Trois banques suisses, BSI, Coutts International, et Falcon, seraient impliquées dans le scandale autour du fonds souverain 1MDB (1Malaysia Development Berhad), selon une information publiée le 4 décembre par le Wall Street Journal. Selon l’article, les autorités helvétiques se concentrent toutefois sur les transactions réalisées par 1MDB et destinées à la banque privée zurichoise Falcon. Hors Falcon, les recherches concernent la banque tessinoise BSI, qui appartient désormais au groupe brésilien BTG Pactual, ainsi qu'à Coutts International, filiale de la Royal Bank of Scotland dont la majeure partie des actifs a été reprise par UBP. Sollicitées par le journal américain, les deux banques n’ont pas souhaité commenter. Un porte-parole de Falcon a expliqué que l'établissement se montrait «totalement transparent et coopératif» dans le cadre de cette enquête. L’existence d’une enquête sur le scandale de corruption 1MDB est connu depuis le mois d’août. Des avoirs atteignant des sommes «en millions, à deux chiffres» ont été bloqués sur des comptes en Suisse. Les noms des établissements étaient inconnus jusqu’ici.
Le Crédit Mutuel Arkéa a annoncé lundi l’ouverture de négociations exclusives avec le groupe coopératif belge Crelan pour lui racheter Keytrade, leader de la banque en ligne en Belgique. La société compte aujourd’hui 200.000 clients. Les deux groupes espèrent boucler la transaction, dont le prix n’est pas révélé, au premier trimestre 2016. Arkéa a été conseillé par IFI Partners et White & Case, tandis que Lazard et Allen & Overy épaulent le vendeur. Fin septembre, le courtier BinckBank avait annoncé qu’il renonçait à acquérir Keytrade en raison d’un prix «significativement plus élevé» que ce qu’il était prêt à mettre.
American International Group a annoncé lundi la vente d’un bloc d’actions de l’assureur chinois PICC Property and Casualty Co, dont il espère retirer jusqu’à un milliard de dollars (924 millions d’euros). Le placement à destination des investisseurs institutionnels portera sur un total compris entre 355 et 366 millions d’actions cédées dans une fourchette de prix allant de 16,08 à 16,38 dollars de Hong Kong, soit une décote de 4,3-6,1% par rapport au dernier cours de Bourse de PICC Property. AIG avait déjà cédé pour 500 millions de dollars d’actions de PICC Property en mars. Le groupe américain était entré au capital de PICC Property en 2003, avant son introduction à la Bourse de Hong Kong, et en est le principal actionnaire avec une participation de 26,4% avant le placement à venir, correspondant à 1,2 milliard d’actions. Citigroup, Goldman Sachs et Morgan Stanley sont en charge de l’organisation du placement.
Au cours des trois prochaines années, la banque verte s’engage à structurer 60 milliards d’euros de nouveaux financements pour lutter contre le changement climatique, a déclaré vendredi le directeur général de Crédit Agricole SA, Philippe Brassac. Autre engagement : la banque promet de financer plus de 5 milliards d’euros de projets de transition énergétique d’ici à 2020, par le biais des fonds mis en place par Amundi avec EDF d’une part et avec AgBank d’autre part.
UBS a indiqué vendredi qu’elle rachèterait pour 16 milliards de francs environ (14,7 milliards d’euros) de dette senior, subordonnée et sécurisée dans le cadre d’un appel d’offres qui doit se terminer le 15 décembre. La banque suisse a précisé que cette opération se traduira par une charge dans ses comptes du quatrième trimestre. Les dettes subordonnées qu’UBS veut racheter ne seraient plus comptabilisées en fonds propres tier 2 à partir de 2019.
Le groupe bancaire suisse Raiffeisen a racheté 10% du capital de l’éditeur de logiciels bancaires Avaloq, les actions étant détenues jusqu’à présent par la société. Les deux groupes se sont déjà associés en créant une filiale commune, Arizon, en janvier dernier. Celle-ci «est en train de créer la plate-forme pour la banque de détail la plus moderne de Suisse et vise à implémenter et gérer l’Avaloq Banking Suite dans toutes les banques Raiffeisen» du pays, indique un communiqué commun.
