Hervé Falciani, l’ex-informaticien français de la banque HSBC Suisse, a laissé planer le doute quant à sa présence le 12 octobre à Bellinzone, où il devra répondre à des accusations d’espionnage économique devant le Tribunal pénal fédéral (TPF). Dans une interview publiée le 24 septembre par l’hebdomadaire économique Handelszeitung, Hervé Falciani, qui vit en France, a déclaré qu’il ne «savait pas encore» s’il allait se rendre à Bellinzone."Est-ce que j’aurai droit à un procès juste et équitable? Peut-être, et peut-on vraiment appeler cela un procès’», a-t-il répondu au journaliste venu l’interviewer en France. Selon l’ancien informaticien, qui a copié des données concernant les comptes non déclarés ouverts par de riches étrangers auprès de HSBC Suisse, le procès de Bellinzone «doit servir à préserver les apparences, on veut montrer que les banques sont innocentes, et que Hervé Falciani a eu tort, ce procès n’a aucune légitimation morale».L’ex-informaticien ajoute encore «assumer ses responsabilités», en indiquant qu’en Suisse «la justice est négociable». «Je dois répondre devant la justice, alors que la procédure contre HSBC a été arrêtée, comment est-ce possible? Est-ce que je constitue un plus gros danger pour la Suisse que la banque HSBC?», a-t-il demandé. Hervé Falciani est accusé par la Suisse d’espionnage économique, de violation du secret commercial et bancaire et de soustraction de données.Le Ministère public de la Confédération (MPC) reproche à l’ex-informaticien d’HSBC Private Bank à Genève d’avoir copié des données de son employeur avant de les rendre accessibles à des entreprises privées et à des organismes de plusieurs pays, dont les autorités fiscales françaises. Hervé Falciani est accusé d’avoir transféré les données sur son ordinateur d’octobre 2006 jusqu'à son interpellation le 22 décembre 2008.