Jefferies Financial Group augmente les salaires de ses analystes de première année aux États-Unis, étant ainsi la dernière banque en date à augmenter les salaires, alors qu’elle cherche à endiguer les défections face à des charges de travail intenses. La firme de Wall Street va désormais payer ses banquiers juniors 110.000 dollars (93.597 euros), contre 85.000 dollars auparavant, selon une source proche citée par Bloomberg. Analystes et associés de deuxième année, ou dans leur troisième année, verront leur rémunération augmenter à 125.000 dollars et 150.000 dollars respectivement. Les augmentations prennent effet immédiatement et seront appliquées rétroactivement au 1er juillet.
BNP Paribas a obtenu la semaine dernière une licence lui permettant de fournir des services de conservation de titres aux investisseurs étrangers en Chine, dans le cadre du programme d’accès des investisseurs étrangers qualifiés (Qualified foreign investor) aux marchés financiers chinois. La licence prend effet immédiatement, précise le groupe dans un communiqué. La licence China QFI Custodian étend l’offre de BNP Paribas, qui peut désormais accompagner directement les investisseurs institutionnels étrangers sur tous les dispositifs d’accès aux marchés actions et obligations chinois, en plus des services de change.
L’association des professionnels de la gestion d’actifs aux Pays-Bas, Dufas, a écrit, jeudi 5 août, au gouvernement néerlandais en réponse à une consultation publique sur un projet de décret local visant à identifier et établir dans un registre les bénéficiaires effectifs de trusts et de structures juridiques similaires dont certains fonds d’investissements locaux. Dans les faits, cette obligation d’enregistrement des bénéficiaires finaux ne devrait s’appliquait qu’aux participants de fonds mutuels locaux et trusts dont les intérêts économiques dans la structure excèdent 25%. Selon Dufas, le projet de décret a un impact négatif sur les investisseurs dans des fonds d’investissement mutuels néerlandais (FGR). L’association souligne que ces fonds ont souvent plusieurs centaines voire milliers de personnes pouvant être considérées comme bénéficiaires finaux, ce qui entraîne «d’énormes obstacles administratifs et des coûts plus élevés», particulièrement dans le cas des fonds ouverts dans lesquels les investisseurs peuvent entrer et sortir sur une base quotidienne. Le deuxième argument opposé par Dufas est une situation d’inégalité qui risque de résulter de ce projet de loi puisque les fonds mutuels néerlandais ne bénéficieraient pas de la souplesse d’autres régimes juridiques encadrant les fonds mutuels dans d’autres pays comme la France, le Luxembourg ou l’Irlande, qui ne considèrent pas les fonds locaux comme des trusts. Dufas met donc en garde l’exécutif néerlandais sur une assimilation des fonds d’investissement aux trusts qui détériorerait la compétitivité de l’industrie des fonds néerlandais en Europe.
ING Groep, la première banque néerlandaise, a fait état vendredi d’un bénéfice avant impôts meilleur que prévu au deuxième trimestre, à 2,07 milliards d’euros, et envisage de recommencer à verser des dividendes, après avoir repris une partie des provisions constituées pour créances douteuses dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Elle prévoit 3,62 milliards d’euros de dividendes en mois d’octobre, ce qui couvre les dividendes intérimaires de 2020 et 2021, et 1,74 milliard d’euros supplémentaires qu’elle détient depuis 2019, soit via des dividendes, soit par des rachats d’actions.
Crédit Agricole SA a annoncé jeudi la signature d’un contrat en vue de la cession de sa filiale serbe Crédit Agricole Srbija A.D. au groupe autrichien Raiffeisen Bank, pour un montant non précisé. Le bouclage de l’opération est attendu d’ici à la fin du premier trimestre 2022. Cette cession n’aura pas d’impact significatif sur les ratios de solvabilité de Crédit Agricole SA, a indiqué la banque française dans un communiqué. Créée en 2005, Crédit Agricole Srbija dispose d’un réseau de 74 agences et compte 255.000 clients.