Les assureurs britanniques Aviva et Prudential figurent parmi les 19 compagnies dont les modèles internes ont été approuvés par la Banque d’Angleterre (BoE). Cette approbation signifie que les assureurs pourront utiliser leurs modèles internes pour déterminer leurs exigences de fonds propres dans le cadre de Solvabilité 2 qui entre en vigueur le 1er janvier 2016. «Chemin faisant, nous surveillerons minutieusement les modèles des assureurs de manière à garantir qu’ils continuent à respecter un niveau adéquat de fonds propres», a commenté Andrew Bailey, responsable de la Prudential Regulation Authority (PRA) qui dépend de la BoE. Cette dernière a précisé qu’une «vingtaine» de modèles avaient été soumis pour approbation. Prudential devrait fournir des détails sur son ratio de solvabilité à l’occasion d’une journée investisseurs le 19 janvier.
Au cours des trois prochaines années, la banque verte s’engage à structurer 60 milliards d’euros de nouveaux financements pour lutter contre le changement climatique, a déclaré vendredi le directeur général de Crédit Agricole SA, Philippe Brassac. Pour mémoire, le groupe a structuré en 2015 pour 25 milliards de dollars (23 milliards d’euros) de tels financements, qui comprennent par exemple l’arrangement de «green bonds» pour EDF.
Zhang Yun, le président exécutif d’Agricultural Bank of China, a démissionné de toutes ses fonctions au sein du groupe pour «raisons personnelles», selon la version officielle. Liu Shiyu, actuel chairman du groupe, assumera ses fonctions, selon un communiqué de la banque chinoise. Selon la presse locale, le dirigeant serait tombé en disgrâce au sein du Parti communiste chinois. Ce départ intervient alors que Pékin a lancé une vague d’enquêtes sur le secteur financier, dans la foulée des turbulences boursières de cet été.
La Réserve fédérale (Fed) est en train de mettre au point des règles pour exiger des marges minimum pour les opérations de prêt/emprunt de titres, pour limiter les risques et mieux tenter de surveiller les activités des institutions financières non-bancaires, a déclaré Stanley Fischer, le vice-président de la Fed, à l’occasion d’une conférence sur la stabilité financière que cite L’Agefi. Ces règles s’appliqueraient à tous les participants de marché, évitant ainsi la tentation d’un arbitrage réglementaire par les investisseurs.
Poursuivant sa croissance et son développement à Paris, Duff & Phelps offre désormais ses services pour l’accompagnement de ses clients du secteur financier auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France et des autorités de régulation au niveau international en matière de réglementation, compliance et gestion des risques (CRC, Compliance and Regulatory Consulting).La création d’une activité CRC en France s’inscrit dans la continuité de l’acquisition par Duff & Phelps de Kinetic Partners en janvier 2015, cabinet de conseil dédié au secteur des services financiers disposant d’une équipe internationale d’experts reconnus, issus des autorités de tutelles, d’établissements financiers et de cabinets de conseil de premier plan. A Paris, l’activité sera représentée par Hannah Rossiter, Director, qui rejoint Duff & Phelps. Forte d’une expérience de 20 ans dans le secteur financier, Hannah dispose d’une expertise pointue en matière de règlementation et de compliance, acquise en France depuis 2001. Hannah et son équipe proposent une gamme de services visant à conseiller et accompagner les acteurs du secteur des services financiers dans la définition et la mise en place d’outils de gouvernance, de contrôle interne et de gestion des risques en conformité avec les exigences de l’AMF et d’autres autorités de tutelles. Ces services comprennent notamment l’assistance lors d’inspections par l’AMF, la préparation des demandes d’agrément ou d’extension d’agrément, ainsi que le conseil sur la gestion d’actifs en France en application des directives AIFMD, UCITS et MiFID I et II.
Suite à la loi Macron, les engagements de retraite à prestation définie des dirigeants pris depuis cet été devront être présentés au vote des actionnaires et être assortis de conditions de performance. Proxinvest craint que certains dirigeants abandonnent cette retraite chapeau au profit d’une rémunération supplémentaire. Par ailleurs, selon L’Agefi, pour la saison 2016, Proxinvest a inséré dix nouvelles exigences dans sa politique de vote. Notamment, le proxy s’opposera aux conventions réglementées conclues au profit d’un actionnaire de référence pour une durée indéterminée ou de plus de trois ans. Il votera contre la réélection d’un dirigeant au conseil s’il n’a pas investi lors de son premier mandat au minimum un an de rémunération fixe en actions de la société. Naturellement en dehors des options et des actions gratuites octroyées. Proxinvest s’opposera aussi au cumul des fonctions de président et de directeur général si des contre-pouvoirs sérieux ne sont pas mis en place.
