP, Nec, Microsoft et IBM, Amundi participe à la sélection et au mentorat des start-up. Il s’agit à la fois de contribuer au succès de ces jeunes entreprises, de saisir les opportunités de collaboration avec les différents acteurs du Village by CA, et de faire bénéficier ses salariés des innovations issues du Village by CA.Le Village by CA est conçu comme un lieu de partage et de création organisé autour de quatre grandes missions : favoriser l’émergence de projets innovants et de nouveaux talents ; accompagner les jeunes entreprises dans la mise en œuvre de leurs solutions et dans leur réussite commerciale ; promouvoir, accélérer et diffuser l’innovation sous toutes ses formes ; et enfin servir le développement économique des territoires.Amundi inscrit ce partenariat dans une démarche d’innovation globale articulée autour de trois axes : le soutien à l’innovation, le développement de services 100 % digitaux, et l’acculturation de ses collaborateurs aux enjeux du digital. Amundi poursuit ainsi l’objectif de contribuer à la différenciation du groupe Crédit Agricole dans la relation clients, par la mise à disposition d’outils et de fonctionnalités multicanales.