L’Autorité des marchés financiers a prononcé jeudi des sanctions pour un total de 37 millions d’euros contre Amundi Asset Management, Amundi Intermédiation et Tullett Prebon, à la suite de manipulations de cours de la part de trois anciens salariés de ces entreprises sur une courte période en 2015. Amundi AM écope d’une amende de 25 millions, contre 7 millions pour Amundi Intermédiation et 5 millions pour Tullett Prebon. L’AMF a également prononcé des interdictions d’exercer à l’encontre de deux des trois anciens salariés concernés. Le collège de l’AMF avait demandé une sanction totale de 38 millions contre Amundi et de 5 millions pour Tullet Prebon. Entre le 26 mai et le 24 juillet 2015, un gérant au sein de la société Amundi AM, un négociateur d’Amundi Intermédiation et un courtier de Tullett Prebon ont eu recours à des wash trades (ventes ou achats d’un instrument financier sans changement de propriété) sur le marché du Future Euro Stoxx 50, pour des volumes importants et atypiques, a expliqué l’AMF. La commission des sanctions en a déduit que ces trois intervenants «avaient manipulé le cours du FESX par recours à un procédé fictif ou à toute autre forme d’artifice». Elle a en revanche écarté le grief de manipulation par fixation du cours à un niveau anormal ou artificiel.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé jeudi des sanctions pécuniaires pour un total de 37 millions d’euros contre les sociétés Amundi Asset Management, Amundi Intermédiation et Tullett Prebon, à la suite de manipulations de cours de la part de trois anciens salariés de ces entreprises sur une courte période en 2015.
Alors que le capital excédentaire accumulé par les banques durant la crise devrait être redistribué en 2021, les résultats des stress tests rentreront dans la détermination des exigences de fonds propres.
Le groupe financier finlandais a publié mercredi un bénéfice avant impôt de 710 millions d’euros, largement supérieur aux 407 millions d’euros de l’année passée. Surtout, il a battu les prévisions des analystes qui planchaient sur un bénéfice de 643,8 millions d’euros selon le consensus de Refinitiv. Une performance rendue possible par sa principale filiale d’assurance LF, qui a vu son bénéfice avant impôt augmenter de 48%, à 566 millions d’euros, et aux gains tirés de la vente de parts dans Nordea Bank. Sampo a précisé qu’il avait pour intention de réduire largement sa participation dans Nordead’ici septembre, il est encore actionnaire majoritaire avec 11,9% du capital. Les gains pourraient être rendus aux actionnaires ou utilisés pour des acquisitions dans l’assurance dommages, a conclu le directeur général Torbjorn Magnusson.
La liste s’allonge. Après Citigroup, Morgan Stanley, UBS, Credit Suisse, Deutsche Bank et Goldman Sachs en début de semaine, c’est au tour de HSBC d’augmenter le salaire de ses banquiers débutants rapporte le Financial News. La banque a augmenté la rémunération des analystes de première année de sa banque d’investissement aux États-Unis, la faisant passer de 85.000 à 100.000 dollars. Une décision prise dans un contexte de concurrence pour garder les meilleurs éléments mais aussi de critiques émises par les jeunes banquiers. En février, treize recrues de Goldman Sachs avaient partagé leur retour d’expérience après un an passé dans la banque d’investissement, soulignant un rythme de travail effréné et réclamant le retour à la semaine de 80 heures.
La banque italienne, qui a récemment racheté sa rivale UBI Banca, a annoncé mercredi viser un bénéfice net de 4 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année 2021 contre 3,5 milliards auparavant. Une annonce réalisée lors de la publication des résultats du deuxième trimestre qui ont atteint 1,5 milliard d’euros, alors que les analystes anticipaient en moyenne un profit de 903 millions d’euros. Comme UniCreditquelques jours plus tôt, Intesa Sanpaolo a battu les prévisions puisque les analyses anticipaient un gain de 903 millions d’euros. Une bonne santé qui a poussé la banque à confirmer sa politique de dividende en déclarant qu’elle allait distribuer d’ici la fin de l’année 1,9 milliard d’euros de dividendes sur les résultats de 2020 et un acompte de 1,4 milliard d’euros sur les résultats de 2021.
BNP Paribas China Limited, filiale de la banque française BNP Paribas en Chine, a annoncé mercredi avoir obtenu une licence bancaire lui permettant de fournir des services de conservation de titres dans le cadre du programme d’accès des investisseurs étrangers qualifiés aux marchés financiers chinois. «La licence ‘China QFI Custodian’ étend l’offre de BNP Paribas, qui peut désormais accompagner directement les investisseurs institutionnels étrangers sur tous les dispositifs d’accès aux marchés actions et obligations chinois, en plus de leur fournir une gamme complète de services de change», a indiqué la banque dans un communiqué.