Jonathan Hill veut appuyer sur l’accélérateur. Le commissaire européen aux services financiers a indiqué le 3 décembre qu’il souhaitait renforcer le système de passeport européen pour les fonds d’investissement. Le système existant de passeport européen ne fonctionne pas aussi bien qu’il le devrait et «l’an prochain, nous lancerons une consultation pour identifier les principaux obstacles à la distribution transfrontière des fonds d’investissement et travailler à leur élimination, un par un», a déclaré Jonathan Hill. Le commissaire européen entend également œuvrer sur le front des régimes individuels de retraite et tenter de déterminer ce qui fait encore défaut pour établir un véritable marché européen et voir si une nouvelle législation européenne serait susceptible de contribuer à la mise en place d’un marché efficient. Autre chantier évoqué par Jonathan Hill, le capital risque. Il s’agira d’abord d’amender la législation existante (EuVECA et EuSEF) qui a le potentiel de fonctionner beaucoup mieux. «Nous voulons qu’il soit plus facile de participer pour un nombre plus important de fonds et que ces fonds puissent être actifs dans un nombre plus important d’investissements», a insisté Jonathan Hill qui ajoute que la Commission explore également les voies de promotion du venture capital par le biais d’un fonds de fonds, afin d’atteindre,la taille, la diversification et la profondeur géographique dont l’Europe a besoin. Dans le cadre du projet d’Union des marchés de capitaux (CMU), Bruxelles devrait en outre publier avant Noël un Livre vert sur les services financiers de détail afin de mettre le consommateur au centre du dispositif pour qu’il tire davantage les bénéfices du marché unique. «Nous avons besoin d’un système bâti sur la transparence, la concurrence et le libre choix, un système qui utilise à plein les technologies numériques. J’espère que le Livre vert redonnera vie à ce débat», a indiqué Jonathan Hill.
Le groupe bancaire suisse Raiffeisen a annoncé le rachat de 10% du capital de l’éditeur de logiciels bancaires Avaloq, les actions étant détenues jusqu’à présent par la société. Les deux groupes se sont déjà associés en créant une filiale commune, Arizon, en janvier 2015. Celle-ci «est en train de créer la plate-forme pour la banque de détail la plus moderne de Suisse et vise à implémenter et gérer l’Avaloq Banking Suite dans toutes les banques Raiffeisen» du pays, indique un communiqué commun.
UBS a annoncé vendredi qu’elle rachèterait pour 16 milliards de francs environ (14,7 milliards d’euros) de dette senior, subordonnée et sécurisée dans le cadre d’un appel d’offres qui doit se terminer le 15 décembre. La banque suisse a indiqué que cette opération engendrera une charge dans ses comptes du quatrième trimestre 2015. Les dettes subordonnées qu’UBS veut racheter ne seraient plus comptabilisées en fonds propres tier 2 à partir de 2019.
Pour atteindre son objectif d’un milliard de dollars d’économies pour 2018, Zurich Insurance va délocaliser 300 postes supplémentaires hors de Suisse. Par ailleurs, dans l’activité entreprises de son pôle assurance générale, 360 postes seront affectés d’ici à 2017, sous forme de départs, d’annulation d’embauches et de délocalisations. Ces chiffres s’ajoutent aux 1.140 changements ou suppressions de postes déjà annoncés, dont 440 au Royaume-Uni et 500 en Allemagne. Zurich confirme ainsi les informations du Tages-Anzeiger publiées hier.
Les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires ont été condamnés hier par la cour d’appel de Paris à rembourser les 404 millions d’euros versés en vertu de l’arbitrage qui a soldé en 2008 leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas en 1994. Ils devront également rembourser les intérêts au taux légal depuis 2008 (majorés de 5% à compter du 3 février en cas de non-paiement), le coût de la procédure d’arbitrage et payer 300.000 euros au titre des frais de justice. «La décision [...] constitue un déni de justice pur et simple», a déclaré l’avocat de Bernard Tapie, Me Emmanuel Gaillard, annonçant un pourvoi en cassation. Ce pourvoi n’est toutefois pas suspensif et le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais, peut exiger le remboursement immédiatement.
EFG Bank European Financial Group et son pôle de banque privée va payer plus de 29 millions de dollars au ministère de la Justice américain pour solder les poursuites relatives à son rôle dans l’évasion fiscale de citoyens américains. Cet accord à l’amiable, qui met fin à la procédure, lancée en 2013, prévoit que la banque révèle ses activités transfrontalières qui ont permis aux contribuables de dissimuler des actifs. EFG avait passé 10,8 millions de dollars de provisions.
