Les autorités de régulation des marchés financiers néerlandais (AFM)et hongkongais (SFC) ont signé un protocole d’accord sur la reconnaissance mutuelle des fonds d’investissement des deux pays. Dans un communiqué, l’AFM explique que les gestionnaires d’actifsnéerlandais peuvent désormais proposer des parts de leurs fonds aux investisseurs hongkongais sans avoir besoin d’une licence de la SFC et vice-versa. Les fonds entrant dans le cadre du protocole d’accord et pouvant être proposés aux investisseurs basés à Hong Kongsont des fonds actions, obligataires, diversifiés et indiciels. Les Pays-Bas forment le sixième Etat membre de l’Union Européenneayant signé un protocole de reconnaissance des fonds avec Hong Kong. Le Luxembourg l’avait signé en janvier dernier et la France en juillet 2017. «Les accords entre l’AFM et le SFC constituent un tremplin pour les gestionnaires d’actifs néerlandais qui souhaitent développer davantage leurs activités en Asie», a déclaré le directeur de l’AFM, Gerben Everts, soulignant de nouvelles opportunités tant pour Hong Kong que pour les Pays-Bas.
La société de gestion Amundi vient d'écoper d’une amende de 60.000 euros de la part dusuperviseur des marchés financiers belge FSMA. La FSMA reprochait à Amundi le caractère trompeur d’un objectif de rendement annuel qui était contenu dans des documents relatifs à un compartiment de la Sicav luxembourgeoise Amundi Funds et destinés aux investisseurs belges. «La FSMA a constaté que parmi les documents publiés, une fiche d’information mentionnait un objectif de rendement annuel de 7 %. Or, elle avait demandé expressément à la société, lors du processus d’approbation des documents, de supprimer cette mention, qui constituait selon elle une appréciation subjective et tendait à créer, de manière directe ou indirecte, un sentiment positif à propos du produit commercialisé. En outre, cet objectif de rendement ne correspondait plus à la politique d’investissement décrite dans la documentation légale du compartiment», indique le régulateur belge sur son site internet. Pour la FSMA,la mention de cet objectifcontrevenait à différentes dispositions légales. Elle a estimé que la fiche d’information etait"un document susceptible d’influencer la décision de souscription des investisseurs.» «L’instruction de la FSMA n’a cependant pas mis en lumière un éventuel caractère intentionnel de l’infraction, et l’erreur a été corrigée immédiatement après sa notification par la FSMA», explique le régulateur qui indique que la procédure s’est conclue par un règlement transactionnel.
Intermonte Sim a encore réduit ses estimations concernant les flux investis sur les plans d’épargne individuels italiens (PIR), rapporte Il Sole – 24 Ore. La collecte devrait s’élever à un peu plus de 1 milliard cette année. Elle approchera les 2 milliards l’an prochain et 2,7 milliards en 2021. Les PIR devraient conclure leur premier quinquennat avec des encours sous gestion d’à peine 20 milliards, alors qu’il y a un an on pensait atteindre 68 milliards. Entre les deux dates, la réforme des PIR a provoqué un coup d’arrêt de ce véhicule qui avait connu un succès inattendu à ses débuts il y a trois ans. La chute de la collecte n’est qu’un aspect négatif. L’autre est le faible impact que ces instruments ont eu sur les petites et moyennes italiennes cotées. «Les échanges n’ont pas du tout augmenté sur les petites et moyennes capitalisations, qui se trouvent dans une situation de faibles volumes et de volatilité élevée, la pire possible pour un investisseur», prévient Gianluca Parenti, associé d’Intermonte Sim.
Partage de la valeur, équité des rémunérations, engagement durable… les valeurs classiquement affichées par les groupes mutualistes ne laissaient pas présager le brutal coup d’arrêt qui vient d’être porté au rapprochement d’AG2R La Mondiale avec Matmut. Apparemment, la primeur donnée à l’humain sur l’accumulation du capital n’a pas permis d’éviter les incompréhensions, au point de faire tourner court le rapprochement, dix-huit mois après son annonce... et juste avant sa mise en œuvre opérationnelle. La diversité n’est pas à la noce, sans parler de la proximité, qui serait bonne pour les sociétaires mais moins pour les dirigeants. Celui de la Matmut a même fait connaître sa totale surprise après l’annonce de la rupture. Tout cela fait un peu désordre dans des structures mettant en avant une « responsabilité élargie » et censées réconcilier finance et protection sociale.