Crédit Agricole SA (CASA) a publié jeudi son meilleur bénéfice trimestriel depuis 2007, grâce à une bonne dynamique commerciale dans ses réseaux en France et en Italie, et à une baisse des provisions pour créances douteuses dans un contexte de reprise de l'économie, confirmant les bons chiffres publiés ces derniers jours par ses concurrents BNP Paribas, la Société Générale et BPCE.
L’assureur italien a publié mardi un bénéfice net doublé au premier semestre 2021 sur un an à 1,54 milliard d’euros. Il dépasse les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur 1,46 milliard d’euros, selon le consensus compilé par Generali. L’entrée des primes brutes s’est inscrite en hausse de 5,5% à 38,09 milliards d’euros. Le président directeur général, Philippe Donnet, a confirmé les objectifs de son plan stratégique comprenant des dividendes cumulés de 4,5-5 milliards d’euros sur la période 2019-2021 et annoncé travailler sur le plan stratégique 2022-2024 qui doit être dévoilé le 15 décembre. Il a aussi refusé de commenter les rumeurs concernant son renouvellement, son mandat prenant fin en 2022, alors qu’une liste de candidats pourrait être déposée par le conseil d’administration.
Le groupe de la Défense a publié mardi un résultat trimestriel record porté par une augmentation de ses revenus de 18%. Une performance saluée par les marchés.
Le principal syndicat bancaire italien a tenté d’apaiser les craintes sur les suppressions d’emplois à venir chez Monte dei Paschi (MPS), dans la perspective de sa revente à UniCredit. UniCredit a accepté la semaine dernière d’entrer en négociations exclusives avec le Trésor pour racheter «certaines parties» de MPS, actuellement détenu par l’Etat italien à 64%. Les deux parties ont 40 jours, extensibles, pour parvenir à un accord sur les termes du rachat. UniCredit veut que cette acquisition dope ses bénéfices par action d’au moins 10%, et que son capital ne soit pas affecté. Face à cette vente potentielle, les politiques italiens ont pressé le gouvernement de protéger les 21.000 salariés de MPS. Le coût attendu pour les caisses de l’Etat est d’environ 1,4 milliard d’euros, sur la base de jusqu'à 7.000 suppressions d’emplois attendues chez MPS.
Le groupe bancaire BPCE a enregistré un produit net bancaire de 12,465 milliards d’euros au premier semestre 2021, en hausse de 16% par rapport au premier semestre 2020. La banque indique dans un communiqué avoir constaté « un fort rebond de l’activité commerciale dans tous les métiers par rapport au premier semestre 2020, qui constitue une base de comparaison faible, mais également par rapport au premier semestre 2019 ». Le produit net bancaire a ainsi augmenté de 6,4% au premier semestre 2021 par rapport à la même période de 2019.
L’Autorité des marchés financiers(AMF) a indiqué, lundi 2 août, avoirmodifié son règlement général et actualisé trois documents de doctrine afin de transposer en droit français la directive (UE) 2019/1160 du 20juin 2019 sur la distribution transfrontalière des organismes de placement collectif (dite «DirectiveCBDF»). Cette transposition va permettrede renforcer la coordination des dispositions applicables aux gestionnaires d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières («OPCVM») et de fonds d’investissement alternatifs («FIA») sur le marché de l’Union européenne et de faciliter la distribution transfrontalière des OPCVM et FIA au sein de ce marché. La directive est complétée par un règlement européen quicomporte entre autres: des dispositions concernant les communications publicitaires des OPCVM et des FIA, y compris en matière de vérification ex ante de ces communications publicitaires,l’obligation pour les autorités compétentes de publier les dispositions nationales relatives aux exigences de commercialisation applicables aux OPCVM et aux FIA ainsi qu’aux frais et aux charges qu’elle perçoivent, etla publication par l’ESMA d’une base de données centrale sur la commercialisation transfrontalière des FIA et OPCVM. A travers cette transposition, l’AMF adopte le nouveau régime européen harmonisé régissant la cessation de la commercialisation d’un OPCVM au sein de l’Union européenne (dénotification des fonds). Le nouveau régime de pré-commercialisation de parts ou actions de FIA auprès d’investisseurs professionnels est également précisé par la nouvelle directive. En outre, la directive transposée en droit françaisrend désormais facultativeet non plus obligatoire ladésignation d’un correspondant par les OPCVM et les FIA étrangers commercialisés en France pour exécuter ces tâches et pour acquitter le droit fixe annuel dû à l’AMF. Néanmoins, dans sa communication, le régulateur français recommande, « dans un souci de protection de l’investisseur », l’AMF recommande tout de même la désignation d’un correspondant établi en France pourlacommercialisation en France d’OPCVM de droit étranger et deFIA étrangersgérés par une société de gestion de l’UE ou un gestionnaire de pays tiers.