BNP Paribas Fortis, la filiale belge de la banque française, a annoncé hier que ses effectifs baisseraient de 1.050 postes à 13.675 d’ici à la fin 2018, soit une baisse de 7,1% qui s’inscrit dans le cadre d’un plan de digitalisation. «C’est un plan d’investissement pour adapter les services», à des clients de plus en plus demandeurs de services en ligne, explique la banque. En France, BNP Paribas a déjà lancé en 2014 une refonte de son offre de banque de détail. Selon la CFDT, 52 fermetures d’agences ont été opérées en 2014 et 50 à juin 2015, soit une réduction d’environ 5% du réseau en un an et demi.
Axa affiche sous Solvabilité 2 un ratio de 212%, après l’approbation de son modèle interne par le régulateur. Il distribuera désormais entre 45% et 55% de son résultat.
La banque mise elle aussi sur la Blockchain, la technologie sous-jacente au bitcoin. Son système «SETLcoin» doit révolutionner le traitement des ordres.
Pour atteindre son objectif d’économies d’un milliard de dollars d’ici à 2018, Zurich Insurance va délocaliser 300 postes supplémentaires hors de Suisse d’ici à la fin de l’année 2018. Par ailleurs, dans l’activité entreprises de son pôle assurance générale, 360 postes seront affectés d’ici à 2017, sous forme de départs, d’annulation d’embauches et de délocalisations. Ces chiffres viennent s’ajouter aux 1.140 changements ou suppressions de postes déjà annoncés, dont 440 au Royaume-Uni et 500 en Allemagne. Zurich confirme ainsi les informations du Tages-Anzeiger publiées ce matin.
Les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires ont été condamnés jeudi à rembourser les 404 millions d’euros versés en vertu de l’arbitrage qui a soldé en 2008 leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, a annoncé la cour d’appel de Paris. Ils devront également rembourser les intérêts au taux légal depuis 2008 (que les parties devront calculer et qui seront majorés de 5% à compter du 3 février en cas de non-paiement), le coût de la procédure d’arbitrage (estimé à plus d’un million d’euros) et payer 300.000 euros au titre des frais de justice.
La première compagnie d’assurance autrichienne, Vienna Insurance, a annoncé le départ anticipé de son directeur général Peter Hagen pour cause de «divergences d’opinion concernant l’orientation stratégique future». Son mandat, commencé en juin 2012, devait s’achever en 2018. Il a été remplacé par Elisabeth Stadler, qui dirigeait l’une des filiales du groupe. Vienna Insurance a annoncé fin novembre une dépréciation de 195 millions d’euros sur ses systèmes informatiques. Sous la direction de Peter Hagen, l’assureur a aussi essuyé des pertes en Europe centrale ainsi que sur ses investissements chez Heta Asset Resolution, la «bad bank» autrichienne.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis selon L’Agefi 400.000 d’amende à l’encontre de Tradition Securities and Futures OTC (TSAF), filiale française de la Compagnie Financière Tradition, le courtier suisse lui-même contrôlé à 69% par Viel & Cie. Le régulateur lui reproche d’avoir omis de déclarer entre 85% et 93% de ses transactions annuelles sur les marchés obligataires de gré à gré (OTC), de début 2011 à l'été 2013. Quelque 19.000 ordres d’un montant total de 362 milliards d’euros auraient ainsi échappé aux radars de l’AMF.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier un guide contenant des informations, des conseils et des bonnes pratiques pour accompagner les associations, fondations, fonds de dotation et autres investisseurs institutionnels non professionnels dans leur démarche d’investissement en placements financiers.Ce guide détaille les étapes clés du processus d’investissement : de l’élaboration de la décision d’investissement au suivi des placements effectués, en passant par le choix des intermédiaires financiers.Il définit ensuite les différents types de placements (fonds, actions et obligations) et explique les modes de gestion possibles. Enfin, ce guide contient des informations sur la notion de conflit d’intérêts et sur les principes de bonne gouvernance qu’il est souhaitable de mettre en place dans ces organisations.« Derrière la dénomination « investisseurs institutionnels », on retrouve des organisations aussi diverses que des banques, des caisses de retraite, des associations ou encore des congrégations religieuses. Or, ces acteurs qui investissent et contribuent ainsi largement au financement de l’économie, ne se situent pas tous au même niveau de connaissance et d’expérience en matière financière », commente l’AMF dans un communiqué.