La France, ce n’est pas que les produits de luxe ou le fromage, il y existe aussi un savoir-faire particulier en matière de cybersécurité, notamment dans le domaine financier. Savoir-faire qui sera mis en œuvre début juin lors d’un exercice de gestion de crise au sein du G7, coordonné par la France. Durant trois jours, les équipes des autorités financières des sept pays concernés et le secteur privé de quatre pays (France, Italie, Allemagne et Japon) devront affronter un scénario catastrophe dont l’origine est l’infection d’un composant largement répandu, avec une progression au-delà des frontières. Présidant le G7, la France est à la manœuvre par l’intermédiaire de la Banque de France, mais c’est aussi une reconnaissance internationale : Locked Shield, le dernier exercice de cyberdéfense de l’Otan (23 nations) mené en avril dernier, a été remporté par l’équipe française composée de 60 experts issus de l’Anssi et du ministère des Armées.
Ça nous rajeunit d’une douzaine d’années. Pour ceux qui se rappellent du bank run de Northern Rock en 2007, annonciateur de la crise financière qui allait s’ensuivre. Samedi 11 mai, des clients de Metro Bank ont fait la queue devant des agences de Londres pour récupérer leurs dépôts, pourtant garantis jusqu’à 85.000 livres. Une telle défiance a valu les propos rassurants de la direction de la banque qui a minimisé « l’erreur comptable » à l’origine des inquiétudes populaires. Northern Rock aussi se voulait rassurant…
Convaincue que son avenir réside dans l’ouverture dont elle peut faire preuve, la banque explore de nouvelles façons de créer des offres ou de toucher des clients.
Vingt ans après le début d’un feuilleton juridique, l’Afer, la principale association d'épargnants française (750.000 adhérents), a annoncé avoir obtenu la restitution des dernières sommes dues à plus de 50.000 de ses adhérents qui avaient été spoliés par ses fondateurs. Elle va ainsi pouvoir leur reverser plus de 12 millions d’euros. L’affaire avait éclaté à la fin des années 1990, avec une plainte contre Gérard Athias et André Le Saux, les fondateurs de l’association. Ils seront poursuivis pour avoir détourné 128 millions d’euros au détriment de l’Afer,via un accord occulte de rémunération avec l’assureur Abeille Vie (devenu Aviva), le fournisseur des contrats d'épargne-retraite de l’association. En 2011, plus de 55.000 adhérents avaient donné mandat à l’Afer pour mener une action en restitution des 24,5 millions d’euros détournés.
Morgan Stanley a placé Paul Price, patron monde de la distribution pour son entité de gestion de portefeuille, à la tête de sa filiale d’investissement à Dublin, en Irlande, alors qu’elle se prépare au Brexit, initialement prévu le 29 mars et désormais fixé au 31 octobre au plus tard. Il était à ce poste depuis fin 2018. Il avait quitté en 2010 Pioneer Investments pour rejoindre Morgan Stanley. Paul Price est en poste à Dublin, où la banque d’investissement est présente depuis 2006. Morgan Stanley Investment Management, qui compte environ 480 milliards de dollars (428 milliards d’euros) d’actifs sous gestion, a basé ses opéraitons à Dublin pour aider ses clients après le Brexit. En prévision, elle a positionné il y a deux ans son siège social européen de trading à Francfort, en Allemagne.
UBS a supprimé plus de 150 emplois dans le monde ces derniers mois, selon l’agence Bloomberg, qui cite des sources proches. La banque suisse a coupé dans ses effectifs dans la banque d’investissement, la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine. Plus tôt dans l’année, le PDG d’UBS Sergio Ermotti a résisté à la pression des investisseurs demandant de larges coupes dans les effectifs. Il a promis, plus tôt dans l’année, 300 millions de dollars de réductions de coûts.