La Société Générale a annoncé ce mardi anticiper une hausse de son produit net bancaire (PNB) cette année et a confirmé le lancement d’un programme de rachat d’actions après avoir enregistré des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre.
Face à la montée en puissance des Google, Apple ou Alibaba, notamment dans les paiements, la Banque des règlements internationaux appelle à une régulation mieux coordonnée.
HSBC a fait état lundi d’un bénéfice avant impôts multiplié par plus de deux au titre du premier semestre. Encouragée par la reprise économique sur ses deux plus grands marchés, Hong Kong et le Royaume-Uni, la banque britannique a rétabli le paiement des dividendes, annoncé des versements plus élevés à l’avenir et indiqué que des rachats d’actions étaient envisagés. HSBC s’est engagé à reprendre la distribution d’un dividende intérimaire de 7 cents par action après la levée des restrictions imposées en la matière par la Banque d’Angleterre au plus fort de la pandémie. Pour 2021, elle vise un taux de distribution compris entre 40% à 55% du bénéfice déclaré par action ordinaire. La banque a réduit de 700 millions de dollars (589,6 millions d’euros) ses provisions pour créances douteuses, mises de côté l’an dernier. De fait, son bénéfice avant impôts a bondi à 10,8 milliards de dollars (9 milliards d’euros) au premier semestre, contre 4,32 milliards de dollars un an plus tôt. Les analystes tablaient sur un bénéfice semestriel de 9,45 milliards de dollars, selon un consensus fourni par l’entreprise. Le produit net bancaire a toutefois diminué de 4%.
Credit Suisse a engagé Orazio Tarda, banquier de HSBC, pour renforcer sa couverture des services financiers et notamment les fintechs. Selon un mémo consulté par Reuters, Orazio Tarda deviendra le co-responsable mondial du secteur des fintechs après avoir dirigé la franchise fintech de HSBC depuis 2018. Ce banquier, qui a débuté sa carrière chez Lehman Brothers en 2001, a conseillé ces derniers mois une série de fusions-acquisitions de premier plan, notamment les rapprochements de Nexi avec Nets et SIA l’année dernière. Credit Suisse avait perdu cette année la quasi-intégralité de de son équipe chargée de la couverture des groupes financiers.
L’assureur allemand Allianz chutait lundi à la Bourse de Francfort après l’annonce d’une enquête par le département américain de la Justice concernant les fonds «Structured Alpha» de sa filiale Allianz Global Investors, à la suite de plusieurs plaintes aux Etats-Unis. Des fonds de pension de chauffeurs routiers, d’enseignants et de salariés du métro ont intenté des procès aux États-Unis contre Allianz Global Investors, l’un des principaux gestionnaires d’actifs au monde, pour avoir échoué à protéger leurs investissements lors de la période d’instabilité des marchés financiers provoquée par l'émergence de la pandémie de coronavirus. Ce mouvement a entraîné des milliards de dollars de pertes l’an dernier. Allianz a indiqué dimanche soir que sa filiale Allianz Global Investors avait reçu une demande d’informations de la part du département de la Justice. A la Bourse de Francfort, l’action Allianz chutait de 6,08% lundi matin, puis de 6,70% l’après-midi.
CNP Assurances a obtenu le feu vert de la Banque centrale brésilienne (BACEN) ce 29 juillet, a-t-elle indiqué dans un communiqué lundi, pour lancer le produit Consórcio. Elle avait annoncé le 31 mars dernier le bouclage de son nouvel accord de distribution exclusif d’une durée de vingt ans dans le réseau de Caixa Econômica Federal (CEF), portant sur le produit Consórcio 1. Toutes les conditions nécessaires au démarrage des opérations du nouveau partenariat sont donc remplies, et «les activités de la nouvelle société commune commenceront prochainement», selon le communiqué.
Le conseil d’administration de l'assureur a proposé, un an en avance, la reconduction du directeur général. Le groupe a retrouvé son niveau de résultats d’avant la crise.